Une ombre sur le Causse

Des coups de feu

La belle rousse a fait une confidence à Bozo, elle l’emmène voir son père car il lui doit des excuses. Olivier est perplexe que signifie les grognements d’Oural. Possible qu’il n’aime pas le père de la Rousse, mais il faut en avoir le coeur net. Au moment où la porte s’entrouvre il siffle, Oural rentre en trombe dans le buron autant délabré à l’intérieur qu’à l’extérieur. Un coup de feu retenti suivi d’une chute lourde. La Rousse qui se nomme Isabelle crie :

_ Papa et elle ajoute, lâche-le sale loup

_ Oural viens ici, que s’est-il passé ? Qui a tiré ? Sur qui ? Si c’est sur mon chien c’est bien normal qu’il vous ai fait tomber.

_ C’est un loup, il a mangé mes brebis,

_ Non c’est un chien désolé Monsieur, au fait comment vous appelez-vous ?

_ Qu’importe mon nom, ici je suis chez moi et votre chien n’est pas le bienvenu, dégagez ou la prochaine fois je l’abat.

Olivier se fige un instant, le regard fixé sur le chien qui, accroupi, observe l’intrus avec une intensité qui lui donne des frissons. Le grognement d’Oural résonne dans la pièce comme un avertissement clair.

Une fois Oural à mes pieds, je le flatte et le calme. Le Père Gloriet de son nom de famille s’est assis non loin de moi, il a un sale regard, celui d’un fourbe. Oural ne grogne plus mais il se met à fureter de partout. Soudain il s’arrête, me regarde dresse ses oreilles et gémi. À mon tout j’entends un bruit imperceptible mais étrange alors qu’Isabelle et son père sont assis sur une espèce de volet posé à même le sol. C’est étrange, il y a pourtant deux chaises de chaque côté d’une table. Que font-ils assis au fond dans le noir. Que peuvent-ils bien cacher ?

A nouveau ce bruit se fait entendre. Le raclement se répète, plus fort cette fois, comme si quelque chose se trouvait en dessous, impatient de se libérer. Olivier s’accroupit lentement, feignant de fouiller les environs tout en se concentrant sur la source du bruit. Il jette un coup d’œil furtif à Oural, qui se redresse, les poils hérissés, grognant plus fort.

A suivre…

Copyright janvier 2025

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Auteur : Eva Joe

Ma plume ne s'essouffle jamais, elle dessine des arabesques sur la page de mes nuits, elle se pare comme un soleil en defroissant le ciel. En la suivant vous croiserez tantôt Pierrot et Colombine dans mes poèmes ou Mathéo et son secret et bien d'autres personnages dans mes nouvelles et mes suspenses.

5 réflexions sur « Une ombre sur le Causse »

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