Shana face à son passé 17

Thomas avant d’écouter ses messages, fait signe à Gaby pour lui dire de coller Brittany au trou , il se ravise et dit en cellule. Surveillez-là.

Ensuite il appelle Baptiste pour savoir si dans la voiture il a trouvé le sac de Brittany. Sa réponse ne le satisfait pas du tout. Où a-t-elle planqué la vidéo que Gaby lui a vu faire ?

Puis il écoute le premier message dans l’ordre qu’il les a reçu. Le premier est de Morel : Shana veut se rendre à la prison pour y voir Capet lui en donnes-tu l’autorisation ?

Le second est toujours de Morel. Je n’arrive plus à retenir Shana elle veut se rendre à la prison, elle a prétexté lui demander son groupe sanguin.

Puis un appel de Buisson : Nous avons nettoyé la planque avec Morel jusqu’à ce que nous interceptions un message d’un homme qui disait trouvez- moi cette vidéo, Brittany l’a mis normalement dans la planque .

Deuxième message de Buisson, Shana vient d’arriver à la nouvelle planque pensant y trouver Brittany, je lui ai dit, elle est avec Thomas.

De suite elle m’a dit, le type qui a brûlé c’est un des fils Capet. Je vais aller voir son père pour lui annoncer la mort de son fils Théo et lui demander des renseignements sur mon accouchement. Il me doit la vérité. Mais Capet n’a pas été transféré récemment. L’autorise tu à y aller ?

Morel me dit à peu près la même chose et Buisson me dit que Shana est partie vers 15 h 45 à la prison pour attendre mon coup de fil.

Je regarde ma montre il est tout juste 16 heures . Je peux encore la joindre.Je fais le numéro de ma femme laisse sonner une fois, deux fois et raccroche. Je recommence deux fois mais elle ne me répond pas.

J’appelle le directeur de la prison et lui demande si les parloirs ont commencé, et là il m’apprend qu’il y a une prise d’otages. Mais aucune famille n’ait rentré.

Qui est le preneur d’otages ?

Un homme insignifiant qui est en préventive.

Je raccroche, cela me paraît étrange. J’appelle le Colonel qui cherchait à me joindre, pour une intervention à la prison . Je bipe mes hommes, on passe chercher une tenue adéquate pour intervenir. Nous prenons le matériel nécessaire. C’est à ce moment-là que je reçois un appel téléphonique de Shana.

Mon amour, me dit Shana. Je lui répond le plus calmement , as-tu eu mes messages ?

Oui, mais je n’ai pas pu accéder à la prison, les policiers sur la route m’ont dit que les visites étaient annulées je n’en connais pas la raison.

Écoute Shana tu vas rentrer immédiatement chez Baptiste et tu ne bouges pas jusqu’à nouvelle ordre. Baptiste ira chercher Mila et Maël au collège. Tu ne leur dit rien pour les deux bébés nous ferons ça ensemble. Tu me le promets.

Thomas Oui bien sûr mais Thomas… Écoute je file à la prison, dépêche toi de rentrer. Il y a une prise d’otages.

Hélas Thomas est parti il a raccroché. Shana ne sait pas quoi penser de cette prise d’otages. Un homme inoffensif s’en est pris à l’infirmière et à la psychologue. Il y a anguille sous roche. Que manigance le jeune homme ?

Elle téléphone à Brittany pour se renseigner, mais aucune réponse. Où est-elle ?

Un policier s’approche de son véhicule et lui fait signe de faire demi tour, car le GIGN a demandé une évacuation complete afin de sécuriser toutes les routes qui vont ou repartent de la prison. Shana comprend les ordres et rentrent chez son beau-frère, elle en apprendra davantage lorsqu’elle sera chez lui.

Maus qu’est-ce qu’il y avait eu pour que les premières familles n’aient même pas pu entrer, voici les faits tel que les a décrites un surveillant :

 » Le parloir était encore vide de visiteurs. Les surveillants prenaient leur poste, les familles attendaient à l’extérieur, derrière les grilles du sas de sécurité. L’air vibrait de cette tension sourde propre aux fins de matinée : la routine, mais toujours au bord du déraillement.

J’avais bien remarquer Loïc, un jeune qui était en préventive, il attendait son jugement. Il traînait comme tous les matins de visite. Ce n’était pas un jeune des cités mais un gamin d’une famille de bourges qui avait suivi des loubards et s’était fait prendre à leur place avec deux mille Euros et un sac de cachets bleus. Il était tellement naïf qu’il croyait que c’était du viagra. Sa famille l’avait purement et simplement abandonné. Honte, mépris, alors avec la surveillante chef nous lui donnions rendez-vous chaque fois qu’il y avait un parloir.

Loïc se tenait debout, les bras croisés, son sweat gris clair dissimulant mal la nervosité de ses gestes. Il n’attendait personne. Et pour cause : ce jour-là, il n’était pas venu pour discuter.

Il était en avance, aucune famille n’était rentré, je le regardais plus attentivement il me regarda de travers, c’est à ce moment-là que je me tenais sur mes gardes. Il était plus qu’ étrange. Trop tard !

Loïc fit un pas en arrière. Ses doigts glissèrent dans la doublure intérieure de son bas de jogging. Une crosse apparut. Métal froid, il la leva.

— À terre, maintenant ! cria-t-il.

Le premier coup partit dans le plafond, provoquant un hurlement dans la salle d’attente derrière la cloison. Une surveillante tenta de reculer, la main sur sa radio, mais Loïc avait déjà enjambé le comptoir. Il la saisit par le bras, la plaqua contre la vitre pare-balle.

— C’est pas vous que je veux. Mais si quelqu’un touche à un bouton, je tire dans la gorge.

Il braqua l’arme sur l’entrée. Un deuxième surveillant venait de passer la porte. Mauvais timing. Il recula lentement, les mains levées.

— Ferme. Et verrouille.

Dehors, les familles voyaient les mouvements à travers la vitre fumée. Quelqu’un hurla. Les agents de l’accueil comprirent avant même d’entendre la sirène : le parloir était pris.

Mais rien ne sonnait. Parce que le vrai spectacle se jouait ailleurs.

Jarvil progressait dans le noir.Sous ses pieds, des gravats, des câbles, des tuyaux d’extinction rouillés. Les sous-sols de Clairvaux n’étaient pas prévus pour le passage. Sauf pour ceux qui savaient lire les plans d’origine.

Xavier lui, était resté à l’étage. Son job : désactiver les capteurs thermiques, brouiller les radios, et faire croire que tout était un simple acte isolé. Un déséquilibré. Un détenu seul. Une rage qui se serait emparé de lui car son parloir était supprimé. Il ne s’ échapperait pas mais Jarvil, lui avait payer un bon avocat, il allait pouvoir s’en sortir.

Jarvil, lui, avait d’autres ambitions.L’évasion avait été minutée : Loïc devait gagner quinze minutes. Pas une de plus. C’était le temps qu’il lui fallait pour rejoindre la cour technique, puis les toits. L’hélico viendrait là. Pas de cordes, le pilote était fou, il lui avait transmis un plan des toits, et, un petit réduit sur lequel il se poserait, mais il lui fallait être à l’heure pile. Une extraction propre. Tout était organisé au millimètre près. Un homme lui tendrait la main, il serait cinq secondes dans le vide, mais avec un effort il rentrerait dans l’hélicoptère.

Loïc en sortant de la bouche d’aération en posant les pieds au sol, il se trouve nez à nez avec l’infirmière. Que fait-elle dans cette coursive sencer être vide.

— Tu bouges, t’es morte.

L’infirmière leva lentement les mains. Elle portait encore ses gants en latex, tachés d’alcool désinfectant. Son regard était rivé sur le canon noir qui flottait devant elle. Elle s’appelait Myriam. Quarante ans. Vingt d’expérience. Mais jamais face à ça.

À côté d’elle, la psychologue ne bronchait pas. Un visage fermé, les traits tirés, mais les yeux vifs. Claire. Petite, menue, mais tendue comme un arc. Elle remplaçait le vieux qui avait été agressé il y avait un jour.

Tu vas t’asseoir. Là. Contre le mur. Loïc les pointait tour à tour, comme pour maintenir un équilibre fragile entre autorité et panique. Il transpirait. Son t-shirt gris était foncé sous les bras. Il parlait trop fort, trop vite.

Claire s’exécuta. Lentement. Sans un mot.—

Pourquoi tu fais ça ? demanda Myriam d’une voix mesurée.

— Tu crois que je vais te raconter ma vie ? répondit-il, nerveux.

Elle se tut. Elle avait vu. Elle avait compris : il n’était pas là pour tuer. Pas maintenant. Il regardait l’horloge, sans cesse. Il comptait. Il attendait quelque chose. Quelqu’un.

Claire, elle, lisait déjà plus loin. Elle avait remarqué les détails que Loïc n’avait pas masqués : les lacets trop serrés, la montre passée à l’envers, comme s’il voulait l’avoir sous les yeux en permanence. Il n’avait pas dormi. Il se battait contre le temps, pas contre elles.Elle parla.

— Tu crois que ça va marcher ?

Loïc tourna la tête, surpris.

— Tu crois qu’on te laissera sortir ? Que ce sera simple ? T’as pas de plan. Tu fais diversion. Tu sers à quelqu’un d’autre.

Ses mains se crispèrent.— Ferme-la.

T’as une arme. Mais t’as pas le pouvoir.

Silence. Un silence électrique, suspendu, juste avant qu’il n’explose.

Mais il n’explosa pas. Parce qu’un cliquetis discret retentit dans l’oreillette que Loïc portait à peine dissimulée sous ses cheveux courts. Il se figea. Écouta. Puis hocha la tête, imperceptiblement.

— C’est prêt, murmura-t-il.

Et à ce moment précis, sur le toit, les pales de l’hélicoptère commencèrent à résonner.

Deux hommes se battaient contre une grille. La grille cédait sous l’effort combiné des trois hommes. Jaril jeta un dernier regard derrière lui, puis fit signe à ses fils d’avancer. La lumière de sécurité peignait leur silhouette d’un halo blafard.

L’hélicoptère se posait

A suivre…

Copyright Juin 2025

Avatar de Inconnu

Auteur : Eva Joe

Ma plume ne s'essouffle jamais, elle dessine des arabesques sur la page de mes nuits, elle se pare comme un soleil en defroissant le ciel. En la suivant vous croiserez tantôt Pierrot et Colombine dans mes poèmes ou Mathéo et son secret et bien d'autres personnages dans mes nouvelles et mes suspenses.

10 réflexions sur « Shana face à son passé 17 »

  1. Alors là, si j’ai bien tout compris, Jarvil Capet, père, avait préparé son évasion avec un certain Xavier.
    Et le pauvre Loïc a servi de bouc émissaire.
    Cela se complique sérieusement !
    Bises et bon début de semaine – Zaza

    J’aime

Répondre à entrebrumeetsoleil Annuler la réponse.