Une ombre sur le Causse.

Le commanditaire ( fin)

Je suis immediatement averti par les hommes qu’il y a eu du grabuge. Un homme est en train de mourir, carotide lacérée, un assassinat silencieux s’est joué dans le buron au moment de l’assaut.

Je m’en veux, j’aurais dû prévenir mes hommes, celui qui git au sol aurait pu être sauvé. Les pompiers essaient de le maintenir en vie. Je ne sais s’ils vont y arriver, nous en saurons plus dans les heures à venir. La sirène des pompiers me semblent plus lugubre que d’habitude.

A part cet homme il y a un joli magot, Martin s’est propose de le mettre à l’abri dans sa gendarmerie, mes hommes et moi-même lui avons dit d’en faire bon usage.

A cet instant j’ai vu le clin d’oeil de Bart tout est en place nous allons ferrer du lourd. L’homme qui terrorisait un village entier est sur le point de tomber dans nos filets.

_ C’est le moment va libérer Oural, fais lui sentir le chiffon imbibé du produit. Ensuite nous attendrons le dénouement qui ne saurait tarder. Il a dû foncer tête baissée dans le piège. Julie nous dit que c’est bien son père eh oense que c’est son frère qui lui a fait ça pour qu’il se taise à tout jamais. Elle a peut pour elle, certaine qu’il ne va pas se sauver mais revenir terminer le travail. Elle en profite pour nous demander comment va Yves.

C’est Hervé qui lui répond :

_ Vous l’aimez bien ce gamin Mademoiselle Julie.

La demoiselle devient rouge comme une pivoine et elle secoue la tête sans prononcer un seul mot. Mais cela veut dire oui.

_ Un jour vous lui conterez fleurette, il’va s’en sortir. Sinon vous avez bien compris la justice ne vous en tiendra pas rigueur vous étiez sous l’emprise de ce sale bonhomme.

_ Oui j’ai compris, et mon père avez-vous de ses nouvelles ?

_ Non mais je vous promet que dès que j’en ai vous serez la première à le savoir.

_ Merci !

Bien entendu que nous ne lui avons pas donné l’étendue de ces blessures, nous préférons attendre le résultat des investigations des médecins.

Julie semble comprendre et ne nous pose plus de questions, soudain un coup de feu retenti, pourvu qu’il n’est pas tiré sur Oural. Mais mon chien émet une longue plainte on dirait le cri d’un loup. Ces instincts primaires lui reviennent lorsqu’il bloque un individu recherche. Avons-nous misé sur le vrai commanditaire ? De suite nous partons en courant vers le buron des bois, c’est de là que les aboiements se font de plus en plus fort. Bingo notre gros bonnet est allongé sur le sol, maintenu au sol par Oural. A ses côtés la valise de billet de banque c’est renversée.

_ Martin tu es fait comme un rat

Capitaine dites à Oural de me lâcher, il a mis ses crocs dans ma jambe.

_ Vous n’en connaissez pas la raison

_ Je transportait les quatre valises d’argent dans ma voiture lorsqu’Oural m’a jeté au sol.

_ Si j’ouvre les valises je ne trouve que de l’argent

_ Capitaine vous m’accusez de quoi au juste.

_ Vous êtes le commanditaire de cette affaire et pour vous le prouvez je vais procéder à l’ouverture des quatre valises, que pensez-vous que je vais y trouver dedans ?

_ Des billets de banque !

_ Assez tergiversé, Barthelemy ouvrez- moi ces valises, moi je parie pour trois valises de drogue de synthèse et une d’argent. Vous pariez combien Martin.

Mais Martin commence à comprendre qu’il est dans de beaux draps, surtout lorsque je lui met sous le nez l’odeur des billets de banque.

_ L’argent n’a pas d’odeur ais dans cette affaire nous vous avons piègé et vous êtes tombé tête première dans notre guet-apens. Pourquoi avez-vous frappé votre sœur ? Pourquoi avoir donné une dose de trop au jeune Yves Morin, et tentez de tuer votre père ? Avez-vous une explication car je ne comprends pas qu’un homme comme vous aux Etats de service irréprochable vous soyez tombé si bas. J’attends une explication.

_ Je n’ai pas le même père que Julie, mon père c’était le fils de la conteuse Rose. Un soir de décembre j’ai vu s’enfuir ma demi soeur et Yves. Il.couraitbcomme s’ils avaient le diable à leur trousse. Sous le coup je n’ai rien vu d’extraordinaire. Puis en s’avançant j’ai découvert ma grand-mère, ils venaient de la tuer. Aussi j’ai décidé de la venger.

Fin

Copyright Janvier 2025

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Auteur : Eva Joe

Ma plume ne s'essouffle jamais, elle dessine des arabesques sur la page de mes nuits, elle se pare comme un soleil en defroissant le ciel. En la suivant vous croiserez tantôt Pierrot et Colombine dans mes poèmes ou Mathéo et son secret et bien d'autres personnages dans mes nouvelles et mes suspenses.

9 réflexions sur « Une ombre sur le Causse. »

  1. Oula….

    Julie et Yves des criminels, c’est la surprise.

    mais mMartin va plus loin que la vengeance, il est quand même le trafiquant principal.

    En cherche bien il y en a peut-être d’autres des surprises ? Hihi

    Merci pour cette histoire prenante

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    1. Yves et Julie ne sont pas des criminels… Du tout c’est Martin qui les accuse pour se dédouaner… Si je fais tomber la faute sur d’autres je bénéficierais de circonstances atténuantes….

      metci de m’avoir suivie

      Gros bisous 😘

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  2. Un ripoux dans la gendarmerie, je ne pensais pas ! Mais comme j’ai prie cette saga en route, il y a certainement des éléments qui m’ont échappé !
    Bises et bonne soirée – Zaza

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  3. Et pourquoi est-ce que je pensais à Martin ? Va savoir.

    J’avoue avoir eu quand même un peu de mal avec ce roman et mes commentaires qui ne passaient pas.

    En tous cas, tu sais bien brouiller les pistes.

    J’ai bien aimé.

    A quand le prochain ?

    Gros bisous et bonne soirée qui arrive.

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