- Mais où est Annabelle et que s’est-il passé?
- Je ne vais pas te raconter notre nuit de noce
- Je ne t’en demande pas tant, mais Annabelle n’a pas eu
- Eu quoi ?
- Annabelle n’a pas perdu son bébé
- Tu es bête je lui ai ôté sa robe de mariée, donc je ne comprends pas pourquoi sa robe est pleine de sang.
- Et bien elle l’aura remise
- Mais pourquoi faire ?
- Je n’en sais rien, c’est à elle que tu dois le demander. Puis que faisais-tu dehors à pareille heure ?
- J’ai entendu comme un coup de feu
- Quoi ? Un coup de feu
- Ne répète pas ce que je dis, oui tu as bien entendu, on a tiré
- Mais es-tu allé voir si Annabelle ne gît pas sous sa robe de mariée
- Non
Je n’attend pas la suite de la réponse de mon frère, je me précipite dans la rangée de vigne et là stupéfaite je vois Annabelle qui gît sur le sol, exsangue, le teint cireux. Mais sa poitrine se soulève doucement. Il s’écoule de sa poitrine du sang. On lui a tiré dessus.
- Charles appelle Père et téléphone à notre médecin de famille. Annabelle est blessée.
Charles s’effondre sous le choc de la nouvelle, je ne peux rien faire pour Annabelle et encore moins pour lui, je me précipite à l’étage et tambourine à la porte de la chambre de mes parents.
Mon père sort courroucé et me dispute mais devant mes larmes il se radouci et me demande ce qu’il se passe.
- Papa appelez vite notre médecin, Annabelle gît inconsciente dans la vigne elle a reçu une balle, le sang s’échappe de sa poitrine.
Mais mon père n’est plus là pour m’écouter, il est déjà au téléphone et je l’entend dire que sa chère fille va mourir. Puis il m’entraîne et me demande où se trouve Annabelle. Nous retrouvons Charles et un saisonnier qui a pris l’initiative de comprimer la blessure ce qui permet de ralentir et d’arrêter que le sang s’écoule. Le médecin arrive suivi de prêt par les gendarmes ainsi qu’une ambulance. Notre médecin est efficace. Ma sœur aînée est prise en charge rapidement et emmenée à l’hôpital de Mâcon.
Les gendarmes observent le sol et commencent à nous poser des questions, mais à part Charles qui peut donner à peu près le moment où il a entendu le coup de feu tous les autres nous ne sommes à ce stade de l’enquête d’aucune utilité.
Les gendarmes suivent notre père et montent dans la chambre des jeunes mariés. C’est une chambre tout ce qu’il y a des plus ordinaires, du linge gît au sol. Il n’y a pas de sang sur les draps. Rien qui puisse conduire à ce drame.
Notre père ne comprends vraiment pas ce qu’il s’est passé, il va falloir attendre qu’Annabelle se réveille pour en savoir davantage.
Les gendarmes repartent et disent à mon père que dans la matinée un inspecteur viendra prendre nos dépositions. Mon père lui dit qu’à part son gendre il ne voit pas qui va pouvoir répondre à quoi que ce soit. La noce c’est terminée à 4 h, tout le monde dormait. Même Charles puisque c’est le coup de feu qui l’a réveillé et l’absence de sa femme qui l’a fait sortir.
Devant ces constatations , ils repartent et nous demandent de ne pas quitter la propriété. Mon père refuse catégoriquement et leur dit qu’il va se rendre à l’hôpital de Mâcon avec ses deux enfants et sa femme. Il n’est pas question qu’il attende le doigt sur le pantalon.
Mon père sait se faire entendre quand il est dans son bon droit et même quand il a tort. Le gendarme ne réplique rien et s’en va. Maman est réveillée et comprend qu’un drame a eu lieu a quelques mètres de notre maison. Elle qui a le sommeil fragile dit n’avoir rien entendu. Notre père nous dit que pour l’instant à l’hôpital nous serons d’aucune utilité. Aussi décide-t-il de s’y rendre seul et Charles nous conduira lorsqu’il en saura davantage.
Personne ne contrarie papa, car à part tourner en rond il ne fera pas avancer l’enquête. Mais au dernier moment il se ravise et me demande de l’accompagner.
- Ta soeur se confiera plus a toi, entre filles ce sera plus facile. Elle doit nous cacher quelques choses sinon pourquoi est-elle partie en robe de mariée à travers les vignes.
- Je ne sais pas, j’espère que comme tu dis elle se confiera à moi.
- Je l’espère aussi.
Nous traversons rapidement la campagne et atteignons vers 6 h 45 les faubourgs de Mâcon. A l’accueil il n’y a personne. Mon père s’en fiche et appelle notre Docteur pour savoir où elle se trouve. Mais il nous sera impossible de la voir tant qu’elle ne sera pas sorti du bloc opératoire.
Ce n’est que vers 10 h que mon père réussi à rencontrer un médecin. Annabelle ne pourra pas nous parler ni raconter aux gendarmes ce qu’il s’est passé. Elle est dans le coma. Et elle a perdu son bébé.
À suivre…

Eh bien, nous nageons maintenant en plein mystère ! Qui en voulait à Annabelle ???
Bises et bon début de semaine – Zaza
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Le mystère s’épaissit…😁
Bon debut tout autant pour toi.
Bises
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Ah oui le mystère demeure. Quel drame.
Vite vite la suite .
Bon lundi bisous 😘
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Tiens tu es pressée de savoir la suite… Oui ça va arriver….
Bises
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Le vrai père de ce bébé y serait peut-être pour quelque chose … l’on verra bien …
Bon mardi Eva Joe,
Bisous 😘
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Avec le peu d’éléments en notre possession, on ne peut que supposer que le tireur est Julien. Ce pourrait être tout aussi bien une ex petite amie de Charles. Mais alors, que faisait Annabelle dans les vignes, la nuit de ses noces?
Tu nous laisses sur des charbons ardents, Evajoe! 😀
Gros bisous qui vont se recoucher!!!
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Le père du bébé ? Ou alors la famille ? pour la punir de s’être mariée… Ou est-ce trop facile ?
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C’est bien toi.
Tu vas nous faire trépigner mais en attendant il faut qu’Annabelle refasse surfasse.
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