Poussons la porte

Je t’aimes mon amour, mon trésor
tu es si fort
mes doigts s’affolent
ton regard m’emprisonne
et dans tes bras je chavire
je veux rester éveillée
avec toi à mes côtés
pouvoir te regarder
toute une éternité
me passer de libertés
pour à toi être enchaînée.
Je hais la monotonie
les discordes, le mépris
je te consomme jusqu’à l’excès
et je perds à nouveau pieds.

Nous voguons tel un esquif
en évitant les récifs,
à deux nous ferons la route
oubliant nos doutes.
J’ évite que tu t’emportes
pour laisser la porte
entrouverte pour notre passion
que nous vivons à l’unisson.
Même si nous préférons le silence
aux mots absurdes et méchants
évitons l’indifférence
qui détruit nos coeurs d’enfants
et fait taire nos sentiments.
Il ne faut se mentir à soi même
Lorsque l’on aime.

L'enfant de la nuit

 

Sur ces  chemins blancs  ou souffle la burle

des petits pas dans la neige à peine effacés

nous emmènent vers les Hauts  ou le vent hurle

à chaque pas l’enfant trébuche sur le sol glacé.

 

Sur le dos quelques vêtements passés à la hâte

et à ses  pieds de vieilles chaussures trop grande

pour elle, si  menue, chétive et délicate.

Elle suit  un  ancien sentier de contrebande.

 

Ou va cette douce enfant à petit pas pressés

dans ce paysage aride où naît l’incertitude.

Elle a beau se hâter il lui semble ne pas progresser

qui aura  pour elle  un peu de gratitude.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le retour du poète

Un vent de folie m’a  poussé sur des chemins peu fréquentable

j’ai perdu mon âme et je n’ai pas réussis à trouver le repos

Je n’ ai plus ma Muse, je l’ai délaissée en suis je  détestable?

J’ai ressentis la haine jusqu’au fond de mon coeur dans leurs  propos.

 

Femmes  et hommes de  papier  êtes vous perdus dans les bas fonds

Je vous sens aigris et égarés  pour ce  monde  de la poésie.

Mes  mots ont besoin de calme, de paix de sérénité, ils ne sont  moribonds

les vôtres s’ écrasent  à la face de ceux qui vous lisent en  folle frénésie.

 

Il me faut fuir et enfin me resourcer, regarder  à nouveau la neige tombée

les flocons s’envoler , tourbillonner, me haper, pousser  et m’étreindre.

Le froid glacial a envahi mon corps, la force de vos « mots » me l’a réchauffé

Je vascille comme la flamme de la bougie  mais je ne vais  plus m’ éteindre.

 

Lorsque les mots deviennent rage, méchanceté voir folie meurtrière

les poètes ressentent d’atroce souffrance et perdent leur raison de vivre.

Mais le démon des écrivains les taraudent  jour et nuit jusquà ce qu’ils cèdent

se lèvent et que sur le papier de leurs nuits bleutées enfin accouchent  sans aide.

 

Cette nuit j’ai tué vos démons, je les ai jeté aux orties de la niaiserie

laissés pour mort sur la terre gelée, je ne peux vous sauver.

Adieu pauvre d’esprit, vous n’êtes rien,il en est finis de vos causeries

j’ai claqué la  porte , il en est ainsi, jamais je n’irai vous réactiver.

 

 

 

 

De vous à moi

Trois ans se sont écoulés
sans un regard échangé.
Votre amour s’est construit
au fil des jours, des nuits.

Tu as connu les larmes, la tristesse
Il t’offre le rire et la tendresse.
puisse votre amour naissant
vivre éternellement.

Tu te noies dans son regard
 doux et envoûtant
tu découvres l’espoir
des jours différents.

Dans ses yeux couleur ciel
Ton coeur ne fait que chanter
une douce mélodie te rappelle
Ses je t’aimes balbutiés.

L’esquisse de son sourire
évoque en toi le souvenir
de ces doux instants
volés au temps.

 

L' hiver arrive

 

 

 

La nature est figée
Autour de nous tout est glacée
La voûte céleste a rejoint la terre
Nous sommes en hivers

Le ciel a saupoudré
D’un linceul sucré
Les champs, les prés
Même le canal est gelé

La rivière a perdue
Son doux clapotis
La cascade est suspendue
Entre jour et nuit

Le bois crépite dans la cheminée
Petit havre de chaleur
Pour la famille dispersée
Pour le labeur.

La lune a rendez vous avec la nuit
A notre porte un lumignon luit
Prenez le temps de vous arrêtez
Nous vous offrons l’hospitalité

Ecrit le 7 Janvier 2009