Dans un lagon somptueux où nagent des sirènes
Imaginons dans ses profondeurs des cités perdues
où dans des eaux sombres se baignent des murènes
et vivent au gré de leurs folies en des courses éperdues.
Dans cette contrée pleine d’obscur extase
il y a des fantômes au port séduisant
distillant des algues enfoncées dans la vase
en arpentant des dunes de sables mouvants.
Lorsque s’ouvre une brèche dans l’aube naissante
l’écume s’abîme alors que disparaît la nuit.
Le soleil en secret scintille en une pierre caressante
et darde de ses rayons les plus beaux de ses fruits.
Sous la caresse du vent la dune s’offre en un baiser
ou la vague en un ressac la prend et la roule
l’étreint, la force et se retire pour la laisser apaiser
portée par sa passion elle va revenir en une houle.
Écrit le samedi 4 décembre 2010
