Du rêve en prose… Imagine

 

 

Imagine,

 

Imagine que tu sois au pieds de cette montagne  dans l’impossibilité de la grimper, ton coeur en aurai de l’émoi et ta vision des choses en serai changé. Tu mettrais sûrement tout en oeuvre
pour pouvoir y accéder, dédaignant l’aide des uns et des autres pour pouvoir te dépasser.

 

Le soleil doucement surgirait tel un rond orangé derrière les montagnes, éclairant de ci de là les monts enneigés, tu serai là sans bouger, tu te sentirais si petit que tu ne saurai que dire, que
faire, tu le regarderais monter au firmament, inlassablement il poursuivrait sa course et là. tu n’aurais qu’une idée c’est aller à sa rencontre.

 

Alors sans te poser de questions tu prendrais ton bâton de pèlerin et pas à pas dans un effort surhumain tu irais vers le torrent qui doucement bruit en ce matin, tu vérifierais ton sac tes
chaussures solidement attachés, tu sortirais de ta léthargie pour inexorablement t’élever vers ses hauteurs qui te disent depuis des jours de venir.

Tu marcherais dans le sentier à flanc de montagne qui serpente et s’élève, tu franchirais chacun des obstacles mis sur ton passage et au bout de quelques heures de marches, après des haltes
répétées tu atteindrais le petit point  ou un refuge te permettrais de te désaltérer.Et en te retournant tu verrais l’immensité de la terre, et c’est le monde entier qui s’offrirait à ta
vue.

 

Une nuit dans ce refuge et le lendemain tu verrais à nouveau le soleil se lever et là tu saurais que le but fixé serai atteint, tu découvrirais les monts qui portent des noms comme les Drus, le
Mont blanc du Tacul, les  Grandes Jorasses et bien d’autres encore,…Tous ces noms féeriques dont tu avais gardé le souvenir au fond de toi était là tout près, proche, tu les voyais, tu
avais vaincu ta peur et demain l’escalade serai à nouveau ta raison de vivre.

 

Après un échec il faut toujours repartir et se dire que la vie vaut le coup d’être vécu, nous sommes tous amenés à faire des choix, il faut les faire en fonction de soi et vis à vis des autres,
ce n’est pas toujours facile mais le dépassement est bénéfique et source de joie..

 

J’ai tenté de la prose, je ne suis pas Rimbaud, ai je réussis ou pas je l’ignore encore mais j’ai osé. Il y a des critères  pour en écrire, je ne sais si je les ai atteint, mais si déjà je
vous ai fait rêver  et découvrir mon texte, alors j’ai atteint mon but. Celui de vous donnez du rêve encore et encore…

 

 

Se dépasser

 

 

Il y a cette voix dans ma tête

qui inlassablement me dit arrête

jamais tu n’iras plus haut

même si tu te lèves plus tôt.

je ne compte plus les batailles perdues

les causes que j’ai défendu,

j’ai du courage pour continuer

même si je me sens épuisée.

Je suis souvent tombée

mais me suis toujours relevée

il suffit d’une main tendue

et tout devient moins ardu.

J’ai fait face à maints combat

sans jamais baisser les bras

franchit des océans de mépris

j’en ai tiré des leçons et appris.

La vie n’est pas seulement déception

il y  a des remises en question

il faut que notre rêve se réalise

et que je pose enfin mes valises.

Et alors d’un revers de main

je chasserais tes éternels tourments

Pour prendre ensemble ce train

et partir au pays du soleil levant.

La femme fleur

 

 

 

Elle a un goût de fleur

au parfum délicat

elle a un grand coeur

et se pare d’éclat

 

 

Elle danse sous la voie lactée

insouciante comme une étoile

sa corolle s’entrouvre libérant sa rosée

et à ses yeux charmés enfin se dévoile

 

 

D’un souvenir fugace ,

excitant sa pensée.

à ce beau fruit, sa bouche vorace

n’en fait qu’une bouchée.

 

Des yeux indiscrets

se  posent sur ses courbes

en jurant le secret

il en devient fourbe.

 

Il dessine l’ esquisse

d’une femme fleur

jusqu’à ce qu’elle frémisse

sous ses ardeurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dérisions de mots

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Sur la plus haute branche j’ai pris mon envol

avec pour bagage une fleur de tournesol

c’est mon parapluie , ma cape et mon ombrelle

je vais vous guider dans ce monde irréel


C’ est un monde né un soir de pleine lune

là ou le ciel se confond avec la dune.

Le vent sur le sable dessine un nuage

pour moi ce fut un sacré atterrissage.


J’ai pleins de souvenirs de cet aventure

sous le sable je suis devenue sculpture

mais un grain m’en a délogé en vitesse

prendre les jambes à son cou est une prouesse.


Comment faire pour m’envoler dans le ciel

le vide le néant pas d- arc-en-ciel

j’aurai pu être flèche et monté là haut

hélas j’en suis réduite à des soubresauts.


Dès le petit matin je sors de mes songes

imbibé d’eau comme une vieille éponge.

Le ruisseau s’est permis d’envahir mon jardin

ou je me retrouve allongée sur un rondin.






Mes mots

 

 

J’ai dans ma tête un trop plein de mots

qui me chatouillent le cerveau

ils en ont du culot.

Ce sont de sacrés zigoteau

quand ils montrent leur museau

je refoule mes sanglots.


Toute la nuit ils ont dansés

une sarabande endiablée

s’entrechoquant et me tirant la langue

rien que pour me narguer

de ne  pouvoir les utiliser

m’empêchant de dormir,j’en suis exsangue.


Maintenant ils se prélassent au soleil

dansent sur les nuages

ils n’ont pas leur pareil

pour disparaître comme un mirage.

Avant de sombrer dans le sommeil

je vais les prendre à l’abordage


Enfin les voici en rang serré

se bousculant pour être en premier

Les mots sans les  phrases

ce sont des fleurs coupées sans vase

comment vais je vous effleurer

pour dans un poème vous admirer.



 

 

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