Lançant leur premier feu sur le silence de la nuit
les braises se consumment en une belle rougeur
en laissant le vieil homme éveillé et songeur
doucement elles s’endorment sans bruit.
Dehors entre les murs de neige la vie s’endort
seul un oiseau s’envole et se réfugie au nid
la neige en tombant ressemble à de la chantilly
le sommeil de la maison répond au silence dehors.
Tisonnant à nouveau les braises mourantes
le viel homme garnit son poele pour la nuit
et s’en va se coucher avant l’aube frissonnante.
Dans ses rêves il embrasse le soleil au zénith
rêvant de blés jouant avec le vent
voyant aussi dans le ruisseau passé une truite.

L’arbrisseau

