les eaux troubles du Canal Saint-Martin

Un drôle de mariage 1974 chapitre 15

Assis devant le bureau de mon grand-père, je me souvenais de la gifle de mon père . J’avais 30 ans, moi qui était certe pas encore inspecteur mais policier au 36 je m’étais senti humilié par mon paternel. Une gifle à douze ans et une à trente ans là c’était la goutte d’eau qui avait fait déborder le vase. J’avais quitté la maison, pris un appartement en ville et j’avais tiré un trait sur mon vieux. C’est ainsi que je l’appelais.

Mon père , je ne savais pas ce qu’il etait devenu jusqu’à ce matin de 1972. Et c’est ainsi que mon père m’a lié à tout jamais à une jeune Lyonnaise appelée Evelyne Morel.

Deux ans plus tard

L’été 1974 écrasait Paris sous une chaleur sourde. Le mois d’août avait vidé la capitale, laissant les rues presque muettes, sans les voitures, sans les cris des boulevards, sans les foules de bureaux.

Un Paris étrangement vulnérable, comme mis entre parenthèses.C’est dans ce décor, choisi précisément pour sa discrétion, que l’histoire d’Évelyne Morel bascula.

Évelyne — 22 ans, héritière d’une lignée qu’elle ignore. Elle venait de Lyon, où elle vivait chez sa grand-mère, c’était la belle-sœur de Louise. Son mari était gendarme, et c’est tout naturellement qu’ils étaient parti sur Lyon , ils s’étaient ainsi tenue à l’écart de “l’histoire sombre”, en s’éloignant de Paris.

Mais depuis plusieurs semaines, Evelyne était suivie, observée, sans comprendre pourquoi. Elle ne savait toujours pas comment son nom — Morel — avait franchi un seuil interdit et ravivé une menace vieille de plusieurs générations.

On lui avait simplement dit, sans détails, sans douceur :

« Mademoiselle Morel, votre vie est en danger. »

Elle avait été recueillie, transférée, interrogée, protégée… Puis, brusquement, promise à un mariage. Cela s’était fait en douceur, pendant un an elle avait correspondu avec un jeune homme, Emile D. Puis tout s’était précipité, on l’avait emmené en voiture puis en avion, direction Paris.

La cérémonie eu lieu le 7 août 1974, à 10 h 15 exactement, Évelyne franchit le parvis d’une petite mairie de quartier située à quelques rues du 36, quai des Orfèvres. Une jolie robe blanche offerte par Emile du moins le croyait-elle, c’était celle de la mère de son époux, une couronne de fleurs dans ces beaux cheveux auburn. Aucune personne de sa famille était présente. Juste deux témoins silencieux, deux fonctionnaires aguerris, et un homme qui l’attendait déjà devant le bureau de l’adjoint au maire. Évelyne ne l’avait même pas regardé, elle l’avait trouvé vieux. Lui ou un autre cela ne la dérangeait pas. Elle adorait peindre, dans une lettre il lui avait dit lui avoir préparé un atelier pour pratiquer son art.

Émile Devermay, 34 ans était policier judiciaire, fils de Paul Devernay — un homme discret, lui-même lié malgré lui au passé des Morel. Émile n’était pas là par amour.Il n’avait même pas cherché à séduire ou rassurer Évelyne. Il avait accepté une mission : la protéger.La dissimuler,la sauver.Le mariage était la solution la plus rapide et la plus sûre.Quand Évelyne prit le stylo pour signer, sa main tremblait.

— C’est nécessaire, lui murmura Émile sans la regarder.

— Je sais, répondit-elle d’une voix blanche.

À cet instant, elle devenait Évelyne Devernay, officiellement.Et ce nom, que personne ne surveillait, que personne n’associait aux Morel, devenait son bouclier. Un mariage de raison, de survie.

À peine les registres signés, l’adjoint les félicita du bout des lèvres, sans enthousiasme.Les deux témoins s’éclipsèrent immédiatement, mission accomplie.Émile ne lui prit pas la main.Il ne tenta aucun geste tendre.La jeune femme, encore sonnée, ne réalisa que plus tard que ce mariage n’avait été qu’un moyen administratif de la faire disparaître aux yeux de ceux qui la cherchaient.

Changer de nom, c’était effacer l’adresse, les papiers, les traces.C’était rompre la continuité d’une lignée pour la sauver.On lui avait sauvé la vie… En enterrant son identité.

Émile proposa ensuite ce qu’il appela un “voyage de noces”.Un terme qui fit rougir Évelyne non pas de pudeur, mais d’incompréhension.Il s’agissait en réalité d’une opération de terrain :un Paris d’août déserté, où il pouvait l’emmener d’un quartier à l’autre, la garder en mouvement,tout en vérifiant si quelqu’un cherchait à les suivre. Elle, qui n’avait connu Paris qu’à travers des cartes postales, découvrait :les berges de Seine silencieuses,Montmartre sans touristes,

la place Dauphine aussi vide qu’une scène de théâtre après la dernière,les rues du Marais écrasées de soleil. Émile marchait toujours à deux pas d’elle, attentif, professionnel, le regard constamment en mouvement.Pas un geste tendre.Pas un mot de trop.Mais une présence qui, malgré sa froideur, la protégeait. Puis un soir il s’approcha de lui, les yeux sans les yeux, il lui caressa Le visage et lui dit :

— Demain je t’emmène au Louvre.

Maus lorsqu’il vit dans ses beaux yeux verts des larmes coulées. Il n’y fut pas insensible. Délicatement il l’embrassa et lui dit :

— Ne pleurez pas ma chérie, j’avais accepté un mariage de raison mais je vous aime. Nous prendrons le temps qu’il faudra. Si vous ne m’aimez pas je me contenterais de vos larmes et de votre rire.

— J’avais peur que vous ne m’aimiez pas, oui Emile je vous aime.

Ils discutèrent longuement, Émile lui avait dit être porteuse d’un secret

Évelyne ne comprenait pas encore pourquoi elle,elle seule,avait éveillé une menace oubliée.Elle ignorait qu’elle descendait — par la lignée du frère de Louise — d’une branche supposée “hors du jeu”.

— Dis-moi Emile as-tu un livre, un cahier, des mémoires, ou je ne sais quoi qui retracent la vie de la famille Morel.

— Allons au Louvre, continuons notre voyage de noce. Et je te raconterai ce que j’ai découvert ce soir.

Elle ignorait qu’un document, un nom, un fragment d’archive avait refait surface. Elle ignorait qu’en portant ce nom, Morel, elle était devenue, en 1974, la cible la plus vulnérable d’une histoire qui avait commencé un siècle plus tôt. Elle ignorait tout.

Et pourtant, son mariage avec Émile Devernay allait réparer ce que le temps avait brisé —et relier pour la première fois, depuis 1944,la lignée Morel et la lignée issue de Paul Devernay.

Les eaux troubles du Canal Saint-Martin.

1968 : Le carnet rouge chapitre 14

Émile Devernay se souvenait de ce jour,assez pour comprendre que son père cachait quelque chose, mais pas encore assez pour savoir que cette connaissance allait lui coûter cher.

Paul Devernay était parti à l’aube, comme toujours, disant qu’il devait « vérifier un dossier ancien ».
Ses bottes résonnèrent dans l’escalier, puis plus rien. Un silence qui contrastait avec le bruit des bottes sur le sol de Paris.
Le calme parfait d’un appartement parisien en été.

Émile resta immobile quelques minutes, comptant lentement jusqu’à cinquante.
Puis il entra dans la chambre d’ami.

Sous l’oreiller, exactement là où il l’avait caché une semaine plus tôt, reposait le carnet rouge.
Une couverture râpée, un fermoir au laiton brisé,et sur la première page, un nom presque effacé :

Morel.

Il l’ouvrit. Il tomba sur des arbres généalogiques, des dates, des croix noires. Des annotations rapides, nerveuses. Une page surtout retenait son attention : une ramification isolée, entourée de trois cercles, et ce mot griffonné au crayon :

Époque de l’Empire, femme ou homme… Qui était-ce ?

Emile pris la loupe dans la collection de timbres de son père il lu la signature Devernay là il en était certain mais le prénom était illisible. Son grand-père qu’il n’avait pas connu était mort à la guerre. Serait-ce lui qui avait signé ? Ce n’était pas son père puisqu’il le cherchait ce carnet . Il fallait le remettre dans le bureau de son grand-père. En espérant que la cousine de son père n’en ai pas pris connaissance.

Puis une page plus loin, encore le même nom de famille

Louise Morel — transmission par la nièce → E Morel, la protéger à tout prix. Une rencontre fortuite ferait l’affaire, son cousin vieux célibataire exempté de la guerre pourrait faire l’affaire….

Émile sentit son cœur cogner dans sa poitrine.Il ne comprenait pas, mais il savait : cette page-là, précisément celle-là, avait quelque chose que son grand-père ne voulait pas qu’on voie. S’il avait caché si soigneusement son carnet c’est qu’il avait peur que l’on reconnaisse cette E…Morel.

Il la déchira soigneusement, la plia, et la glissa dans la poche intérieure de sa chemise.Le soir venu, son père rentra, épuisé, le front perlé de sueur.

— Emile as-tu trouvé le carnet rouge ?

— Papa ? Dit Émile timidement.

— Oui, mon garçon ?

— J’ai… je t’avais pris quelque chose.

—Je sais car je l’avais trouvé et depuis il n’y était plus. Où l’as-tu mis ?

— Je ne sais plus

Paul se figea. Puis pris d’une colère incommensurable il frappa son fils pour la première fois. Longtemps après Emile se souvenait de cette gifle. Il s’était précipité dans la chambre d’amis. Puis Émile lui tendit le carnet rouge.Le visage de son père changea — comme si un fantôme venait d’entrer dans la pièce.

— Où as-tu trouvé ça ?— Sous l’ oreiller de la chambre d’amis, là où a dormi ta cousine Evelyne.

— Evelyne ! Oh mon dieu quelle horreur ! Tu l’as ouvert ? Silence.

— Oui.

Paul ferma les yeux : une prière ou un désespoir, difficile à dire.Il prit le carnet, le serra entre ses doigts.

— Émile… ce que tu as vu ne doit jamais sortir de cette maison.Le garçon hocha la tête, sincère. Mais la page manquante vibrait encore contre sa poitrine, comme un secret vivant. C’est cette page — et cette seule page — qui allait un jour guider Évelyne Morel, la nièce, vers la vérité enterrée. Et personne, pas même Paul, n’allait s’en rendre compte assez tôt.

A suivre…

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1960 : La vie tranquille de Louise chapitre 13

Louise Morel n’était plus une Morel depuis longtemps.Elle avait pris un autre nom, Louise Dervaux, le jour où elle avait épousé Étienne, un apprenti charpentier aux yeux clairs, qui ignorait tout de Paris, de ses canaux, de ses secrets.

Après la guerre, elle avait fui la capitale comme on quitte une maison en flammes : sans se retourner, pressée de respirer ailleurs.Elle s’était installée dans un petit village du Loir-et-Cher, une de ces communes où personne ne pose plus de questions que nécessaire.Elle eut trois fils :Roger, l’aîné, sérieux, appliqué, trop sensible pour son propre bien ;Henri, celui du milieu, le plus libre, toujours la valise prête ;Gilbert, le plus jeune, celui qui ressemblait le plus à Louise, avec un regard qui voyait derrière les choses.

Durant des années, Louise vécut comme elle l’avait toujours rêvé : dans le bruit du bois qu’on rabote, les cris des enfants dans le jardin, et les journées qui n’avaient rien de tragique.Mais parfois, surtout le soir, quand ses fils dormaient, elle touchait la cicatrice fine sur son poignet — une trace de ce qui s’était passé au bord du canal.Elle pensait alors à sa mère, à Paris, à sa tante, à ce qu’elle avait fui.Et elle prononçait toujours la même phrase, à mi-voix :

— Qu’ils soient loin. Qu’ils soient libres. Qu’aucune fille ne naisse sous ce nom.Le destin l’avait entendu. Louise ne donna naissance qu’à des garçons.

Le temps passa. Ses fils grandirent, prirent des chemins que Louise aurait été incapable de prévoir. Roger l’aîné partit pour Lyon en 1958, embauché dans une entreprise de transports routiers.Il épousa une institutrice douce, discrète, qui rêvait d’avoir une fille. Ils en eurent deux, mais la première ne survécut pas plus de trois jours.Ce fut sur la seconde, beaucoup plus tard, que reposerait toute la suite.

Henri le second choisit Marseille, attiré par le port, par la mer, par l’odeur du large.Il coupa un peu les ponts avec sa mère, comme si la distance était une nécessité vitale.Il eut deux garçons eux aussi — une lignée de fils qui semblait confirmer la volonté de Louise.

Gilbert le dernier resta à Paris. Contre toute attente.Il devint employé dans une administration sans histoire.Sa vie était si régulière que Louise en prit peur : elle craignait que le passé rouvre les yeux. Mais le pire ne vint pas de lui.

La transmission silencieuse 1963

Louise vieillit. Elle était devenue une femme silencieuse, aux cheveux gris tirés en chignon, aux mains noueuses comme des racines.Elle voyait moins souvent ses fils.La vie, simplement, faisait son travail. Roger, lors d’une de ses rares visites, posa un jour une photo sur la table de cuisine :une fillette de deux ans, blonde, aux yeux bleu clair.

— Maman, je te présente Emma, c’est ta petite fille. Louise approcha la photo, la regarda longtemps. Une fille.La première en ligne directe depuis elle.Elle sentit un froid remonter le long de sa colonne vertébrale.Un vertige ancien, oublié.

— Elle te ressemble, dit Roger, fier

— Oui… souffla Louise. Oui.

Mais Louise ne pouvait pas lui dire ce qu’elle voyait réellement :sur le visage innocent de cette enfant, le retour possible d’un héritage qu’elle avait tenté d’effacer.

Roger était méfiant , il ne dit pas à sa mère qu’ils avaient quitté Lyon, ils étaient de retour sur Paris. il l’adorait sa petite poupée blonde, aux fossettes délicieuses. Emma Morel, née dix ans après le plus jeune de ses frères.

A suivre…

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La fuite de Louise Morel chapitre 13

La lampe à pétrole du couloir vacillait à chaque courant d’air.Louise observa un dernier instant les ombres des infirmières qui passaient de salle en salle.

— Il faut partir maintenant, murmura-t-elle pour elle-même. Son dossier, miraculeusement, portait la mention :AMNÉSIE PARTIELLE — À OBSERVER.

Un cadeau tombé du ciel. Ou un mensonge médical utile.Elle savait qu’on la croyait perdue, fragile, incapable d’expliquer ce qui s’était passé au bord du canal. Mais sa mémoire revenait par morceaux.Et les morceaux faisaient peur.

Elle glissa hors de son lit, pieds nus d’abord, puis enfila les sabots d’une infirmière laissés contre le mur. Elle avait une robe trop large — celle qu’on donne aux patientes qui n’ont plus d’identité immédiate. Dans la poche, son pouce frotta une petite pièce de cuivre trouée :le talisman que sa mère lui avait donné enfant.Elle se promit intérieurement : Maman doit savoir que je vis.

Elle longea le mur, évita les rondes, se glissa par la porte réservée aux livraisons.L’air glacé la gifla.Paris dormait à moitié, appuyé contre la peur.Il lui fallut une heure pour atteindre la rue de la Forge-Royale.

Devant la fenêtre du premier étage, elle frappa trois fois, comme autrefois.Une silhouette tira le rideau.

— Louise…?

La voix de sa mère s’étrangla.La porte s’ouvrit aussitôt.Sa mère la prit dans ses bras comme si elle tenait un fantôme revenu s’excuser.

— Je ne peux pas rester… dit Louise.

— On va t’aider, mon enfant. Qui te poursuit ?

— Je ne sais pas. Mais ils savent que j’ai vu quelque chose. Et ils ne me laisseront pas tranquille.Sa mère essuya ses joues du revers de sa manche.

— Va chez ta tante Madeleine, à Saint-Mandé. Elle ne pose jamais de questions. Louise hocha la tête.Elle resta seulement une heure dans l’appartement de son enfance : juste assez pour boire un bol de soupe, enfiler un manteau trop grand et récupérer une lettre que sa mère glissa dans sa poche.

Elle partit avant l’aube.Dans la rue silencieuse, elle n’osa pas se retourner.Par réflexe, mais aussi par instinct. Et parce qu’elle savait que la prochaine Morel menacée — comme celles d’avant — ce serait elle.

A suivre…

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1943 : La course contre le temps (12)

La nuit était tombée sur Paris.
Paul Devernay longeait le canal, le dossier de son père serré contre lui. Chaque reflet sur l’eau semblait murmurer les noms des disparues : Madeleine, Marguerite, Clara… Louise.

Il savait que chaque jour perdu pouvait coûter la vie à d’autres filles de la famille.
Le temps n’était pas de son côté.

Arrivé devant un vieil atelier de couture abandonné, il poussa la porte grinçante.
Le lieu sentait la poussière et la rouille. Sur un bureau branlant, des morceaux de tissu jauni et quelques aiguilles rouillées. Il fit une inspection détaillée, ne laissant rien au hasard.
Et là, sous un vieux tapis, il trouva un carnet de couture appartenant à Clara — génération 3.

Les pages, couvertes de dessins et de notes en marge, portaient un symbole répétitif : un cercle brisé, le même qu’avait remarqué son père dans ses notes.
À côté, une phrase griffonnée :

“Le canal garde tout. La clé est dans la broderie.”

Paul sentit son cœur battre plus fort.
— La clé… murmura-t-il.

Il sortit rapidement une loupe et examina les broderies : certains motifs reproduisaient un schéma précis, presque géométrique, qui révélait un emplacement sur les quais — là où la prochaine génération pourrait être en danger.

À peine eut-il compris que des pas précipités résonnaient derrière lui.
Un individu masqué surgit, cherchant à le surprendre. Paul esquiva de justesse et s’enfuit dans la brume, le carnet sous le bras.

Il savait désormais que le cycle n’était pas rompu et que les filles de la famille étaient toujours menacées.
Mais il avait une piste. Une seule chance de sauver la génération suivante : trouver la broderie cachée et comprendre son code avant qu’il ne soit trop tard.

Dehors, le canal reflétait la lune, immobile et silencieux.
Paul serra le carnet contre sa poitrine : il venait de détecter le fil invisible qui reliait toutes les disparitions depuis Madeleine.

Il n’avait plus une minute à perdre. A pas pressés il rentre chez lui où l’attend sa femme et leur fils aîné.

En rentrant il donne la page du carnet arraché et demande à sa chère femme de lui dire ce que veux dire cette phrase:

Pour ceux qui reprendront l’enq il faut protéger illes nées aussi bien chez les fils Mor que l filles. Les aînées transmettront toujours. endre aux nièces.TENTION ( souligné trois fois)

le ca..et est dans mon bu..eau

Pour ceux qui reprendront l’enquête il faut protéger ( les ) filles nées aussi bien chez les fils Morel que les filles. Les aînées transmettront toujours. Étendre aux nièces. ATTENTION

Le carnet est dans mon bureau.

— Quel bureau ? J’espère que c’est dans celui qui était chez lui. Si c’est au Commissariat c’est raté ils ont tout jeté il y a un an.

— Penses-tu que ton père aurait laissé son petit carnet au Commissariat ? Il a forcément laissé chez lui.

— C’est bizarre il avait dit à Bertin qu’il l’emmenait dans son barda.

— Émile

— Oui Papa

— Tu n’as pas trouvé un carnet rouge dans le bureau de ton grand-père.

— Où ? Car des tiroirs il y en a pleins et même un secret.

— Emmeline chérie, veille à ce qu’il ne casse pas tout. Je repars au boulot.

A suivre