Avant de sortir du Sas il retrouve Xavier Javril Capet se tourne vers lui et dit :
— Adieu petit truand
Le Capet comme il est appelé dans la prison loge une balle près de la tête de Xavier, choisi pour sa tête de linotte et ses gros bras sans lui Stan et Eron ses deux fils arrivés il y a deux jours dans la prison de Clairvaux n’auraient pas réussis à ouvrir la barrière en ferraille.
Ils passèrent par le tunnel de maintenance, puis l’escalier technique. Le chemin avait été repéré depuis des mois. Une caméra sur deux désactivée, des capteurs neutralisés par Xavier avant sa disparition. À présent, seul comptait le rythme : pas de course, pas d’hésitation.
Dans leurs têtes, le bruit des pales devenait plus fort. Le vacarme de la liberté.
Arrivés au dernier sas, Jaril colla son dos contre le mur et leva une main. Il écouta. Aucun cri. Aucun coup de feu. Juste ce battement sourd dans l’air, régulier, mécanique. Le signal attendu.
— C’est bon dit-il.
Eron poussa la porte. Devant eux : la cour d’exercice, vide. L’hélicoptère stationnait à dix mètres. Les projecteurs avaient été éteints, comme convenu. À bord, trois silhouettes. Armées, casquées, leurs visages dissimulés.
Stan accéléra le pas, le cœur en feu.
Jaril resta en arrière une demi-seconde. Pour lui quelque chose clochait C’était trop propre, trop calme.
Les portières latérales s’ouvrirent lentement.
Le canon d’un fusil jaillit.
— À genoux ! GIGN ! AU SOL !
Des grenades assourdissantes éclatèrent à une cadence infernale. Une lumière blanche avec l’onde de choc. Plus de son. Juste une pression étouffante dans le crâne. Tout explosa.
Jaril voulut crier. Trop tard.
Eron fut projeté au sol, désarmé, neutralisé par deux opérateurs.
Stan tenta de courir — il n’alla pas plus loin que trois mètres. Un chien le faucha, un poids de cinquante kilos de muscles et de dents.
Jaril tomba à genoux. Il leva les mains. Autour de lui, les hommes du GIGN convergent. Froids, silencieux. méthodiques, comme lui.
Il est là, plaqué au sol, les mains menottées dans le dos, le souffle court. Le béton glacé lui mord le visage, et les pales de l’hélicoptère au-dessus de lui battent encore l’air comme un cœur furieux. Des bottes noires s’approchent. L’un des hommes du GIGN murmure à son oreillette.
C’est terminé.
Il était enfermé depuis dix ans il avait pris perpète. Viols sur mineures, Meurtre aggravé, deux victimes, préméditation. Coupable. Pas d’appel. Pas de débat. Il l’avait fait. Et il ne regrettait rien — sauf de s’être fait prendre.
Il avait enterré toute idée d’évasion, jusqu’à ce miracle inattendu, tombé du ciel comme une faille dans le système. Ses deux fils. Transférés par erreur administrative dans sa prison. L’ironie était brutale.
L’aîné 37 ans , lui aussi condamné pour viol et tentative d’évasion par deux fois ce qui lui avait augmenté son temps de cinq ans, le plus jeune condamné pour des affaires de vols à main armée, et de moeurs agé de dix huit ans. Il était encore un enfant lorsque son père avait été emprisonné. Jarvil ne le connaissait pas. Et dire qu’une erreur de papiers leur avait permis d’etre déplacés dans une centrale de haute sécurité. La sienne. Ils avaient de l’humour dans l’administration pénitentiaire.Dès qu’il les a vus entrer dans la cour, il a su. Ce n’était pas une coïncidence. C’était une porte ouverte. Une faille. Un cadeau du destin. Et il n’allait pas le gâcher.
Il a repris son ancien plan. Celui qu’il avait abandonné faute de complices. Et cette fois, il avait deux alliés de confiance, du même sang, prêts à tout pour lui. Et Xavier. Toujours là, toujours massif, toujours aussi bête qu’utile. Il ne comprenait rien à la stratégie, mais savait souder une antenne avec un morceau de grille-pain. Grâce à lui, le téléphone bricolé tenait la route. Les communications avec l’extérieur étaient lancées.
Le plan était simple, brut, efficace. Les fils déclencheraient une alerte fictive dans l’aile C. Le chaos détournera les regards. Pendant ce temps, le toit serait accessible. L’hélicoptère se poserait. Une corde. Une minute, pas plus.
C’etait l’ancien plan, puis Xavier est venu voir un après-midi dans la cour le Capet et lui a proposé un plan de bataille.
Il courait déjà sur le toit, Ses fils étaient là, juste devant lui. Xavier avait piraté les caméras dix minutes plus tôt. Tout était calé. Parfait.
Mais ils les attendaient.Le GIGN. Informé. Patient. Silencieux.Ils ont laissé monter la tension, pour frapper au sommet. Ils ont surgit des ombres, visages couverts, fusils braqués, ordres criés avec une précision militaire. En quelques secondes, tout était fini.
L’hélicoptère s’est élevé, vide. Les fils, plaqués au sol. Jarvil la tête écrasée par une poigne forte trop forte, allongé sur le sol, comme une mouche.
Et lui. Le père est allongé, immobile. Les yeux vers le ciel qu’il ne verra plus jamais sans barreaux. Le toit est redevenu silencieux. L’hélicoptère n’est plus qu’un bourdonnement lointain, emporté par les vents. Les hommes du GIGN sécurisent les lieux avec la froide rigueur des professionnels qui n’ont rien à prouver. Menotté, à genoux, le père Capet garde la tête haute. Il refuse de baisser les yeux, même maintenant.
Une paire de bottes s’approche. Calmes. Sûres. Pas comme les autres. Le commandant Thomas s’arrête juste devant lui. Il retire son casque, révèle un visage dur, marqué, mais étrangement calme.
— Tu ne me reconnais pas, Capet ?
Le silence. Juste le souffle rauque du prisonnier. Mais Thomas lit la lueur de doute dans son regard. Ce petit vacillement. Il s’agenouille, à hauteur d’homme, sans quitter Capet des yeux
.— Commandant Thomas. Groupe d’intervention numéro 3. C’est moi qui ai monté toute cette opération. Moi qui ai laissé faire. Moi qui ai attendu le bon moment. Parce que je voulais te parler en face. Pas te tirer dessus dans l’ombre. T’as compris ?
Capet serre la mâchoire.
— Tu crois que c’est un hasard, ce transfert de tes fils ici ? Tu crois vraiment qu’un service de l’administration pénitentiaire se trompe comme ça, sur deux profils à risque ? Non. On les a fait venir. On a provoqué ton mouvement. On a tendu la corde. T’as sauté tout seul dedans.
Le père Capet crache à ses pieds.
— Tu joues au malin, flic, mais t’aurais rien sans un traître.
Thomas esquisse un sourire. Il ne cherche pas à le nier.
— C’est vrai. J’ai eu un coup de pouce. Brittany.
Là, Capet tressaille. Un peu. Une seconde. Pas plus.
— Ta belle-fille. Elle m’a tout donné. Les messages, les plans, le nom du pilote, les horaires codés. Elle en avait assez de mentir pour toi. De cacher les liasses d’argent sous les planches. De voir ses deux gamins glisser vers la tombe pour tes foutues obsessions. Elle voulait qu’ils vivent. Qu’ils sortent de ta spirale. Alors elle m’a donné toi.
Thomas se relève, lentement.
— Tu sais ce qu’elle m’a dit, la dernière fois qu’on s’est parlé ? « Il faut que ça s’arrête. Sinon, ils finiront comme lui. Ou avec lui. »
Il désigne d’un geste les deux fils, eux aussi menottés à l’écart, le regard bas.
— Alors voilà, Capet. Tu voulais une sortie spectaculaire. T’as eu ton moment. Ton toit. Ton hélico. Tes chaînes.Il s’approche encore, plus bas, une dernière phrase :
— Et moi, j’ai eu toi.
Le silence retombe. Pas de cri. Pas de violence. Juste le bruit des hélicoptères qui reviennent, cette fois pour les emmener tous en cellule dans des prisons différentes en attendant leur procès. Le père Capet garde le silence. Le visage fermé. L’orgueil encore accroché au fond du regard. Il ne parle pas, mais il pense. Il cogite. Thomas le sait : c’est là que le poison est le plus efficace. Dans le silence. Dans l’attente.
A suivre
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Et dans le parloir, Loïc fixait l’horloge, sans savoir que tout était fin
Cette fois-ci s’est

Bravo, le GIGN… Une affaire bien ficelée !
Xavier y a laissé sa peau et Loïc a eu de la chance de ne pas rejoindre Capet, père et ses fils.
Cela ne me donne toujours pas pourquoi JLC le fantôme et non JC tout simplement ! 🤣
Bises et bonne soirée – Zaza
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Tsss Pourtant tu es ma meilleure enquêtrice… Relis bien … Juste ce chapitre… Tu as ta réponse à ta question…🤣
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Javril Le Capet… Bon sang, mais c’est bien sûr ! 🤣
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Ça y est l’enquête de Zaza est close… Félicitations…🤣🤣
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Javril / Loïc / Capet … JLC
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Loïc n’y est pour rien. ….
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Ah !
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Zaza est proche de la bonne réponse…Je le dis dans l’épisode 17…Bonne investigation Colette…
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Je ne vois pas du tout, Eve Joe …
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Ce n’est pas grave c’est un tout petit détail qui pourrait te mettre sur la piste… Douce nuit. Bisous
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Eva … bien entendu … je monte me coucher … Bisous
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bravo l’équipe joli coup de filet
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Zut, je sis passée à côté de quelque chose alors. Jarvil Le Capet dis-tu, mais je relis encore et encore et ne trouve rien.
Bon, au fait, est-ce que tout le « beau monde » a été arrêté ? Cela m’étonnerait, ils arrivent toujours à s’en sortir, à s’clipser au bon moment, une vrai plaie.
C’est terminé ? Zut alors.
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Ca y est, j’ai trouvé. Tu m’as fait lire relire et relire encore et encore pour y arriver. Mais c’est comme ça qu’on l’appelait en prison.
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Bravo ! On aurait pu dire Le caïd mais Le Capet lui allait si bien…
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Tel est pris qui croyait prendre.
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Comme disait le chef dans la série L’agence tous risques: » J’aime quand un plan se déroule sans accroc. » 🙂
Thomas a mené tout ça avec brio. Et se délecte , avec justesse, de sa vengeance face au père Capet.
Bravo! Vite! La suite! 😉
gros bisous
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