Chapitre 2 (suite)

Lorsque quelques heures plus tard un joggeur trouve le cadavre rien ne vient étayer l’enlèvement vu que personne ne l’a signalé, par contre pour le Commissaire Bouchet cette enquête qui commence ressemble étrangement à une plus ancienne qu’il n’a jamais élucidé et qui a eu lieu quinze ans plus tôt. Mais pour ce mort il n’est pas question qu’il baisse les bras, il va diligenter ses meilleurs limiers et ils trouveront peut-être la réponse à l’énigme de sa carrière et trouver ce qu’il a raté la dernière fois.

Sur les lieux se trouvent son jeune inspecteur, comme on dit désormais son « OPJ » : Officier de Police Judiciaire, il vient de sortir de l’école et il a déjà de grandes capacités, il a déjà fait ses preuves en tant que  sous officier, il va aller au fond des choses, il n’oubliera rien et il ne passera à côté de rien, même d’une chose insignifiante aux yeux des autres. Pendant les premières constatations d’usage il s’avère que c’est un homme jeune qui a reçu à bout portant une balle en pleine tête, il a été traîné et caché dans les buissons, sans ce joggeur qui s’est arrêté à l’hôpital ce matin, on aurait dû le trouver bien plus tard. Là il y a peu de temps qu’il est tombé, son corps est encore tiède. Possible que le tueur est croisé le joggeur, il faudra vérifier ce détail. Cet individu porte un costume noir avec une chemise violette et une cravate noire, il se rendait à un enterrement il n’aurait pas fait mieux question tenue vestimentaire. Dans sa poche intérieure il trouve une enveloppe kraft avec 10 mille  € à la fois une belle somme, mais tout de même pour un contrat c’est une somme dérisoire. Que faisait-il ici ? Mais ce qu’il trouve dans la poche du costume peut lui donner une réponse, ici c’est un hôpital pour enfants, et il y a une tétine qui semble neuve ou assez récente. Le jeune inspecteur décide de mener son enquête à partir  de cette tétine, ce qui semble aux yeux du Commissaire comme une ineptie mais en ce domaine il se taira il lui a donné carte blanche, au point où ils en sont, ils ne doivent rien laisser au hasard.

 

De retour au commissariat Mario a convoqué le joggeur pour voir ce que l’autre a vu ou aperçu et qui pourrait de loin ou de près avoir un lien avec cette affaire. L’homme d’une quarantaine d’année venait à son travail il est infirmier, et chaque matin en faisant son jogging il se rend en courant à son travail. Après avoir discuté avec un ambulancier il avait vu un homme tout de noir vêtu courir en direction de la porte de service appelé autrefois la « porte Moïse » en effet on laissait les enfants que l’on abandonnait dans un berceau à cette entrée, depuis elle n’a plus servis sauf de temps en temps, mais comme tout le monde l’a constaté il n’y avait pas d’enfant. Et personne n’en a recueillis un à Trousseau, c’est bien parce que les policiers lui en parlent qu’il se souvient avoir vu cet homme, il n’avait pas de complet veston mais un jogging noir et des baskets jaunes fluo, c’est ce qui avait attiré sa curiosité. Puis une fois vers la grande entrée il avait croisé une femme qui elle portait un cosy où un bébé dormait. La femme semblait pas  très à l’aise mais comme on voyait énormément de va et viens dans l’enceinte de l’hôpital il n’y avait pas prêté plus d’attention. Mais ces deux signalements revêtaient pour l’inspecteur une importance capitale. L’homme en noir et la femme avaient-ils un rapport avec l’assassinat et la sucette, deux personnes qu’il allait falloir retrouver. Le jeune infirmier en avait tracé deux portraits robots assez convaincant, l’un avait attiré l’attention du Commissaire, l’homme était déjà connu des services de police. Il lui restait qu’à envoyer quelques hommes à son dernier domicile. Peine perdue l’oiseau s’était envolé, mais quand on dit envolé c’était que l’appartement avait été vidé, nu, plus rien ne traînait sur le sol, même pas un confetti mais c’était sans compter sur la police scientifique, qui, armé d’un matériel sophistiqué avaient trouvé quelques indices qui leur serviraient certainement, enfin le Commissaire l’espérait.

Quelques jours plus tard alors que l’enquête est à son point mort, la tétine a enfin parlée, mais ce qu’elle donne comme nouvelle est invraisemblable, en effet cette sucette a un ADN et chose étrange elle appartient avec quelques différences à celui d’une fillette disparue il y a 15 ans qui à l’époque avait à peine 4 mois. Comment cette sucette a pu se trouver dans la poche du mort dont personne ne sait qui il est. Une sucette achetée récemment dans une pharmacie et dont les résultats de l’ADN donnent des marqueurs assez proches, suffisamment pour être certain que les deux affaires sont liés. 

 

La saga de l’été ( chapitre 2)

A peine arrivé sur Tours il cherche un lieu pour déposer l’enfant qui commence à pleurer, lui avec un bébé se sent fort empoter, il n’a pas l’habitude des enfants il a juste répondu à une demande et ça lui a rapporté pleins d’oseille, mais pour toucher la suite il lui faut accomplir le travail jusqu’au bout. Tout en cherchant un endroit opportun pour déposer le bébé, voilà que l’autre se met à gémir, c’est bien sa veine. Il ne peut lui administrer une autre dose de somnifère mais tout à l’heure il aurait dû mieux lui en donner.

Enfin voici l’hôpital des Enfants de Trousseau, il dépose la petite dans une corbeille à l’entrée, qui n’a pas dû servir  depuis fort longtemps mail il y a pas mal de vas et viens et on ne devrait pas tarder à la trouver. Il part vers l voiture où il a laissé le garçon et le voit larmoyant derrière la fenêtre, il lui dit:

–         Je te ramène vers ta maman !

Maman, maman répète l’enfant comme si ce mot lui était inconnu. Allez ne t’occupe pas de ce morveux, vite direction la route du Mans, il a regardé son plan, il sait qu’il doit tourner à droite après la bifurcation, ah voici la petite route qui serpente dans la campagne, un petit chenin de terre sur la gauche , le voici arrivé, c’est un lieu assez désert, il sort de la voiture et attrape l’enfant sans aucun ménagement, il se débat un tantinet mais l’autre ne s’en laisse pas compter. Il claque la portière et monte les marches, il y a un rituel à exécuter pour que la porte s’ouvre. Il frappe deux coups puis attends et à nouveau frappe trois coups. La porte s’entrebâille et une vieille femme à l’air revêche l’apostrophe:

C’est à cet ‘heure que tu arrives?

–         J’ai eu des ennuis il y avait deux enfants.

–         Deux?

–         Oui lui et une petite fille de 6 mois!

–         Et, elle est où?

–         Je l’ai déposé à Trousseau sur Tours

–         Tu as bien fait. Tiens voici ce que je te dois et tu dois être muet comme une carpe ! Compris?

–         Oui

–         File et oublie jusqu’à cette maison, si on a besoin de toi on t’appellera par la voie habituelle.

Sans se prier il lui remet son paquet encombrant et file rapidement à sa voiture, il a terminé son travail.  Et à côté de lui il a un joli pactole. Alors qu’il va atteindre Tours, son téléphone sonne, il s’arrête prudemment et répond au message. Quand il raccroche il est en rage, il lui faut aller à Trousseau et récupérer la petite fille, il a intérêt que personne ne l’ai trouvé. Il est à peine 5 h il ne doit pas y avoir grand nombre de personnes qui passent. Après il devra se rendre à une autre adresse déposée l’encombrant paquet. Quelle malchance! Pourvu que la gamine n’est pas été retrouvée sinon il va passer un sale quart d’heure. Mais qu’est-ce que c’est que ces ordres et ces contre ordres; c’est bien la dernière fois qu’il accepte un marché pareil. C’est juste l’appât du gain qui l’a attiré.

L’entrée principal de l’hôpital est encombrée par une ambulance, il va donc à pieds chercher son paquet, le voici tout prêt du »Moïse » hélas l’enfant a déjà été retrouvé.  Et, c’est à ce moment-là que son téléphone sonne à nouveau. Au moment où il le sort de sa poche, il entend une voix lui chuchoter à l’oreille:

–         Suivez-nous

Que faire, il est bien obligé d’exécuter les ordres il a un revolver de planter dans le dos. Il avance et s’affaisse derrière les buissons, il est déjà bien loin sinon il aurait entendu ses propos lourds de conséquence: »personne ne doit rester en vie « 

–         Sa voiture s’éloigne avec à son bord un couple et un bébé dans un cosy, il passe sans encombre l’entrée et s’éloigne vers la route du Mans.

 

 

A SUIVRE

 

Pour vous permettre une lecture facile j’ai mis chapitre 2 mais vous vous doutez bien que c’est tout simplement la suite du 1

La saga de l’été (chapitre A)

Sandie marchait depuis plus d’une heure, il faisait chaud, la veille ils avaient annoncé un pic de chaleur, c’est ce qui l’avait décidé à prendre son sac à dos, quelques économies et surtout à mettre beaucoup de distance entre ceux qui s’occupaient d’elle et sa petite personne. Dès la sortie de Moulin elle avait eu de la chance un chauffeur routier l’avait avancé jusqu’à Montlouis, qui n’est qu’à quelques encablures de Tours, et depuis elle se faisait klaxonner mais personne daignait s’arrêter,  elle s’était jurée de ne jamais monter avec un particulier, ayant peur de se faire repérer plus facilement alors qu’avec les chauffeurs routiers certains ne parlaient même pas le français ils mettraient des heures à faire un signalement tant et si bien qu’ils auraient compris qu’elle avait fugué et qu’elle était recherché.

Bien entendu elle évitait de répondre à toutes questions la concernant, restait fou et mentait avec force sur son âge, de toutes façons on lui avait toujours donné plus d’années qu’elle en avait.  En ce moment elle avait à peine 15 ans, elle les aurait en fin de semaine, mais elle en paraissait 18 et c’est ce qu’elle disait. C’est aujourd’hui qu’elle aurait dû se présenter chez la fleuriste pour le stage de troisième qui lui permettrait d’intégrer en fin d’année un CAP fleuriste comme elle avait toujours proclamé, mais c’était sans compter avec les événements importants qui jalonnaient sa vie. Elle n’avait pas franchis le seuil dès qu’elle avait vu la patronne, elle avait tourné les talons, pourtant  l’enseigne de fleuriste était choisie par le foyer, mais c’était faire fi de sa vie que lui imposer cette « Rose Martin » chez qui elle avait passé une longue année de douleur, elle l’a frappait pour un rien, elle n’était pas à sa convenance, elle l’avait vite compris. A croire que son éducatrice l’avait fait exprès, elle aurait lu son dossier, elle aurait vu dans quelle famille d’accueil elle était avec son frère aîné. Mais à leurs yeux elle était une personne insignifiante, pire elle n’était qu’un pion sur un échiquier. Alors qu’elle méritait toute leur attention, mais c’était trop leur demander.

Elle en était là de ses réflexions lorsque soudain elle entend une voiture lui arriver dans le dos, elle n’allait pas s’enfuir, mais elle avait le pouce levé et si elle s’arrête elle ne pourrait que monter sinon cela pourrait sembler suspect à son conducteur. Sandie voit la voiture s’arrêter à sa hauteur, à l’intérieur une jeune femme avec son bébé.

– Si je peux vous emmener plus loin, je vais à Tours

– C’est là où je me rends.

Super pense Sandie je vais enfin gagner du temps; elle monte à l’avant comme lui le demande gentiment la femme, son sac à dos proche du bébé sur la banquette arrière. 

– Vous avez quel âge?

– 18 ans pourquoi?

– Comme ça, et vous vous rendez sur Tours en faisant de l’auto stop.

– Oui quand je rate mon bus.

Et ce matin c’est le cas vous l’avez raté, mais vous partez tôt au lycée.

Sandie se rend compte qu’elle en a trop dit et se mure dans le silence, respecté par la jeune femme, mais celle-ci se doute de la situation de la jeune fille.

– Es-tu en fugue?

– Vous ne pouvez pas comprendre

– Qu’en sais-tu? Il y a 20 ans j’étais comme toi, en rage contre la Société et je l’ai payé cher, trop cher.

Alors que la voiture rentre dans les faubourgs de Tours, Sandie profite du ralentissement dû à un feu rouge et  descend rapidement après avoir récupéré son sac à dos, l’automobiliste ne peut pas la suivre, elle la voit disparaître dans le flot des voitures qui se croisent au carrefour, elle emprunte rapidement une voie de traverse et s’engouffre dans la zone piétonnière du vieux Tours. Sandie jette un coup d’œil derrière elle, personne ne la suivie, certainement pas l’automobiliste, elle ne  pouvait abandonner son bébé. Maintenant elle doit faire vite et retrouver la maison où son frère est allé, mais comment va-t-elle réussir à le convaincre de venir avec elle.

La saga de l’été

Chapitre 1

 

Il n ‘y avait pas un bruit lorsque la longue voiture noire s’était garée dans la contre allée  de la villa. La portière avant s’est ouverte  deux pieds apparaissent chaussés de bottes en cuir noirs. On voit de temps en temps une lumière qui se profile derrière les buissons, mais pas un bruit cette personne est fort silencieuse. Soudain elle s’arrête, découpe le grillage le plus silencieusement du monde et s’introduit dans le jardin de la villa.  Il n’y a aucune lumière aux fenêtres. Selon ses longues veilles, temps qu’il a mis à profit pour vérifier les faits et gestes des habitants, il y a au premier étage une fenêtre qui reste ouverte. Bien entendu sur son plan il vérifie dans quel sens il va lui falloir s’éloigner pour trouver ce qu’il recherche et doit rapporter à son commanditaire. Mais auparavant il doit prendre et se passer une cagoule, ils ont été très ferme sur ce sujet. Il vaut mieux éviter les caméras cachés surtout qu’ils ignorent, tous, où elles pourraient se trouver. Il monte en s’aidant du sapin et enjambe la barrière de la terrasse, puis il se hisse sur la corniche et marche délicatement le long de celle-ci, il atteint rapidement la fenêtre entrebâillée. Dans un premier temps il pousse le volet seulement accroché par une targette. Puis le voici face à la fenêtre qui est à l’espagnolette, il la pousse et entre. Il atterrit délicatement sur le carrelage du couloir et de suite il se dirige vers le fond du couloir, là où doit se trouver la chambre de l’enfant.

Sa lampe électrique à la main il avance sans faire craquer le plancher; enfin le voici dans la chambre, dans un berceau dort un bébé qui ne doit pas avoir plus de 6 mois. Il dort paisiblement, dans un autre lit à côté dort un enfant plus grand environ deux ans. Cela se complique, lequel des deux doit-il enlever? Il hésite et puis il se décide, il les enlèvera tous les deux quitte à en abandonner un quelques parts si il y a erreur. D’abord endormir profondément le plus grand, quand au bébé il ne sait quel dose lui administrer. Il endort le plus grand, voilà il n’a même pas ouvert les yeux, le bébé dort  profondément il le met dans le grand sac de sport puis il prend sous son bras l’autre. Il se dirige rapidement vers la fenêtre en étant tout autant vigilant lors de son déplacement. Aucun bruit dans la maison, le voilà sur la terrasse, là ça va se compliquer avec les deux enfants, tout d’abord mettre à l’abri le bébé car l’autre a son compte il dort et ne se réveillera pas avant plusieurs heures, le bébé quand à lui peut pleurer à tout moment. En réfléchissant il se dit que ce ne doit pas être le plus petit qu’il devait kidnapper, mais il est trop tard pour faire machine arrière. Enfin après une descente périlleuse avec le grand qui pèse un certain poids, il a à nouveau franchis le grillage, il est enfin dans sa voiture et il s’éloigne rapidement.

Il tourne dans un chemin forestier pour appeler son commanditaire et lui demander quel âge doit avoir l’enfant. L’autre est étonné de sa demande car à son avis il n’y aurait pas du y avoir un bébé.

– Qu’est-ce que je fais du bébé?

Cela dépend de l’endroit où tu te trouves?

Dans une forêt!

Emmène-le dans une ville et laisse-le dans une église ou aux abords du Conseil Général, ils s’en débrouilleront.

D’accord, et je vais là où vous m’avez dit?

Pour cela rien n’a changé mais magne toi, sinon tu vas te faire rattraper par la cavalerie.

 

A suivre

 

 

 

 

La saga de l’été

Bonjour,

 

 

Je vais vous racontez une histoire qui ne sera pas à dormir debout du moins je l’espère pour vous. Car moi je ne dors pas la nuit alors je dors debout la journée…Hi hi!

 

Mais auparavant je voulais vous avertir de la manière  différente de lire que je vais vous proposez….Nous allons suivre deux histoires en parallèles, enfin quand je dis nous, je veux dire vous.

Bien entendu ces deux histoires à un moment donné se réuniront, mais je ne vous en dis pas plus aujourd’hui, j’attends vos réactions et je me lancerais dans la saga de l’été avec votre consentement ou non…Rire!

 

Bisous

 

EvaJoe