Le souterrain de la désespérance (suite 7)

Huit jours auparavant le père de Marine s’était rendu chez les parents de Claudie, il était loin de s’imaginer de ce qu’il allait découvrir lorsqu’il sonne à leur porte. Après les formules de politesse, le père de Claudie apporte la précision à Monsieur Duchamps, que lors de la disparition de leur fille, des témoins ont vu une camionnette blanche. Pour la première enquête la description était trop évasive pour que la police puisse donner une suite. Leur fille courait autour du lac tous les matins et il la récupérait à la sortie du bois pour l’emmener au lycée. Ce jour-là par malchance ils avaient eu leur voisine qui s’était cassé la jambe, et leur fils était venu les avertir, et, lorsqu’ils étaient arrivés au point d’eau face à la seconde maison ils n’avaient vu qu’une camionnette blanche au loin, pensant que leur fille avait du retard, ils avaient attendu quelques minutes. Hélas elle n’était jamais arrivée ! 

Aussi quand Mr Duchamps entend parler de la fameuse camionnette blanche, il fait rapidement le rapprochement, mais hélas, il a beau en avoir fait part au Commandant Bertrand, celui-ci a balayé d’un revers de mains ses hypothèses. C’est pour cela que ce matin avec le père de Claudie, ils se sont donné rendez-vous au lac pour refaire le trajet des deux adolescentes et passer en revue tout ce qui pourrait leur avoir échappé. Rapidement ils en arrivent à la conclusion que la voiture blanche joue un rôle dénominateur dans les deux enlèvements. Puis ils se penchent sur les habitants qui ont témoigné, que ce soient ceux du lac ou ceux en bordure de forêt.

  • Comme Claudie et votre fille ont été enlevées à proximité du lac, regardons d’abord qui a vu à ces deux dates cette camionnette!
  • Pour ma fille, je n’ai pas fait le tour du lac, je m’en suis tenue aux dires de cette dame à la sortie du bois sur le chemin de terre.
  • Vous avez raison, nous aussi nous avons vu cette voiture, mais ce n’est que grâce à ce que vous me dîtes que maintenant je fais le rapprochement, avec nos deux témoignages le Commandant Bertrand est obligé de prendre nos dires en considération.
  • Je pense que nos deux filles ont été suivies dans le bois,, mais à ce compte-là elles ont tout de même été observées du lac. Donc, comme vous avez eu des témoignages des familles qui sont proches du point d’eau, nous allons les inclure dans nos investigations. Connaissez-vous l’ensemble des gens qui habitent dans les maisons qui bordent le lac. 
  • Il n’y a en tout et pour tout que quatre maisons plus la nôtre. La maison la plus proche est celle de l’amie de votre fille. Les parents partent très tôt et ont toujours emmené leurs filles chez les grands-parents c’est de là qu’elles prennent leur bus, l’aîné pour aller au lycée, c’est l’amie de notre fille, la seconde se rend à pied au collège, c’est l’amie de votre fille. A trois cents mètres de notre maison, c’est une maison de villégiature, il n’y avait personne lors de l’enlèvement de notre fille, ni pour celui de la vôtre. Ils viennent seulement d’arriver.
  • La maison qui se trouve proche de la plage, celle-là appartient à qui ?
  • C’est celle de Madame Reyno, celle dont je vous ai parlé la semaine dernière, elle s’est cassé la jambe la veille ou le jour de l’enlèvement de notre fille. Nous avons vu ce jour-là le troisième des enfants, Bernard, il est infirmier en milieu hospitalier, il est venu le soir nous prodiguer du réconfort lorsqu’il a appris l’enlèvement de notre fille à la télévision.

 

  • Vous me semblez bien les connaître !
  • L’aîné Éric travaillait autrefois à la mine, mais depuis sa fermeture, je ne sais pas où il travaille, il a divorcé, je pense qu’il n’est plus sur la région car cela fait quelques semaines que nous ne l’avons pas vu. le second enfant c’est Madeleine, elle a coupé les ponts avec ses frères, elle a même mis en vente la maison qu’elle avait, c’est celle qui est à la pointe extrême. Le troisième c’est Bernard, et le quatrième c’est Pierrot, il ne faisait rien à l’école, son père disait de lui c’est un demeuré, il serait selon les dires de son frère informaticien chez lui. Par contre le jour de la disparition de votre fille nous l’avons vu, et…

    • Et ?
    •  Lui par contre possède une voiture blanche, il me semble que c’est une camionnette, mais je ne puis vous l’assurer.
    • Donc, cette camionnette blanche est bien ce qui relie les deux affaires entre elles, et dire que ce Commandant Bertrand se focalise sur le scooter de ma fille, or il n’y avait que ses empreintes, même la roue qui a été ôtée n’en avait pas.
    • Ah c’est vraiment bizarre!
  • Mais pour en revenir à ces trois hommes ils ne sont pas mariés ? Enfin à part l’aîné qui est divorcé ;
  • en effet les deux derniers ne le sont pas.
  • Ils ont quel âge ?
  • Pourquoi me posez-vous ces questions, vous avez un soupçon ?
  • Ce qui me paraît étrange c’est la présence par deux fois lors des enlèvements de nos filles d’au moins un de ces hommes, et le fait que le plus jeune est une voiture blanche.
  • Ah mais que je suis bête Pierrot y était aussi le jour de la disparition de notre fille, vu que c’est le jour où leur mère a été emmené. Mais seul Bernard est venu nous réconforter, dans la voiture le plus jeune n’y était pas.
  • Bizarre ! La police n’a rien fait, ne les a pas interrogés ?
  • Non, juste posé des questions comme à tous ceux qui sont autour du lac. Eux de plus avaient passé la journée avec leur mère, donc je ne pense pas que pour l’enlèvement de notre fille ils y soient pour quelques choses. De plus Bernard prend toujours de nos nouvelles.
  • Parfois ce sont les gens les plus proches, voire la famille qui commet des actes irréparables.
  • Oh Monsieur Duchamps j’espère que vous vous trompez ils sont si gentils si serviables, vous pensez aller voir l’inspecteur, c’est toujours Mr Bertrand qui mène l’enquête ?
    • Non, depuis ce matin c’est un jeune inspecteur de Paris.
    • Ah et vous en connaissez la raison !
    • Non, personne ne m’a informé, l’enquête suit son cours c’est sur ses mots laconiques que le papa de Marine quitte le père de Claudie.

Quand Marine sort de ce sommeil proche du coma,  elle souffre de partout, c’est ainsi que Claudie a dû être violé au cours de ces longs mois, Marine n’a plus aucun sens de la réalité. Ce matin elle a dû boire de force du whisky avec la drogue du violeur, c’est ce que lui a dit Bernie, après elle ne se souvient pas de ce qu’elle a fait, mais ses bourreaux sont là pour lui le raconter ; et du reste cela les met en joie. Mais ce blond doit s’y connaître car il a dit qu’il ne lui en administrerait plus car c’était  dangereux.

 

A suivre

Le souterrain de la désespérance (suite 6)

Marine pleure depuis des heures, elle sanglote, s’arrête puis son infortune lui saute au visage, elle pleure à nouveau. Les heures s’écoulent lentement, il est près de 14 h quand la porte grince à nouveau. Que faire ? Elle attend comme une vache qui va à l’abattoir, elle ne pourra pas lutter contre lui. Mais le voilà il est là avec une assiette à la main. Il lui demande de se lever, il lui tourne autour, lui soulève sa robe et rit d’un rire gras qui lui fait peur car elle sent dans ses yeux que bientôt elle ne  pourra plus rien faire. Il voit ses larmes et sort de sa poche un mouchoir plus sale que propre et lui essuie le visage. Il a parfois des gestes tendres, cela inquiète Marine. Il lui dit de s’asseoir et Il lui donne à manger, Marine trouve que c’est bon, mais elle n’ose lui demander si c’est lui qui lui a fait à manger. Il semble content qu’elle mange de bon appétit, elle espère garder cela en elle et ne pas tout vomir. Il prend une grande bouteille d’eau et lui donne à boire, puis lui dit :

  • Toi dodo avec moi !

Voilà le moment où elle va avoir mal, mais il lui enlève ses chaines, lui laissant seulement les anneaux aux chevilles. Il l’allonge sur le matelas et se couche presque sur elle, mais d’un coup de rein il la fait basculer sur son ventre, il lui passe les mains autour de son corps et s’endort comme une masse, ses narines sont à la hauteur de sa bouche, il empeste l’alcool. Marine n’ose pas s’endormir, mais elle ne peut pas lutter contre le sommeil et sombre dans le néant. Puis, elle se réveille en sursaut, à nouveau elle est plaquée contre le matelas, il la domine et elle sent sa main qui lui effleure ses cuisses, de grosses mains, il est réveillé et la caresse, elle se met à trembler, il lit sa peur dans ses yeux et cela l’excite davantage, alors il s’enhardit et remonte un peu plus haut, il la voit gigoter, lui dire non, il continue et brutalement il enfonce ses doigts dans son sexe, elle hurle, il la fouille davantage, s’enfonce plus loin, elle suffoque, elle va s’évanouir, elle sent ses ongles la griffé, puis aussi vite qu’il lui a fait ça, il la prend dans ses bras et la console :

  • Ne crie pas, mon frère va venir, tais-toi, sinon je te rattache, je te mets le bâillon. Marine continue de sangloter et lui dit :
  • Je n’avais jamais été avec un copain, je suis juste une enfant, et vous avez abusé de moi, J’ai mal.
  • Je t’ai fait mal !

Marine hoche la tête, elle a mal comme jamais elle n’a eu mal, elle pense du reste qui l’a dû la déflorer car elle sent couler du sang à son entrejambe. C’est peut-être dû à ses ongles, elle voit maintenant qu’ils sont grands, elle n’y avait pas prêté attention jusque-là, tellement elle était occupée soit à manger, soit à réfléchir. D’un bond il se lève, et va chercher sa lampe, il lui relève la robe et tous deux voient le sang qui lui coule entre les jambes. Marine se met à sangloter mais lui est heureux.

  • Tu es ma femme petite poulette. Bientôt l’amour tous les deux. On se fait un baiser de cinéma.

Il l’embrasse, elle essaye de le repousser, mais cela lui est impossible, il est sur elle, et sa langue s’insinue dans sa bouche et à la fin comme à son habitude il la mord violemment, puis il s’en va à nouveau elle est seule, elle tremble,  comme elle a mal, que peut-elle faire? Elle s’aperçoit qu’elle n’est attachée que d’une seule jambe, il a dû oublier de lui remettre l’autre chaîne, mais même ainsi elle ne peut pas se sauver. Soudain elle entend rire, il revient, mais hélas il n’est pas seul. L’homme qui arrive avec son violeur est plus petit, des cheveux blonds peignés en brosse, le frère cadet. Marine sait que lui  aussi va la violer. Il s’approchent tous les deux de la pauvre Marine, son bourreau lui retrousse la robe et montre à son frère que Marine lui appartient :

  • Regarde sang là !
  • Oui, mais tu l’as pénétré comment ?
  • Avec mes doigts
  • – Idiot tu dois te servir de ta queue

Ni l’un ni l’autre ne se préoccupent de Marine, elle est une chose insignifiante pour ces deux hommes, en plus ils sont d’une vulgarité à lui en faire tomber les oreilles pense-t-elle ! Soudain son bourreau la plaque sur le matelas et dit à son frère :

  • montre-moi comment faire ?
  • Attends ta poulette c’est une oie blanche je veux jouer avec elle, va me chercher du whisky et la fiole.

Dans le regard de son bourreau passe une lueur qui affole Marine, qui fait mine de se lever et va jusqu’à essayer de s’en aller, mais le blond la rattrape et lui assène une gifle qui l’envoie valser contre le mur, elle se tape violemment la tête et s’effondre sur le sol.

  • Sale gamine tu vas vite être désinhibé et tu feras ce que je voudrais et même plus, mais auparavant je vais te montrer qui est le maître.

Le blond dégrafe sa ceinture, son sexe est énorme, Marine hurle avant qu’il ne la touche, mais rapidement son bourreau revient, il la force à boire un verre de whisky, puis lui met le bâillon et regarde son frère forniquer avec sa femme comme il dit, elle ne peut rien faire, elle a les deux mains attachées aux anneaux, son bourreau lui a ouvert la bouche de force et l’embrasse sans ménagement, elle suffoque, étouffe l’autre la fouille et la refouille, elle a mal, elle les entend dire qu’enfin Bernie l’a défloré du sang coule entre ses cuisses ce qui les excite tous deux davantage. Ils lui font subir des sévices, son bourreau est tellement excité qu’il lui mord les deux seins. Après Marine ne se souvient plus de rien, elle s’est évanouie. Elle a juste entendu Bernie se disputer avec son frère :

  • espèce d’idiot pourquoi tu ne lui as pas mis la drogue que je t’ai conseillée, là elle va dormir et je ne joue pas avec une poupée toute molle.

 

A suivre

 

 

Le souterrain de la désespérance (suite 5)

Le père de Marine ne répond pas, il a en sa possession un fait important, une voiture blanche genre fourgonnette se trouvait à la même heure où sa fille aurait pu déboucher du chemin qui arrive du bois. Cette camionnette était garée juste là à la sortie du bois. Que faisait ce drôle de type avec un vélo, d’où le sortait-il ? Était-ce le sien ? Il en est là de ses réflexions quand il voit arriver par le chemin du haut une voiture de police. Elle s’arrête à sa hauteur, et le gardien de la paix qui l’a fait transporter à l’hôpital la veille lui demande ce qu’il fait là.

  • Je pose des questions de -ci de-là !
  • Et ? Vous avez des réponses à vos questions ?
  • Oui, la femme qui habite la seconde maison a vu une camionnette blanche !
  • Quelle marque ?
  • Elle ne m’a rien dit !
  • Alors Monsieur Duchamp aussi difficile soit –elle la disparition de votre fille, je vous conseille de rejoindre des amis et d’attendre, je sais l’attente est longue, puis de toute façon des collègues vont venir fouiller la chambre de votre fille et voir si elle n’a pas laissé quelques choses. Et, ensuite on mettra votre téléphone sur écoute au cas où l’on vous demande une rançon.
  • Vous avez des biens et vous êtes à la tête d’une petite entreprise, des gens mal attentionnés ont pu voir une opportunité de se faire de l’argent sur votre dos.
  • Ma fille ne sort jamais, personne ne pouvait savoir qui elle était.
  • Alors il ne reste plus que la…
  • Vous privilégiez la fugue !
  • Nous ne privilégions rien Monsieur Duchamp nous regardons toutes les pistes, et puis pour vous faire plaisir nous allons aller interroger cette dame, mais rentrez chez vous, nos collègues doivent déjà vous attendre.

Monsieur Duchamp voit que devant chez lui il y a effectivement la police, aussi va-t-il à leur rencontre, la nuée de journalistes est tenue à distance respectable, personne ne l’ennuie et il peut rentrer chez lui en compagnie du jeune capitaine et de deux autres policiers. Ils lui promettent de ne pas saccager la chambre de sa fille et de n’emporter que ce qu’ils jugeront utile pour leur enquête. Il les laisse faire et se fait un café, il en a besoin pour tenir le coup. Quand ils redescendent ils n’ont que l’ordinateur de sa fille, rien n’a échappé à leur fouille mais sa fille n’a rien à cacher. Quant à son ordinateur si elle a eu des contacts sans qu’il le sache la police les trouvera rapidement. Eux savent fouiller même ce qui est caché. On va le tenir au courant, il songe ils vont me tenir à l’écart. C’est ce qu’ils ont dû dire aux parents de l’autre petite qui a disparu.

Du reste que lui a dit hier soir un de ses amis, qu’il ferait bien de se mettre en contact avec les parents de cette gamine. Aussitôt dit aussitôt fait, il a leur numéro de téléphone. Une sonnerie, deux sonneries, enfin on décroche :

  • allo ! Qui est à l’appareil !!
  • Bonjour, nous ne nous connaissons pas mais vous avez dû entendre parler de ma fille, je suis Monsieur Duchamp le papa de Marine !

Au bout du fil un grand silence, puis on lui dit :

  • venez plutôt chez nous, nous en discuterons ensemble, mon mari a appris ce matin certaines choses qui sont similaires à la disparition de notre fille. Mais j’espère que la police fera le rapprochement, aussi il est bon que vous en soyez informés, le kidnapping de vote fille va pousser les recherches dans ce sens.
  • Je me le demande car ils pensent que cela à un rapport avec la roue volée sur le scooter de ma fille, j’ai bien peur qu’il s’égare.
  • Venez, nous allons en parler et surtout nous soutenir.

Avant d’y aller il téléphone au VSL, ce dernier lui demande qui il est, puis il lui apprend que la fourgonnette blanche est partie vers la départementale, mais il ne peut en apprendre davantage.

Marine pendant ce temps erre dans le long couloir, elle a pu parcourir environ 50 pas, c’est peu mais énorme à la fois. Dans une des cellules elle a vu un escabeau, elle a compté le nombre de pas qu’elle avait fait comme ça si un jour elle était libre de ses mouvements elle pourrait revenir et récupérer cette échelle de fortune. Mais serait-elle assez haute pour atteindre un soupirail, elle l’espère. Ce qui l’a surpris c’est que la grille coulissait et que si elle avait voulu elle aurait pu toucher ce qui peut demain la sauver. Mais pour l’instant elle a froid et elle préfère repartir s’allonger sur le matelas. Au moment où elle va s’en retourner, elle entend siffler, elle ne sait d’où vient cet appel car c’est plus une personne qui siffle pour se faire remarquer qu’un siffleur genre chantre. Elle continue son chemin, elle n’entend plus rien, elle a dû rêver. Mais au moment où elle atteint sa cellule à nouveau ce sifflement aigu mais de plus en plus lointain. Possible que ces caves se trouvent dans un quartier de sa propre ville, le sifflement est peut-être un signe de ralliement entre plusieurs personnes, mais elle ignore si cela a un rapport avec elle. A peine assise sur son matelas que la porte qu’elle n’a pas réussie à atteindre grince à nouveau, quelqu’un vient. C’est l’homme qui répond au prénom d’Éric comme le lui a dit Claudie. Il lui apporte une robe, cette robe est noire, longue mais moche, mais ce n’est pas Marine qui va se plaindre, elle a des manches longues, l’homme la lui tend sans un mot et lui fait comprendre qu’elle doit l’enfiler. Assise elle ne se rend pas compte de la longueur mais l’autre la met debout et voit qu’elle y marche dessus, alors il prend une paire de ciseaux et entaille le bas et d’un coup franc déchire dix bons centimètres. Il la regarde en rigolant et lui dit :

  • C’est mon frère qui va être content, il n’a qu’une envie c’est te retrousser ta robe, et il éclate d’un rire gras qui fait peur à Marine, mais elle ose lui demander
  • – Vous ne pourriez pas me rendre mon maillot de bain,.
  • Regardez-moi ça! .Mademoiselle quémande, tu n’es rien ici, que la chose de mon frère, estimes- toi heureuse que je t’aie apporté cette robe. Ma Claudie n’y rentre plus dedans, elle attend mon bébé.

En entendant cette nouvelle, Marine est catastrophée mais elle ne laisse rien paraître, il va lui en falloir du temps pour digérer cette nouvelle. Voilà donc la raison pour laquelle elles ne sont plus ensemble. Pauvre Claudie les viols successifs ont eu pour résultat qu’elle attend un enfant de ce type. Mais comment peuvent-ils savoir se dit-elle que l’enfant sera bien de lui, les autres aussi l’ont violentés. Marine en pleure ce qui alerte le bonhomme. Il lui prend le visage dans les mains et lui dit :

  • Es-tu vierge ?

Marine ne lui répond pas, lui dire oui le motiverait sans doute à lui la prendre et lui dire non l’exposerait certainement à des outrages plus importants ; elle préfère se taire.

  • Comment ça tu n’en sais rien ?

Marine se tait toujours, elle attend la suite, elle a peur.

  • Tu es une petite poulette naïve tu iras bien avec mon crétin de frère. Je te le laisse mais attends- toi au pire ce n’est pas un tendre. Tout ce qui lui tombe sous la main il va l’utiliser pour que tu puisses perdre ta virginité, c’est un impuissant.

Et sur ce qu’il pense être un trait de génie il éclate d’un rire sardonique et laisse Marine dans le plus grave des tourments. Cet homme la tourmente verbalement.

A suivre…

 

Le souterrain de la désespérance (suite 4)

Marine est inquiète, elle espère qu’elle reverra son père, lui revient tous ses enlèvements en France mais aussi en Europe, cette fille qui avait vécu des années et qui avait eu une petite fille. Elle préfère mourir que de subir les assauts de ce type qui lui semble assez limité à la fois dans ses paroles et dans son comportement. Comment va-t-elle faire ? Elle a peur d’avoir mal de souffrir, elle sait qu’il peut se montrer brutal, elle s’en est rendu compte quand il l’a embrassé de force, bien sûr elle a résisté, est-ce qu’en se laissant faire elle aurait moins à en souffrir. Elle se souvient un jour de la discussion qu’elle avait eu avec Léa sa copine, elle parlait de viol, Léa lui avait dit : «  si un jour on veut me violer et bien je me laisserais faire, j’aurais surement moins mal » faut-il qu’elle se comporte ainsi, à l’époque elle lui avait dit j’essayerais de me sauver, mais bon là se sauver c’est impossible, à moins qu’elle arrive à l’amadouer et qu’il lui enlève ses chaînes. Oui c’est cela qu’elle va faire. Sans lui donner son corps, mais en se laissant prendre les parties de son corps qui l’attirent, mais il faut qu’elle soit plus intelligente que lui, il a beau avoir la tête près du bonnet, elle a bien lu dans son regard une envie irrésistible. La prochaine fois il lui faudra regarder autre chose, rien qu’à cette idée elle sent le rouge lui affluer au visage, jamais avant son enlèvement elle n’avait songé à regarder si un homme avait une érection.   Même ce mot elle n’ose l’imaginer dans sa bouche. Elle a honte d’avoir de telles pensées, mais il faut bien qu’elle sache à quels moments elle pourra à son tour jouer dans sa cour. Elle ne criera plus, rien que de penser à l’odeur qu’il dégage elle a un hoquet et vomi, elle a faim, le goût de bile qui lui vient à la bouche lui donne hoquet sur hoquet, s’ il pouvait venir et lui apporter de quoi boire. Comme elle aimerait boire un bon chocolat chaud, comme elle en a envie. 

 Perdue dans ses pensées elle n’a pas vu l’homme arrivé, il est là, il la regarde. A sa main un bol, il ne fume plus mais il va lui le faire boire, son frère lui a dit, si tu veux la garder en vie donne lui à boire, montres- toi gentil avec elle, après il te sera plus facile de la faire obéir. Si tu es sage je te la laisse pour toi tout seul. Il pousse la grille, la poulette sursaute, mais aussi bizarre que cela lui paraisse elle esquisse un sourire.

  • J’ai tellement faim et soif, merci !
  • Toi, boire, tu veux ?
  • Oh oui donnez-moi le bol ; c’est quoi ?
  • Du café
  • Ah je n’en ai jamais bu
  • Avec du lait, beaucoup de lait. Tu veux ?
  • Oui, alors il s’approche d’elle, lui ôte la chaîne à son bras s’assoit à ses côtés, passe un bras autour de son dos et lui donne à boire. Marine n’en revient pas, cela a un goût sucré, le café ne lui plait pas mais il semblerait qu’il y ait plus de lait. Il la tient serré contre lui, son cœur bat à plus de cent à l’heure, mais il faut qu’elle se contrôle. Elle a terminé de boire, alors il lui embrasse le front et lui murmure :
  • Gentille fillette ! Comme tu es sage je te laisse libre de tes mains, je vais même t’allonger la chaîne pour tes jambes tu peux aller te promener dans le couloir.

Et à nouveau il l’embrasse sur la bouche, elle sent sa langue s’insinuer dans sa bouche, elle a un hoquet et à peur de vomir, mais il la laisse et s’en va en laissant effectivement la grille ouverte. Alors elle se dit qu’elle a trouvé la solution pour l’amadouer. Ce café au lait était lourd à digérer ajouté à ce baiser, elle sent monter une nausée et se précipite pour vomir à grands jets dans le seau. 

Quand elle se rassoit elle est encore plus mal qu’avant de déjeuner. Elle va aller se balader dans le couloir voire jusqu’où la chaîne va pouvoir la laisser aller. Mais pour s’échapper il faut qu’il lui ôte ces chaînes et surtout qu’elle lui demande des vêtements. Elle prend la couverture et s’en va, un pas puis deux, elle passe devant d’autres grilles, il n’y a pas de lits, personne, elle se demande où elle se trouve. Des mines dans la région il y en a mais personne n’a dit qu’il y avait des cellules. L’ancienne prison est dans le village voisin, mais ce n’est pas sous terre. Si cela se trouve, ces hommes ont créé ce lieu inhumain de toutes pièces. Depuis quand cela dure ? Y-a-t-il eu d’autres disparitions ? Hormis Claudie qui vient de partir dans la maison de son kidnappeur, elle n’a jamais entendu parler de disparitions dans le coin.

 

Après avoir quitté l’hôpital le père de Marine a passé une nuit terrible, sa fille est venue dans ses rêves en lui criant de la sauver, il la voyait enfermée dans une maison isolée, ou jeter dans un puits ou emmurer vivante dans une cave. Quand il se lève au petit matin il est dans un état second. Il n’a goût à rien, il est prostré depuis dix minutes, soudain son téléphone sonne, et si c’était sa fille, mais non c’est un policier qui l’informe que l’on a découvert le téléphone de sa fille à trois cents mètres du champ qui borde le lac. 

 Cela l’effraye et le rassure, mais le policier ne lui laisse pas le temps de reprendre ses esprits, il lui dit que l’on vient de faire un appel à témoins, que l’alerte enlèvement sera diffusé sur toutes les chaines de télévision ainsi qu’à la radio. Il bredouille un remerciement et s’en va prendre une douche. Il lui faut acheter un quotidien pour voir ce qu’ils en disent. Mais à peine met-il un pied dehors qu’une invasion de journalistes l’interpelle :

  • Monsieur Duchamp avez-vous des nouvelles de votre fille ?
  • Monsieur Duchamp que s’est-il passé ?

Monsieur Duchamp fait demi-tour et rentre chez lui, il va s’éclipser par l’arrière de la maison, il ferme son verrou, passe par son garage, prends son vélo et file par son jardin. Un regard en arrière, personne ne le suit, ouf le voilà seul sur la route, il passe à l’intersection du chemin qui débouche sur la forêt et l’envie lui prend d’aller traîner dans le coin, qui sait possible qu’il remarque quelques choses que les autres n’ont pas vues. Sont-ils venus jusqu’ici, ont-ils limité leurs investigations aux alentours du champ, du lac ou des trois cents mètres dans le bois?  

Sa fille n’a pas pu se volatiliser elle a bien dû aller dans une maison, s’il s’avère qu’elle a été kidnappée c’est impossible que personne n’ait rien vu. En bordure de la forêt il y a quelques maisons, il va aller frapper aux portes et demander si hier après-midi ils n’ont pas vu quelques choses d’étranges. La première maison a tous les volets de clos, personne ne lui répond, il vérifie sa montre il est plus de 11 h, les gens ont dû partir en weekend. A la seconde maison un chien jappe, et une vieille femme apparaît, il lui demande si hier elle n’a pas vu une jeune fille :

  • Hier j’étais à l’hôpital et je suis revenue en fin d’après-midi.
  • C’était quelle heure ?
  • Aux environs de 17 h et des poussières
  • Et bien c’est tout à fait l’heure qui m’intéresse, vous n’avez pas vu une voiture par exemple ?
  • On vous a volé votre voiture ?
  • Non on a kidnappé ma fille !
  • Ah c’est de votre fille que l’on parle à la télévision, j’ai vu l’alerte enlèvement, et bien quand je suis revenue, il y avait un type qui mettait son vélo dans une fourgonnette blanche, cela m’a paru bizarre mais les gens font bien ce qu’ils veulent.
  • Il était seul?
  • Oui seul !
  • Vous en être certaine ?
  • Oui,  mais ce n’est pas la première fois que je la vois cette fourgonnette, mais là ce n’était pas le même homme.
  • Comment était cet homme ?
  • Un homme j’aurais plutôt dit un ours, un type barbu bien brun, qui avait un regard fuyant, il m’a du reste regardé d’un sale œil, mais vous pouvez demander au VSL qui m’a ramené il l’a suivis jusqu’au bout du chemin, après je ne sais pas.
  • Donnez-moi son numéro de téléphone, je vous remercie Madame.
  • Je vous souhaite bonne chance Monsieur et j’espère que votre fille n’a fait qu’une fugue.

A suivre

 

Juin 2016 Le souterrain de la désespérance copyright EvaJoe

Le souterrain de la désespérance (suite 3)

Quand le père de Marine arrive au domicile des parents de Marion, il y a plusieurs voitures, il songe qu’il aurait dû téléphoner avant, ses parents doivent avoir des invités, mais dès qu’il sonne il voit que tous ont les yeux rougis, pourtant il ne connait aucune des personnes présentes, mais la disparition de sa fille a déjà fait le tour du quartier.

  • Je suis la maman de Marion, quand nous sommes revenus du travail, Marion nous a fait part de votre appel téléphonique, entrez je vous prie. Marion a téléphoné à ses amis qui étaient présents au lac cet après-midi et elle a rapidement appris que votre fille n’était pas rentrée et qu’apparemment on lui avait joué un mauvais tour avec son scooter. Avez-vous des nouvelles plus récentes ?
  • La police m’a demandé de rentrer chez moi, mais je n’ai pu m’y résoudre, et tout à l’heure votre fille m’a semblé évasive, mais comme je suis persuadé que Marine a été enlevée je suis venu lui poser d’autres questions et qu’elle n’hésite pas si tout à l’heure elle m’a caché quelques choses, qu’elle m’en fasse part si ce n’est à moi, qu’elle puisse le dire à la police. J’ai du reste donné votre nom au Commandant Bertrand.
  • Ah c’est le père de Jules qui mène l’enquête
  • Je n’ai entendu parler de Jules que parce que ma fille a disparu, j’ignorais même qu’il était le fils du Commandant Bertrand.
  • Voilà ma fille, je vous laisse en sa compagnie.
  • Tout à l’heure au téléphone il me semble que vous n’étiez pas sincère, j’espère que je me trompe.
  • Que voulez-vous me faire dire Monsieur, Marine est bien partie à 17 h en direction de son scooter, je n’ai pas regardé ce qu’elle faisait, nous étions plus de 20.
  • Vingt ! Mais il y avait qui donc ?
  • Une partie de notre classe plus des amis !
  • Jules y était !

Au moment où Marion va lui répondre, il y a un violent coup de sonnette, Marion se précipite et se trouve face à deux policiers, elle s’efface et les laisse entrer. Ces derniers réunissent toutes les personnes présentes dans une pièce et emmènent le père de Marine dans une autre pièce

  • Le Commandant Bertrand arrive, il va venir vous expliquer le début de l’enquête.

A ces mots, le père de Marine devient tout blanc et comprend que sa fille a bien été enlevée. Il se lève titube et s’affaisse sur le sol, sans la présence d’esprit du jeune gardien de la paix il se serait certainement tapé la tête sur la table basse, mais rapidement, ce dernier fait appel aux pompiers qui emmènent le pauvre père à l’hôpital.

Quand le Commandant arrive il sépare les jeunes des adultes et demande à tous ceux qui n’ont rien à faire chez les parents de Marion de rentrer chez eux. Puis tout ce petit monde se rend au commissariat, les jeunes gens étant tous mineurs ils sont donc accompagnés par leurs pères ou mères. L’enquête va commencer mais le Commandant apprend que son fils a une liaison avec la jeune Marine, que cela dure depuis le mois de février et que cet après-midi il l’a passé dans les bras de  la jeune fille. Son fils quand il l’a interrogé au téléphone lui a dit ne pas être sorti de sa chambre. Il lui a donc mentis, cacherait-il quelques choses ? Il l’envoie un de ses hommes le chercher et le fait ramener au poste manu militari. Dès qu’il voit son père il essaye de mettre ses mains devant son visage, mais son père fou de rage lui envoie une gifle. Rapidement il le remet à son capitaine qui a reçu pour ordre de ne pas le ménager, tout fils de Commandant qu’il est. Rapidement le gamin passe aux aveux, oui il était bien au lac, oui il était avec Marine, mais il l’aime et il ne lui a rien fait, au contraire il a été attentif à ce qu’elle parte bien à l’heure. Elle lui a expliqué que son père ne la laisserait plus sortir si elle rentrait après l’heure. Le capitaine lui demande pourquoi sa galanterie ne l’a pas poussé à la raccompagner, il lui répond qu’il avait encore envie de se baigner et que Marine, l’en avait dissuadé, ayant peur de croiser son père sur la route. Tous les jeunes n’ont rien appris de nouveau au capitaine et au commandant, personne n’a fait allusion qu’ils avaient bien vu le scooter sans sa roue, mais ne voulant pas dire aux policiers que c’était Jules, qui dans l’après-midi avait ôté la roue, l’avait caché car il espérait que Marine viendrait l’appeler au secours si elle se trouvait dans l’impossibilité de partir. Mais au vu des événements ils se gardent bien de l’enfoncer davantage. Mais à cause de leur silence l’enquête allait prendre une tournure qui au bout de quelques jours allait s’avérer comme une voie sans issue. Et ils allaient perdre un précieux temps.

 

Marine regarde sa montre, elle voit qu’il est plus de cinq heures du matin, elle a faim, et a encore envie d’aller au petit coin, la première fois elle n’est pas arrivée au seau, car elle ignorait ou le type l’avait mis, mais cette fois elle sait où il se trouve et malgré la difficulté qu’elle a à se lever, elle parvient non sans mal  à y aller. D’ici demain l’homme ne s’apercevra de rien, pourvu qu’elle puisse se laver. Elle se sent sale, elle a froid, mais elle a trouvé dans la nuit qu’il l’avait dû revenir car sur son corps elle avait une couverture, cette dernière était rêche mais au moins elle la protégeait de cette humidité qui coulait sur le mur. Qu’allait –il se passer quand il reviendrait, elle ne pouvait plus crier, elle devrait subir ses assauts, elle qui était vierge et qui pensait se donner à Jules, elle allait subir cet homme qui la terrorisait. Il sentait une odeur de fumée et d’ail, sa bouche avait une haleine fétide. Qui était-ce ? Était-il connu des services de police ? L’avait-il emmené loin ? Et l’autre femme était-elle toujours là ? En réfléchissant elle se souvenait que dans le lycée de la sœur de Marion il y avait eu une enquête il y avait environ quatre mois, une fille répondant au prénom de Claudie avait disparu. Mais l’enquête piétinait selon Jules. Serait-ce elle ? Elle attendra d’entendre ces chaînes, car elle devait être attachée tout comme elle et elle lui demanderait si elle s’appelait Claudie.

A nouveau elle dort et dans un sens pour elle, c’est mieux que de trop penser. De l’autre côté du couloir, il y a une forme couchée à même le sol, attachée au mur comme Marine, c’est une jeune fille qui aura bientôt dix-huit ans. Elle ne sait plus depuis combien de temps elle est là, elle sait qu’elle attend un enfant mais ignore si c’est de celui qui l’a enlevé et qui l’a violé plusieurs fois ou de son copain de beuverie, elle pense que les deux se sont battus. Qui étaient-ils l’un pour l’autre, elle pense qu’ils étaient frères. Le plus grand, lui a fait mal aussi lui a-t-elle dit j’attends un enfant, il s’est calmé immédiatement et depuis il l’a ramené cette fille qu’elle a entendue crier, puis le plus vieux est revenu et lui a dit :

  • Tu vas venir chez moi maintenant que tu attends un enfant, je vais te rendre heureuse, mais elle ne veut pas vivre avec cet homme, mais il va lui falloir de la patience, avant de partir il lui faut savoir le prénom de la fille, car une fois chez lui, elle arrivera bien à lui fausser compagnie, elle est très faible, mais l’autre qui répond au prénom d’Eric lui a dit qu’il allait la remplumer. Il lui faudra reprendre des forces pour pouvoir s’évader. Elle entend les chaînes de sa compagne d’infortune, elle va essayer de l’appeler :
  • Dormez-vous ?
  • Non !
  • Comment vous vous appelez ?
  • Je m’appelle Marine et vous ?
  • Moi je me nomme Claudie
  • Ah vous êtes la copine de la sœur de Marion
  • En effet vous les connaissez ?
  • Oui Marion est mon amie.
  • Pouvez-vous me dire quel jour nous sommes ?

Quand elle entend la date, elle pense être enceinte de trois mois, voire un peu plus mais vu que c’est déjà le mois de juillet et qu’elle a été enlevée en avril, elle a su de suite qu’elle était enceinte, mais avait peur de leur dire. Mais quand le lourdaud a fait son apparition et l’a violenté  tout un après-midi elle a eu peur, pas de faire une fausse couche  car de cet enfant elle n’en veut pas, mais de mourir en perdant trop de sang, et son instinct de survie est plus fort que l’envie de mourir.

Toutes les deux se taisent, car à nouveau le cliquetis de la porte se fait entendre  et la lampe centrale est à nouveau allumée. Qui vient ? Eric ou son frère le demeuré. Les pas s’arrêtent à la grille de Claudie, le plus âgé entre, se penche sur la jeune femme et l’embrasse à pleine bouche, elle se laisse faire, il ne lui veut pas de mal, il a à la main une pince coupante, il lui ôte ses chaines et lui enlève sa robe qui la serre de plus en plus puis il la prend dans ses bras. Elle frissonne, nue contre lui, elle sent la chaleur de son corps. Elle sait qu’il est en érection, il l’a collé contre son pénis. Elle ne dit pas un mot, il faut qu’elle joue la comédie pour se sauver et sauver cette gamine qui n’a même pas  15 ans.

Quand Marine comprend que Claudie est partie elle se met à hurler, puis se tait car elle entend à nouveau la porte s’ouvrir, à nouveau la lampe centrale est allumée, et devant elle, elle voit un homme beaucoup plus âgé que son bourreau, qui lui demande d’être sage sinon il va lui arriver malheur. Puis il s’en va et n’éteint pas la lumière. Cela lui permet de regarder où elle se trouve. C’est une pièce étroite et tout en longueur, elle comprend qu’elle est attachée à deux anneaux dans le mur ; elle ne voyait pas comment c’était fait, mais grâce à cet homme elle le voit. Il y a une grille sur toute la longueur et un couloir étroit, de l’autre côté elle voit une cellule étroite comme la sienne et des chaînes qui pendent encore au mur, ce devait être là que Claudie a passé tous ces longs mois. Quelle horreur près de trois mois à subir les violences de trois hommes lui a –t-elle dit ? Quelle horreur ! Il va falloir qu’elle trouve un moyen de s’échapper. Au-dessus de son lit elle voit un soupirail, aucune lumière mais au moins il y a possibilité de s’en aller par là. Comment ? Elle ne le sait pas encore, il va falloir y réfléchir si son bourreau lui laisse suffisamment de temps libre.

 

A suivre

 

Certes c’est un peu long, mais lorsque je lis un livre je dévore les pages…Donc je n’ai pu couper ailleurs….