Un passé bien encombrant (28)

Cela fait dix minutes que je suis avec mon Grand-père, Papa et Aurélien car son copain , lui ne dit rien, à part faire des ronds du bout de sa chaussure je me demande à quoi il sert. J’étais loin de m’imaginer mais ça je le saurais plus tard que c’était un inspecteur de police. Mais pour l’instant j’écoute les grands se disputer. Les uns aimeraient que je passe par le soupirail de la cave, les autres aimeraient me hisser sur l’appui de fenêtre. Et quant à Grand-père il disait que c’était de la folie. Finalement c’est mon oncle, le frère de Papa qui l’a emporté, il viendrait avec moi. À une seule condition que je lui obéit au doigt et à l’oeil. Il n’était pas questions de me faire attraper, et encore moins le frère de Maman.

Papa a dit sous surveillance c’est beaucoup mieux que de la laisser comme un électron libre. Je n’avais pas mon dictionnaire je ne pouvais pas vérifier et le leur demander ce n’était pas là peine. Seules les questions en rapport avec cette folle équipée étaient admises. Les autres trouveraient leurs réponses plus tard.

Papa nous explique qu’avec Maman ils ont souvent joué ici. Tiens j’ignorais que mon cher Papa connaissait Maman depuis des lustres comme aurait dit Bastien. Il sait que la cave est reliée à un nombre impressionnant d’autres pièces. Autrefois Maman avait une chambre d’ados, et je ne sais pas pourquoi Papa a baissé le ton en le disant mais ça a bien fait rire mon Tonton adoré. Enfin rire est un bien grand mot car j’ai juste vu ses épaules se secouer comme lorsqu’il rit sans bruit.

Papounet me demande si j’ai.bien compris et qu’il faut qu’ au moindre bruit suspect. Je me fonde dans le noir , que j’arrête de respirer. Ils sont fous je vais mourir. Puis me fondre dans le noir alors que j’ai un jogging rose on est mal barré. Mais pour Maman je suis prête à tout.

Romain, un doigt sur les lèvres s’engagent le premier et franchit rapidement et facilement le soupirail. Il agite la main

A mon tour je monte sur l’appui et me tourne comme je l’ai vu faire. Je glisse une jambe mais ne sent que le vide sous mon pieds, je ne dois pas m’affoler, je vais bien trouver une aspérité ou un meuble que mon oncle aura mis pour que je puisse descendre. Rien ne se passe. Papa me tient par les mains et me chuchote à l’oreille :  » n’ai pas peur Romain va te récupérer « . C’est facile de dire ça quand on est sur la terre ferme. Soudain je sens une main qui me tient la cheville et mon oncle me dit de tout lâcher. Je me dégage des mains de mon père et je suis direct dans les bras de mon tonton adoré.

Il pose sur ma tête une lampe frontale comme les mineurs me dit-il en ne prononçant aucun mot. Je le devine à ses lèvres qui bougent. Heureusement que l’on a joué à ce jeux en Afrique lorsqu’il était venu nous voir. De cette manière il n’a pas besoin de parler, mais par contre il faut se regarder. Il avise une table sur lequel il pose une carte , c’est un plan de la maison. Avec son doigt il me montre où nous nous trouvons. Il veut que je me dirige vers la pièce qui servait de chambre à notre Maman lorsqu’elle était ado. Il sait tout y compris le nombre de pas que je dois faire. C’est très précis . Cinquante fois j’avance et à la cinquante et unième je serais devant la porte de la chambre où peut-être un être malveillant l’a enfermée. Je ne pose aucune question, mais pourquoi en veut-on à Maman ?

  • Tu as bien compris une fois devant la porte, tu essayes de l’ouvrir si ça marche tu entres. S’il n’y a personne tu reviens sans te presser. S’il y a une personne et que c’est ta maman tu m’envoies un cœur sur mon téléphone et tu te caches. Tu trouveras sûrement un dressing, enfin plutôt une armoire. Tu t’y glisses dedans et tu attends patiemment. Quoique tu entends tu ne sors pas. Tu me le promets. Nous ne savons pas qui est à l’origine de la disparition de ta mère. Nous ne sommes pas certain qu’elle soit là. Sur un coup de chance après ses longs mois d’attente…

Me voici en train de compter mes enjambées. Trente cinq… Trente… C’est à ce moment que je vois au bout du couloir tune torche qui bouge et qui fait des ombres au plafond. Il faut que je me cache sinon tout va capoter. Je ne vois rien , j’éteins ma lampe et essaye de passer inaperçue. Peine perdue la lampe arrive enfin l’homme qui la tient. Je suis éblouie et même aveuglée. Je l’entends pester puis il me dit dans une langue bien étrange :

  • Wouah tu sors d’ou toua
  • Pardon je ne comprends rien
  • Whoua toi être là avec qui ?
  • Mes copains
  • Whoua qui? Combien ? Pourquoi ?
  • Ma grand-mère m’a dit que la dame du château faisait de bonnes confitures.

C’est bizarre il ne me demande pas le nom de la dame du château ni le mien . Juste par où je suis rentrée, je lui répond par la porte.

Heureusement que je sais qu’il y avait une porte à l’autre angle droit. Le type n’a pas l’air affolé, il me regarde d’un air sournois. Il a une grosse moustache noire, deux yeux tout petit si serré qu’il louche. Un béret basque sur la tête il est rouge, un bermuda et des sandalettes. J’ai envie de rire car c’est très hétéroclite. Le bermuda est jaune vif, son tee-shirt vert fluo, et ses sandalettes sont sales, la couleur je dois l’imaginer. Quant à ses pieds cela devrait faire hurler ma Grand-mère Anne Marie car ils sont franchement dégoûtant.

  • Touah tu regardes mes pieds
  • Non
  • Mouah je sais qui tu es ?
  • Je suis qui
  • La petite-fille de la sorcière
  • Non je suis une princesse

C’est juste à ce moment-là que mon téléphone vibre. L’autre me regarde, me prend par le bras et me demande qui me téléphone. Je regarde un peu et je vois que c’est Romain. Je dis au type c’est les copains ils arrivent.

  • Non dis leur de partir la voute ne tient pas ça risque de s’effondrer.
  • Je leur dit tout ça
  • Oui

Et il fait demi-tour sans me dire de partir. J’entends une clef qui tourne dans une serrure, puis une voix forte qui dit il faut manger Madame sinon la sorcière va me faire du mal.

Du coup je me dis que la sorcière existe bien. Mais je n’arrive plus à me souvenir de la voix de Maman. J’en suis là de mes réflexions lorsque je vois le type qui revient vers moi. Il faut que je planque mon téléphone s’il.me le prend que fera mon oncle.

  • Alors petite ils sont où tes copains
  • Ils m’ont pris mon téléphone et m’ont dit que je me moquais d’eux.
  • Mouah c’est parfait, suis moi
  • Non

Il me met une grosse claque qui m’envoie valdinguer contre le mur. Je tombe au sol. Le type me soulève et m’emmène dans une pièce qui est juste éclairée par une petite lumière rouge. Et je l’entend dire vous avez de la visite. Ma lampe s’est éteinte, mon téléphone continue a vibrer, mais le type est parti. La cave ou plutôt la chambre donne sur un vasistas comme cinquante pas plus loin. Je m’habitue à l’obscurité et je vois une personne allongée dans un lit. Si ce n’était pas si triste je trouverais que le lit ressemble à celui des princesses des châteaux.

D’abord je suis tétanisée par la peur, puis petit à petit mes yeux s’habituent et puis la sorcière ne c’est pas jeté sur moi.pour me dévorer. Je suis contre le lit, c’est bien une dame, elle a une longue robe blanche toute déchirée. Elle est recroquevillée comme un fœtus, elle me tourne le dos. Si c’est ma maman elle est très petite et vraiment maigre. Mais je dois l’appeler :

  • Maman c’est Charlotte

Personne ne me réponds alors j’en profite pour envoyer un SMS à mon oncle.

Sos, suis enfermée dans la chambre de maman. Dans un lit il y a une femme toute petite couchée la tête tournée vers le soupirail. Approche toi du troisième soupirail je vais accrocher le foulard blanc que tu m’as donné. Dépêche-toi le vilain Monsieur va revenir. Juste au moment où je vais envoyer le texto, la dame se retourne. Elle ressemble à ma Maman mais elle est plus vieille et surtout maigre. Alors avant d’envoyer mon texte je met un cœur ❤️.

A suivre…

Un passe bien encombrant (27)

L’herbe est fraîche je marche doucement mais personne ne peut m’entendre. C’est lugubre, aucune lumière ne filtre au travers des volets. Je vois au loin une lumière qui clignote comme si un vélo roulait sur un chemin de terre. Car à proximité il n’y a pas de route, c’est la raison pour laquelle Romain et Grand-père ont laissé les voitures. A moins que ne sachant pas qui se trouvaient dans cette maison ils se soient cachés pour éviter d’être surpris.

La lumière se rapproche je la vois qui grossi, vite je dois me cacher, j’éteins ma lampe et lorsque les phares éclairent le petit arbre rabougris je suis allongée auprès d’une personne qui m’a mis sa main sur la bouche. Je ne dis rien, je sens cette main qui se détache de ma bouche et dans mon oreille on me dit ou plutôt on me chuchote :

  • Petite Peste tu n’aurais pas pu continuer à dormir, maintenant nous devons découvrir qui se promène à proximité de la maison de ta Grand-mère.
  • Tonton, pourquoi m’as tu laissé toute seule ? On n’abandonne pas les enfants dans une voiture.

Romain semble décontenancé par mes paroles puis il rit d’abord doucement puis de plus en plus fort. Il est fou le type va nous découvrir.

  • Arrête de rire il n’y à rien de drôle, c’est toi qui va nous faire repérer.
  • Ne t’inquiètes pas, c’est ton ami Aurélien qui est de retour, il est juste allé voir s’il ne pouvait pas récupérer des outils chez un ami de ta maman. Vu le temps qu’il a mis je me demande ce qu’il a bien pu se passer. Mais nous allons rapidement le savoir.

Je vois Romain allumer sa lampe et Aurélien lui répond, finalement ce dernier nous rejoint et j’apprends que les amis de Maman vont arriver. Mais nous ne sommes pas certains qu’elle soit là. Et pourquoi la retiendrait-on prisonnière quelle en serait la raison ?

Maintenant que le danger est passé, Romain relâche sa surveillance, j’en profite pour m’éloigner d’eux et je me rapproche de la maison. C’est une grosse maison bourgeoise c’est ce qu’a dit mon Papy d’amour hier avant de quitter sa femme. Ils y ont fait le mariage de Papa Maman. Il y a un grand jardin, une belle tonnelle, des box pour des chevaux mais maintenant il n’y en a plus du tout. Un lac où Maman faisait du canot étant petite. Et dedans il y a même une salle de bal. Des chambres innombrables, et une grande cuisine. Il y a une bibliothèque ce qui a fait dire à Romain que les souris devaient se régaler à manger les livres. C’est triste, moi qui aime bien lire, j’aurais pu les dévorer les livres. Mais c’était sûrement une boutade.

Le grand portail est ouvert et dissimulé dans le petit bois il y a un gros 4×4 de la couleur du camouflage de l’armée. Normalement si j’avais suivis l’allée je n’aurais pas dû le voir. Mais je me cache je ne veux pas être découverte, car maintenant j’en suis sûre il y a quelqu’un dans la maison de notre Grand-mère. J’envoie un SMS à Bastien car depuis une heure il me demande ce que je fais. Je lui envoie une photo du véhicule, mais de suite il me répond photographie la plaque d’immatriculation. Zut je dois faire marche arrière. Et bien je n’en crois pas mes yeux, il n’y a aucune plaque. Je prends une photos des deux côtés pour éviter qu’il me le demande. Je continue ma progression très silencieusement et ai rapidement son retour. C’est un jouet. N’importe quoi…Elle est belle , ce n’est ni un jouet, ni une pièce de collection. Elle doit avoir des plaques mais pour une raison que j’ignore les gens qui se cachent les ont ôtés.

Mon téléphone vibre , j’aurais mieux fait de ne rien dire à mon frère, mais lorsque je vois que c’est mon père je m’empresse de répondre.

  • Charlotte éloigne-toi de ce véhicule et rejoins nous.
  • Où êtes-vous ?
  • Vers les écuries , nous voulons te demander ton aide. Tu es la plus menue, mais viens nous allons t’expliquer.

Suite et fin….

Si la lande m’était contée

La vie a repris son cours, les abeilles bourdonnent autour des fleurs, attirées par leur nectar, tandis que les oiseaux chantent des mélodies joyeuses, célébrant la beauté éphémère de la nature et ce sauvetage.

Je vais plus loin, je m’ aventure sur les sentiers de la lande découvre un monde à part, où le temps semble s’arrêter. Les ajoncs, avec leurs épines acérées, rappellent la force de la nature, tandis que la douceur des fleurs de bruyère évoque la tendresse du paysage. Ensemble, ils tissent une harmonie fragile mais puissante, invitant chacun à s’arrêter, à contempler et à ressentir.

Un peu plus loin les ajoncs se mêlent à des arbres tordus, témoins des tempêtes passées. Ici, le silence règne, rompu uniquement par le souffle du vent. C’est un lieu de recueillement, de retrouvailles avec soi-même. En levant les yeux, on peut apercevoir des nuages qui dansent au-dessus de la lande, des formes éphémères qui évoquent des rêves oubliés.

La petite chapelle a fière allure entourée de ses couleurs violettes et jaunes. Ils font comme un patchwork. On ne sait qui des fleurs ou de la chapelle veillent sur l’autre. Ils ne font qu’un.

La lande bretonne est bien plus qu’un simple paysage ; c’est un appel à l’évasion. Elle invite les curieux à explorer ces vastes étendues, à se perdre dans ses couleurs et ses parfums, à laisser leurs pensées s’envoler avec les nuages. Chaque saison, chaque instant, offre une nouvelle palette, une nouvelle histoire à découvrir.

Alors, si vous cherchez un lieu où le temps s’arrête et où la beauté règne en maître, n’hésitez pas à vous aventurer sur la lande bretonne. Laissez les ajoncs et la bruyère vous accueillir, laissez-vous envoûter par leurs couleurs, et plongez dans cet océan de sensations qui ne demande qu’à être exploré. La lande est là, prête à vous révéler ses secrets, à vous offrir un moment de sérénité au cœur de la nature sauvage.

Un passé bien encombrant (26).

Je dois partir avec mes grands-parents et mon papa, aussi assez folle pour mon âge je me glisse dans le coffre de la voiture de Papy… Et je met sur mon corps une couverture. Mais j’espère qu’ils ne vont pas l’écraser avec leurs bagages. J’ai à peine refermer le coffre que j’entends un bruit de pas. C’est mon père il pose son sac je l’ai sur un pieds , j’attends qu’il s’éloigne et me contorsionne du mieux que je peux sans faire bouger le sac. J’arrive à déplacer mon pieds. Et j’attends patiemment que d’autres viennent déposer leurs sacs. J’espère que personne n’aura l’idée d’emporter une grosse malle. Mamie met une glacière contre ma tête. Je me cale entre le sac et la glacière. Je verrais plus tard ce qu’il sera judicieux de faire. Bastien arrive avec le Vanity-case de Mamie, un truc hyper vieux mais auquel elle tient. Il va pour me le mettre sur la tête. J’émets un petit cri. Il soulève la couverture et me regarde comme un ahuri et me secoue en me traitant de folle, et me demande si je pense pouvoir faire plus de 1000 kilomètres couchée et sans air. Il m’ordonne de descendre mais c’était sans compter sur notre oncle Romain qui arrive sur ces entrefaites.

  • A quoi jouez-vous les enfants?

C’est Bastien qui répond, c’est Charlotte qui a dû vous entendre parler et elle veut mener sa petite enquête. Romain me regarde et me dit :

  • Viens dans ma voiture tu seras seule et tu arriveras à Lyon vivante. Ici je ne donne pas cher de ta peau.

Cela fait deux bonnes heures que nous roulons. Romain m’avertis qu’ils vont changer de chauffeurs. Mais n’a pas envie de prêter sa voiture à qui que ce soit. Il m’ordonne de me coucher entre les deux sièges. Il me jette une couverture sur moi, et s’en va.

Lorsque la portière s’ouvre à nouveau je n’ose prononcer un seul mot. Mais Romain à nouveau me met a l’aise et m’avertis que l’on est repartis pour quatre heures. Nous allons faire que de l’autoroute me dit-il. Je retrouverais les autres sur place. A la première aire tu monteras à côté de moi. Comme je dois aller récupérer Aurélien sur son lieux de vacances je vais me détourner du chemin initialement prévu. Moi ça me va bien. Je verrais le paysage. Pendant que nous roulons le téléphone de mon oncle sonne. Je lis que c’est Mamie. Il me regarde et me dit tu vas passer un sale quart d’heure. A partir de maintenant tu ne dis pas un mot.

  • Allo Maman tu veux savoir où nous sommes.
  • Je veux juste être au courant lorsque tu pars avec ta nièce et que tu me laisses sans m’avertir. Heureusement que Bastien m’a tout expliqué. Veille sur Charlotte et ne le lui laisse pas faire n’importe quoi.
  • Promis Maman, Charlotte et moi nous t’embrassons.

Il raccroche et me demande si je suis au courant de ce que Bastien a pu lui dire. Qu’en sais-je ? Je lui suggère de l’appeler. Ni une, ni deux c’est ce qu’il fait.

  • Bastien c’est ton oncle, qu’as-tu dis à Mamie, concernant ta sœur
  • La vérité
  • Quelle est elle?
  • Que tu préfères la surveiller que de la laisser ici ou elle fera tourner en bourrique tout le monde.

Mon oncle éclate de rire et me dit:

  • Ton frère a l’air de bien te connaître.

Je ne réponds pas, il m’agace Bastien avec son air supérieur… Comme si j’étais ainsi. Je suis sage. Bon, c’est vrai je me lance souvent dans des petites enquêtes mais je découvre toujours la vérité. On va voir pour Maman.

Il est plus de seize heures lorsque nous arrivons en Ardèche sur le lieu de villégiature d’Aurélien et Maryline. Ils nous attendent et savent déjà que je suis avec Romain. Je saute au cou de Maryline, elle m’embrasse sur les deux jours. Quant à Aurélien il trouve que je suis très belle car bronzée comme du pain d’épices.

Et Romain ajoute, je vais te dévorer ma nièce adorée… Et il éclate de rire devant mon regard courroucé. Nous mangeons ensemble un copieux goûter. Puis Aurélien prends la place de Damien et nous partons tous les trois, direction une adresse inconnue. En chemin alors que je leur joue la comédie, je somnole, enfin je leur laisse croire. Et j’écoute ce qu’ils se disent.

  • Donc vous avez localiser Julie, qui l’a enlevé et pourquoi? Et le bébé comment l’avez-vous retrouvé ?

J’entends Damien expliquez à Aurélien ce que mon Papa a découvert en Afrique. Chez les parents de Joseph il y avait un bébé c’était notre petit frère. Un type, un blanc l’avait apporté un matin en leur disant de l’élever comme leur enfant. Mais stupeur dans ses vêtements un papier ou il était noté le nom et l’adresse de son père en France, chez Papy et Mamie.

Lorsque Papa avait simulé son arrestation c’était pour qu’on le croit en Afrique et non de retour en France. Mais avant de partir il était allé récupérer notre petit frère. Ce dernier était né en février de cette année le 28 plus exactement. Il avait donc cinq mois. Mais il était tellement petit. Du reste c’est ce qu’avais dit la mère de Joseph, il devait être prématuré ce gamin. Il avait ramené l’enfant et déclaré en la mairie de Font Romeu.

Romain a dit une hérésie que c’était notre Mamie Anne qui avait kidnappé sa propre fille. Mais Aurélien avait ajouté ce n’est pas à proprement parlé sa fille. Comme ils sont compliqué les grands. C’est bien sa maman, Mamie Anne, pourquoi que ce ne serait pas elle. Je n’avais pas réussi à écouter la fin de la phrase je m’étais réellement endormie.

Lorsque je me reveille, la voiture est immobilisée au milieu de nulle part. Les portières sont fermées. Ils n’ont pas envie que je vienne voir ce qu’il se passe. Comment vais-je faire ? J’espère qu’ils vont revenir avec Maman. J’arrive à passer devant et fouille le vide poche. Il y a une clef mais à quoi va-t-elle me servir. J’ouvre la voiture, c’est automatique. Enfin je suis à l’extérieur. C’est la nuit, pas de lune. Je marche doucement en direction de la maison.

A suivre…

Un passe bien encombrant.

Papa, je me jette dans ses bras, quelle joie de le revoir. Il semble fatigué, il est triste, un léger sourire mais c’est un papa qui souffre. Et surtout il a une barbe, des cheveux mi-longs. Un chapeau comme il portait dans la brousse . Il est déguisé en soldat avec un vêtement de camouflage.

Bastien le bombarde de questions il ne dit rien. Il nous serre contre lui. Il.oleure j’en suis certaine. Je sens sur ma main comme une goutte de pluie. Mamie arrive et doucement nous demande de nous éloigner de notre Papa car elle veut prendre notre Papa dans ses bras.

Nous nous écartons de notre Papa et Mamie lui prend son visage dans ses mains et lui dit :

  • Je me faisais un souci d’encre, tu as maigri mon chéri. Comment vas-tu ? Et comment se fait-il que tu sois là? Tu repars quand?
  • Annie
  • Oui
  • Calme-toi notre fils ne peut pas répondre à toutes tes questions. Venez tous les deux. Les enfants déposez vos bagages dans vos chambres respectives. Mettez le tout dans l’armoire. Quand vous êtes prêt redescendez au salon nous vous rejoindrons.
  • Ca marche Papy, nous ferons ce que tu nous as dit. Papa
  • Bastien je vais d’abord parler à tes grands -parents, ensuite je vous expliquerais tout ce que vous êtes en âge de savoir.
  • Ca marche Papa, allez viens Charlotte je vais te montrer ta chambre.

Je suis Bastien mais le frère de Papa nous précède, il pousse ma valise , la plus grosse et moi je pousse la plus petite. Me voici dans la chambre, elle est très belle, c’est celle de mon oncle lorsqu’il était enfant. Bastien à celle de Papa. Comme chez mon autre Papy, c’est moi qui ai la chambre de Maman.

Je me demande bien ce que Papa peut dire à ses parents. Parle-t-il de notre Maman? J’espère qu’elle est encore en vie. Pourvu que nous la revoyons très vite. Je suis perdue dans mes songes lorsque la porte de ma chambre s’ouvre et je vois Bastien entré comme un fou. Il essaie de me parler, mais il bégaye tant il est sous le coup de l’émotion. Il est bouleversé. Qu’a-t-il de si important à me dire? Puis il arrive à me dire :

  • J’ai eu Maman au téléphone mais ça a raccroché brutalement, depuis j’essaye de l’appeler mais je tombe sur la messagerie.
  • A-t-elle eu le temps de te dire quelque chose?
  • Oui, elle m’a dit, je suis en France.
  • En France ça y est elle revient, c’est de ça que Papa veut nous parler.
  • Je ne sais pas… Je ne comprends pas pourquoi je ne peux pas lui parler à nouveau.
  • Attendons Papa, as-tu mis tes affaires dans l’armoire
  • Nin je le ferai plus tard, allons voir Papa, il rappellera Maman.
  • C’est une bonne idée , allons-y

Nous descendons les escaliers à une vitesse de folie. Nous voici en bas, nous entendons une conversation animée, puis la porte s’ouvre à la volée et devant nous il y a notre Grand-père maternelle. Mais sur fait-il ici? Il est pâle.

  • Papy tu es déjà venu nous chercher
  • Non mes petits je suis là car des évènements graves viennent d’avoir lieu, mais votre papa va vous les expliquer.
  • Rentrez les enfants, tout d’abord votre Maman est en France.
  • Elle vient de me téléphoner dit Bastien

Un gros brouhaha suit les paroles de mon frère, tout le monde parle en même temps chacun s’exclame, moi je ne dis rien, j’attends que tous se calme. Enfin on entendrait une mouche volée. Puis Papa nous raconte une étrange histoire. Mais il a, à peine dit deux mots que nous entendons pleurer un bébé. Mamie se précipite, elle porte au creux de son coude un minuscule bébé. Elle nous le présente en disant voici votre petit frère. Mais d’où vient ce bébé et où notre mère se trouve? Pourquoi ils ne sont pas ensemble. Que de questions affluent dans ma tête. Une jeune dame africaine apparaît, dans ses mains un biberon de lait. Elle le donne à Papa et notre petit frère boit avidement son lait.

Pendant ce temps le silence s’installe on n’entends juste la succion de notre frère. Quel âge peut-il avoir? Deux mois pas plus. Et comment est-il ici? Pourquoi ne pas nous expliquer où est notre Maman. J’espère qu’elle n’est pas morte en mettant ce bébé au monde. Pourrais-je l’aimer?

  • Charlotte tu dors, je te parle
  • Oh pardon Papa, que dirais-tu?
  • J’expliquais que demain vous allez rester avec votre Mamie et ton grand-père, ton oncle et moi nous allons chercher votre mère.
  • Je ne comprends pas pourquoi Maman qui a disparue en Afrique se retrouve ici en France?
  • Elle te l’expliquera à son retour. Pour l’instant nous allons passer à table. Ensuite nous irons à Toulouse prendre un avion.

Nous mangeons tranquillement , puis Mamie nous propose d’aller dans son jardin admire ses fleurs. Bastien la suite, il veut devenir paysagiste aussi il va dire à Mamie si son jardin est bien agencé. Moi je vais chercher mon chapeau de paille j’ai tendance à saigner du nez.

C’est en redescendant et au moment où je passe devant le salon que j’entends une chose horrible et stupéfiante. C’est mon Papa qui l’a prononce :

  • Je ne sais pas comment nous allons faire pour la délivrer. Aurélien va nous prêter main forte. Il a deux amis dans la police, nous pourrons faire appel à eux. L’uniforme lui fera peur.

Kidnappé… Notre Maman a été kidnappe alors qu’elle était enceinte de trois mois. Mais le bébé n’a pas deux mois. Il est plus grand. Comme il est tout petit je pensais qu’il n’avait que deux mois.

A suivre…