Regard !

Sous la douceur de son regard

Une perle d’eau coule sur son visage

Ombres de la vie pour un heureux présage

Masque du temps avalant le brouillard.

 

Noyant un chagrin avant de voir naître l’espoir

En surgissant  du néant  de fantasmagoriques légendes

où autrefois il courait  pieds nus sur la lande

Il en saisit le sens en ôtant le voile recouvrant le miroir.

 

Cheveux flamboyant et yeux pailletés d’or

votre souvenir s’évanoui au fil de la nuit

Il est passé le temps et tout s’endort.

 

 

Votre regard accroche encore cette toile

Pour fuir ailleurs inexorablement

En laissant miroiter les étoiles.

 

 

EvaJoe  Septembre 2013 Copyright 

Nébuleuse de mots !

 

 

En berçant le silence de l’oiseau de feu

Le lac noie l’or dans un frisson de mots

Pour que le souffle du vent l’enveloppe d’un paréo

 Et lui donne des ailes en le poussant  à l’adieu.

 

Et sur cette image d’une plume au vent

se noyant dans des cendres d’un autre âge

la nuit de feu crie son désespoir et sa rage

A l’aube qui revient et se joue du temps.

 

L’ombre des rêves s’empare du sonnet

pour l’aspirer dans un tourbillon sans fin

en  le laissant  exsangue sur ce billet.

 

 

En pourfendant des chimères féeriques

elle  s’ enfonce dans des bras d’aigrefins

qui l’emmène dans une ronde satirique.

 

EvaJoe Août 2013 ( Copyright)

 

 

Un peu en dent de scie ses derniers temps je m’absente pour quelques  jours de fêtes et de vacances en famille. A bientôt le plaisir de vous lire. Bien amicalement

 

EvaJoe

 

 

 

 

Le peintre de la nuit!

Regard tourné vers cette subtilité incandescente

Aux confins de la terre et de la mer voici l’astre rougeoyant

Il s’impose et le voici à l’apogée du firmament

Doucement  pour que la main le suive Il amorce sa descente.

 

Devant son chevalet, sous ses doigts nait la nuit

Du jaune  il passe au noir en estompant  la rougeur

Absorbé par sa peinture il en oublie les naufrageurs

Mais en dessinant il tremble et vibre en trompant l’ennui.

 

Entre les jours lumineux et les nuits sans lune il est à son art

Sans jamais recevoir la gloire, il est là du matin au soir

Seul, sur cette garrigue mais pour lui il sort du brouillard.

 

Copie conforme de la nature sans connaître les couleurs

Impossible pour lui de faire la différence entre le blanc et le noir

Ebahis , nous restons sous son charme  ensorceleur.

L’ombre de l’encre

 

 

Elle n’entend plus le bruissement de la  plume

 Seul le tic tac de l’ horloge  déchire sa mémoire

L’ombre de  l’ encre se profile sur son grimoire

Et enveloppe la nuit d’une épaisse brume.

 

C’est dans un dernier regard qu’ enfin elle s’évanouie

poursuivant ses rêves dans les méandres de l’art

en empêchant son quatrain de disparaître dans le brouillard

Elle gomme la douleur des mains qui l’ont  trahis.

 

Et quand  le soir descend elle ressent sa détresse

En fuyant  ces instants d’égarement

elle souffle sur les maux pour emporter sa tristesse.

 

Pour qu’enfin au moment de la délivrance

En effleurant les touches de son clavier

Nait sous ses doigts déformés sa belle errance.

 

 

 

© EvaJoe  Juin 2013

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une pause en sonnet

 

 

Compterez-vous les heures en attendant mon retour

car je pars  suivre le chemin de la lune

mais je n’irai pas jusqu’aux dunes.

Je ne reviendrais que dans quelques jours.

 

Je suivrais le chemin des étoiles

de l’Est j’irai jusqu’à l’Ouest

Et dans ma tête quelques textes pour qu’à vos yeux je me manifeste.

Mais vue que je me rend à un anniversaire j’éviterais d’être cérébral….

Ces quelques mots pour vous informer de ma pause

Ne soyez pas triste, j’ai écrit des  pages et des pages

Allez donc les lire en m’attendant  en évitant le dopage.

 

Mais avant de m’ en  aller il faut que je dépose

Mon O  qui ne sera pas un mirage 

 et mes haïkus avec sa belle image.

 

 

EvaJoe  JUIN 2013