La saga de l’été (chapitre A suite 2)

Tout en calquant son pas dans celui de Sandie, notre homme réfléchit et se dit que la coïncidence est bien trop belle, sa meilleure gagneuse la belle Mado est la mère de cette gamine. Mais il avait pourtant donné des ordres à l’époque, qui ne les a pas suivis ? Qui lui a fait ça ? Alors qu’il est absorbé dans sa réflexion et qu’il marche tête baissée il ne voit pas la gamine s’engouffrer sous une porte cochère et lorsqu’il relève les yeux la rue est déserte. Il repart de quelques pas mais il lui faut se rendre à l’évidence il l’a perdue. Il furète de ci de là, mais la gamine s’est fondue dans le dédale des ruelles. Et pour la retrouver cela va être impossible. Mais, parfois le facteur chance permet de grandes choses, effectivement Sandie s’est trompée de bâtisse et elle ressort sous le nez de celui qu’elle avait nommé son ange gardien. Dès qu’il la voit, il fond sur elle et la récupère par le bras ; Sandie essaye de se dégager mais c’est peine perdue.

– Toi et moi nous devons discuter, pour l’instant je ne te veux pas de mal, mais si tu essayes de te sauver je ne donne pas cher de ta misérable peau

Sandie est affolée, mais elle ne doit pas le laisser paraître sinon c’est cet homme qui gagnera, que lui veux-t-il exactement ? Elle accepte de l’écouter mais refuse de monter dans sa voiture, cela ne l’arrange pas.

– Il faut que je t’explique quelques choses ma belle, tu as une dette envers moi, enfin c’est ta mère, mais vu qu’elle a disparue et que je t’ai c’est toi qui va payer

– Moi, mais je ne peux rien vous donner je suis trop jeune

– Jeune, justement c’est ce que recherche le client

– Le client, mais

– Allez je vais te montrer ce que tu feras au début, vu où tu te balades tu as dû depuis longtemps perdre ta virginité

Sandie est sous le choc des mots de cet homme et elle ne se rend pas compte qu’ils marchent et se sont rapprochés d’un bar assez sordide. Brutalement il la pousse et elle atterrit sur le carrelage fendillé du bar Sa jupe est relevée et laisse apparaître de belles jambes fuselées ce qui ne laisse pas indifférents les consommateurs. Plusieurs sifflent, et Sandie en pleurerait de s’être laissé manipuler par cet homme qui semblait si gentils il y a peu. Elle est relevée par un beau jeune homme qui la regarde d’un air triste. Elle est si mal qu’elle a envie de vomir, elle se retient mais brutalement elle vomi sur l’homme qui l’a poussé dans le bar. Tous se poussent mais c’est trop tard il a son costume blanc tout verdâtre. Il assène une gifle à Sandie et la pousse dans un couloir étroit, puis la fait entrer dans une chambre, ouvre une douche et la met dessous, elle se débat mais elle n’a pas le dessus. Il la laisse se laver et l’attend de l’autre côté avec une serviette de bain blanche. Mais la douche coule toujours et la gamine ne ressort pas. Marco, car c’est son prénom attend, il ne comprend pas pourquoi elle ne revient pas, elle doit être sérieusement malade, après tout elle lui a vomi dessus. Il jette un coup d’œil, la gamine est assise sous la douche toujours habillée et sanglote. Il la laisse un instant pour pouvoir se changer, son beau costume blanc est à jeter. Il l’abandonne dans une corbeille et interpelle une jeune femme de ménage pour qu’elle puisse récupérer son beau costume de « maquereau »

Pendant ce temps Sandie s’en veut de s’être mis dans un désastre pareil, mais elle aimerait tant savoir ce que sa mère doit à ce type, mais tout cela lui semble sordide. Elle doit s’en aller, tout d’abord, vérifier si l’homme est toujours de l’autre côté. Non il n’y est pas, la porte de la chambre a un verrou, elle le tourne, puis elle regarde de tout côté pour voir comment elle peut s’échapper, lorsqu’elle se retourne vers la fenêtre, elle se retrouve nez à nez avec le beau jeune homme du bar, il la contemple et la désire cela se lit sur son visage. Il faut dire que sa jupe ruisselle et est plaquée contre son corps, sans parler de son tee-shirt qui moule ses seins, c’est comme si elle était nue. Elle en pleure, et le jeune homme trouve la jeune fille pathétique, il s’approche d’elle mais elle recule, il lui tend la main en lui disant :

– N’ayez pas peur je ne vous ferai pas de mal

Sandie ne sait quoi en penser et continue de reculer vers la fenêtre, cette dernière est ouverte et donne en contrebas sur une petite terrasse, elle attend le moment propice car elle a peur de ce qui va se passer une fois l’autre homme revenu. Il lui faut sauter mais elle sait que sa jupe en séchant va lui entraver les jambes, il lui faut se dépêcher tant qu’elle est encore mouillée, mais rien ne sera gagné une fois en bas, elle ne sait même plus ou elle est. Au moment où elle va franchir la fenêtre, on entend des coups à la porte, le jeune homme fait signe à Sandie de se taire, et l’aide à franchir la fenêtre, il la suit, tous deux se retrouvent sur une terrasse, il la précède et descend les escaliers qui amènent directement au cuisine. Son doigt sur la bouche, il lui prend la main et la fait entrer dans de vieilles cuisines ou l’on sent la graisse chaude et rance, Sandie a un autre haut le cœur, mais rien ne franchit ses lèvres, ses vomissements se sont arrêtés. Le jeune lui explique qu’il travaille dans ce restaurant et que son chef ne va pas tarder, il lui indique un petit chemin et lui dit de s’en aller et de mettre plusieurs kilomètres entre elle et Marco. Si il se pointe dans la cuisine ce qui est probable, il fera en sorte de le retenir pour qu’elle est de l’avance, mais elle ne doit pas repasser devant l’entrée du bar, car il craint pour sa beauté. Avant qu’elle ne parte il lui fait un doux baiser à la commissure de ses lèvres mais n’insiste pas devant le regard qu’elle lui jette.

Dès que Sandie a franchi le seuil de la cuisine, elle ne sait plus où elle se trouve, elle n’ose pas demander son chemin, encore faudrait-il qu’elle croise une personne. La rue est déserte, il lui semble reconnaître l’impasse d’où elle vient de sortir. C’est celle qui mène dans la rue du bar qu’elle était venue chercher. Elle comprend que le bar existe toujours, et, que la chambre où elle s’est trouvé est bien une chambre de passe. Elle se met à trembler et court, vite, il lui faut retrouver la chambre de son frère, pourvu qu’il ne soit pas arrivé avant elle. Maintenant elle détient d’autres preuves de l’existence de sa mère, mais le tout est toujours entouré d’énigme, et, si elle dit ce qu’elle sait à son frère, il va en faire une histoire et il serait bien capable de la ramener à son foyer vitesse grand V. Et de cela elle ne le veut pas, elle veut avoir les coudées franches pour comprendre pourquoi sa mère Mado de son prénom l’a abandonné. Mais il lui faudrait un garde du corps pour pouvoir retourner dans ce quartier, car seule, elle passera à la casserole mais ce « Marco » ignore l’âge qu’elle a! Il est bientôt midi, les passants la regardent comme si elle s’était jetée tout habillé dans la piscine, il lui faut retrouver la rue et l’entrée où habite son frère, sinon il va être en colère. Après elle se changera, elle a emmené un short et un autre haut, mais elle a tout laissé dans la chambre de bonne, elle planquera ses vêtements mouillés et avisera de quelle manière elle les fera sécher. Enfin elle retrouve la rue et ses maisons à colombages, ce quartier est plus huppé que l’autre, elle se jure de bien faire attention si elle est obligée d’y retourner. Le jeune commis lui a laissé ses coordonnées téléphoniques, mais hélas elle n’a pas de portable, elle demandera à Théo de lui en trouver un, et, elle appellera le jeune homme, qui sait il pourra peut-être l’aider.

Lorsque Théo rentre dans sa chambre il est loin de se douter de ce que sa sœur a fait de tout son matin. Il voit bien qu’elle a les cheveux mouillés, mas il ne lui avait pas interdit de prendre une douche. Il espère seulement que personne n’a entendu l’eau couler. Il s’en rendra vite compte car on l’appelle avec le téléphone interne pour aller déjeuner. Il promet à sa sœur de lui remonter quelques choses pour qu’elle puisse, elle aussi déjeuner, mais elle lui dit qu’elle ne pourra rien avaler.

Rapidement Théo dévale les marches et retrouve sa mère d’accueil, mais cette dernière n’est pas seule, elle est avec sa sœur, la fameuse femme que Sandie a vu ce matin, il lui dit bonjour comme si rien ne laissait présager qu’il savait la raison de sa venue.

– Bonjour Théo, alors ma sœur me dit que tu as d’excellentes notes, j’en suis ravie, ce n’est pas le cas de ta sœur

– Bonjour, vous êtes venu pour organiser le séjour de Sandie

– Pas vraiment

– Ah ! Que se passe-t-il ?

– Ta sœur ne t’a pas donné ses temps ci des nouvelles.

– Non, depuis que vous nous avez séparé je n’ai plus le droit de communiquer avec elle, ce qui du reste doit influencer sur ses notes, moi c’est différent je suis un homme et je suis dans une famille aimante.

– Mais ta sœur est très bien où elle est !

– Non, un foyer avec des éducateurs n’aient pas le lieu idéal pour Sandie nous nous sommes jamais quitté, et elle doit subir plutôt que d’apprécier le fait que nous sommes séparés, je n’ai jamais compris la décision du juge pour enfants. Mais dans un mois je suis majeur et je compte bien lui demander la garde exclusive de Sandie.

Les deux femmes sont abasourdies par les propos du jeune homme. Ni l’une ni l’autre ne s’attendaient à cela. Ce jeune homme si bien rangé semble être fort en colère. Comme quoi même les eaux dormantes peuvent devenir torrent en furie.

– Nous en reparlerons, viens nous passons à table

Elles ne lui disent pas un mot sur la fugue de Sandie, possible que personne ne les ai encore avertis, cela lui donne du temps pour trouver une planque à sa sœur, car il n’est pas question qu’elle reste dans sa chambre, c’est le premier endroit où la police viendra mettre son nez, et, il n’a nulle envie que l’on lui en fasse subir quoi que ce soit. .Il mange du bout des lèvres, mais personne ne le remarque car il subtilise dans sa poche tout ce qui permettra à Sandie de grignoter, une tranche de pain, puis la moitié de sa côtelette, les légumes il doit y renoncer, c’est impossible, mais le fromage plié suit le même chemin, ainsi que la belle pêche. Il boit un verre d’eau, embrasse sa « Tatie » comme il l’appelle et dit au revoir à sa sœur, il prétexte qu’il doit réviser, et il rappelle à Tatie que son meilleur ami ne devrait pas tarder à le rejoindre et qu’elle soit lui ouvrir la porte cochère. Elle rit d’un rire juvénile, lui tapote les cheveux et lui promet qu’elle ne le laissera pas son copain attendre dans la rue.

Il remonte quatre à quatre les marches, Sandie dort, elle est si belle sa petite sœur, mais elle est fragile et à la fois capable de soulever des montagnes. Il met de côté la nourriture qui lui a apporté, il regarde ce que contient son placard, trouve un paquet de chips, il lui prépare une table et la laisse dormir. Il a très peu de choses à réviser, le bac commence dans deux jours, son copain par contre a besoin d’un coup de main en math, il lui a dit qu’il l’aiderait, du reste il l’a mis dans la confidence concernant sa petite sœur, et va lui demander une petit aide contre ses conseils en math.

Pendant ce temps Marco a piqué une colère contre le jeune commis et si le chef n’était pas intervenu il aurait pu lui démonter la tête comme il en avait l’intention. Mais ce dernier lui a fait comprendre que le gamin était terrorisé et que de cette manière il allait lui mettre la pression, son envie de bien faire allait disparaître, et mettre la puce à l’oreille du jeune ne servirait pas ses intérêts. Contre mauvaise fortune bon cœur, Marco s’est laissé convaincre mais il a décidé de ne pas relâcher la pression sur le commis, ce dernier a dû communiquer avec la gamine et, qui sait il le mènera peut-être directement vers elle.

La Saga de l’été ( chapitre A suite 1)

Finalement après avoir dormis plus de deux heures, Sandie a décidé d’aller se balader dans la rue et retrouver cet enseigne de bar qu’elle a gravé dans sa tête, elle a une mémoire d’éléphants quand cela l’arrange. Elle se souvient l’avoir lu la première fois sur les pages arrachées au journal de celle qui lui servait de grand-mère, cette Nanie, mais elle ne sait où cela va la conduire. Elle arpente depuis un bon moment les rues du vieux Tours, ici c’est un peu plus sordide, les hommes se retournent sur son passage, elle n’aime pas les regards qu’il lui lance. Mais elle veut savoir quelle raison à pousser sa Nanie a mentionné ce bar sur un dossier assez épais. Dommage qu’il n’ait pu le prendre dans sa totalité. Il a juste fallu que sa fille soit apparue le jour de la mort de sa mère. Il lui faut allonger le pas car depuis qu’elle a tourné dans la ruelle, il lui semble qu’un pas se calque sur le sien. Faut-il se retourner ou prendre ses jambes à son cou. Dans la panique qui s’en suit elle trébuche et de suite un homme lui prend le bras, la relève et la mange des yeux comme si il voyait une revenante.

– Vous êtes bien jeune pour vous trouver dans ses lieux, Mademoiselle !

– Seriez-vous mon ange gardien ?

– Ici je suis plutôt le diable !

– Il n’existe pas !

– Méfiez-vous, je pourrais vous le prouver, mais dîtes-moi plutôt ou vous pensez aller dans ce quartier.

– Je cherche la ruelle du Chat Botté

L’homme s’esclaffe et lui dit que cette rue ou ruelle n’existent pas.

– Ah me serais-je trompé ?

– Certainement

– Vous cherchez quoi au juste ?

– Un bar

– Lequel ?

– Je ne sais pas, j’ai lu son nom sur un papier de famille.

– De famille et bien votre famille fréquentait de mauvais endroit Mademoiselle ! Alors quel est son nom ?

– Je me souviens que du Chat Botté !

– Ce bar n’existe plus, c’était ni tout à fait un bar à strip-tease ni tout à fait un bordel, un genre de «super nightclubs» qui représentait l’envers malfamé de cette vie nocturne.

– Oh !

La pauvre Sandie se met à pleurer en entendant les propos que lui tient cet inconnu, qui la prend par la main et l’entraîne vers des rues plus animées. Il la fait asseoir à la terrasse d’un café bien connu des Tourangeaux et attend qu’elle se calme. Gentiment il lui tend un mouchoir, lui commande un Orangina et se prend une bière et attend patiemment qu’elle lui donne quelques explications. Encore un ou deux sanglots puis tout en s’essuyant les yeux et les joues, elle le remercie pour la boisson et raconte sa vie. Rapidement elle s’aperçoit qu’elle se résume à trois ou quatre lignes, puis elle lève les yeux et regarde cet homme, il est plus âgé que son frère, pire il pourrait être son père. Il la regarde intensément, que petit à petit Sandie se sent mal.

– Pourquoi vous me fixez ainsi ?

– Vous me faîtes penser à une femme

– Ah ! Et ?

– Je ne sais pas, mais vous avez cette expression qu’elle avait, mais c’est de l’histoire ancienne, personne ne l’a revue depuis son mariage ; je ne sais pas où elle est ? Pourquoi teniez-vous tant à aller dans ce bar.

– J’ai retrouvé des papiers de famille et, c’était noté dans une marge : M viendra payer sa dette au bar du chat Botté sinon….

– Alors vous êtes la fille de Mado ?

– Mado !

– Votre mère ne se prénomme pas Mado ?

– Je ne sais pas

– Comment ça, vous ne vivez plus avec elle ?

– J’ai vécu avec Nanie jusqu’à mes neuf ans

A ces mots, l’homme se lève brutalement et fait tomber sa chaise, il bredouille des mots sans suite, puis brutalement jette de la monnaie sur la table et prends le poignet de Sandie pour l’entraîner rapidement vers une belle voiture rouge qui brille de tous ses feux sous le soleil.

– Monte

– Pourquoi !

– Monte, je te dis et obéis moi !

– Je ne peux pas monter, mon frère m’attend

– Où est ton frère ?

Sandie lui montre un jeune homme à quelques pas, l’homme s’engouffre dans sa voiture en lui disant :

– Je te retrouverais.

Puis, il démarre sur les chapeaux de roue, laissant une Sandie tétanisée par la peur. Dans quelle galère s’est-elle mise et qui est cet homme qui semble avoir connu sa mère. Mais que va dire son frère, vite, il lui faut regagner le havre de paix qu’elle n’aurait jamais dû quitter. Tout absorbé par ses problèmes elle ne voit pas la voiture rouge se garer, et l’homme qui la conduisait la suivre.

A suivre

La saga de l’été ( chapitre A suite)

Elle emprunte rapidement une voie de traverse et s’engouffre dans la zone piétonnière du vieux Tours. Sandie jette un coup d’œil derrière elle, personne ne la suivie, certainement pas l’automobiliste, elle ne  pouvait abandonner son bébé. Maintenant elle doit faire vite et retrouver la maison où son frère est allé, mais comment va-t-elle réussir à le convaincre de venir avec elle.

Sandie tourne en rond depuis plus de trois quart d’heure, ses souvenirs se sont estompés. Voilà plus de deux ans qu’elle a été séparé de Théo son grand-frère. Ils habitaient tous les deux dans le vieux Tours, une charmante maison avec des bardages en bois. Son frère a maintenant 17 ans, elle sait qu’ils se reconnaîtront, elle est sa petite sœur et il l’aimait énormément, les avoir séparé les avait laissé si malheureux que Théo avait fait fugue sur fugue. Puis un jour plus rien. Sandie n’en n’avait pas compris la raison. A deux ils seront plus fort pour retrouver leurs parents, elle voulait les connaître, comprendre pourquoi ils les avaient abandonnés. On les avait trouvé tous les deux dans un parc, leurs visages mangés par les larmes. 

Elle avait déjà 7 ans et son grand-frère 9 ans. Avec  ses mots il avait raconté la ferme, la mort de la grand-mère, mais rien n’avait permis de retrouver le lieu où ils avaient habités et rien n’était venu soutenir telle où telles raisons pour laquelle ils avaient été abandonnés dans ce parc de Tours. Un appel National avait été lancé, ils avaient même eu leur photo sur le journal mais personne n’avait donné signe de vie. Par contre quand Théo avait découvert Nanie sur le sol du carrelage de la cuisine, il était allé dans sa chambre et avait récupéré des papiers sur lesquels étaient notées quelques phrases qui, à, l’époque leur avaient paru dénudés de sens. Sauf le fait qu’il y était noté que «  Marco » avait interdit un rapprochement avec la mère, et, que cette dernière se nommait M, mais la suite avait été raturée. C’était de biens maigres choses mais une chance tout de même pour la retrouver, en marge il était ajouté à la main, mais d’une autre écriture, une adresse sur Tours. Mais Sandie ne s’en souvenant pas. Elle attendait de retrouver son frère pour lui demander les papiers. Si lui était heureux dans sa famille, elle, n’avait jamais été dans une famille, et les foyers où on la déposait comme un paquet encombrant ne lui donnait pas envie de continuer à vivre de cette manière. Elle voulait se rapprocher de sa famille, savoir pourquoi on l’avait abandonné et qui était cette Nanie ? Tout cela lui martelait les tempes depuis qu’elle était seule sans son frère.

Sandie en est là de ses réflexions, lorsqu’ai détour de la rue, elle aperçoit celle qui est à l’origine de sa séparation avec Théo, une garde cette femme, voire pire. Si elle se trouve là, ce n’est pas un hasard, elle se rapproche du lieu où habite Théo, car cette femme est ni plus ni moins que la sœur de celle qui élève son frère. De plus elle travaille aux Services de l’Enfance, donc elle a aussi toute autorité pour la ramener au foyer, espérons qu’elle n’est pas au courant de sa fugue. Sandie en regardant sa montre pense que c’est impossible qu’ils aient déjà découvert sa fugue, il est à peine 7 h. Ce matin elle devait se lever seule, boire son déjeuner, enfourcher son vélo et partir bosser sur Moulin. Mais elle a beau réfléchir, elle n’a omis aucune chose, son déjeuner, elle l’a avalé, au moins elle avait quelques choses dans le ventre, laissé traîner le bol sur la table comme à son  habitude, puis pris le vélo, et là elle l’avait laissé près du bus, puis pris ce dernier et s’être arrêté bien avant Moulin où là, elle avait fait de l’auto-stop, la suite l’avait amené dans les rues du vieux Tours, où elle errait comme une âme en peine à la recherche de son frérot. Comment cette femme aurait pu savoir qu’elle était déjà à la recherche de son frère, le temps qu’elle quitte son domicile pour être sur Tours ce n’était pas possible. Donc c’était un concours de circonstance qui faisait que ce matin, cette dernière était sur le même lieu que Sandie. Ni une, ni deux, Sandie s’engouffre sous la première porte cochère qu’elle trouve, il lui semble dans un premier temps la reconnaître, cette alignée de boites à lettres, cette montée d’escalier avec sa rampe en fer forgé, tout ressemble à l’appartement où elle a vécu, mais pour être allé chez les frères des parents nourriciers elle sait que beaucoup de maisons sur Tours ressemblent à celle-là. Soudain une cavalcade dans les escaliers, un bruit de pas sur le sol dallé et un beau jeune homme apparaît. Il la dépasse d’au moins deux têtes, il lui semble qu’elle le connaît, mais il passe à la toucher et ne lui dit rien, ce n’est donc pas Théo. Mais alors que songeuse elle le regarde s’éloigner ce dernier se retourne, rougit et fait marche arrière.

–         Sandie que fais-tu là ?

–         Théo !

Il se dégage comme il peut des bras de sa sœur, puis en la repoussant gentiment la trouve de plus en plus belle. Ce sera bientôt une femme et quel ravage fera-t-elle sur la gente masculine, on ne lui donnerait pas 15 ans mais plutôt dix-huit. Gare à ceux qui vont la croiser, est-elle capable de se défendre ? Mais il lui faut savoir la raison pour laquelle, elle se trouve en bas de l’appartement de sa famille d’accueil.

–         Pourquoi n’es-tu pas monté ? Qui t’as amené ?

–         J’ai fugué

–         Encore !

–         Oui, je voulais te voir et surtout je veux que tu me donnes les documents que nous avons trouvés chez Nanie.

A ses mots, Théo est devenu tout blanc puis il pique un fard, et bredouille des mots que Sandie refuse d’entendre.

–         Non !

Son cri est horrible pour Sandie, mais il essaye de la faire taire.

–          Personne ne doit savoir que tu es là, tu vas m’attirer des ennuis, puis essaye de réfléchir, je te donne la clef de ma petite chambre, elle est côté bonne, tu dois monter les quatre étages, je te retrouverais ce soir, je te donnerais des explications, en attendant pas un bruit, personne ne doit découvrir ta présence, et évite de sortir, sauf si tu as besoin de quelques choses d’important. As-tu quelques choses à manger où à boire ?

–         Oui j’ai tout prévu, je ne suis pas partie les mains vides, je ne savais même pas si j’allais te retrouver, c’est bien parce que j’ai vu Madame Minot que je me suis cachée ici.

Théo à l’énoncé du nom de la sœur de sa maman d’accueil devient soucieux, que fait-elle là ? Il était question depuis ces jours derniers de lui permettre de rencontrer Sandie, si elle l’avait su, elle n’aurait sûrement pas fugué. Mais il préfère ne pas l’alarmer, mais elle doit se dépêcher de monter se réfugier là-haut, car Cécile peut ouvrir la porte dans les secondes qui suivent, et là ce serait à nouveau le drame. Qui sait, possible qu’il serait mis à son tour en foyer, et ça il ne le veut pas. Il suit une scolarité normale au lycée de Tours, il est même en terminale S, donc il n’est nullement question qu’on le déplace. Mais Sandie que fait-elle ? Quelles études poursuit-elle ? Il lui demandera tout cela cet après-midi car il n’a pas cours et il est censé réviser en vue du bac.

–         Ne traîne pas là, je pense qu’elle est venue voir sa sœur, mais elle sait pertinemment qu’elle dort en ce moment, elle a travaillé toute la nuit, elle est infirmière à l’hôpital Trousseau. Vas tu prends bien l’escaler des bonnes et non le principal, il est utilisé que pour les étudiants qui louent une chambre, moi je ne la loue pas mais cela me permet d’avoir un peu plus de liberté.

–         Si je croise quelqu’un on verra bien que je suis qu’une gamine.

Théo souri et lui dit tu fais plus âgée, alors n’ai crainte personne ne te posera de questions, mais silence total. Après lui avoir promis tout ce qu’il voulait, Sandie est montée, et a ouvert la chambre où son frère passait le plus clair de son temps, elle s’est allongé sur son lit et s’est endormis. Vers les dix heures après avoir fouillé de ci de là tout en remettant tout  en place, elle a regardé les aiguilles de sa montre et en a eu marre d’attendre son frère qui ne serait de retour que vers 14 h. L’attente allait être longue à ne rien faire, aussi il lui fallait bouger et essaye de voir si la rue était toujours hostile.

La saga de l’été (chapitre 2 suite 1)

Le Commissaire est abasourdis voilà que ce mort relance l’enlèvement des « Enfants PAILLET » Le garçon à l’époque était âgé de deux ans et sa petite sœur avait quatre mois. Son enquête s’était orienté vers les milieux de la prostitution pensant à une vengeance du « mac » de l’épouse de Monsieur Paillet, cette dernière en effet ancienne prostituée avait épousé le fils de la marque bien connu d’automobile de course qui avait pratiquement disparu depuis cette affaire. Où est  ce couple se demandait le Commissaire ? Renseignement pris, ils avaient divorcés, l’un accusant l’autre, et, malgré leur chagrin ils ne pouvaient plus vivre ensemble. Elle était repartis vivre au Mans dans sa famille, lui qui à l’époque habitait sur Paris mais dont les enfants étaient en vacance en Touraine habitait la maison de son enfance, c’est là ou ses enfants avaient été enlevés. Le commissaire se demandait comment on pouvait vivre dans une maison où il y avait eu un drame aussi affreux. Le père avait épousé en secondes noces une jeune fille de la bourgeoisie Tourangelle, cela le changeait de sa première femme. Il se souvenait cinq ans plus tôt de la naissance d’une petite fille qui devait combler ses parents de bonheur. Il l’avait su car le père avait demandé une protection rapprochée pour la fillette, mais cela avait dû être confié à des privés car il en avait plus entendu parler, et, pourtant au vu des résultats il fallait se rendre à l’évidence il y avait une coïncidence des plus étranges et pour en avoir le cœur net, il décide de se rendre accompagné de son jeune inspecteur à leur villa. Il veut s’assurer qu’ils ne vivent pas un nouveau drame bien qu’improbable puisque personne ne s’est manifestée depuis ce qu’il n’aimerait pas appeler un nouvel enlèvement.

A leur arrivée la grande bâtisse est silencieuse, il est encore trop tôt, mais rien ne laisse à penser qu’il s’y est vécu un nouveau drame, à leur coup de sonnette répond un aboiement, puis une jeune femme entrouvre la porte et s’efface devant les policiers, elle a les yeux rougis. Elle les emmène dans une petite pièce qui a eu ses jours de gloire mais maintenant le papier peint est défraichis et les meubles sont disparates. Pendant qu’ils attendent, ils entendent nettement des voix et des sanglots, puis la porte s’ouvre et une grande femme fait son apparition, c’est la mère de Madame Paillet, elle aussi contient difficilement ses larmes mais essaye de paraître plus revêche qu’elle en a l’air. Elle se dit étonné de leur présence, mais l’officier de police lui demande gentiment si son beau-fils et sa fille sont là ? La pauvre femme s’assoit et éclate en sanglot, elle sort  de sa poche un mouchoir passablement humide ce que constate l’inspecteur Mario, elle se tamponne le visage mais ses larmes roulent sur ses joues, c’est un puit sans fond.

–         Racontez-moi, Madame ce qui vous chagrine tant ainsi que votre bonne.

Les policiers médusés  apprennent qu’il y a 8 jours date où l’on a retrouvé l’homme de l’hôpital, leur bonne en venant à son travail n’a pas retrouvé sa petite fille âgée de 8 mois qui dormait chez ses patrons exceptionnellement, elle ne laissait jamais sa fille chez ses patrons mais elle avait un rendez-vous galant et elle devait rentrer tard, son amie et patronne lui avait suggéré de laisser son enfant.

–         Vous auriez dû nous prévenir c’est dans les heures qui suivent une disparition que nos chances de retrouver l’enfant est plus rapide.

Mais il ne peut poursuivre car à ce moment-là une femme arrive dans la pièce, elle est hystérique et ne veut pas de notre présence ici, nous apprenons que c’est la seconde épouse de Monsieur Paillet, la fille de la dame âgée. Elle se jette sur le Commissaire et essaye de le gifler, elle veut qu’ils partent, son mari ne va pas lui pardonner, il ne veut pas voir la tête d’un seul flic ici. Il faut au moins deux de ses hommes pour réussir à calmer cette pauvre femme, car ils apprennent que son fils a lui aussi disparu il dormait dans sa chambre à côté du berceau du bébé de sa bonne.

L’affaire se corse, d’un simple mort, les voilà grâce à cette tétine face à un enlèvement mais pour une partie de cette famille à un double enlèvement et ce, quinze ans après le premier. Qui leur en veut ? Et pourquoi récidiver ? Mais la stupeur est à son comble quand ils apprennent qu’il y avait un troisième enfant qui dormait paisiblement dans une chambre voisine, le voleur où les voleurs étaient mal renseignés car ils auraient dû enlever l’autre enfant.

–         Serait-ce une fille ?

–         Oui, mais pourquoi votre question ?

–         Ils ont enlevé la fille de votre bonne croyant que c’était votre fille.

La pauvre femme s’écroule sur le plancher et sanglote encore plus.

–         Où se trouve votre époux ?

–         Il est en déplacement.

–         Est-il au courant

–         Non, je ne suis pas arrivée à lui dire, mais il rentre ce soir il va découvrir l’horreur.

–         Huit jours sans lui le dire mais qu’avez-vous fait pour retrouver les enfants pendant tout ce temps.

–         J’ai envoyé un détective privé enquêté mais il ne m’a encore rien dit de ce qu’il a découvert.

–         Et vous pensez les retrouver de quelle manière ses deux enfants ? Avez-vous fait prendre les empreintes ?

–         Non !

La petite bonne se précipite dans la chambre en hurlant :

–         Séréna tu aurais dû m’écouter je te l’avais dit d’avertir la police, tu vas voir comment ton mari va apprécier tes initiatives douteuses, à croire que tu es concernée par cet enlèvement, tu as toujours eu plus d’amour pour le petit garçon et ta fille tu l’as délaisses.

Un grand froid s’installe dans la pièce, l’inspecteur note tout ce qui se dit, rien ne lui échappe, il envoie aussi une équipe faire des moulages, mais il a peur de ne pas retrouver grands choses. Mais qui sait ?

Serena se défend mais Agnès c’est le prénom de la bonne, est dubitative, quand à Serena elle hurle que c’est certainement Maud qui leur a joué un sale tour.

–         Qui est Maud ?

–         La première femme de mon mari, la mère des deux premiers enlevés.

–         Et, pourquoi l’accusez-vous ?

–         Comme ça, elle me regarde toujours d’un sale œil quand elle me voit dans le jardin en train de promener mes enfants.

–         Ce qui est bien normal et n’en fait pas une ravisseuse, mais nous allons regarder aussi de ce côté, savez-vous où elle habite ?

–         Oui, au Mans, mais donnez-vous pas cette peine cet après-midi elle sera chez nous.

–         Comment ? Et pourquoi ?

–         C’est demain l’anniversaire de la disparition des deux enfants et mon mari et Maud se rendent sur la tombe et font un pèlerinage.

–         La tombe ? Quelle tombe ? Ils n’ont jamais été retrouvés!

 

A SUIVRE

Interlude

Ma saga est sur ma tablette, un incident technique m’empêche de la connecter à mon ordinateur. Aussi vous allez être dans l’obligation d’attendre que je trouve la raison de cette panne pour lire la suite.

 

Avec toutes mes excuses, mais l’on est jamais maître de la mécanique.

 

A Bientôt

 

EvaJoe