Immensité

 

 

 

Dans un lagon somptueux où nagent des sirènes

Imaginons dans ses profondeurs des cités perdues

où dans des eaux sombres  se baignent  des murènes

et vivent  au gré de leurs folies en des courses éperdues.

 

Dans cette contrée pleine d’obscur extase

il y a des fantômes au port séduisant

distillant des algues enfoncées dans la vase

en arpentant des dunes de sables mouvants.

Lorsque s’ouvre une brèche dans l’aube naissante

l’écume s’abîme alors que disparaît la nuit.

Le soleil en secret scintille  en une pierre caressante

et darde de  ses rayons les plus beaux de ses fruits.

 

 

Sous la caresse du vent la dune s’offre en un baiser

ou la vague en un ressac la prend et la roule 

l’étreint, la force  et se retire pour la laisser apaiser

portée par sa passion elle va revenir en une  houle.

Écrit le samedi 4 décembre 2010

Premiers frimas

 

 

Mon jardin ce matin est tout de blanc vêtu

cette neige est comme une tradition qui se perpétue.

Même le canal s’est figé, sous la glace il dort

cachant en son antre de merveilleux trésors.

Les flocons tourbillonnent comme les fleurs au vent

ils vont de ci de là comme  le bateau dérivant.

les arbres nus grelottent appelant leurs feuilles rousses

encore étalées au sol et qui déjà périssent .

 

 

 

 

 

 

Ecoute

Viens , confie moi ta peine
ne garde ni rancune, ni haine
tes larmes sur ton visage
m’entraînent pour un long voyage.

Quel est ce chagrin
qui change ton destin
je vois combien tu doutes
et cela t’en coûte.

Je suis comme une sentinelle
qui par tes pleurs, tu interpelles.
Tu étais dans des habitudes
tu découvres des certitudes.

Oublie ce charmeur
au sourire enjôleur
Laisse le partir
sans lui tu peux vivre.

Ta porte est close
mais demain fleurira la rose.
Évanoui ton chagrin
dans tes mains est ton destin.

Velouté d'idées

Je ne rature plus mes poèmes
mais sont ils beaux pour autant
Les voyez vous dans ce matin blème
comme un amour naissant.

Je rédige des textes incensés
au gré du vent et de ma plume
Tout est noyé
dans un décor de brume.

C’est l’ébauche de la vie
écrit dans une gerbe d’étincelles.
je n’en connais pas la mélodie..
ce  n’est pas une ritournelle.

Je ne vous offre que du rêve
pimenté de la réalité
Voilà c’est la trêve
retombez sur vos pieds.

.

Au coeur du rêve

Un regard, une caresse
des amours naissent
dans la brume matinale
de notre rêve ancestral.

Il court comme les chimères
qui sont des mystères
lorsqu’encore allongé
je suis dans mes pensées

Un léger soupir
à mes lèvres un sourire
mes rêves sont peuplé
de folies naguère repoussées

J’erre comme une âme esseulée
sur cette falaise déchiquetée
battue par le temps
fouettée par les vents

Mon rêve s’achève
le jour se lève
dans une gerbe d’étincelles
enrobée de décibels