Hum ! Une famille tuyau de poêle !

Lorsque Claire a ouvert les yeux c’est le moment où je devais regagner mon poste au Commissariat de Mâcon. J’ai attendu le dernier moment. Ce week-end que nous espérions tous les deux ne s’est pas passé comme nous l’avions prévu. Claire dans un état critique. Charles et Annabelle de retour chez eux, la mine laissée sans surveillance. Il a bien fallu appeler le jumeau de leur père biologique pour que rien ne s’arrête. Charles ne voulant pas trop vite retourner dans le Nord. Annabelle pas très chaude pour regagner les brumes Nordiques. De plus après septembre ce serait la pluie et les jours plus courts. Ici ce serait les vendanges, les chants et la fête pratiquement tous les soirs. Alors je comprends qu’elle puisse hésiter. Mais Charles fou amoureux de sa femme était prêt à tout laisser, la maison son nom, la mine. Une discussion était imminente entre Monsieur de la Roche Vineuse et son beau-fils quand il était en colère.

J’allais mettre mon sac sur le dos lorsque j’ai senti comme un regard qui me fixait. J’étais seul dans la chambre. Que se passait -il ? J’allais franchir le seuil de la porte et je me retournais pour envoyer un baiser à mon doux amour lorsque j’ai vu son regard et ses beaux yeux m’implorer. Claire venait d’ouvrir les yeux et semblait assez paniqué.

  • Mon cœur, enfin te voilà éveillé
  • Où suis-je ?
  • Tu es à la clinique du Val de Saône car tu as été opéré, ne t’en souviens-tu pas ?

Claire me regarde interloquée , je lui parlerais en Chinois cela ferait le même effet. Comment lui dire sans trop lui faire peur qu’elle a reçu une balle samedi en quinze. Seize jours dans le coma, car le chirurgien de la clinique n’avait pas réussi à la sortir du coma artificiel où l’éminent professeur l’avait plongé. Lui ne s’était pas affolé. Ou il s’était abstenu de nous en faire part. Il faut que j’explique à Claire que je dois aller travailler mais dès ce soir je serais de retour. Il est six heures dans trente minutes je dois y être. Et à 15 h je sors. Mais je ne viens qu’à 20 h. Entre les deux il me faut dormir.

  • Nico
  • Oui petit cœur, je suis là. Veux-tu que je te donne à boire ou que j’appelle une infirmière.
  • Non
  • Que veux-tu ?
  • Pourquoi me demandais-tu de te pardonner ?

Claire ne se souvenait que de mes excuses. En effet au moment des tirs je me trouvais minable de l’avoir laissé dans la chambre. C’était à cause de moi si elle était sortie si vite de la maison, sans se soucier des tirs. Comment lui expliquer, seize jours après ? J’avais déjà reçu les remontrances de son père adoptif, de Charles et le pire de Cécile, elle ne m’adressais plus la parole. Jules n’était pas arrivé à la faire changer d’avis. Il était reparti sur Marseille sans lui adresser la parole alors que sans cette tentative d’assassinat il filerait le parfait amour avec la jumelle de Claire. Mais tout cela n’était qu’enfantillage, qu’avait-elle besoin de s’en prendre à mon meilleur ami. ? Il n’y était pour rien. Maintenant que Claire a repris conscience j’espère qu’elle pourra gronder sa soeur.

  • Pourquoi as-tu ton front barré d’une ride. Dis-moi la vérité. Pourquoi ai-je mal dans le dos ? Et suis-je tombée pour avoir ce drôle de truc au bras ?
  • Tu ne te souviens que de mes mots, lorsque je t’ai demandé de me pardonner
  • Oui pourquoi je dois te pardonner
  • Je me suis un tantinet disputé avec toi et je t’ai quitté sans te donner un baiser. Tu l’as mal pris et je peux le comprendre vu les circonstances. Tu t’es rapidement habillée et descendue sur le perron pour me rattraper. A ce moment-là tu as reçu une balle.
  • Une baballe de tennis
  • Non d’une arme à feu
  • On m’a tiré dessus ! Mais qui et pourquoi ?
  • C’est ton neveu enfin le fils de ta belle sœur, je ne sais pas vraiment comment le nommer.
  • Jules de Bougainvilliers
  • Oui lui-même
  • Il est fou, je ne lui ai rien fait
  • Si tu lui prenais une partie de son héritage vu que le vieux t’as reconnu.
  • Oh si c’est ça je lui le donne son héritage, mais qu’il arrête de nous tirer dessus.
  • Il est mort
  • Mort tu lui as tiré dessus, il.ne fallait pas te venger.
  • Non il s’est suicidé
  • Il devait bien être malheureux pour en arriver là.
  • c’est plus compliqué ma chérie, mais je dois te laisser je vais travailler.
  • Tu étais venu me voir tu es fâché.
  • Mais non que vas tu imaginer. ? On est en semaine et je suis venu depuis la tentative d’assassinat toutes les nuits. J’étais à ton chevet et j’ai demandé de travailler du matin afin qu’à quinze heures je sois libre.
  • Merci mon amour, mais je ne m’en suis même pas rendue compte, comme ce doit être triste pour ceux qui attendaient mon réveil. Et mon géniteur vous l’avez mis au courant.
  • Oui son frère jumeau lui l’a dit
  • Qu’en a-t-il dit !
  • Je ne sais pas, il faudra le demander à ton oncle. Allez je te quitte ma princesse, repose-toi.
  • Oh oui j’ai sommeil.

Je quitte Claire, heureux de la tournure des évènements. Je signale à l’infirmière de nuit que ma fiancée est sortie du coma. Elle me remercie et pars rapidement auprès de mon amour. Dès que j’arriverais au Commissariat j’appellerais au Domaine de la Roche Vineuse afin de tous les tranquilliser.

La journée s’est rapidement passée. Hormis deux verbalisations, une pour tapage nocturne, le gars était en cellule de dégrisement car il a levé la main sur un des brigadiers, l’a injurié et finalement lui a tapé dessus. Bref du menu fretin. L’autre une plainte d’une femme contre son mari. Là c’est différent je dois lui donner du réconfort et lui dire d’accepter de porter plainte contre lui. Le reste du temps je m’occupe de la paperasse qui s’empile tous les jours un peu plus.

Lorsque Monsieur et Madame de La Roche Vineuse sont arrivé, Claire essayait de manger tant bien que mal de sa main droite, mais c’était peine perdue. Aussi sa maman adoptive a commencé à lui donner à manger en lui disant tendrement, te voilà retourner en enfance. Elle a été réconfortée par le beau sourire de son bébé. Claire ne se souvient pas de ses premiers jours de vie. Née au mois de juin, abandonnée cinq jours après. Un mois plus tard elle était placée chez eux. Elle devenait leur fille bien qu’aucun papier n’ait été fait officiellement. Mais pour eux rien ne changeait. Sauf que ce fou de Bougainvilliers avait cherché à leur nuire.

  • Alors princesse comment te sens-tu ?
  • J’ai mal
  • Je vais appeler l’infirmière, elle te donnera ce qu’il faut
  • Merci Père

Claire tout en lui disant Père pensait vu comme ils sont affecté je pourrais bien les appeler Papa et Maman même si mes papiers ne sont pas officialisés ils m’aiment autant qu’Annabelle, même plus .

  • Papa
  • Oui mon bébé
  • Je t’aime

Claire n’a pas vu Monsieur de Bougainvilliers pleuré , car après ce papa plein d’amour elle s’est endormie, les médicaments commençaient à faire effet. Elle en avait besoin. Plus tard c’est au tour de Cécile et de Charles de veiller sur leur soeur. Les parents sont repartis et Charles va attendre le retour de Nicolas pour à son tour rentrer au Domaine. Il espère que Cécile sera capable de pardonner à Nicolas en voyant que Claire va mieux.

A suivre…

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Auteur : Eva Joe

Ma plume ne s'essouffle jamais, elle dessine des arabesques sur la page de mes nuits, elle se pare comme un soleil en defroissant le ciel. En la suivant vous croiserez tantôt Pierrot et Colombine dans mes poèmes ou Mathéo et son secret et bien d'autres personnages dans mes nouvelles et mes suspenses.

5 réflexions sur « Hum ! Une famille tuyau de poêle ! »

  1. Elle va se remettre cette petite Claire, mais il faudra du temps. Et puis l’histoire d’amour de Cécile semble avoir du plomb dans l’aile…
    Tu ne nous dis pas si le demi neveu s’est suicidé ou a été tiré comme un lapin par le père adoptif de Claire !
    Bisous et bonne soirée. Zaza

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  2. Voilà, c’est déjà mieux ! Claire est sortie d’affaire, tout au moins je l’espère.
    Il me semble bien que cela la titillait un peu l’appellation : papa. Tiens, du coup, j’ai la larme à l’oeil.
    Bon, maintenant, il va falloir voir un peu les affaires de coeur de Cécile.

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