Shana face à un choix 8

Thomas a sa tête des mauvais jours, mais il dit aux grands de ne pas s’inquiéter, c’est une affaire d’adultes. Et pour l’instant il est encore en vacance et à distance il ne sert à rien.

— Avant de rentrer mais dans la voiture je vous donne la parole, dîtes-moi si vos vacances étaient intéressantes, passables ou nulles. Le plus jeune commence.

A ce moment-là on entend les pleurs d’un des jumeaux, ce qui fait rire Mila.

— Si c’est Matis il ne doit pas être content, car Matéo lui est toujours heureux. Il fait de plus beaux sourires que Mat…

— Matis est plus sage et il a rattrapé son frère en poids et dépasser d’une courte tête Matéo a dit Papa.

— Mila, Maël, c’est bien de faire des comparaisons mais la question je vous la posais à vous. Vos frères c’est bon ils m’ont répondu.

Moi Maël j’ai beaucoup apprécié nos vacances, on a fait plein de choses en famille. Le tir à l’arc m’a bien plus, j’aimerais faire ce sport à la rentrée.

— Et toi Mila

— J’ai aimé… Attendez je réfléchis, j’ai TOUT aimé, surtout lorsque l’on a pêché les poissons avec Youcef et que nous les avons mangé à la broche. Et j’espère que je ne ferais pas du tout à l’arc à la rentrée ça ne me plaît pas du tout. Je continue la natation puisque je vais en classe sport.

— Et toi Shana ?

— Ah moi aussi je dois dire les impressions. Bon j’ai aimé le bateau que ton groupe a acheté. Le coin sommeil est sympa, dinette un peu exiguë, heureusement qu’il faisait beau. Sinon j’ai aimé lorsque Mila a eu le courage de changer les deux jumeaux. Cela m’a beaucoup soulagé. J’ai aimé vos rires, votre jeu de piste, je n’en avais jamais fait de la vie. Merci ce fut une excellente idée. Et toi Thomas ?

— Je suis heureux que mon idée d’anniversaire vous ai plus. J’ai bien entendu aimé les cadeaux de tous, de vous mes enfants, de mon amour.

— Maman t’as offert un cadeau, on ne l’a même pas vu.

— Pourtant il se voit bien

— Hein ! Quoi ?

— Vous le verrez tout-à-l’heure.

— Pourquoi Papa

— Parce que je conduis.

Dans le rétroviseur intérieur Thomas voit ses enfants faire une drôle de tête, il sourit. Pour l’instant c’est encore le bon temps. Après ce sera dure.

La route n’est pas trop encombrée et nous arrivons à bon port dans le délai prévu par Shana qui est le meilleur GPS que je connaisse. La carte sur les genoux et parfois son guide à la main, elle montre aux enfants les curiosités qu’elle note sur un calepin, afin qu’un de ces jours nous puissions les visiter. J’adore cette femme.

— Nous voici arrivé, les grands sans qu’on leur demande rien détache les cosy et emmènent leurs petits frères dans leur chambre. J’embrasse Shana une fois que j’ai déposé devant la porte l’ensemble de nos cannes à pêche que Maël est chargé de ranger. La nourriture et tout le reste c’est Malik et Julien qui se chargent de l’emporter chez nous. Je change de voiture, celle-ci est notre dernière acquisition suite à l’arrivée des bébés. Six places plus des bagages et tout ce que l’on emporte pour des bébés de quatre mois fait que notre petite Captur ne faisait pas l’affaire.

La jeep démarre au quart de tour, nous sommes attendus. Il y a eu un drame chez Myriam. Je n’en sais pas plus, mais Julien mon second m’explique ce qu’il s’est passé.

— Nous avons été appelé par le Docteur à cinq heures du matin pas en tant que GIGN mais en tant qu’amis. Le Colonel était présent , c’était le briefing suite à une opération que nous avons mené cette semaine. Il nous a donné l’autorisation mais on attendait les ordres s’il fallait entrer en force.

— Julien viens en au fait, je ne veux pas savoir les états d’âmes du Colonel, je veux comprendre ce qu’il s’est passé chez nos amis.

— D’accord, mais je ne sais pas quelles sont tes relations avec ta belle-sœur.

— Mauvaises, alors lâche-toi

— Voici ce que Myriam nous a raconté :

L’après-midi avait cette lumière dorée propre aux fins d’été. Le parc résonnait de vie : cris d’enfants, conversations étouffées, le froissement des feuilles. Édith, assise sur un banc à l’ombre, veillait distraitement sur la poussette. Le bébé de 15 mois s’était assoupi, les joues roses de chaleur.

— Qui vous a raconté ça ?

— Myriam et une autre dame témoin de la scène.

— Ok continue

Elle tapotait sur son téléphone, nerveusement. Il y avait quelque chose dans l’air… elle le sentait, sans pouvoir l’expliquer.

— On dirait que c’est Edith qui vous le raconte,

— C’est ce qu’on ressentit les gens

Derrière elle, un bruit sourd, à peine un frottement sur le gravier. Elle n’eut pas le temps de se retourner : un bras passa brusquement autour de ses épaules, l’autre plaqua un chiffon humide contre son visage.

— Ils ont vu ça et ils ne se sont pas précipité.

— Ils étaient loin

— Et comment ont-ils su qu’il était humide ?

— ils l’ont laisse tomber.

— Sauf le respect que je te dois Thomas tu es chiant.

— Bon continue j’essaye de me retenir. Et on va où, nous ne sommes pas sur la route qui mène chez Myriam et Alain.

— Tu comprendras lorsque nous serons sur place.

— Alors vas y

Elle se débattit, son cri étouffé dans sa gorge. La poussette tomba sur le côté sous l’effet du mouvement. Le bébé se mit à pleurer, hurlant de terreur.

Un second homme se précipita vers l’enfant, mais dans la panique, son bras heurta la structure métallique de la poussette renversée. Il pesta, tenta de saisir le bébé… Trop tard.

— On dégage ! hurla le premier.

Ils abandonnèrent l’enfant, embarquant Édith dans une fourgonnette grise stationnée non loin. Le tout avait duré moins de 20 secondes.

La voiture disparut dans le trafic avant que quiconque ait vraiment compris ce qui se passait. Le bébé, couché sur le côté dans la poussette renversée, pleurait à fendre l’âme. Un passant alerté par les cris accourut.

— Appelez la police ! Quelqu’un vient d’enlever une femme !

A suivre…

Copyright Juillet 2025

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Auteur : Eva Joe

Ma plume ne s'essouffle jamais, elle dessine des arabesques sur la page de mes nuits, elle se pare comme un soleil en defroissant le ciel. En la suivant vous croiserez tantôt Pierrot et Colombine dans mes poèmes ou Mathéo et son secret et bien d'autres personnages dans mes nouvelles et mes suspenses.

8 réflexions sur « Shana face à un choix 8 »

  1. C’est bien ce que j’écrivais hier… C’était trop beau !
    Qui a enlevé Édith ??? La bande de malfrats qui sévissait déjà, il y a plus de 10 ans, ou le Samir qui a subitement réapparu ?
    Bises et bonne soirée – Zaza

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