Un parfum de l’Eau de Là! ( Épilogue)

Voilà j’espère que vous ne serez pas déçu, c’est terminé…Une fois que vous m’aurez dit votre ressentiment sur le texte. Dîtes-moi si je peux me lancer auprès d’un éditeur, sachant que bien entendu je vais tout regarder à nouveau, les répétitions, la ponctuation, le style, etc ….

Merci déjà de m’avoir suivis au cours de ces semaines et à bientôt pour une nouvelle histoire, sachant que j’ai la tête vide..Rire, vous attendrez donc un peu…..

 

Enfin nous allions savoir ce  que contenait le testament de Bonne Maman, depuis que Papa était revenu d’un lieu qui à ce jour restait flou. Suite à un coup reçu sur la tête, il s’était retrouvé enfermé dans un hôpital où, souffrant d’amnésie, il avait eu du mal à remonter la pente. Et, c’est en lisant le journal que le nom du Laboratoire lui avait permis de retrouver cette mémoire qui lui  faisait défaut.

Il avait accusé son neveu d’être l’instigateur de son  départ de la vie de sa femme et de ses enfants. Ce dernier avait accepté les remontrances, et à ce jour, il n’était pas réapparu au laboratoire. Par contre, il fallait qu’à l’ouverture du testament il soit présent, sinon on repartait pour qu’il ne soit pas ouvert.

En ce samedi matin, la famille Delmas au grand complet est là. Fabien est venu, il a sa tête des mauvais jours, il faut dire que ses cousines se sont payé sa tête et là il est en colère, mais compte tenu de ce qu’il leur a fait, il s’est incliné.

Nous sommes tous réunis dans la grande Maison de Bonne Maman, cela nous rappelle les beaux jours, mais maintenant nous allons pouvoir en savourer toutes les retombées bénéfiques. C’est dans un joyeux brouhaha que nous prenons plaisir à nous retrouver, rien qu’en ouvrant les volets on sentait revivre le passé. L’enfant prodigue était de retour, peu savaient la raison d’une si grande absence, mais chacun respectait le silence de l’oncle François.

Une fois le clerc de notaire arrivé, nous allions pouvoir procéder à l’ouverture du testament de Bonne Maman qui nous avait réservé des surprises. Non seulement elle nous léguait la grande Maison et toutes les terres qui l’entouraient, mais chacun des petits enfants, sans oublier ses enfants, touchait une somme considérable, le fruit de toute une vie. A cela elle avait ajouté une lettre écrite de sa main à chacun des petits enfants, sur laquelle elle nous redisait les valeurs de la famille et elle nous demandait de toujours honorer la mémoire de ceux qui nous avaient précédés et de ne jamais oublier que le nom des Delmas ne devait jamais être entaché par de sombres règlements familiaux.

Papa, à ce moment-là, avait regardé leur cousin…qui avait baissé la tête, fort gêné.

Puis ils avaient tous été invités à se rappeler de l’endroit où ils aimaient retrouver leur Bonne Maman et dans ce lieu privilégié pour chacun d’entre eux, elle leur avait laissé, mais caché, un cadeau personnalisé. En ce qui concernait les enfants nés après son décès, comme Louis, il aurait un cadeau remis par le clerc.

Aussi, c’est une envolée de moineaux qui s’est précipitée dans le domaine familial. Chacun a eu le temps de chercher et de retrouver le cadeau que notre Grand-Mère lui destinait.

Si France, nos cousines et Victoria avaient des bijoux ainsi que Bertrand qui avait trouvé la chevalière en or de notre Bon Papa, notre cousin Fabien avait, quant à lui, les vieilles éprouvettes du Patriarche. Cela nous a semblé comme un clin d’œil et une ironie de l’au-delà que Bonne Maman lui adressait. Mais il est parti sans les emporter car son frère Bertrand et sa jeune sœur s’étaient payé sa tête, et c’est le bruit des éprouvettes qui tombaient sur le sol qui avait alerté les autres membres de la Famille.

La porte s’est refermée avec fracas et depuis nous n’avons plus jamais eu de nouvelles de notre grand cousin comme nous l’appelions autrefois.

 

 

FIN

Chapitre 11 Les filles Delmas (suite)

Désolée je n’ai pas mis le chapitre en entier, une coquille s’est glissée dans mon copié collé….Voilà c’est réparé, la suite à mon retour.

 

Quant à sa sœur Victoria, comme tout le monde l’appelle désormais, elle avait suivi un parcours édifiant au Campus EM-Lyon d’Ecully. Elle en était sortie l’an passée avec un Bac +5, ce qui consiste à dire qu’elle possédait un Master en Ressources Humaines et elle était devenu une DRH accomplie.

Leur cousine, celle dont on avait attendu les 18 ans, d’un an la cadette de France, était quant à elle vendeuse dans une parfumerie des Champs Elysées, elle espérait qu’un jour sa cousine France lui laisse vendre ses propres parfums, mais elle ne semblait pas prête pour les commercialiser, et pourtant elle trouvait qu’ils étaient excellents. Mais son oncle n’étant pas réapparu cela devait l’handicaper, et puis leur cousin Fabien ne semblait pas prêt à leur ouvrir les portes du laboratoire. France et Victoria avaient suivi un joli parcours, mais sans leur papa ce qui était fort dommage.

Elle se souvenait du drame qui a suivi la mort de leur grand-mère. Ses cousines étaient à nouveau à l’internat quand un après-midi, alors que France se rendait à la piscine, elle avait surpris une conversation téléphonique entre un inconnu et la directrice. Cette dernière ne pensant pas que la porte de son bureau était entrouverte avait poussé un cri en apprenant la disparition de Monsieur Delmas. La directrice en sortant avait retrouvé France évanouie dans le couloir, bien entendu elle avait rapidement compris ce qui s’était passé. France avait eu du mal à s’en remettre, sûrement comme disaient les médecins, pour éviter de reprendre conscience dans la réalité car rien que d’y penser cela la faisait souffrir. Aussi c’est aidé  par sa sœur et Léa qu’elle avait réussi à surmonter ce drame. Surtout que Victoria devait prendre sur elle pour ne pas sombrer elle-aussi.

A ce jour on est toujours sans nouvelles de Monsieur François Delmas, on a retrouvé sa voiture Place des Terreaux à Lyon, en plein centre, et rien ne pouvait indiquer quoi que ce soit. France avait toujours pensé que l’on devait le retenir contre son gré pour lui faire avouer où se trouvait la formule de ses parfums, pire encore on le forçait peut-être à le refaire. Mais ce n’étaient que des suppositions, et rien n’était venu étayer ses dires, ou les contredire.

 

A SUIVRE

Les Filles Delmas

Programmé pour ne pas vous faire languir….Je vous visiterais vendredi après mon escapade….

 

 

2ième PARTIE

 

15 ans plus tard

 

 

Bonne Maman est morte des suites de sa crise cardiaque. Pendant quelques jours, France s’en est voulu de lui avoir confié avoir eu des nouvelles de son papa, mais de ce qu’elle lui a dit réellement, seul son père est au courant. Ils n’en n’ont plus jamais parlé, Victoria sait que leur père ne lui en a pas tenu rigueur.

La grande maison est fermée à tout jamais car on attend l’ouverture du testament en la présence du père de Victoria et France. Il est bien revenu pour les obsèques de sa mère, mais le notaire a refusé d’ouvrir le testament. Sa mère avait écrit le matin même de sa mort un avenant à son testament, et lorsqu’ils ont pris connaissance de ses dernières volontés, ils ont tous été interloqués. Mais elle était saine de corps et d’esprit au moment où elle a tracé ces quelques mots :

«  Moi Anne Charlotte Marie, née Valériane, épouse de Fabioso Delmas, décédé, saine de corps et d’esprit, demande que mon testament soit ouvert en la présence de mes enfants, et de mes petits enfants ayant atteint leur majorité. Compte tenu que mon petit fils n’est pas encore né, il ne pourra être présent mais il ne sera pas oublié. Vous trouverez ci-joint ce que je lui lègue. A Lyon en ce 22 avril 1999 »

A ce moment-là, tous ont été stupéfaits. Pour quelle raison  leur mère et grand-mère avaitelle pris cette décision, et ce le jour même où France lui avait parlé ? Fabien avait même été jusqu’à l’accuser d’avoir provoqué sa mort ! Mais comme l’a fait judicieusement remarquer leur tante, même si par un hasard fort improbable sa mère était morte à cause de ce qu’avait dit sa petite fille France, cela n’avançait en rien l’ouverture du testament, puisque sa mère l’avait reportée.

La plus jeune fille de leur tante a 10 ans lors du décès de sa grand-mère, aussi  n’auront-ils rendez-vous en présence de tous ceux qui seront encore de ce monde  que le 22 avril 2007.

En quittant le notaire, tous espèrent être encore là pour voir ce que Bonne Maman et Bon Papa leur ont concocté. Seule leur Grand-Mère était présente à l’ouverture du testament lorsque leur grand-père avait eu une crise cardiaque. Décidément tous les deux étaient morts de la même façon.

Deux jours après la disparition de Bonne Maman, sa fille mettait au monde un petit Louis. Il était prématuré, il pesait à peine 2 kg, mais chez les Delmas ils sont tous des battants.

Puis le père de France et Victoria avait quitté brutalement la France, sans raisons apparentes, après être resté un mois en vacance dans leur chalet situé à Zermatt au pied du Cervin. Cela avait permis aux filles d’être demi-pensionnaire l’espace d’un mois. La famille était au grand complet puisque la maman de France les avait rejoints.

Aujourd’hui, la maison de Bonne Maman est toujours fermée, le testament n’a pu être ouvert. Il manque François, leur père et l’on est toujours sans nouvelles de lui.

 Ces événements se sont passés il y a 15 ans, tous les petits enfants ont grandi. Louis, le petit dernier, a cet âge, de Bonne Maman il n’en connait que des photos. La cousine de France a 25 ans, sept ans qu’elle attend l’ouverture du testament… Ce sont des jeunes femmes. France a suivi les traces de son père, elle vient de terminer son cursus universitaire, elle est Docteur en Chimie. Elle ne veut pas passer sa thèse car elle ne fera pas de la recherche comme son père. La seule chose qui l’intéresse c’est créer des parfums, mais pour cela, il lui faudrait son père, maître et heureux dépositaire de deux belles fragrances que l’on a à ce jour jamais retrouvées. Pour l’instant, elle travaille sur Grasse et fait des allers retours entre cette ville et Lyon.

Le Conseil de Famille (chapitre 9)

 

 

La fin de semaine était arrivée assez rapidement et sans trop de problèmes pour Victoire. Bien entendu, elle avait été obligée de présenter des excuses à toutes les fillettes  avec qui elle avait été désobligeante, mais la punition était juste.

La directrice pour ne pas cibler les sixièmes avait réuni l’ensemble des élèves internes pour leur rappeler la règle d’or de l’établissement, toujours se référer à un supérieur en cas de litiges et ne jamais faire justice soi-même, mais elle n’avait pas convoqué ni Léa, ni France, et encore moins Erika qui s’était sentie fautive de n’avoir pu être là.

Enfin la voiture de Bonne Maman vient d’arriver, les deux fillettes avec leurs bagages s’engouffrent dans la voiture. Auparavant, elles ont salué Monsieur Donnât et dit au revoir à Léa qui part chez son père ; et elles se retrouveront tous la seconde semaine car Denis les aura rejointes. Le papa de Léa avait été informé par leur père qu’il devrait s’occuper en plus de France de sa seconde fille née hors mariage. Aussi en partant il leur dit :

-Nous ferons plus ample connaissance dans une semaine, car là  nous devons nous dépêcher de rentrer. A bientôt Mesdemoiselles Delmas.

 Ce qui fit rosir de plaisir Victoire, qui, pour elle, porter ce nom était devenu un grand honneur depuis qu’elle avait réussi à crever l’abcès avec  sa sœur. Tout en roulant, France fait des parallèles entre la famille de son amie et la sienne, mais pas celle qu’elle forme avec son papa et sa maman et prochainement Victoire, mais la grande famille. Et la conclusion à laquelle elle arrive lui parait fort étrange, en effet chez Léa ce qui a de la valeur c’est la manière de donner une bonne éducation et non l’argent ou la renommée. Bien que d’un grade fort important, le papa de Léa mène avec ses deux enfants une vie simple, ils se chérissent tous, et personne n’essaie d’emmener l’autre dans des histoires étranges.

France trouvait que chez les Delmas la grande famille était gentille, mais il y avait toujours des bruits de couloir, des sous-entendus, de vieilles histoires qui rongeaient un à un les membres de la famille. Tout d’abord son oncle qui s’était donné la mort si on en parlait on avait toujours des chut ! Ensuite cette rancœur de Fabien envers son oncle le père de France et Victoire. Puis Bonne Maman qui se taisait souvent quand on arrivait près d’elle, et qui n’avait pas l’air de porter dans son cœur à la fois sa propre maman et maintenant, vu ce que lui en avait dit Victoire, sa soeur avait senti une certaine animosité de la part de celle qui apprenait son existence. Dans la grande maison c’était le patrimoine et le statut que cela leur donnait qui était toujours mis en avant. Cela était pesant.

Quand le chauffeur est arrivé, Victoire lui avait demandé si elle devait embrasser cet oncle, ce qui avait fait bien rire France, elle lui avait murmuré :

«  C’est le chauffeur de notre Grand-Mère »

Ce qui avait fait éclater de rire Victoire, et Léa qui avait surpris la conversation. En effet Victoire se sentait perplexe devant tous ces domestiques  qu’elle avait entrevus dans la grande maison. Elle appréhendait son arrivée, Fabien n’avait pas l’air de l’apprécier, et elle ne savait pas comment régler le conflit qu’elle voyait poindre dans sa vie.

Mais France, alors qu’elle était plus jeune qu’elle, la protégerait, elles se l’étaient mutuellement dit. Tout en roulant vers Lyon, les fillettes se taisent et chacune est plongée dans ses pensées.

France se souvient de tout ce que son père lui a appris concernant le Laboratoire DELMAS père et fils. C’est le patriarche c’est ainsi qu’il nommait son grand-père qui avait créé ce laboratoire. Au départ, les chercheurs étaient seulement Bon Papa qui était mort dix jours après le suicide de son fils aîné. France ne les avait pas connus, elle était née la même année mais trop petite pour s’en souvenir. Pour pouvoir continuer il fallait que ce soit Fabien, mais à l’époque il était bien trop jeune et son père lui avait toujours dit que jamais il ne pourrait prendre la tête de l’entreprise familiale. La raison, il ne lui avait pas dite. C’est donc son frère cadet, notre père qui avait quitté le CNRS, et Il reviendrait à elle de le remplacer quand elle serait en âge de le faire, mais pour cela il fallait qu’elle travaille bien à l’école, il lui demandait d’être au moins ingénieur chimiste. Il avait pour sa fille France un grand projet celui de mettre en place une antenne spécifique pour  fabriquer des parfums. Sa fille France connaissait déjà les deux premières fragrances, mais son papa attendait de le proposer sur le marché qu’elle soit en âge de le seconder, puis plus tard de voler de ses propres ailes.

France sentait que ses vacances de Pâques ne seraient pas de tout repos, car elle savait par une indiscrétion du chauffeur qu’elles venaient pour un Conseil de Famille. La raison, elles ne la connaissaient pas, et surtout elles ne comprenaient ni l’une ni l’autre. En chemin le chauffeur s’était arrêté et elles ont eu le plaisir de voir arriver Bertrand, le filleul de leur papa, lui aussi avait été obligé de changer ses vacances car son frère lui avait dit de rappliquer immédiatement. A peine arrivés, les domestiques de Bonne Maman viennent récupérer les bagages des trois enfants, et le chauffeur les conduit dans la bibliothèque où se trouve l’avocat de la famille, Fabien et sa mère et aussi Bonne Maman. Il n’y a ni leurs oncles, ni leur tante. Cela leur parait encore plus étrange, elles sont inquiètes. Quant à Bertrand, il se demande ce qu’il peut bien faire ici, alors qu’il devait partir avec sa classe à Londres. Il devrait toutefois les rejoindre plus tard, mais pour l’instant il doit embrasser sa mère qui se dit en porcelaine, et cette dernière  dépose à sa nièce France et à son fils un baiser sur le front, tend sa main à Victoire qui rougit sous l’affront. Du reste elle ne serre pas la main de cette femme qui ne lui est rien.

C’est Bonne Maman qui prend la parole la première :

–       Mes enfants, si je vous ai invités c’est parce que mon fils François, votre père m’y contraint. Il donne de ses nouvelles de temps en temps, et surtout il ne me dit pas ou il est. Mais peut-être que vous, France et Victoire, vous en savez plus que moi sa propre mère. Vous écrit-il ?

 

–       Oui, lui répond France, mais cela fait longtemps que je n’ai pas eu de courrier, car j’attends sa nouvelle adresse, il doit me la communiquer.

La mère de Fabien, hurle :

–       Depuis quand ?

Aussitôt France se met à pleurer, tant cette pression lui fait mal, mais Victoire joue son rôle de grande sœur à merveille.

–       Vous n’avez pas besoin d’agresser ma petite sœur, on a reçu du courrier il y a 8 jours et nous n’en savons pas plus, c’est tout ce que l’on peut vous dire.

 

–       Je ne m’adresse pas à toi, tu es une intrigante…

 

–       N’importe quoi ?

A ce moment-là, la Bonne Maman calme le jeu :

–       Voyons, ne nous énervons pas, il faut ma petite France que tu me donnes les lettres de ton papa.

 

–       Non Bonne Maman, papa me les a envoyées à moi et personne ne les lira, de toute façon je ne les ai pas. Et il ne me dit rien sur son travail sauf que bientôt je saurais tout.

 

–       Mais dans cette lettre il n’y a pas le code du coffre-fort de la famille ?

 

–       Non, pourquoi me donnerait-il cela, je ne parle jamais avec lui des affaires familiales.

Soudain Fabien, qui est dans une colère terrible prend la parole :

–       Et la formule du parfum tu ne l’aurais pas par hasard ?

 

–       Ah Papa veut faire du parfum ? c’est bien, mais si toi tu le sais et bien moi, je ne suis pas dans le secret, tu es le premier à me l’apprendre.

Du coup Fabien se mord les lèvres, et lui dit qu’il faut qu’elle pense à l’avertir le plus rapidement possible si son père lui met dans une de ses lettres une formule. Il lui explique que ce sont de drôles de signes que bien entendu elle ne peut utiliser vu qu’elle n’y connait rien. En petite fille bien élevée, France acquiesce, se gardant bien de lui dire qu’elle n’en fera rien. Maintenant c’est au tour de Bertrand d’être sous le feu des questions de sa maman et de son frère, mais lui ne peut rien dire de plus que les filles.

Finalement Fabien a trouvé qu’il avait perdu assez de temps avec les petits comme il les appelait. Il se sauve pour travailler et laisse sa mère en tête à tête avec sa grand-mère. Quant à Bertrand il attend sur le perron que sa mère en ait terminé avec Bonne Maman.

France a accompagné Victoire au premier étage et lui confie qu’elles vont coucher toutes les deux dans la chambre de leur papa, c’est la femme de chambre qui le lui a confié. Pour la circonstance ils ont ajouté un des lits d’une autre chambre. Mais ce qui ne rassure nullement France, ce sont les propos de sa grand-mère, elle voulait lire ses lettres. N’allait-elle pas profiter d’une de ses absences pour venir fouiller dans sa valise et découvrir la fameuse clef que son père lui a confiée, et qu’elle a rapportée du lycée pour la mettre en lieu sûr chez Léa où elles doivent se rendre assez rapidement. Cet après-midi, elle va profiter de l’absence de sa Bonne Maman qui doit se rendre à un bridge chez des amies, pour aller visiter sa maman. Elle a même demandé à Victoire de l’accompagner, ne voulant pas la laisser seule dans la grande maison. Mais il lui faut auparavant avoir le feu vert de sa Grand-Mère ce qui n’est pas encore certain.

Voilà sa tante qui quitte avec perte et fracas la grande Maison, avec un regard courroucé envers ses deux nièces, elle s’éclipse rapidement et dès que  leur grand-mère apparaît, France lui fait la proposition suivante :

–       Bonne Maman, j’ai appris que vous alliez voir vos amies pour un bridge, aussi pour pouvoir profiter de vous, je n’irai pas demain voir Maman, mais cet après-midi et Victoire m’accompagnera. De cette manière je lui présenterai maman, et j’en suis certaine elle sera une seconde maman pour elle.

 

–       Ma petite fille j’avais prévu autre chose pour vous deux cet après-midi, car ton parrain arrivant demain du Bénin, s’était proposé pour vous accompagner à la maison de repos. Mais finalement, le chauffeur me déposera et fera un détour pour vous y emmener.

 

–       Oh merci Bonne-Maman !

 

–       Ne me remercie pas, c’est bien normal que tu puisses aller voir ta mère.

Elle tourne les talons, sans un autre mot, pour se rendre à la cuisine afin de donner des ordres pour qu’ils servent le déjeuner à midi tapante. Mais Bonne Maman faisait toujours la difficile habituellement pour que sa petite-fille puisse aller voir sa mère, ce fut la première chose qui inquiéta France, mais elle n’en fit pas part à sa sœur aînée, elle garda pour elle ses questions.