Velouté d'idées

 

 

 

Je ne rature plus mes poèmes
mais sont ils beaux pour autant
Les voyez vous dans ce matin blème
comme un amour naissant.

Je rédige des textes incensés
au gré du vent et de ma plume
Tout est noyé
dans un décor de brume.

C’est l’ébauche de la vie
écrit dans une gerbe d’étincelles.
je n’en connais pas la mélodie..
ce  n’est pas une ritournelle.

Je ne vous offre que du rêve
pimenté de la réalité
Voilà c’est la trêve
retombez sur vos pieds.

 

 

 

Ecrit en novembre 2009

A l' ami Pierrot

 

 

Dis l’ami Pierrot

file moi ta plume

se gaussant de  moi cet idiot

m’a passé une enclume.


Comment écrire des mots

avec ce machin rouillé

si je me tape ce sont des maux

vais je  me débrouiller.


Devant mon pauvre minois

il m’a repris l’engin

en se moquant de moi

et m’a donné son machin.


C’est un vieux crayon

il n’a pas de  mine

et il a perdu le taille crayon

cela me chagrine.


Si je te laisse ma plume

écris moi des vers

nous partirons sur la lune

avant le retour de l’hiver.


Tu seras ma Colombine

je serai ton Pierrot

tu es ma meilleure copine

et je ne suis  point jeunot.


Donne moi ton coeur

je te rends ta  plume

chantons en choeur

la chanson de la lune.







Rêverie au fil de l'eau.

 

 

Les images défilent à mes yeux éblouis

serais je devenue  simple esprit

pour découvrir en ce matin de printemps

la nature parée de ses couleurs d’argent.



Sous les rayons du soleil le canal  étincelle

mes mains en visière , aveuglée je chancelle

il est comme un lac endormi

ou l’or du soleil  et l’eau se marient


 

Le bleu du ciel  se meurt dans ses eaux

lui donnant chaque jour un air nouveau

je rêve de bateaux à vapeur le caressant

et allongé sur lui des mots d’amour lui murmurant.


Je savoure cet instant si précieux

ou nous sommes seuls tous les deux

je flotte entre deux infinis

ou s’envolent mes rêveries.





 

 

 

La kermesse

 

 

Aujourd’hui est un grand  jour

à l’école du beau séjour

ici ou là des  fillettes  en robe d’organdi

ont un joli air hardi.

 

D’ autres en jupe de taffetas

tirent la langue aux garçons en angora

et à ceux en costume de la belle époque

plus loin des parents amènent des jolis phoques.

 

 Ce petit monde se pavane et rit

devant la mine déconfite

de mineurs aux joues noircies

pendant que d’autres profitent

d’une inattention de la maîtresse  pour s’arroser

à coups de  pistolets.

 

La  kermesse peut commencer

voici les parents, t les frères et soeurs

la directrice fait le plus beau discours de l’année

les plus grands chantent en choeur.

 

Les sketches succèdent aux danses

en un beau rythme et en cadence

à l’entracte  il y a la traditionnelle loterie

cet année il y a de la poterie

vendue par les enfants eux mêmes

 faites avec amour pour leurs parents qu’ils aiment.

 

Aux jeu de massacre les papas sont les meilleurs

à la buvette d’autres sont devenus serveurs

  de barbe à papa de frites et de boissons

les mamans sont à  la traditionnelle pêche aux poissons

 

De grands jeux sont proposés

football et courses à pieds

les enfants sont récompensés

au fur  et à mesure de leur arrivée.

 

Un repas les réunit

autour d’une salade et de la charcuterie

le soir à la veillée il y aura un feux de la saint jean

ou s’élèveront les voix des enfants

les pères gratteront leurs  guitares

d’autres  joueront dans la fanfare.

 

C’est un joyeux brouhaha assez  bon enfant

  d’ une journée bien remplie pour les petits et les grands..

l’an prochain les fables seront à l’honneur

ainsi qu’une balade à pieds  pour les randonneurs.

 

C ‘est une façon originale de renflouer les caisses

pour organiser des voyages pour cette jeunesse.

 

 

 

 

 

 

La révolte de ma muse

 

Pauvre muse je t’ai malmenée cette nuit

avec moi tu as descendu des chemins escarpés

sauté des murets, couru à travers prés

et tout cela en grandes enjambées sans un cri.

 

au petit matin tu ne t’es pas relevée

les traits tirés , la mine blafarde

tu es restée là ou je t’ai abandonnée

et tu en fais à ta tête tu es une cabocharde.

 

Les yeux mis clos, la mine défaite

tu m’observes et tu te gausses de  moi

me laissant entendre que je ne suis pas parfaite

moi aussi je le savais de toi.

 

Je te brave en écrivant ces mots

je t’observe furtivement

je vais te faire ton portrait-robot

tu vas t’en souvenir définitivement.

 

Mais la belle se rebiffe

m’empêche aussi d’écrire

d’un coup de tête m’ébouriffe

et me demande de la proscrire.

 

Je ne  puis faire cela ma mie

vous êtes à mon service depuis dix ans

faisons un pacte, soyons amies

ensemble rédigeons un beau roman.