Une ombre sur le Causse.

Ciel je vois double !

Un appel avec l’ultrason permet à Oural de venir, et Martin a compris, il l’a accompagné. Maintenant la peur se lit sur le visage de Mireille. Rapidement elle nous explique pourquoi elle a été kidnappée. Puis ses forces s’amenuisant nous nous décidons à partir. J’envoie Oural en éclaireur pour vérifier si la voie est libre. Je l’accompagne.

Je scrute les environs, mon cœur battant à tout rompre. La cabane était isolée, mais cela ne garantissait pas notre sécurité. Mireille, assise contre le mur, son bras blessé sur son ventre, tremblait de peur. Elle avait la marque des violences subies sur son visage, et ses yeux trahissaient une profonde angoisse.

« On doit partir, maintenant », dit Olivier, prenant la main de Mireille avec douceur. « Je sais que ça fait mal, mais je vais te protéger.

Martin et Olivier la soulève doucement, ses pieds fléchissent, elle est dans un sale état. Elle hoche la tête, un mélange de gratitude et de peur dans son regard. Ensemble, ils se levèrent, Olivier aidé de Martin l’aidant à se tenir droite. Ils sortirent de la cabane, l’atmosphère était oppressante, comme si la forêt elle-même retenait son souffle. L’écho de leurs pas résonnait dans le silence, mais Olivier savait qu’ils n’étaient pas seuls. Oural lui le montrait par des signes qui désormais lui était familier

Par ici », murmure-t-il en l’entraînant vers un sentier à peine visible. Chaque bruissement dans les buissons les faisait sursauter. Mireille se força à avancer malgré la douleur, la panique croissant à l’idée que ses agresseurs puissent les retrouver.« Je ne peux pas croire qu’ils m’ont fait ça », souffle-t-elle, sa voix tremblante. « Ils savent que je les ai dénoncés. Ils viendront. »

« Pas tant que je suis là », assura Olivier, bien qu’il savait que la situation était critique. Ils devaient atteindre la route principale où ils pourraient trouver de l’aide. En s’avançant, ils entendirent des voix au loin, menaçantes si c’était les dealers, familières pour des randonneurs. Olivier décide d’en avoir le coeur net, il dit à Martin et Mireille de se cacher dans ce fossé sans eau, il leur met des branches, des feuilles sur eux et s’éloignent dans une direction opposée.

Les voix se rapprochaient, et Olivier observa avec anxiété les silhouettes qui se profilent entre les arbres.Le cœur d’Olivier battait à tout rompre. Il savait qu’il devait agir vite. Il sortit son portable pour tenter d’appeler les secours, mais le réseau était inéxistant. Il avait donné des ordres à Martin, dès qu’Oural sera vers vous, la voie sera libre, je vais les distraire. Je vais faire un détour pour les attirer loin de vous. Une fois que je les aurai éloignés, tu cours vers la route. Compris ?

»Les yeux de Mireille étaient terrifiés « Non, je ne peux pas te laisser faire ça lui avait-elle dit ! »

« J’avais insisté en lui promettant que je reviendrais. Qu’il fallait me faire confiance »

Une fois aux antipodes de Martin et ma binôme, j’appelle Oural qui jappe croyant à un jeu. J’en espérais pas tant pour détourner l’attention des types. De suite les dealers me remarquèrent presque instantanément, et il sentit l’adrénaline pulser dans ses veines. Il commença à courir, poussant des cris pour les attirer.« Hé ! Vous là ! Venez ici ! » cria-t-il, sa voix résonnant dans le calme sinistre de la forêt.

Les silhouettes se mirent à le suivre, et au moment où il sentit qu’il avait capté leur attention, il envoie Oural , en espérant que Mireille suive Martin les yeux fermés.

Il continua à courir, sa peur se mêlant à une détermination féroce de protéger celle qui lui tenait tant à cœur.À cet instant, il savait qu’il ne pouvait pas échouer.

Apres maint et maint détours j’arrive à hauteur du buron. Alors que je m’en approchais, un léger frisson parcourut mon échine. Les rumeurs qui entouraient cet endroit n’étaient pas qu’histoires de village, mais s’ajoutait à une aura de mystère qui m’intriguait autant qu’elle m’inquiétait. Le chemin, bordé de rochers moussus, serpentait à travers la forêt dense, et le chant des oiseaux se mêlait au bruissement des feuilles, créant une mélodie apaisante.

Lorsque derrière moi je sens une truffe froide se poser sur ma main je sais que Mireille et Martin ont rejoint la route. Ouf il ne me reste plus qu’à m’occuper des deux lascars. Je connais le terrain par cœur, je sais que plus haut il y a un fossé assez large que l’on ne peut franchir qu’avec des cordes. Certes cela est risqué mais j’ai mon matériel. Je les promène comme je veux. Les entend souffler tant la pente est raide. Soudain je vois Oural partir comme un fou, il se lance à la poursuite d’un des deux hommes. Celui-ci détale comme s’il avait un loup a ses trousses. Quant à l’autre il met les deux mains sur sa tête et se rend. Mais que faire de ce gamin d’à peine dix-sept ans ? Je le laisse dans la nature en lui disant qu’il est dans une forêt peuplée de loups. Le gamin ne demande pas son reste il disparaît en courant comme un fou. Il est temps de rejoindre le buron.

Mon fidèle compagnon, toujours en alerte, semblait sentir l’atmosphère pesante qui régnait dans les environs. À mesure que je m’approchais du buron, une odeur de fumée et d’herbes séchées flottait dans l’air, me rappelant les histoires de guérisseurs et de sorciers que l’on racontait au coin du feu. Mais cette odeur je la reconnaîtrais entre mille, c’était de la « beuh ». J’étais sur la bonne voie, Mireille avait raison. Les cigarettes étaient mélangées à de la drogue. Ce n’était pas étonnant que depuis cet hiver il y avait un nombre impressionnant de marcheurs. Ils ne se dirigeaient pas tous vers Compostelle.

Oural à nouveau monte la garde, je connais le buron mais je ne me suis pas encore aventuré dans les entrailles de celui-ci. Je prends des précautions compte tenu qu’il doit y avoir des individus vu que la cheminée déverse son odeur entêtante. Aucun être humain sauf ce raclement suivi de ce bruit de chaînes. Je descend doucement, maintenant Oural.ne peut plus me rejoindre je suis seul livré à moi-même.

Un buron a toujours une partie enfoncer dans la terre, celui-ci est comme les autres. Cependant l’odeur de la mousse est remplacée par cette odeur de drogue qui pique et fait pleurer les yeux. Je prends des lunettes fumées et pousse le battant de la porte. Et là je découvre une usine faites de petites mains, deux femmes attachées l’une à l’autre par des chaînes travaillent à remplir des boîtes de cigarettes avec des pétards. Un mélange dosé, dix cigarettes dont enlevés plus fix pétards et on augmente le prix.

Mais cela je le saurais plus tard pour l’instant je suis stupéfait. Cette femme que je viens de quitter, Mireille , que fait-elle là ? Rapidement je comprends celle-ci là est la fausse, c’est Esméralda. Pourquoi est-elle attachée ?

Hélas très surpris je n’ai pas assuré mes arrières, je reçois un coup et je sombre dans le néant.

A suivre….

Copyright Janvier 2025

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Auteur : Eva Joe

Ma plume ne s'essouffle jamais, elle dessine des arabesques sur la page de mes nuits, elle se pare comme un soleil en defroissant le ciel. En la suivant vous croiserez tantôt Pierrot et Colombine dans mes poèmes ou Mathéo et son secret et bien d'autres personnages dans mes nouvelles et mes suspenses.

7 réflexions sur « Une ombre sur le Causse. »

  1. Allons bon ! quand je pense qu’un peu plus haut, tu parle d’une mélodie apaisante. J’aime beaucoup ce contraste de la forêt et des individus.

    Deux Mireille ? Laquelle est la bonne ?

    Et maintenant il est out. C’est malin. Dire que c’est un type bien entrainé et qu’il n’assure pas ses arrières !

    C’est pour quand la suite ?

    Bises et bonne soirée

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