Hum ! Une famille tuyau de poêle !

Apres le petit déjeuner, nous les jeunes décidons que ce matin nous irons visiter Béthune afin de nous familiariser avec les lieux. Et surtout pour voir quel impact nous aurons sur les habitants. Et cet après-midi nous nous rendrons accompagnés de Chantal dans la famille de notre mère.

Apres la visite du Beffroi et de l’hôtel de ville, nous nous sommes dirigés vers une figure fort connue des Bethunois. Le « Charitable » ce qui nous a bien fait rire. Ce ne doit pas être notre géniteur Monsieur de Bougainvilliers car lui à part ses petites parties fines, nous ne le voyons point donner la moindre pièce. Ce qui allait nous surprendre ce fut l’accueil des gens du terril. Car les Puits de Mine s’étendait tout alentours, beaucoup plus qu’à Arcin. Du reste c’était là où se situait les bureaux de la mine où Charles irait travailler des mercredi prochain.

Mais revenons à la visite du Beffroi, il trône sur la Grand Place depuis 1386. Les maisons qui entourent la place sont de style Flamand et sont très bien conservé.L’autre se reconnaît facilement il est vêtu d’une longue cape noire, d’un bicorne et de gants blancs. Lui les représente mais il n’est pas rare de les croiser au détour d’un chemin. Désormais nous saurons qu’il est possible d’en voir en chair et en os.

L’église Saint Vaast avait été détruite lors des bombardements, elle a été reconstruite grâce à une généreuse donatrice. Elle est selon Chantal plus belle que celle d’avant. Les orgues et les vitraux sont majestueux.

Notre visite des monuments est terminée , l’oncle de Chantal nous a rejoint et a proposé à Charles de l’emmener boire une bière. C’est incontournable. Lui y est allé, nous, nous sommes rendues dans un des jardins de la ville. Assises sur un banc nous avons vu arriver un vieux Monsieur d’un âge respectable, ce n’était point l’homme de notre première visite, celui-ci il.nous faudrait le rechercher. Lui c’était différent, il était assis non loin de nous et nous observait. Puis il se décide à se lever et nous demande à brule-pourpoint si nous n’étions pas parenté avec le patron des houillères. Nous observons, incrédules dans un premier temps puis interrogative. Qui est ce bel homme et que nous veut-il ?

Il ôté son chapeau noir et en s’inclinant devant nous dit :

  • Je savais que ma nièce par alliance avait eu une fille mais j’ignorais que vous aviez une sosie.
  • Qui êtes vous ?
  • Le jumeau de Monsieur de Bougainvilliers
  • Je ne vous ai jamais vu chez nous réponds Cécile
  • C’est bien normal chère jeune demoiselle c’est le vieux qui m’empêchait de prendre contact avec vous.
  • Et, ma mère acceptait cette situation
  • Pauvre demoiselle vous ne savez pas tout, votre mère, ma nièce en l’occurrence était la chose du vieux.
  • La… La chose que voulez-vous dire ?
  • Tant qu’André votre père était à ses côtes, il préservait votre mère des assiduités du « vieux grigou ». Mais hélas il l’a vite remise dans son lit après sa disparition.
  • Oh !
  • Je m’excuse de vous faire de la peine mais ça va vous être difficile de l’accuser avec une mère qui…

Le frère de Monsieur de Bougainvilliers s’est tu n’osant dire la suite, puis il s’est tourné vers moi en me demandant qui j’étais. Puis devant ma réponse :  » je suis sa jumelle » , il est devenu tout blanc. S’est assis sur notre banc et a bredouillé :

  • C’était donc vrai ce que m’avait dit André sur son lit de mort, j’avais cru qu’il divaguait sous l’effet des médicaments. Que sa femme suite à un avortement après la naissance de votre frère ne pouvait plus avoir d’enfants. Il vous avait adopté.
  • Je sais tout ça Monsieur, je suis née en 1940 dans un tout petit village sur la route de l’exode. Si ma sœur a été adoptée quelques mois plus tard j’ai eu la chance ou la malchance d’être adopté quelques heures après ma naissance.
  • Il faut que je vous dise ce que Monsieur André m’a dit. Le patron des mines suivaient vos parents et se doutaient que votre maman attendait des jumeaux. Il lui avait fait promettre de n’en garder qu’un si deux naissaient. Et s’ils ont fuit comme tant d’autres sur les routes de France l’avancée des soldats allemands ce n’est pas pour leur échapper mais pour vous sauver toutes deux de la malédiction des Bougainvilliers.
  • Quelle malédiction ? Lui demande Cécile
  • Celle de supprimer sans le tuer le plus chétif et de le déposer dans un couffin chez les soeurs Saint Vincent de Paul.
  • C’est ce qui a été fait pou vous ?
  • Non car je ne suis pas sa copie conforme contrairement à vous deux. Je suis un faux jumeaux, je ne suis pas né dans la même poche. Mais j’ai été sommé des que j’ai eu vingt et un an de quitter la ville.
  • Et vous êtes revenu
  • Oui, dès que j’ai eu la voie libre. Je vais aider votre frère à s’intégrer dans ses fonctions.
  • Oh !

Puis il s’est incliné, nous a donné une carte de visite, à ajouter :  » A bientôt si vous le voulez. Et il est reparti.

Nous sommes revenu jusqu’au bar où je ne sais quoi où l’on entendait chanter dans une langue inconnue. C’est du ch’ti nous a dit Chantal qui nous attendait. Charles est reparti, il vous suggère de rentrer en ma compagnie.

Je crains lui dis-je qu’à son arrivée, Père lui dise que nous étions sous sa responsabilité et qu’il n’avait pas gardé son rang. C’était notre chaperon.

Chantal m’a regardé et a éclaté de rire.

A suivre…

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Auteur : Eva Joe

Ma plume ne s'essouffle jamais, elle dessine des arabesques sur la page de mes nuits, elle se pare comme un soleil en defroissant le ciel. En la suivant vous croiserez tantôt Pierrot et Colombine dans mes poèmes ou Mathéo et son secret et bien d'autres personnages dans mes nouvelles et mes suspenses.

4 réflexions sur « Hum ! Une famille tuyau de poêle ! »

  1. Et vlan ! Me voici restée sur ma faim…😂
    Et un rejeton de plus à l’actif de ce vieux pervers, qui aurait pu s’improviser bourreau dans cette belle ville de Béthune.
    Il va falloir vraiment, à la fin de cette saga, que tu nous fasses un arbre généalogique ! 😉
    Bises et bonne fin de dimanche – Zaza

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