Shana face à un choix 9

Julien roulait comme un fou, la jeep dans les tournants passaient sur deux roues. Enfin je vois un attroupement, des chevaux de frise sur la route et plus loin une voiture grise qui fume encore.

Ce n’est plus qu’un amas de tôles brûlantes et fumantes. A l’intérieur deux corps. Ils sont a l’avant, selon le légiste ce sont deux hommes. L’un a le visage avec une barbe fournie, l’autre est trapu et se distingue très bien.

La voiture a été incendié de l’extérieur. Il n’y avait pas d’autres corps. Au sol on voit nettement deux traces de roues. Deux véhicules ont stationné un court instant. Puis des pas avec des chaussures d’hommes genre

Armée

Oui Commandant, des chaussures comme portent vos hommes et toute l’armée française.

C’est le même dessin

Hélas !

Tout un stock de chaussures ont été volé il y a deux mois, cela ne veut pas dire qu’il y a un traître dans nos rangs n’exagérez pas.

Il y a un homme qui pourrait nous aider. Il était de l’autre côté, mais dois-je vous l’amener mon Commandant.

Oui

J’entendais le chant des merles lorsque soudain il s’interrompirrent brutalement, remplacé par un silence inquiet. Moi Martin j’ai baissé mes jumelles. Un peu plus bas, à travers les branchages, j’aperçois la fumée. Intrigué, j’ approche sans bruit. Le bois s’ouvrait sur un chemin forestier. Là, une fourgonnette grise était arrêtée, portière ouverte, flamme naissante sous le capot. Deux silhouettes étaient à terre, inertes.

À terre vous en êtes certain.

Oui Monsieur , oh pardon Capitaine .

À ce moment Julien intervient

Commandant ! Mr Darvel.

Ce n’est pas grave Julien, continuez Monsieur Darvel

Merci mon Commandant, moi et les grades je m’y perds un peu.

C’est bon dites moi Monsieur si vous vous adressez à moi. Continuez

Monsieur à vite des hommes au sol il y avait à côté, une autre voiture — une Renault Espace noire — moteur tournant. Je tremblais car à un moment donné mes jumelles ont fait un reflet sur l’Espace. Il y avait trois individus masqués qui s’activaient. L’un d’eux portait une femme inconsciente sur l’épaule. Ils la jetèrent dans le coffre comme un sac de linge. Un autre homme, plus petit, à la carrure nerveuse, remis les deux types au volant, versa de l’essence et jeta le jerrican dans les broussailles.

Cet homme avait-il des gants ?

Je ne sais pas car c’était un Africain.

L’avez-vous entendu parler? Avait-il un accent ?

Ne m’en demandez pas tant. Un accent du midi je connais mais un accent africain ça je ne connais pas, pour moi c’est pareil, que ce soit à l’Est ou à l’Ouest ça se ressemble tout. C’est à ce moment-là, lorsqu’il a allumé que j’ai reculé d’un pas, mais une branche a craquée sous mon pied.

— Un type a crié, un blanc

— Merde, du bruit ! lança l’un.

L’homme au jerrican fit un tour rapide des yeux, mais ne me vit pas. J’avais le cœur battant, je me suis accroupi derrière un tronc, en retenant ma respiration. Ils se sont sauvé rapidement, j’ai entendu les pneus crissés.

La voiture noire a fait demi-tour sur le chemin étroit et elle est partit dans un nuage de poussière. En s’éloignant, j’ai vu brièvement sa plaque :…95 QF… quelque chose. Je n’ai pas eu le temps de tout voir, mais ce fragment est resté gravé dans ma mémoire.

Je n’osais pas sortir de ma cachette j’ai attendu plusieurs longues minutes avant de sortir. La fourgonnette grise brûlait maintenant comme un brasier. J’ai saisit mon téléphone. J’ai dit :

— Allô, la police ? Je… je crois que j’ai vu quelque chose de grave. Très grave.

La femme avez-vous vu comment elle était ?

Martin : Oui. Petite, brune je dirais. Ils l’ont mise dans le coffre.

Comment était-elle habillée ?

Une robe fleurie dans les tons de vert et jaune, même j’ai eu honte pour la petite dame, sa robe tenait que d’un côté

Comment ça ?

Faut tout que je dise

Oui tout même ce qui vous semble horrible

Et bien j’ai vu les fesses de la dame,

Vous voulez dire qu’elle n’avait pas de sous-vêtements.

Je suppose

Julien intervient il voit que Thomas vient d’avoir un appel, les hommes avaient-ils des accents ? Les avez-vous entendu parler ? Leurs voix étaient-elles graves ?

Martin : Une voix grave, lente. L’autre plus nerveuse, comme un jeune genre cité, ils parlaient français, oui, mais avec une façon un peu… tranchante. Pas des gars du coin. Un parlait africain, je l’ai dit au Monsieur. Je connais le parler de l’Est de l’Afrique car j’étais dans une ONG en Ethiopie et en Erythrée.

Tholas en entendant ces mots est étonné, bizarre se dit-il comme Samir. J’espère que ce n’est pas un faux témoin. Il faut signe à ces deux hommes serre la main de Monsieur Darvel, Julien lui propose de le ramener à sa voiture, mais il décline l’invitation.

Thomas monte dans la jeep et passe un appel interne très bref. Suis le type dans le bois et tiens-moi au courant. Personne n’entend la réponse. Thomas attends ces acolytes et il repart sur les chapeaux de roues ce qui fait s’ esclaffer Julien.

— Tu dis de moi, mais toi mon Commandant vous allez nous jeter dans le fossé.

— Et si je freine tu vas atterrir dans le pare-brise, tu as oublié de mettre ta ceinture de sécurité.

— Excuse-moi je suis absorbé par les propos de Darvel

— Toi aussi alors nous sommes deux, en ce moment un petit groupe l’a pris en filature. Deux le suivent, deux sont le long de la route et deux sur l’autre chemin au cas où il change de route forestière.

— Bien vu mon Commandant.

Thomas (pensée) : Trois ravisseurs, deux morts, une femme enlevée, une tentative d’enlèvement d’enfant et maintenant, une plaque partielle. Y a autre chose là-dessous. Beaucoup plus gros que ce qu’on nous laisse croire. Les policiers pensaient à un banal accident mais ils n’ont pas entendu la version du dénommé Darvel. Celui-ci j’espère que mes hommes l’auront logé

Quatre à cinq heures plus tard le second de Thomas est de retour. Exténué mais porteur de bonnes nouvelles. Enfin si le fait que Darvel est un faux nom, mais leurs découvertes ne s’arrête pas là.

— Nous avons mis un traceur sur sa voiture. Et le gars est suivi en ce moment. Mais ce n’est pas tout nous avons entendu une drôle de conversation.

Ah oui laquelle ?

— Je l’ai enregistré, écoute.

— Allo ici Daniel, c’est vous Aïcha

— Non je ne rempile pas, c’est juste que j’ai croisé Samy

— Si je vous dit que c’est votre frère c’est que j’en suis certain.

— Au revoir

— Julien rentre à la caserne et essaye de comprendre ce que lui disait cette Aïcha. Cela m’intéresserait de le savoir. Donc il s’appelle Daniel et non Darel. C’est quoi son nom de famille ? Nous le saurons lorsque Matricon et Perbet seront revenus. Si sa boîte à lettres le mentionne.

— Tiens Lefèvre m’appelle. On rentre au bercail, ma famille m’attend.

— Mon Colonel, mes respects mon Colonel . Ah oui, espérons que les oiseaux sortiront du nid.

A suivre…

Copyright Juillet 2025

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Auteur : Eva Joe

Ma plume ne s'essouffle jamais, elle dessine des arabesques sur la page de mes nuits, elle se pare comme un soleil en defroissant le ciel. En la suivant vous croiserez tantôt Pierrot et Colombine dans mes poèmes ou Mathéo et son secret et bien d'autres personnages dans mes nouvelles et mes suspenses.

5 réflexions sur « Shana face à un choix 9 »

  1. Eh bien, 2 morts de plus !
    Dans cette deuxième voiture noire « 95 QF… quelque chose » il y avait un noir !
    Alors Samir ou les potes qui sont à sa recherche ???
    A moins que tu nous sortes le redoutable criminel Edmond Furax, ainsi que ceux d’une organisation obscure, dont les membres sont appelés les « Babus « . 🤣
    Bises et bonne soirée – Zaza

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