Mamie Catherine (suite)

La descente n’en finissait plus mais Catherine ne pensait qu’à une chose saisir au moment voulu la barrière du balcon de sa voisine. C’est seulement après avoir réussis à enjamber la balustrade que Catherine se laissa aller à pleurer. Elle le fit silencieusement comme lors qu’enfant elle avait un gros chagrin et qu’elle étouffait ses pleurs pour éviter le courroux de son père.

Là c’était pour éviter d’alerter cet homme, elle n’avait nullement envie qu’il vienne la tourmenter. Mais elle n’osait se pencher pour voir où il était, la fenêtre du grenier était éteinte, elle ignorait s’il était encore en haut ou s’il avait déjà regagné le bas, mais de cela elle s’en fichait. Pour l’instant il tombait une petite pluie fine glaçante, on était pourtant que début août, mais à ce moment elle avait juste besoin de s’en protéger. Il était à peine trois heure du matin, la nuit n’était pas terminée et il lui fallait se calmer l’esprit et surtout se reposer, tant pis si elle ne dormait pas, mais il était préférable qu’elle s’allonge un moment. Heureusement avant d’atteindre le grenier elle avait pris la précaution d’emporter son sac à dos, ce dernier était toujours sur ses épaules, dans sa chute il y était resté. C’était une chance, elle va pouvoir voir quels trésors il contient :

Deux barres de céréales

Une lampe électrique

Un pull 

Ainsi que sa couverture de survie, elle l’avait toujours depuis que son défunt mari lui l’avait conseillé après être resté en montagne une partie de la nuit, suite à un éboulis de rocher. Dans les poches de côté elle retrouve son thermos avec un reste de café glacé, pour l’instant elle ne s’en préoccupe pas, de l’autre côté l y a une gourde pleine d’eau. Mais elle n’a pas soif, elle a surtout sommeil. Son pull remis dans son sac à dos, cela lui fera un oreiller, sa couverture de survie l’enveloppant, elle va pouvoir s’allonger, mais juste au même moment son regard est attiré par une lumière qui clignote, étrange se dit-elle, ses randonneurs redescendent bien tard du Mont Pourris, à moins qu’il n’aient fait demi tour, mais ce qui l’intrigue davantage c’est qu’ils ne sont pas à taille d’hommes. On dirait des enfants…

Une idée lui traverse l’espace d’un instant son cerveau, pourvu que Rosine n’ait pas commis la sottise de descendre dans la nuit. Elle a fait déjà des tours pendables à ses parents, même si elle s’est toujours sortis de ses mauvais pas, il ne faut pas qu’elle descende sur Peisey, et surtout pourvu qu’elle n’est pas emmené Mathéo. Elle en est là de ses réflexions quand elle voit la lumière émettre des signes:

La lampe s’est allumée trois coups brefs, puis trois longs puis trois coups brefs; elle connait le morse mamie Catherine et ceux qui descendent aussi; si c’est Rosine elle est en danger. Elle a appris le morse avec sa mère qui est sa propre fille. Il faut lui répondre et tout de suite:

  •  » Rosine ne vient pas à la maison, il y a des hommes dangereux »

 

Voilà s’est fait, elle va attendre la réponse; enfin la voici:

  • « chez nous aussi Mamie!

Ah! Mais si c’est Rosine ou sont ses parents?

 

A suivre…

 

 

Mamie Catherine

Mamie Catherine a demandé à Mathéo s’il avait envie de rester avec sa cousine Rosine et son cousin et devant sa réponse affirmative, mamie Catherine a décidé de s’en retourne chez elle. Ayant refusé la voiture de son gendre, elle a repris sa longue marche sur le chemin qu’il a ramenait au village de Peisey. En chemin elle avait cueilli quelques fleurs qu’elle ferait sécher pour l’hiver qui ne tarderait pas à venir afin d’en boire de longues tasses avec ces amies qui restaient l’hiver pour accueillir la flopée de touristes qui skiaient sur le domaine.

Mamie Catherine n’avait peur de rien, la preuve elle écrivait des policiers à faire dresser les cheveux sur la tête, mais quand elle redescendait elle ne s’imaginait pas la nuit d’épouvante qu’elle allait traverser. Mais pour l’instant elle flânait dans ses montagnes qu’elle aimait tant.Le bruit du ruisseau au tournant avait un bruit de clochettes en cette fin d’après-midi, aussi ne fut-elle pas étonnée de croiser un jeune berger, inconnu d’elle, mais ce dernier lui adresse un amical bonjour:

  • Bonjour jeune homme, Le Pierrot n’est pas là cette année?
  • Non il m’a laissé sa place je suis son petit fils!
  • Ah le jeune Mathurin, c’est donc toi, et bien tu es fort grand, tu as quel âge?
  • J’ai 17 ans
  • Ah oui, le temps passe vite, tu es assez fort pour me descendre une meule de Beaufort
  • Je me ferais aidé, ne vous inquiétez pas, à demain
  • Entendu à demain, 

Puis, mamie Catherine continue son chemin, elle a hâte de rejoindre son chalet, là ou elle a vécue toute sa vie puisque c’est le chalet de ses parents. Quand elle arrive, il fait presque nuit, faut dire qu’elle s’est passablement attardée à tailler la bavette avec sa voisine, la jolie et douce Christelle, une jeune femme qui c’est installée au village depuis le début de l’année, conquise par le charme du village, elle n’a pas regagné la ville et depuis elle exerce son métier de médecin à a campagne, elle ne tarderait pas à repartir sur les routes pour répondre à un appel pressant d’un malade ou d’une femme sur le point d’accoucher. Après avoir mangé les restes de la veille, mamie Catherine s’est installé dans ce lieu qu’elle a toujours privilégié son salon et plus particulièrement près de la fenêtre où elle a pour habitude d’ écrire ses policiers. Mais là sous sa plume qu’elle trempe consciencieusement dans l’encre elle a l’ébauche d’un livre pour enfants. Ce sont les peurs de Mathéo qui l’ont convaincue à l’écrire. Puis le soleil décline dans la vallée, la nuit peu à peu obscurcie la vallée. Mamie s’est dévêtue après une bonne douche chaude, elle est allée fermer la grande porte d’entrée, puis elle s’est installée dans son lit pour lire un roman qu’une amie lui a conseillé. Elle a dû s’endormir, car sa lampe est allumée et son livre gît au sol, mais ce n’est pas le livre qui est tombé la raison pour laquelle elle se sent mal, c’est parce qu’elle entend des pas chez elle. Serait-ce Guillaume? Non! Elle entend plus qu’elle ne voit un chuintement, elle connait ce bruit, c’est celui de la chambre où jusqu’à hier a dormi Mathéo, Guillaume serai d’abord venu la voir, elle en est certaine ce n’est pas un ami qui furète de ci de là. Elle songe à appeler son gendre, il est certainement au chalet en train de lire, il se couche fort tard, mais hélas son téléphone n’est pas à portée de sa main. Que doit-elle faire? Se lever sans faire de bruit, oui, voilà, et elle éteindra sa lampe de chevet, personne n’est encore rentré dans sa chambre. Mais où va-t-elle se cache? Il est temps de passer à l’action se dit-elle? Emporter son téléphone, ses vêtements de ville, son sac à dos, et elle se précipite sans faire aucun bruit dans le petit réduit qui monte au grenier et qui part de la chambre qu’elle a choisis depuis qu’elle est veuve. Elle referme soigneusement la porte et monte l’échelle de meunier, arrivée en haut elle retire l’échelle. Elle marche doucement, elle connait les planches qui pourraient révéler sa présence, elle se dit en son for intérieur qu’écrire des romans l’aide aujourd’hui, car elle aime retracer dans ses écrits les moindres détails. La voici dans l’espace enfants où ici elle va pouvoir se reposer, mais auparavant elle doit appeler son gendre pour qu’il puisse intervenir. Soudain, elle songe qu’il y a un autre accès au grenier, il lui faut vérifier si la porte est bien verrouillée de l’intérieur, Mais elle se demande si l’intrus ne va pas trouver la clefs, cette dernière est suspendue dans sa chambre, mais elle est derrière la porte, et il faut le savoir.Car, en général on ouvre la porte on ne va pas derrière celle-ci voir s’il y a quelques choses. Il lui faut retrouver sa sérénité et appeler son gendre.

Hélas elle a beau laisser sonner de longues minutes, personne ne lui réponds, il a dû quitter le chalet pour se rendre  dans la vallée, mais cela ne pressait pas tant que ça, et pourquoi son téléphone sonne et qu’il ne lui répond, pas, voilà déjà 30 minutes qu’elle lutte contre le sommeil quand elle entend des drôles de bruits dans l’habitation. Par la porte qui donne au grenier et qui est dans sa chambre, elle entend alors ces paroles:

  • La vieille on sait que tu es chez toi, on cherche une échelle et on viendra te faire avouer tes crimes.

Mamie Catherine se garde bien de lui répondre, cet homme semble seul, personne ne lui parle, pourtant il a employé le mot on..Que doit-elle faire? Pour l’instant elle ne fait aucun bruit, ne mettant pas en alerte ceux qui doivent chercher son petit fils, mais dès qu’ils se seront éloignés elle appellera la gendarmerie d’Aime, mais il lui faudra chuchoter et être le plus discrète possible, sinon ce dingue va la torturer, voire la tuer.

La gendarmerie d’Aime n’a pas daigné lui répondre, enfin elle ne sait même pas si elle a appelé le bon numéro car elle est fort étonné que personne ne soit de garde.Quels numéros a -t-elle pu faire? Elle a réussis à s’assoupir et ce sont des éclats de voix qui l’ont à nouveau réveillés, ils sont donc deux. Voire plus, ah se dit-elle ce n’est pas bon du tout cela. Elle les entend se disputer:

  • Puisque le gamin n’est pas là, nous devons mettre la main sur la vieille; 
  • Mais es-tu certain qu’elle est rentrée chez elle?
  • Oui, mais je t’ai dit depuis le début qu’elle était seule sans le gamin, de plus je n’ai pas pu la suivre car le village était sensiblement hostile à ma présence, je ne sais si l’enfant est chez de la famille ou si elle a emmené dans la vallée sans que je m’en sois rendu compte.
  • Ce sont des racistes
  • Non, je pense que cela n’a aucun rapport, le gendre est inspecteur de police et il a dû faire un signalement, aussi je préfère me retirer sur la pointe des pieds et vous laissez agir mon Commandant!
  • Ah nous voilà mal, si l’homme est Commandant pense Catherine!

Un grand brouhaha se fait entendre, l’homme qui a fait peur à Mathéo et secouer Rosine vient de tomber de l’échelle, si c’est l’échelle de la remise songe mamie Catherine s’est bien normale elle est vermoulue et elle a dû se casser sous son poids. Il hurle de douleur, mais l’autre ne le ménage pas, il essaye de le relever, et il crie de plus belle, il a dû se casser le pieds pense Catherine, tant pis pour lui, les gendarmes le cueilleront plus rapidement. L’échelle à nouveau grince, vite il lui faut aller se cacher ailleurs, pendant qu’il monte par là, elle va passer par la fenêtre qui donne chez ces voisins, bien entendu c’est risqué; mais elle n’a pas vraiment le choix. Au moment où elle ouvre la petite fenêtre qui donne sur la petite rue avec sa voisine, elle entend un juron et voit une lumière qui passe au travers de l’interstice de la porte du second grenier.L’homme a réussis à franchir l’obstacle, vite, elle doit passer sur le bord de la fenêtre, la refermer et se plaquer contre la paroi du chalet et attendre que l’homme soit repartis, si elle ne peut faire autrement elle sautera sur le balcon de ces voisins qui est en contrebas. Elle n’a pas réellement peur de se faire mal, elle fait encore du ski et de plus elle est assez souple, mais elle aurai préféré dormir au creux de son lit.

Quand la fenêtre s’ouvre, elle retient son souffle et ne fait aucun bruit, pour se glisser dehors il faut être folle comme elle, mais ne dit-on pas que la peur donne des ailes. La fenêtre se referme, mais à nouveau elle s’ouvre, évidemment elle sait qu’il va comprendre qu’elle se cache là, en effet la fenêtre était entrebâillée, elle ne l’avait pas refermer, mais elle l’entend rire et il lui lance:

  • Si tu es là la vieille, et j’en suis certain, je t’attends, c’est toi qui va me supplier de t’ouvrir la fenêtre, alors bonne nuit, je te prépare le petit déjeuner demain avec des croissants.

Elle est légèrement habillée, mais il lui faut maintenant essayer de prendre une position moins dangereuse, car elle sent que la planche sous ses pieds n’est pas stable, et, elle a du mal à tenir son équilibre, elle sait que l’homme est encore derrière la fenêtre, elle en est certaine. C’est à ce moment-là que son téléphone vibre dans sa poche. Son gendre, la gendarmeries qui peut l’appeler en pleine nuit? Si elle ne répond pas les uns comme les autres vont s’inquiéter et qui sait ils monteront ici et elle sera délivré. Mais au moment ou elle se décide à répondre, elle entend un bruit terrible c’est la planche qui vient de céder. Elle entrevoit le balcon, elle essaye de contracter ses muscles et se laisse glisser dans le vide espérant pouvoir récupérer la rambarde située au niveau du balcon du salon.

A suivre…

 

 

.

 

Rosine

  • Arrêtez !lâchez-moi !

Rosine crie tellement fort que l’homme la laisse et disparaît dans la petite ruelle où il avait intercepté l’enfant. Rosine se précipite vers Mathéo et essaye de  l’entraîner  vers le petit chalet que ses parents louent chaque été. Mais Mathéo est incapable de bouger, il est comme une statue, tétanisé par la peur, il arrive enfin à bredouiller:

  • L’homme de l’avion, c’est lui

Et il s’évanoui au pieds de Rosine qui crie d’une voix tonitruante:

  • papa, maman, mamie au secours.

Mamie a entendu le cri de sa petite fille, elle songe immédiatement à Mathéo, ce dernier doit avoir un souci, son gendre la suit de près, seule la maman reste auprès du petit dernier parce que son état l’empêche de courir, en effet elle attend un enfant et c’est dans les prochaines semaines.

  • Rosine, que se passe t-il?
  • C’est Mathéo il est mort!
  • Mort?
  • Oui, il ne bouge plus.

Rapidement sa mamie et son papa s’accroupissent auprès de l’enfant, mais celui-ci ouvre déjà un œil, puis l’autre. La mamie interroge la petite fille, mais celle-ci semble gênée, aussi c’est son papa qui prend le relais:

  • Rosine tu ne dois pas nous cacher quoi que ce soit, qu’est-il arrivé à Mathéo?
  • Il a vu une personne qu’il connaissait et je crois qu’elle lui fait très peur,
  • Qui était-ce? L’as-tu vu? Et toi tu n’as pas eu peur?
  • Il a bien essayé de me menacer
  • Quoi?
  • Oui, il m’a serré le bras en me disant si tu parles je viendrais te tuer; mais papa tu es fort tu vas bien l’empêcher de le faire

Son papa ne va pas répondre le contraire à sa petite fille, il la rassure et lui dit de retourner au chalet avec sa maman, quant à Mathéo il le prend dans ses bras et retourne en compagnie de sa belle-mère dans le chalet, surtout que le petit village s’est réveillé de sa torpeur, et il y a du va et vient du côté de la petite place. Ce n’est pas la peine pense le papa de Rosine de se donner en spectacle, autant régler ce problème à l’intérieur. Rosine doit répondre aux questions de son papa, elle ne se fait pas prier, cet homme grand et noir ne lui fait pas peur, au contraire elle va pouvoir mener, elle aussi son enquête. Cet oncle qui vient de tomber du ciel et son cousin très gentil ont l’air d’avoir des secrets. Rosine aime bien les mystères, dans les livres qu’elle lit elle est toujours la policière et mène les enquêtes et trouvent souvent qui est le coupable, même son papa est admiratif, il lui dit souvent :  » tu es comme moi, à ton âge je résolvais les enquêtes de mes livres. »

  • Si je comprend tout à ce que tu viens de nous dire, tu t’es aperçu qu’une lumière brillait dans le haut du village et curieuse comme tu l’es tu es allé voir qui vous observait à la jumelle.
  • Oui papa, mais cette lumière était dirigé sur Mathéo
  • En es tu certaine Rosine?
  • Oui papa, puis tu vois Mathéo il le connait cet homme grand habillé en noir et son visage est de la même couleur que celui de mon cousin.
  • C’est un Africain?
  • Oui
  • Est-ce qu’il parlait bien le français?
  • Je n’ai pas compris tous ces mots, mais quand il m’a menacé il a parlé doucement mais j’ai vu qu’il le pensait très fort.
  • Bon, pour aujourd’hui vous allez rester à l’intérieur, et ce soir je vous descendrais tous au chalet de mamie.
  • Oh non papa, demain on doit faire le jeu de piste avec la colonie du chalet bleu!
  • Ah oui c’est vrai, bon tu restes mais après-demain je t’emmène chez mamie.
  • Mathéo il peut passer la nuit à la maison?
  • Si ta grand-mère est d’accord pourquoi pas, de toutes façons cet homme se fera repéré s’il reste la nuit au village, déjà qu’il a fait sensation je ne pense pas qu’il revienne ici de si tôt.

Pendant que les grands personnes discutent dans le salon avec quelques uns de leurs amis, les deux enfants jouent tranquillement dans la chambre de Rosine. Mais cette dernière est une petite curieuse et la vie de son cousin l’intéresse au plus haut point, et elle lui pose de nombreuses questions, ce dernier lui répond d’autant plus qu’il est plus jeune et ne comprend pas la raison pour laquelle sa cousine veut tout savoir de lui.

  • Mathéo c’est comment l’Afrique, tu vivais dans une grande ville ou dans la brousse?
  • J’étais dans la capitale à Djibouti, mais ma maman est d’un village qui s’appelle « Obock », elle est « Afar » c’est mon papa qui me l’a dit.

 

Après lui avoir dit tout ça d’une petite voix larmoyante, Rosine ne sachant pas ce qu’elle devait faire, est allée chercher la mappemonde, mais Mathéo est plus jeune qu’elle et chercher son pays dessus lui a été impossible. Mais Rosine est tenace elle va trouver toute seule. Voilà, elle a trouvé mais quand elle veut montrer où se trouve le pays où il vivait à Mathéo ce dernier s’est endormi sur la moquette de sa chambre. Tant pis elle lui le fera voir ce soir, puisqu’ils vont rester ensemble.Elle laisse le petit garçon endormi et descend jusqu’à la salle où les grandes personnes discutent, et ce qu’elle entend lui fait froid dans le dos.

  • Es-tu certain de ce que tu avances Maman?
  • Oui, c’est ton frère qui me l’a dit avant de retourner là-bas!
  • Belle-maman il se nomme comment ces fous?
  • La maman de Mathéo a été enlevée par des militants du FLCS, pensez-vous que celui qui a été vu recherche Guillaume et veut essayer de kidnapper Mathéo pour faire pression sur Guillaume.
  • Il ne connait pas la mentalité de nos villages, qu’il remette un pieds chez nous et il sera vite arrêté, voire conduit à la frontière. Qui est-il? Il va nous falloir joindre Guillaume pour qu’il puisse nous en dire davantage.
  • Il m’a juste dit de me méfier et de faire très attention.Je dois veiller sur ce petit bonhomme, ne crois-tu pas qu’il serai moins exposé ici plutôt qu’à Peisey.
  • Je vais appeler mes anciens collègues de Bourg Saint Maurice et nous allons être prudent.

Lorsque Rosine entend le brouhaha, elle sait que tout le monde se lève, vite elle reprend l’escalier et rejoint son cousin, quand son papa accompagné de sa mamie arrive ils trouvent les deux enfants sagement installés sur la moquette en train de feuilleter un livre sur la montagne. Leurs deux têtes sont fort proches et c’est sur la pointe des pieds que les adultes repartent, rassurés que les enfants n’aient point entendu leur conversation, mais c’est sans compter sur Rosine la petite détective.

 

A suivre…

 

Toutes mes sources sont véridiques mais tout est faux , c’est juste mon imaginaire qui prend des faits existants et en fait cette histoire. Le FLCS existent bien. Pour ceux qui ont envie de savoir qui ils sont c’est ici 

Un étrange personnage

Tout en montant vers les Lanches la grand-mère pense, que ces individus qui se sont arrêtés de les suivre, vu qu’elle s’est engagé avec s petit fils sur les chemins de montagne, et qu’une belle voiture ne peut les suivre, vont essayer de kidnapper l’enfant dont elle a reçu la garde par son fils pour faire pression sur son père. Elle se demande ce que son fils a vu qu’il n’aurait pas dû voir là-bas. Mais ce dernier lui en a dit le moins possible certainement pour la préserver, elle et l’enfant. 

  • Regarde Mathéo la montagne qui a un petit voile c’est le Mont Pourris, ton papa l’a gravis avant de s’en aller en Afrique.

Mathéo ouvre des yeux grands comme des soucoupes, cela lui semble impossible à son papa d’être allé tout là-haut lui qui dit que marcher dans un désert c’est bien trop fatiguant.

  • Qu’en penses-tu Mathéo?
  • Mathéo dit que son papa n’aime pas marcher comment a-t-il fait pour grimper tout là-haut. 
  • C’est son papa qui l’a emmené, il était guide de Haute Montagne
  • Mathéo ne sait pas ce que c’est qu’être guide,
  • c’était lui qui accompagnait les cordées, enfin les gens qui voulaient grimper sur les glaciers.
  • Les glaciers Mathéo il connaît il les a vu sur le livre d’images de son papa.
  • Et bien sur ce livre tu as bien vu ton papa,
  • Oui mais il était petit.

La grand-mère est fort amusée par la réflexion de son petit fils, en effet Guillaume n’avait que 17 ans sur les photos de l’album qu’il a emporté dans sa fuite. Elle comprend que pour l’enfant ce n’est pas le papa qu’il a. Il a vieillis et un pli lui barre la bouche, le peu de temps qu’il est resté elle n’a pas retrouvé l’éclat d’espièglerie qu’il avait autrefois dans ses yeux. Son regard est à la fois triste et il semble désabusé, elle espère se tromper, mais l’Afrique ne le rend pas totalement heureux, à moins que ce soit la disparition des siens qu’il est mis dans cet état. Mais elle a bien sentis qu’il y avait un secret, mais il ne lui a rien confié de ses tourments.

  • Mamie on va bientôt arrivé parce que Mathéo est fatigué
  • Oui mon poussin, nous y serons juste après le bosquet.Ici nous sommes dans le Parc Naturel de la Vanoise, les gens que tu vas voir ne viennent que l’été, car la route l’hiver est impraticable à cause de la neige. Il faut monter soit à pieds par le chemin que nous avons empruntés soit en raquette.

Mathéo ouvre de grands yeux, tout est nouveau pour lui, mais il trouve tout beau et applaudis à chacun des mots de sa grand-mère.

  • Dans le chalet tu vas rencontrer ta cousine, elle a 8 ans quant à son petit frère il a un an de moins que toi, ce sont tes cousins, tu vas faire leur connaissance. Il y a aussi leur maman, la soeur de ton papa et son mari, ce sont ton oncle et ta tante.
  • Mathéo a aussi une tante en Afrique, mais Papa ne m’a pas dit où elle était en ce moment. C’est la petite soeur de ma maman.

La grand-mère trouve que son petit fils a des conversations d’enfant plus grand, elle est fort étonné mais ne lui dit rien, elle est soucieuse.

  • Voilà nous sommes arrivés au chalet de l’edelweiss, regarde c’est cette jolie fleur, tu la trouves belle?
  • Mathéo trouve qu’elle n’a pas d’odeur mais on dirait une jolie étoile. Alors oui, elle est belle!

Au même moment une fillette sort en courant du joli chalet en bois, c’est la cousine de Mathéo, mais l’aïeule n’a pas le temps de faire les présentations que la petite fille se pends au cou de sa mamie en criant:

  • Mamie est arrivée!

Puis brusquement elle s’aperçoit que cette dernière n’est pas seule.

  • C’est qui Mamie?
  • C’est ton cousin!
  • Mon cousin, mais pourquoi il est plus bronzé que moi?
  • Parce que sa maman est Africaine et que sa peau est plus sombre.
  • C’est quand même mon cousin?
  • Oui car son papa c’est mon fils aîné et qu’il est le grand-frère de ta maman.

Dès que Rosine a entendu ça, elle se précipite vers la maison en criant, maman ton frère est revenu il a amené son fils. Sa maman se précipite et découvre sa mère avec un petit garçon qui a le regard de son frère.

  • Maman? Où est Guillaume?
  • Rentrons je vais t’expliquer, Rosine peux-tu rester avec Mathéo, je dois discuter avec ta maman.

La petite fille ne se le fait pas dire deux fois, elle glisse sa main dans celle de ce cousin tombé du ciel et se précipite avec lui dans le petit pré en contrebas là où jouent une dizaine d’enfants. Bien entendu que leur arrivée fait sensation. Mais Rosine explique que Mathéo est son cousin et la fillette a déjà énormément d’ascendant sur  ses amis, que personne n’ose dire un mot. Tous intègrent rapidement le petit garçon dans leurs jeux. Mais Rosine qui est très observatrice s’aperçoit rapidement qu’il se passe quelques choses d’étranges. Une lumière se reflète sur Mathéo comme si on le suivait ou alors comme si il était observé, sans rien dire à personne elle s’éloigne un peu et voit un homme qui se dissimule derrière un bosquet, il a certainement une paire de jumelle mais il ne s’est pas rendu compte que le soleil se reflétait dedans. Son papa est inspecteur de police sur Paris, et, elle aime déjà bien faire des petites enquêtes ce qui fait toujours rire son papa, mais là, elle voit bien que ce n’est plus un jeu, cet homme observe son cousin. Son papa lui a toujours dit de ne jamais prendre d’initiatives seule, de toujours lui faire part de ce qu’elle trouvait bizarre, aussi elle va vite lui dire ce qu’elle a vu, quand soudain devant elle apparaît un grand homme habillé tout en noir avec le visage encore plus noir.

  • Où va-tu bel enfant?
  • Je joue et mon papa m’a toujours dit de ne jamais parler avec des inconnus
  • Je suis l’oncle de Mathéo
  • Non ce n’est pas vrai;

Mais au moment où l’homme va lui répondre, Rosine entend sa maman l’appelé ainsi que son cousin. Au moment où elle part l’homme la prend par un bras et tout en la secouant lui dit:

  • Si tu dis à quiconque que tu m’as vu, je viendrais te tuer la nuit.

A suivre…

 

Mathéo

Aussi silencieusement qu’il était arrivé, Mathéo est retourné dans sa chambre, il est petit mais il a déjà compris beaucoup de choses. Son papa a beau lui les cacher il sait que sa maman a été emmené par des méchants messieurs ainsi que sa grand mère Fath.

Mathéo ne connaît pas le pays de son papa, juste sur des photos que son papa lui a montré. Mais il ne sait pas ou est son grand-père, il ne l’a pas vu, lui aussi a dû être enlevé, pourtant son papa lui a expliqué dans l’avion que la France était un pays civilisé. Depuis que sa maman a disparue il dormait avec son papa, mais là il est tout seul et la maison est grande, il a à nouveau peur et la petite lampe est éteinte. Il n’ose pas appeler sa grand-mère et encore moins son père, normalement il n’aurai pas dû le voir c’est bien parce qu’il s’est levé qu’il les a vu tous les deux en train de pleurer. Rien que de se souvenir de leurs larmes Mathéo se met à pleurer ce qui alarme son père qui dort dans la pièce à côté. Que faire, allez le consoler, mais alors il saura qu’il est là, aussi quand il entend sa mère se lever il ne se lève pas et ce, au prix d’un grand effort, dans moins de trois heures il sera reparti pour Djibouti.

L’aïeule se penche sur le lit où son petit fils ne peut retenir ses larmes, il sanglote, mais la grand-mère sait ce qu’il faut faire, elle prend l’enfant dans ses bras et le câline, petit à petit les larmes se tarissent, l’enfant le pouce dans la bouche se rendort, elle attend quelques instants et délicatement repose son petit fils dans le lit, remonte le drap puis la couette, allume à nouveau la petite lampe et sur la pointe des pieds se retire. 

Quand le papa de Mathéo quitte le chalet familial l’enfant dort tranquillement, il s’approche de son tout petit et lui dépose un baiser délicat sur le front, l’enfant bouge à peine, il dort profondément, le papa voit la trace des larmes sur sa joue satiné, il les essuie et embrasse son petit visage encore gonflé par les sanglots. Puis doucement il prend son sac à dos et s’en va sans faire de bruits.Auparavant il a embrassé sa mère qui ne dormait pas et écrivait dans son petit salon.

Il est 9 h le soleil est levé, Mathéo vient de montrer son bout de nez, sa grand mère l’attendait dans la cuisine, elle sait ce qu’il boit le matin, pour la nourriture elle avisera au fil des jours; les petits déjeuners à Djibouti était fait de bouillie d’avoine accompagné de mangues, de goyaves voire de bananes et sa maman lui faisait un  pain qui ressemblait à une grosse crêpe « le lahoh ». Alors ce matin sa mamie lui a mis sur la table du thé qu’il lui arrive de boire quelques fois, des céréales, une banane et des crêpes, va-t-il accepter ce repas, rien m’est moins sûre mais il faut essayer. Ses premiers mots sont pour sa mamie:

  • Mathéo a faim et chez mamie ça sent bon

Pour l’aïeule ces quelques mots sont déjà une petite victoire, et lorsqu’elle voit son petit fils dévoré ce qu’elle lui a préparé elle est convaincue qu’entre eux deux il y a des chances qu’avant la fin des vacances ils s’entendent bien. Toutefois elle pense à son fils, qui est repartis vers sa vie, le pays qu’il s’est choisis, sa femme qui attend un enfant, va-t-elle pouvoir survivre à la privation de son enfant, aux coups. Personne ne sait ce qui s’est réellement passé, son fils a émis quelques hypothèses mais pour elle, qui vit en France, là-bas c’est inconcevable. Il connait de nombreuses personnes, il est capable de se débrouiller seul, mais combien de temps va-t-il s’écouler avant son retour en France auprès des siens, et ramènera-t-il sa femme, et leur enfant. Mais la grand-mère qui était plongée dans ses questionnements sent qu’une petite main vient de se glisser dans la sienne. Mathéo a tout dévoré et il voit bien que sa grand-mère pleure.

  • Mathéo ne veut pas que sa mamie est des larmes dans ses yeux, Mathéo veut aller voir la grande montagne.
  • Tu veux aller te promener?
  • Mathéo veut bien
  • Alors met ce petit blouson, tes chaussures, une casquette ayant appartenu à ton père et nous y allons, mais on va s’arrêter au village pour prendre quelques victuailles.
  • Mathéo ne connait pas les victuailles, qu’est-ce que c’est?
  • C’est de la nourriture,
  • du pain?
  • Oui et pleins d’autres choses que ton papa aimait bien.
  • Alors Mathéo veut bien,

Pendant que sa grand-mère se prépare, Mathéo regarde par la fenêtre, il voit à quelques mètres de la maison un homme de son pays qui regarde de ce côté. Dès qu’il voit sa mamie il remonte dans sa voiture noire, la mamie l’a aussi vue, elle fronce les sourcils, qui peut bien avoir un chauffeur? Mais elle ne doit rien dire ou faire part de sa frayeur à son petit fils, par contre elle va passer voir son gendre pour lui demander de se renseigner, il est en vacance avec sa fille au chalet des Edelweiss en montant vers les « Lanches », il saura faire marcher ses connaissances, après tout il est inspecteur de police sur Paris, mais il connait pas mal de gens sur la vallée. Cette voiture portait le sceau officiel d’un pays, mais elle ne connait pas celui de Djibouti, elle va faire un croquis pour éviter de ne plus d’en souvenir lorsqu’elle verra son gendre. On serai donc déjà sur la trace de son gamin? Et bien ils ont fait vite se dit-elle en son for intérieur. Comment faire pour protéger son petit fils? Ici en France et à Peisey- Nancroix petit village de  Savoie ce serai bien malheureux qu’il y est un autre rapt, et en quoi un enfant de 6 ans et demi pourrait les déranger.

A suivre…