Rideau de scène

Le coucou du Haïku de Marie-Alice et Mamylilou

 

Sur une photo et une idée de NOUNEDEB

 

 

Le souffleur de mots

ultime représentation

fin du spectacle.

 

 

C’est la dernière

applaudissements nourris

le rideau tombe.

 

 

EvaJoe  avril 2013  ©

Le sens du plaisir

écrire sur l’amour

ce n’est pas dire je t’aime

c’est le ressentir

 

les sens en émoi

en un moment de folie

deux corps enlacés

 

ton corps sur le mien

dans un ballet de nos mains

plaisir intense

 

 

EvaJoe  avril 2013  ©

 

 

Anniversaire pour le coucou du Haïku

Pour le coucou du haïku de Marie Alice et Mamylillou

 

 

 

 

Sur une idée et une  photo d’ABC

 

 

 

 

l’anniversaire

une année après l’autre

joie en famille

 

les ans passent et filent

feux d’artifice de la vie

en bouquet d’amour

 

cinquante ans déjà

vie à deux tout simplement

bonheur assuré

Une drôle de boutique

Aujourd’ hui mercredi j’avais mon petit fils, il revenait de la médiathèque où il l’avait pris des livres ( 4 ans et demi) qu’il avait choisi seul!

 

Parmi les 4 livres il y avait celui-là:

 

LE GRAND MARCHE DE SIDIBEL  de Hubert Ben Kemoun et Bruno Heutz. Chez Albin Michel  jeunesse

 

Après lui avoir lu ce magnifique livre il m’est venu une idée, je m’ en suis inspirée pour vous racontez cette petite histoire, mais auparavant je vous met un extrait pour que vous compreniez bien….

 

Au marché de Sidibel il y a aussi la boutique de Madame Ema-Louloutte la décrocheuse d’étoiles.

 

Bonjour j’aurai voulu un petit chagrin d’amour, un beau qui dure un peu mais pas toujours

– Avec des cris et une maladie! Ou juste avec des larmes qui coulent en silence.

– Un ami vous a pris un gros avec la vaisselle qui casse quand on la lance, mais moi je veux juste un petit chagrin pour la soirée.

– Je suis désolée, je n’en n’ai plus. J’ai été complètement dévalisée!

– Par contre je peux vous proposer un très joli choix de bons souvenirs.

– Non j’en ai déjà quelques uns qui me vont très bien!

– J’ai aussi cette corbeille de rêves colorées.

– Hum! C’est doux et ça sent bon!

– Bien entendu tous mes rêves sont parfumés au pistil de pleurosol

– J’adore, je prends celui-ci avec sa robe en corolles

– C’est pour consommer sur place ou  pour emporter.

 

( épisode du livre terminé)

 

 

Voici ce que cela m’a inspiré

 

J’erre dans la rue à la recherche de la boutique de Madame Eva-Donc, enfin la voici dans un recoin fort sombre, j’entre et déjà tinte la clochette du bonheur

– Bonjour je viens chercher mon petit rayon de bonheur

– J’en ai plusieurs de toutes les dimensions

–  Est-ce que je peux les voir?

– Chez moi, rien ne se voit il faut avoir un coeur gros comme ça et vous allez pouvoir repartir avec votre petit rayon.

Me voici dubitative et pas moins abasourdie, ici on m’avait dit que le soleil serait au rendez-vous et pourtant on ne veut pas que je choisisse mon rayon de soleil. Celui qui va me réchauffer et me faire oublier cet hiver qui n’en finit plus.

Alors vous le voulez chaud et qu’ils vous réconfortent ou pâle mais qu’il soit toujours là!

Je le veux chaud, mais pâle aussi

Le voulez-vous avec un petit éclair de génie

Un quoi?

Oui vous m’avez compris, un éclair d’orage

Ah non je ne le veux pas ainsi, je le veux sans éclair, surtout si son génie me casse mon beau jardin et lamine mes salades et écrabouille mes fraises!

Vous êtes trop difficile!

Prenez donc ce pâle soleil aux petits rayons et faîtes en bon usage!

Et me voilà partant avec mon petit rayon de soleil, comme j’étais heureuse d’avoir rencontré cette dame dans sa boutique , mais en chemin je rencontre un petit garçon et il me dit que portes-tu de si lourd dans ton grand sac?

Je ne savais pas quoi lui dire, car si je parlais de rayons de soleil ce petit bonhomme allait sûrement se moquer de moi, que faire?

Je porte un petit bonheur, ouvre ta main et dessus je lui déposais un rayon de soleil qui brillait de mille éclats.Et le petit garçon m’a regardé d’un drôle d’air.

A quoi cela va-t-il me servir me dit il, moi je n’ai pas besoin de cette richesse, j’ai ma famille qui m’entoure et même quand il y a du vent, de la pluie ou même la tempête je suis heureux. Alors ton soleil le jour ou il va arriver je serais ni plus heureux ni plus malheureux. Donne le à la dame là-bas , elle n’a personne qui l’aime alors ta poignée de main elle sera sûrement heureuse de la serrer.

Et, lorsque je me suis retournée le petit garçon n’était plus là, il avait disparu, avais-je rêvé? Mais la dame était quand à elle,  bien là. Je me suis approchée et dans sa main j’ai glissé tout le bonheur du monde réunit en plein d’amour. Je lui ai fait le plus beau des sourires, et emmener dans une de ses boutiques bien chaudes et là elle  a pu manger à sa faim et depuis j’ai le soleil qui brille en mon cœur.

Alors si il n’est pas dehors il est quand même bien là!

 

Si vous avez des petits enfants cherchez le ce livre il est magnifique et pleins de leçons de vie. En plus fort poétique.

 

 

 

 

 

L'inconnue du GR 20

 

 

 

 

 

 

Lorsque elle reprend ses esprits, elle est à l’hôpital mais ne sait même pas ce qu’elle fait là et par quels moyens elle y est arrivé. Une infirmière  lui dit de rester coucher que le médecin va être content de la voir éveillé, ainsi que Damien. Un flot de paroles lui vient aux lèvres, elle l’a appelé par son nom de famille pourtant elle est certaine de ne l’avoir communiqué à personne, elle était là incognito, mais il a dû se passer de nombreuses choses pendant la journée. Elle demande l’heure et elle s’aperçoit qu’il est à peine neuf heures du matin. Alors, comme l’infirmière lui sourit elle lui demande mais on est  quel jour ?  Devant son incrédulité,  l’infirmière lui explique que cela fait trois jours que l’hélicoptère l’a redescendue du refuge.

Elle lui explique que lors de sa dernière chute elle avait eu une commotion cérébrale et qu’à son arrivée sur Bastia elle était plongée dans le coma. Le médecin avait vu qu’elle était en pleine forme et ne s’inquiétait nullement pour elle, ce n’était à son avis qu’une question de  jours.

Depuis qu’elle sait que l’on est mercredi, elle est de plus en plus agitée, il faut qu’elle se lève et qu’elle quitte l’île. Mais l’infirmière lui intime l’ordre de rester coucher, elle va être aidée par Damien qui franchit la porte, il est en civil mais est accompagné de deux policiers. Il s’assoit à son chevet et lui demande si elle est contente de s’être moqué de lui, elle rougit comme jamais cela lui est arrivé, et prétexte qu’elle est fatiguée et fait mine de s’endormir. L’infirmière demande aux autorités de quitter la chambre leur signifiant qu’elle ne peut leur accorder un interrogatoire car Mlle Minelli vient juste de se réveiller et qu’elle préfère attendre que le médecin l’ait examiné pour leur permettre de l’interroger. D’un signe de main, Damien dit aux deux policiers de s’éloigner et il s’assoit auprès de Manon et se penchant assez prêt il l’embrasse et dit à l’infirmière Madame est ma fiancée. Au moment où Manon va pour se lever, il la serre davantage et lui murmure à l’oreille, ne fais pas l’enfant je sais que tu me désires, et maintenant que je sais qui tu es, je ne te quitterais plus.

Manon soupire et se laisse aller sur l’oreiller complètement épuisée par cette joute muette menée contre Damien.  A quoi cela lui sert-il de le combattre, il a deviné qui elle était. Et c’est d’une voix éteinte qu’elle lui demande si la jeune Américaine a été retrouvée et devant son hochement de tête, elle soupire, enfin elle va être mise hors de cause par la jeune femme, car elle se doute que les propos sibyllins de Damien sont porteur d’autres choses. De plus il a dit à l’infirmière qu’il était fiancé. C’est vraiment n’importe quoi, quand  son frère aîné va l’apprendre il va la tuer, tuer est un bien grand mot, tout au moins lui tourner le dos car chez eux la Famille c’est sacrée et pour se fiancer il faut que l’heureux élu soit agrée par la famille. Certes autre temps autres mœurs, la vendetta est passée mais les familles ne marient pas leurs enfants avec les ennemis d’hier. Manon en sait quelques choses, n’a-t-elle pas quitté l’île il y a plus de 10 ans après que son père est refusé d’accepter comme gendre  le fils Pieri. Tout en se souvenant de cet homme qu’elle aimait passionnément, elle trouve que Damien a une certaine ressemblance avec Mario.  Pourtant comme Damien l’attire, comme elle se sent protégé en sa compagnie, mais pour l’instant il va falloir répondre aux questions de la police, voir qui sait d’un juge.

Une fois Damien mis dehors par le médecin, Manon adossée à un oreiller pense que cela va être difficile d’avouer à Damien que c’est pour les besoins d’un futur roman qu’elle s’est laissé embarquer dans cette histoire.  Elle n’a même pas osé lui demander si l’échange avait eu lieu, le demander c’était implicitement avoué qu’elle était au courant, et ça elle ne le veut pas. Il lui faut s’assurer qu’elle ne sera pas de près ou de loin mêlée à cette histoire, qui, après tout, n’est pour elle qu’une folie de ses anciens copains de jeunesse. S’en prendre à cette touriste cela s’est passée au dernier moment, c’était elle, Manon qui devait être emmené, elle connue sur l’île à cause de son nom : Manon Minelli, un pseudo pour ne pas être reconnue des habitants de l’île et en particulier de Mario, Pourquoi avoir voulu la kidnapper, elle en est là de ses pensées quand on frappe à la porte. C’est son père accompagné de Damien. En le voyant elle fond en larmes, elle la grande romancière se sent toute petite face à son père, 10 ans qu’ils ne se sont plus adressé la parole. Alors que fait-il ici et pourquoi accompagné de Damien.

Damien présente Manon à son chef, le commissaire Roconci, à ce moment-là, Manon comprend que l’histoire n’est pas terminée. C’est un jeu de dupes, Damien doit ignorer son lien de parenté avec son chef, sinon ce dernier serait venu seul. Une Manon Minelli aussi rousse que sa fille cadette était brune, qui a changé de nom, qui a vieilli et qui a laissé pousser ses cheveux alors qu’auparavant elle courait avec ses frères dans le maquis en short et les cheveux courts et surtout qui l’a quitté  un dimanche matin alors qu’on allait célébrer ses fiançailles avec le fils de leurs amis et non avec son Mario adoré ne peut se trouver dans cette chambre. Dix ans qu’ils ne se sont vu, croisé, voir même qu’il sait ce qu’elle a fait de sa vie. En dix ans son père est devenu un bel homme. Il a assis sa réputation en devenant commissaire de police, bien sûr que Manon, puisque c’est ainsi qu’elle se fait appeler suivait sa carrière de loin. Mais en ce moment présent, elle va être obligé de lui dire qui elle est, et, elle se demande ce qui va se passer, d’autant plus que Damien a quitté la pièce.

Une fois la porte refermée, il s’assoit et au travers de ses longs cils ils s’observent, pas un ne parle. Manon où plutôt Amélia de son vrai prénom attend que les questions fusent.

–          Alors Amélia peut tu me dire ce que tu faisais avec Mario sur le Monte Rotondo.

–          Comment sais-tu que c’est moi !

–          Ma petite fille je sais tout ce que tu as fait depuis 10 ans j’étais fier de toi mais tu me connais je n’ai pas voulu faire ce premier pas. Maintenant, et une fois que cette sale histoire sera réglé nous recommencerons notre histoire au moment où nous l’avons laissé.

–          Mario mais il n’était pas avec moi, enfin ce n’est pas possible, pas lui, il me l’aurait dit.

–          Tu n’as pas reconnu mon jeune inspecteur, Mario qui se fait appeler Damien à cause de la vendetta entre nos deux familles, c’est un brillant inspecteur et j’ai tiré un trait sauf ton frère aîné, mais ça tu le sais. C’est le Mario de ton adolescence,  celui que tu aimais autrefois.

 

A ces mots, Amélia-Manon fond en larmes et c’est ainsi que Damien-Mario les retrouvent dix minutes plus tard, l’un soutenant l’autre, plutôt enlacé qu’en train de répondre aux questions de son chef. Il est stupéfait et ne comprends pas. A ce moment là leurs yeux se croisent et devant le regard plein de larmes de Manon et du commissaire, Damien assommé comprend que la belle romancière dont il est tombé amoureux n’est autre que son amour de toujours la belle Amélia. 

Le temps de la vendetta pour un lopin de terre est , il l’espère révolu, son chef l’apprécie, et il sait qui il est, mais de là à lui donner la main de sa fille. sachant que sur cette dernière pèse de  lourds soupçons suite à ce kidnapping. Il va falloir jouer serrer et surtout démêler l’écheveau. Que va-t-il apprendre?

 

 

Fin de la 1ère partie

 

© 2013 EvaJoe  

 

 

la première image vient d’ici

La deuxième de  là