Château en Suède

Le Nôtre n’a pas dessiné tes allées

Mais un jardinier les a imaginées

Peut-être au grand il en était le valet

Ou alors chez lui c’était inné.

Des pierres roses en font ton charme

Malgré la pluie qui tombe en cadence

Bien abrité et loin du vacarme

Nous maîtrisons notre impatience.

Personne ne viendra nous ouvrir ta demeure

Qui es-tu princesse d’un autre temps.

Dans ce Pays où les rois ne sont pas des frimeurs

Nous repartons émerveillés en longeant l’étang.

 

 

L' ivresse du poète

 

 

Si mes rimes s’assaisonnent aux piments de la vie

Ma raison s’envole dans l’ivresse de mes rêves

Et j’élève mes pensées en longeant la grève

En évitant les chimères, il y va de ma survie.

 

Ma plume disparaît sous le souffle du vent

Atteignant des sommets que je n’ose franchir

En écrivant mes fantasmes sans réfléchir

Je me heurte à la folie de mes poursuivants.

 

Je voulais m’échapper dans une danse endiablée

Mais je suis rattrapée par une overdose de songes

Mon âme verse des larmes et je me sens troubler.

 

J’écris des mots sur des parchemins de fleurs

En cherchant mes lettres dans un bel écritoire

Pour vous offrir  des poèmes ensorceleurs.

Il était un voyage entre astre et mots

 

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Au moment ou le poète s’endort

passe la lune dans sa robe d’organdi

en s’étalant dans des nuages de sucre candi

pour lui offrir des plumes d’or.

 

 

C’est l’heure ou le berger cherche son étoile

en offrant au scribe les mystères de la nuit

et d’un coup de baguette s’esquive à minuit

au moment ou le poète entrouvre le voile

 

 

halo de la lune

 

 

 

La magie  des ténèbres donne inspiration

A celle qui demain vous offre ses vers

puisée au coeur du firmament voici sa  création.

 

En laissant s’effilocher les nuages

nous découvrons tout l’  Univers 

et je peux vous offrir ce beau voyage.

 

 

 

 

Le peintre et son modèle

Une main trace sur une feuille

les contours d’une silhouette

pour l’instant rien de tape-à-l’oeil

 

 

Est-ce une nymphe ou une sirène

Nul ne le sait , mais l’on devine

l’esquisse d’un corps ébène.

 

Une chevelure noire geai

un petit nez en trompette

il efface quelques traits.

 

Avec un pinceau il dessine la bouche

d’une couleur rouge framboise

a ses pieds de belles babouches.

 

Deux seins lourds aux pointes dressés

un ventre rond pour enfanter

et deux jambes fuselées.

 

Son chef d’oeuvre achevé

nous voyons son modèle s’en aller

il sait que c’est inachevé.

 

De ses mains il caresse son dessin

rêvant peut-être à cette femme

espérant un jour lui dévorer les seins.

 

Soudain celle qui partait

sur ses pas revient

il entend ses bracelets cliquetés

 

Alors doucement il l’interpelle

la prends dans ses bras

et admire cette femme réelle.

 

Ce qu’ils firent en cette douce nuit

se contemple désormais sur la toile

de cet union est née de si beaux fruits.

 

Le vent et le voilier

 

 

Le voilier blanc monte à l’assaut des vagues

où ses voiles se gonflent au vent de pluie

et là haut accroché aux nuages s’ébouriffe la nuit

en pourfendant le ciel en une puissante dague.

 

Au moment ou l’aube accroche l’embarcation

des perles de brume l’ engloutissent à notre regard

en gémissant l’océan le laisse hagard

et le frêle esquif  disparait en un tourbillon.

 

Sous le soleil au zenith la mer est d’huile

il passe de rochers sombres aux plages blondes

en éclairant le bateau qui  tangue  pret de l’île.

 

Lorsque le souffle du vent est invisible

la mer retient ses soubresauts rugissant

domptant le bateau, il devient insubmersible.