L’autoroute de tous les dangers/20

L’aveu de Stéphane : c’est un cataclysme !

Pendant que nous nous rendions au 36 le téléphone a sonné. Théo s’est arrêté est sorti de sa voiture et a pris la communication. C’était Stéph.


Au fur et à mesure de la discussion je voyais Théo changer de couleur, puis se tenir la poitrine comme s’il étouffait. Puis il a poussé un cri rauque. Il a balancé son téléphone et s’est mis à crier comme s’il y avait une personne en face de lui. J’avais entrouvert la portière, j’ai senti à ce moment-là que la révélation était horrible pour Théo et il lui était impossible de me le dire.

Il arpentait le bas côté de la route à grande enjambée, tout en faisant des allers retours. Il parlait à voix haute avec des tons aigus, puis soudain fou de rage il s’est mis à hurler :

 » j’ai honte. Oh ce n’est pas possible. Je suis maudit, salaud tu n’es qu’un salaud, un sacré comédien, tu t’es joué de nous tous, tu es une crapule, pourquoi es-tu tombé si bas ? Pourquoi? Je vais aller te chercher et je vais écraser ta tête arrogante et tu vas croupir en prison même si j’ai honte. »

Mon travail c’est toute ma vie et Julie est mon amour. J’ai mal, je souffre. Tu as voulu la tuer, et après tu m’aurais tué, mais non jamais tu ne te salirais les mains. Tu n’es qu’un imposteur. Pourquoi n’as tu pas tué Hugo car Stéphane me l’a dit tu connaissais tout de ce qui s’est passé ce fameux jour de juin.

Puis il s’est assis a même le sol et s’est mis à pleurer.
Je suis sortie de la voiture, me suis approchée de lui, il sanglotait comme un enfant.

Je ne lui ai rien dit, je me suis assise auprès de lui, l’ai pris dans mes bras, lui ai caressé le visage.

Au travers de ses larmes, il m’a a regardé et il m’a dit :

 » C’est mon père ».

A suivre…