L'artiste

 

 

Sur une corde tendue elle esquisse un pas de danse

Dans une salle comble ou tout est silence.

 

Chaque pas leur donne de l’ivresse

Ont-ils peur d’une maladresse?

 

Elle est si petite encore une enfant 

Mais une grande dame cela est bluffant.

 

Elle est en scène pour sa représentation

Les faisant frissonner en un tourbillon.

 

Dans ses yeux des rêves d’azur

Chez elle aucune demi-mesure.

 

En habits de lumière et paillettes

La voici en vitrine cette jolie fillette.

 

Elle avance leur souffle est suspendu

Soudain un cri inattendu.

 

Elle a sauté sur un trapèze en contrebas

Juste après avoir dansé une rumba.

 

Des crépitements se font entendre

La foule debout applaudit à tout rompre.

 

 

 

 

 

La complainte du téléphone

Au fond de sa poche

Il me délaisse

savez vous que cela me blesse

je suis coincé avec une broche.

 

Moi, son portable flambant neuf

Faut dire qu’il travaille

Mais il me mélange à la racaille

Il y a même une photo de son ex meuf.

 

Il y a une odeur de tabac froid

Et c’est tout noir

Il y a même un mouchoir

C’est un passe-droit.

 

Je me blottis tout contre lui

Il sent la menthe poivrée

Vous m’en voyez navré

Voyez à quoi je suis réduit.

 

Une cigarette à moitié fumée

Contente d’être sauvée

Se dandine pour me braver

Je la pousse à s’assumer.

 

Quant au vieux briquet

A la couleur passée

Il est comprimé, j’en suis agacé

Je vais lui rabattre son caquet.

 

C’est la faute au trousseau de clefs

Je sens leurs caresses

Mais je ne peux donner de la tendresse

Allez donc vous recyclez.

 

Elles vont savoir qui je suis

Moi qui suis tactile

Je prends un air subtil

Et m’éloigne de ce tas qui bruit.

 

Je joue une belle mélodie

Une main impatiente m’attrape

Je remonte c’est pire que la varappe

Il éteint ma belle rhapsodie.

 

J’entends les mots d’amours

Que sa chérie lui susurre

Il n’y a pas de censure

Je suis devenu son Mamour.

 

 

 

 

Econduit

 

 


 

En caressant le chagrin de votre visage

Je découvre en vous la femme fleur

Vous êtes là, ce n’est pas un leurre

Mais comment accosté à votre rivage.


Espérant tout de vous

Je vous déclare ma flamme

Au pire je ne risque qu’un blâme

Mais vous déclinez un rendez-vous.

 

Votre réponse me met en colère

Mais je vous pardonne votre dédain

Je vous repousse tel un mondain

Et vous laisse dans votre galère.

 

Je suis éconduit mais j’ai vu vos yeux

Briller  comme pierre précieuse

Je pousse le badinage et deviens odieux.

 

Vous me confessez l’émoi que je vous procure

Tout en refusant de baisser votre garde

Ne voyant en moi que le péché le plus obscur.

 

A ces mots j’en reste coi

En une pirouette vous me décochez une flèche

Et je vois sur votre visage un air narquois.




 

 

 

 

Une larme

 

 

Une larme de pluie a découvert l’ennui

lorsque le vent tourbillonne en avalant les feuilles

ne laissant ça et là que de pauvres écueils

qui à leur tour vont disparaître dans la nuit.

 

Nul endroit pour se poser et faire miroiter le feuillage

les arbres l’ont perdu emporté par la dernière bourrasque

elles jonchent le sol et se collent à nos basques

demain il ne restera plus rien de ce grand babillage.

 

Une pâleur lunaire écrase les squelettes figés

nul bruit si ce n’est le cri du hibou

et moi qui erre et ne vient pas à bout

de ce texte que je fais que corriger.

 

Désolée ma plume se balade encore en Alsace et je suis malade….Alors je reviendrais bientôt me promener sur vos blogs…

 

 

 

 

 

 

Fait auprès de mon canal en cette nuit de novembre 2011

A pas comptés

 

Si il m’était donné d’arrêter le temps

ou de remonter des années en arrière

sans que cela devienne une chimère

j’aimerais de ma vie revivre des instants.

 

Mais saurai je choisir parmi une vie remplie

un moment de découragement ou un d’euphorie

car des pires moments on en ressort toujours grandis

mais les instants heureux sont toujours accomplis.

 

Faut il toujours regarder derrière pour aller de l’avant

même si il faut s’enraciner pour avancer

évitez les écueils sans se laisser influencer

il faut toujours consolider et rester  clairvoyant.

 

A l’orée de quelle passage faut il ce questionnement

est ce juste pour écrire un texte ou y a t il une raison

est-ce pour un nouveau départ avec embarquement.

 

L’essentiel à mes yeux c’est que ma vie me plaît

contre vents et marées toujours je survivrais

et pourquoi je ne le chanterais pas en quelques couplets.

 

 

 

 

 

En ce dimanche 30 octobre 2011

 

EvaJoe