A cette dame créole…

J’ai programmé quelques textes, vous me m’oublierez point

Je vous lirais à mon retour, merci !

 

 

 

 

Une musique lancinante s’élève dans la nuit

l’on dirait le cri du charmeur de serpent

brisant en un éclair cet éclat flamboyant

qui rythme le coucher du soleil qui s’enfuit.

 

Foulant au pieds le sable blanc qui brille

l’ombre doucement se déplace 

et ondule sous la caresse du vent  avec grâce

Pour terminer sa course en un quadrille.

 

Des couleurs massepains et oranges envahissent l’île

la chaleur est lourde ce soir

une effluve odorante de frangipaniers laisse une trace indélébile. 

 

La musique doucement s’éteint

j’entrevois la dame créole de Baudelaire

disparaître  dans l’écume de la mer.

 

 

 

Insolite

 

 

Surgit de nulle part tu apparais à nos yeux

Petit soleil éclairant nos vies

illusion d’un jour pour une délicatesse inassouvis

Te voici espiègle se jouant de ce vert camaïeu. 

 

Prêt de ce mur de feuillage à l’expression idolâtre

Tu te baignes dans cette verdure 

Sortie tout droit d’un livre de la Comtesse de Ségur

Te voici seule mais capable de les combattre.

 

Un enchanteur d’un coup de baguette magique

Donne un aura de grâce 

à ta couleur jaune  dans cet univers archaïque.

 

En balbutiant mes mots je ne te fais point rougir

Tu restes là décider d’en découdre avec moi

Et je ne sais si tu es une illusion mais tu ne peux t’enfuir.

 

Pour ma participation à la  communauté des Passeurs de mots

 

Pour le thème du mois de juin :

Illusion, Mirage

 

 

 

 

Au jardin des émotions

Texte écrit pour ma prestation de ce samedi 17 mai

 

 

 

Des fleurs de papier et des lambeaux de lune

Apprivoisent le regard en bousculant l’aurore

Où dans l’herbe verte se dandinent les boutons d’or

Chahuté par des jonquilles assez opportunes.

 

En caressant la glycine accrochée à sa tige de bois

La brume s’estompe laissant place au soleil

Qui traîne en un mirage des rayons de miel

Pour offrir aux lilas un baldaquin de soie.

 

Les corbeilles d’argent se pavanent au cœur de la rocaille

En entourant les pieds des lavandes au parfum sucré

Pour qu’enfin elles s’étreignent à l’ombre de la muraille.

 

C’est au fond du jardin où le lilas s’est enfin ancré

Que le murmure de l’eau en un grand caravansérail

Donne au jardin une splendeur de feu sacré.

Là-bas en esclavage, ici Libre!

 

 

J’ai maculé ma page de larmes d’horreur

En entendant son rire j’en ai eu des frissons

Jamais nous  leur donnerons l’absolution

Depuis des années ils font vivre la terreur.

 

 Aujourd’hui se côtoient la détresse et des heures graves

Leurs filles, leurs sœurs enlevées par des fous

Qui distillent leur venin parmi des voyous

Pour agresser, violer rendre esclave.

 

Au nom de la Liberté que nous chérissons

Ne laissons pas ces jeunes filles aux mains de leurs bourreaux

Il faut les combattre sans devenir des héros.

 

Dans les conflits, rapts, guerres, point de liberté

En ce 8 mai où en France nous la fêtons

Ayons une prière, vous qui croyez, ou une pensée si vous êtes athée.

 

8 mai 2014 EvaJoe copyright

 

 

 

 

 

 

D’une rive à l’autre!

logo communautéPour la communauté des Passeurs de mots je lance le thème du mois de mars (vous avez le temps )

 

 

Que vous inspire cette photo, chacun le dira à sa manière voici ma participation (toutefois je veux qu’une où les deux photos figurent dans votre article, d’avance merci)

 

Photo offerte par SOLEDAD

 

En haïku

 

deux rives soudées

un regard perdu au loin

barque de pêcheurs

 

Photo offert par Jodaya (pour mon deuxième recueil de poèmes)

 

En sonnet

 

Des rêves d’opaline assaillent mes pensées

en contemplant sur l’eau la barque de mon enfance

où naguère avec toi je suis partie en toute confiance

pour déposer aujourd’hui des mots romancés.

 

Ici point de ressac juste le doux clapotis de la rivière

Où nous partons  ensemble avec des idées de naufrage

cherchant le long de la berge des chimères pour s’abriter de l’orage

en livrant des combats dans une folie printanière.

 

Et lorsque la barque légère se conduit sans effort

J’entend sous le souffle du vent tes murmures d’amour

où debout contre pluie et bourrasque tu es mon toréador.

 

D’une barque en bois j’en ai fait un rêve de folie

la pêche ce jour n’était point miraculeuse

Mais je préfère rester dans la mélancolie.

 

En prose

 

Sur cette barque un jour tu es monté pour partir au loin et tout quitter pour cet homme croisé au bord du fleuve, qu’as tu fais de ta vie? A part voguer sur des flots, des mers ou des océans où là tu n’as pas trouvé ce que tu cherchais car tout était ici, au cœur de ta vie. Parfois les voyages forment la jeunesse mais d’autres lui ôtent tout espoir de vivre debout, car emporter par des folies on y laisse un peu de soi-même.

(Extrait d’un texte que j’ai écrit)

 

Trois façons d’écrire, chacun prends ce qui lui correspond, et écris un texte sous la forme qu’il lui plaira.

 

 

EvaJoe février 2014 Copyright