Regard tourné vers cette subtilité incandescente
Aux confins de la terre et de la mer voici l’astre rougeoyant
Il s’impose et le voici à l’apogée du firmament
Doucement pour que la main le suive Il amorce sa descente.
Devant son chevalet, sous ses doigts nait la nuit
Du jaune il passe au noir en estompant la rougeur
Absorbé par sa peinture il en oublie les naufrageurs
Mais en dessinant il tremble et vibre en trompant l’ennui.
Entre les jours lumineux et les nuits sans lune il est à son art
Sans jamais recevoir la gloire, il est là du matin au soir
Seul, sur cette garrigue mais pour lui il sort du brouillard.
Copie conforme de la nature sans connaître les couleurs
Impossible pour lui de faire la différence entre le blanc et le noir
Ebahis , nous restons sous son charme ensorceleur.
