Le commanditaire ( Partie 2)
J’appelle mes hommes et nous discutons ensemble. Quelques points me chagrinent et je préfère parler tout haut en présence de ceux qui le connaissent et me comprennent rapidement. Le jeune Martin n’est pas encore arrivé à ce stade. Il est encore un bleu au sein de sa brigade, bien que son chef ne tarisse pas d’éloges à son sujet. Si Oural ne le mange pas nous en ferons un bon gendarme mais sûrement pas un de mon unité. Pourtant il en rêve . Bon voilà mes hommes. Je leur explique brièvement ce que j’attends d’eux. Ils comprennent au quart de tour.
Comme d’habitude c’est immuable chez moi je commence à marcher de long en large en citant chacun des évènements que nous venons de traverser. Puis je m’arrête et attends leurs réactions et là je suis servi. Ça part de partout il va falloir que je canalise tout ça.
_ Stop, vous ne m’avez pas habitué à un bazar pareil. Première règle on s’écoute. Barthélémy à toi dis ce qui te chiffonne.
Capitaine êtes-vous certain que ces deux filles ne sont pas plus ou moins mêlés à cette navette entre l’Espagne et la France. C’est tout de même étrange qu’elles étaient toutes les deux enchaînées mais seules.
_ Enchainées Barth elles ne risquaient pas de se sauver.
_ Certe non Capitaine mais n’importe qui aurait pu les trouver en poussant la porte.
J’entends un gros éclat de rire, Barth dormait , j’ai dit dans la cave pas dans la pièce principale. Je lui le martèle. Nous voici revenus à la case départ, bien que un léger incident me revient en mémoire , pour l’instant je l’éloigne de ma pensée cela me semble à cet instant là insignifiant.
Hervé quant à lui a trouvé Julie assez évasive, je lui propose d’aller la chercher et de me la ramener. Je vais l’interroger à nouveau. En attendant nous continuons le tour des éléments en notre possession. La sortie inopinée de Léo et son jeune frère nous paraît tout aussi suspecte, pourquoi ce gamin a été shooté. Serait-ce une nouvelle drogue de synthèse mis au point par des apprentis sorciers. Il est cinq heure trente dans trente minutes on donne l’assaut. Apparemment il ne reste qu’un seul homme selon les indications de Léo. Son frère est parti comme tous les jours rejoindre sa famille. Il n’a aucun rapport avec la contrebande de cigarettes et le mélange avec le canabis. Il utilisait son buron pour planquer leur matériel. En tout ils avaient récupéré trois burons plus ou moins abandonnés pour en faire un point d’appuis pour leur trafic. C’est aussi Léo qui nous a certifié que le Commanditaire avait habite au coeur du village depuis la mort de notre Bonne vieille Rose notre conteuse. Par contre il s’en souvenait car le vêtement qui le recouvrait était ample. Il avait reçu un ordre la veille de mettre à disposition son garage pour la voiture d’un bonnet de la drogue de Lyon. Je l’avais secoué comme un arbre sur lequel il y a des fruits et que l’on veut les ramasser mais il avait juré sur la tête de sa mère qu’il n’avait rien vu. Juste un grand manteau, un chapeau et c’était tout. Il avait aussi reçu l’ordre de ne pas trainer ce soir-là dans son garage.
Finalement cette mise au point ne nous a rien apporté de nouveau. Tiens Barthelemy n’est pas revenu qu’est-ce qu’il peut bien faire. Il est déjà 5 h 40 je veux en avoir le coeur net. Si elle le connait il n’y a pas de raisons pour ne pas me le dire. Enfin voici Barth en compagnie de Martin et de Julie.
De suite Martin me fait une scène que je le prends pour un bleu, qu’il a interrogé la fille et qu’elle ne lui a rien dit d’intéressant. Je le calme et dit à Barth de l’éloigner je m’occuperai de l’interrogatoire avec mon second qui est enfin arrivé sur zone. Martin tire la gueule, je lui conseille d’aller se reposer, il acquiesce et s’en va. Julie est en piteux état. Elle a dû recevoir une gifle, j’aimerais bien savoir qui lui l’a donné. Mais elle est murée dans le silence. Il va falloir l’apprivoiser. C’est Hervé qui s’y colle, il est beau gosse, les filles craquent souvent pour lui. Il branche la caméra qui est reliée à la mienne et je vais suivre de loin l’interrogatoire, car Hervé pense qu’elle a peur de moi.
_ Tiens tu peux me dire si sur cette photo tu reconnais des personnes.
_ Oui vous y êtes et le Capitaine aussi, les autres je ne les connais pas.
_ C’est parfait Julie, maintenant et surtout n’ai pas peur dis-moi qui est cet homme pour toi ?
Je vois ces yeux qui vont de la porte à Hervé elle a peur, puis finalement après avoir écouté Hervé elle nous dit c’est mon frère. Je bondis et entre dans la salle d’interrogatoire, doucement pour ne pas l’affoler je lui demande ce qu’il fait au sein de leur groupe . Elle me répond qu’il’ne vient pas souvent sauf depuis l’incident il était là tous les jours.
_ De quels incidents s’agit-il ?
_ On nous a volé des cigarettes une vingtaine de cartouches. Léo l’a appelé et le lendemain il était là, il a bien attrapé deux des voleurs.
_ Que sont-ils devenus ces deux voleurs ?
_ Je ne sais pas, demandez le lui
_ Où est-il ?
Elle hausse les épaules et se murent dans un silence impressionnant. Puis elle demande à retourner se reposer, elle n’a pas dormie depuis trois jours. Hervé l’emmène s’allonger sur le lit de camp que nous lui avons mis. Elle attend surtout des nouvelles de son père, et si maintenant son frère est au cœur de la fraude, elle doit se sentir partagé.
Nous nous apprêtons à donner l’assaut lorsqu’apparait Hervé, blanc comme un linge. J’envoie mes hommes pour l’assaut et interrogé Hervé. Il est d’abord muet puis se penche et me murmure un nom.
Les bras m’en tombent, Julie l’affirme c’est bien lui son frère. Il est trop tard pour rappeler mes hommes. Nous irons jusqu’au bout et advienne que pourra.
Une fois l’assaut terminé, il’nous faut nous rendre à l’évidence. Il.y a personne sauf un homme allongé sur le sol qui se vide encore de son sang. Qui l’a tué ? Est-ce le commanditaire ?
A suivre…
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Ah, mais tu t’interromps au moment où nous allions peut-être savoir si ce mort est le commanditaire !!!
A suivre donc…
Bises et bon dimanche – Zaza
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Peut-être que tu pourrais trouver qui est le Commanditaire. D’où mon arrêt quelques lignes avent le mot fin..
Bises bon dimanche
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je croyais que c’était la fin 😂
je le pose des questions sur le commanditaire , mais ce serait énorme …
je dois me tromper
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Parfois le coupable est devant nos yeux mais on ne peut pas le croire. Mais chut ne dis rien ici. Je vais aller te sonder…
Bisous et bon dimanche
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Je crois bien que c’est lui …
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Ils en sont pas sortis de l’auberge !
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Je me pose une, non, des questions, mais …
Tu sais celui qui accompagne depuis un grand moment mais qui n’est plus là à ce moment.
Bien sûr que ce ne peut être lui. Au fait, celui à qui je pense est-il grand, petit, gros ou … je ne sais rien vraiment de lui sauf qu’il est …
Et lorsque je saurai je vais m’exclamer comme dans Bourel : mais c’est bien sûr !
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