Shana face à un choix 7

Cette année, la famille largue les amarres pour une aventure douce et joyeuse. À bord de leur propre bateau, Shana, Thomas, Mila, Maël et les jumeaux de 4 mois quittent Paris pour fêter comme il se doit l’anniversaire de Thomas: un mari, un père. Direction un grand lac sauvage, calme et vaste, parfait pour se retrouver, rire, souffler — et vivre l’instant.

À bord, la vie s’organise au rythme des enfants et des envies. Les jumeaux dorment bercés par les vaguelettes, blottis dans les bras de Shana ou dans le calme du carré. Mika et Maël se relaient pour leurs frères.

Mila et Maël improvisent des cabanes avec les coussins de pont, pêchent des bouts de bois comme s’ils chassaient des trésors, et ponctuent chaque fin de journée par un plongeon dans l’eau claire. Les batailles d’eau avec leur père, c’est certain ils s’en souviendront.

Parfois Thomas, curieux et appliqué, apprend à prendre les commandes du bateau avec Youcef, le capitaine. Chaque jour, un peu plus autonome, il s’initie au langage des courants, des nœuds, et du vent. C’est un passage de relais entre marins, un moment complice d’homme à homme. Pour une fois Youcef apprend au boss. Il n’en est pas peu fier.

Pour le dîner d’apparat, chacun s’est apprêté avec soin, dans une élégance légère, estivale, sans trop en faire.

Shana portait une robe longue en lin ivoire, boutonnée sur le devant, fluide et légère, parfaite pour la chaleur douce du soir. Ses cheveux relevés en chignon bas, des créoles aux oreilles, elle avait cette grâce naturelle des femmes qui n’ont rien à prouver.

Sa fille Mila, 15 ans, était radieuse dans une robe portefeuille en soie fine, teinte vieux rose. Sa silhouette élancée, ses sandales dorées et ses cheveux noués d’un ruban lui donnaient une allure de jeune femme, élégante sans effort, belle comme le début d’un été.

Thomas et Maël, tous deux en costume beige clair, portaient une chemise blanche à col officier, légèrement entrouverte. Sobres et raffinés, ils avaient opté pour une élégance décontractée, parfaitement dans le ton du moment.

Thomas, fier et détendu ; Maël, sérieux et déjà si grand dans son allure. Même les jumeaux étaient de la fête. Habillés chacun d’un petit pantalon souple couleur sable et d’une chemisette blanche en gaze de coton, avec de fines bretelles assorties, ils étaient irrésistibles dans leur tenue de petit homme…

Le bateau s’amarre dans une crique discrète, près d’un petit port. Une surprise les y attend : les hommes du GIGN, l’unité que commande Thomas, ont préparé un dîner d’apparat en son honneur. Costumes décontractés mais élégants, regards complices, éclats de rire, anecdotes échangées autour d’une grande table dressée en terrasse du restaurant. Le vin coule, les toasts se succèdent, et les enfants, un peu intimidés, observent ce ballet d’amitié et d’estime.Ce soir-là, c’est l’homme qu’on célèbre : le père, le chef, le frère d’armes. Et aussi, discrètement, l’homme qui apprend, même à la barre, à se laisser guider.

Le lendemain du dîner, l’ambiance restait joyeuse, mais plus détendue. On se levait tard, on traînait un peu en tongs sur le pont, les jumeaux gazouillaient dans leur coin d’ombre, et le café s’éternisait.

Dans l’après-midi, une nouvelle activité les attendait : tir à l’arc en pleine nature.Mila, concentrée, bandait l’arc avec précision. Maël, dans son élément, visait les cibles comme s’il s’agissait d’un entraînement d’élite. Thomas, un peu joueur, prenait l’exercice très au sérieux — esprit GIGN oblige. Même Shana s’y essayait, éclatant de rire dès que sa flèche prenait la tangente. Youcef, fidèle capitaine devenu arbitre improvisé, tenait le score avec la rigueur d’un vieux marin.

Puis, pour clore la semaine, Mila et Maël avaient préparé une surprise : un grand jeu de piste autour du lac et à bord du bateau. Enigmes à résoudre, petits défis, balises cachées dans les coffres et sous les coussins, messages codés à décoder avec une boussole ou une loupe. Les rires fusaient, les esprits s’agitaient, même les bébés semblaient s’amuser de l’agitation joyeuse autour d’eux.

Et c’est ensemble, un peu émus, un peu salis par la terre et le bonheur, qu’ils découvrirent le trésor final : une grande toile blanche tendue sur le pont, avec une inscription peinte à la main par les enfants : »À notre capitaine préféré, joyeux anniversaire. L’escale sera longue mais bientôt nous repartirons.

Alors que le soleil commençait à décliner, les enfants avaient réservé une dernière surprise à leur père. Mila tendit un carnet relié de cuir, soigneusement décoré à la main : à l’intérieur, des mots tendres, des dessins, des souvenirs, des anecdotes — une collection d’amour en pages simples.

Maël, de son côté, lui offrit un pendentif en bois gravé, façonné lors d’une escale, qu’il avait suspendu à une ficelle marine : « Pour te porter chance quand tu navigues sans nous », avait-il écrit, il y avait sa carte avec ses étoiles, un petit mot de ret à lire seul.

Et puis, Shana arriva du carré avec un gros gâteau au chocolat fabrique avec Mila et Maël, dressé avec humour sur un plat de fortune.Au sommet, une bougie spéciale, fine et haute, en forme de gouvernail. Tout le monde se tut un instant. Même les jumeaux, blottis contre leur mère, semblaient percevoir que ce moment comptait.

Thomas souffla la flamme dans le silence, les yeux brillants. Pas de discours, pas de mise en scène. Juste un instant simple, vrai, et profondément ancré dans le cœur de chacun.

La mini croisière s’acheva par des chants marins repris en chœur par Mila .et Maël quant à lui faisait des couacs car sa voix commençait à muer. Ce qui amusaient ses parents et Mila très moqueuse se tenait les côtes chaque fois que ça partait en vrille.

Une fois le bateau à quai direction la voiture pour retourner à la caserne. Mais en route un appel téléphonique gacha leur dernière soirée.

A suivre…

Copyright juillet 2025

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Auteur : Eva Joe

Ma plume ne s'essouffle jamais, elle dessine des arabesques sur la page de mes nuits, elle se pare comme un soleil en defroissant le ciel. En la suivant vous croiserez tantôt Pierrot et Colombine dans mes poèmes ou Mathéo et son secret et bien d'autres personnages dans mes nouvelles et mes suspenses.

9 réflexions sur « Shana face à un choix 7 »

  1. Ces vacances et cette réunion de famille pour fêter l’anniversaire sont à marquer d’une pierre blanche, la joie et le bonheur étaient au rendez-vous.
    Mais c’était trop beau pour durer. Qui était au téléphone et quelle est la teneur de ce coup de fil ???
    Bises et bon mercredi – Zaza

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