— Possible maltraitance, murmure Morel, la nouvelle recrue du groupe de Thomas.
— Le suspect principal est sûrement là. Femme retenue. Elle sort une photo froissée d’Édith, imprimée depuis le fichier transmis par le Colonel
— Cible prioritaire : extraction de l’otage en vie. On n’engage pas tant que le GO n’est pas donné par le parquet. C’est Thomas qui fait passer le message à ses hommes selon un code défini à l’avance.
Un gendarme tend une main vers un sac plastique : un morceau de carrosserie noire, brûlée.
— Nous l’avons retrouvé dans les ronces à cent mètres au sud. Traces de la voiture noire. Thomas est sceptique, la Golf était à 200 mètres, ils l’ont perdu , le temps qui s’est écoulé ne permet pas que la voiture est brulee. C’est pour donner le change. Il en fait part au Colonel, celui-ci approuve le raisonnement du Commandant.
Son lieutenant Joris confirme par contre que c’est le bon endroit :
— Ici il y a des cellules, Ce n’est plus une cache : c’est une prison. Et on n’a pas le temps de réfléchir Commandant.
— L’effet de surprise doit être total mais nous devons recevoir les images de Teddy avant de foncer tête baissée dans un piège.
— Entièrement d’accord Chef, revoilà le drône : voyons ce que tu as dans le ventre :
Les murs sont nus, moisis, couverts de graffitis. Une ampoule pend du plafond, nue, haletante. Une porte métallique bat faiblement à cause du vent. On voit Édith attachée à une chaise, les poignets enflés par les liens en plastique trop serrés. Le visage tuméfié. Les lèvres fendues. Elle halète à peine.
Un homme lui tourne autour, comme une bête en cage. Il a perdu patience depuis des heures.
— T’as menti à tout le monde, hein ?— Même à moi. Tu m’as volé mon fils.
Thomas échange un regard avec le Colonel, le type masqué est donc Samir.
Édith garde les yeux baissés. Elle sait qu’il ne faut pas répondre quand il tremble.
— Il était à toi, et moi, je suis quoi ? Un pion ?— Tu pensais que je serais mort, c’est ça ? Que tu pouvais effacer mon nom de l’histoire ?
Il s’approche, brutalement. Sa main claque sur la joue d’Édith. La chaise tangue. Les deux hommes encagoulés dans l’ombre ne réagissent pas. Ils montent la garde, mais l’un d’eux tourne la tête. Il est mal à l’aise. Samir hurle, dans un murmure tranchant :
— Tu vas me dire où il est. Tu vas parler. Et après… je jure sur ma mère que tu ne ressortiras pas vivante d’ici si tu me fais perdre ce gosse. Il sort une photo chiffonnée : celle du bébé. Il la colle contre le visage d’Édith.
— Regarde-le. Tu crois qu’ils vont le protéger ? Tu crois qu’un colonel de gendarmerie va risquer sa carrière pour toi ? Hein ?
Edith pleure… Thomas serre les poings. Ils attendent le feu vert du Procureur. Il sera bientôt six heures, encore quelques minutes, puis l’interrogatoire reprend
— Tu sais ce qu’ils veulent, eux ? C’est pas l’enfant. C’est ce qu’il représente. Et toi, t’es rien dans cette équation.
Édith relève la tête. Une goutte de sang coule de son nez.
— Il est plus en sécurité loin de toi que près de moi.
Samir la fixe. Un silence. Il se tourne, et balance un coup de pied dans une table, qui explose en bois éclaté. Un des hommes masqués murmure, tendu :
— On a pas le droit de la tuer, Samir.Il se retourne, les yeux fous.
— Mais j’ai le droit de la briser.
Le Procureur vient de donner le Top du départ, Thomas sait que le moment décisif est enfin arrivé.
Le ciel commence à pâlir. Le silence est total, lourd. La structure du bâtiment craque doucement, vieillie par l’humidité. Une voix très basse dans l’oreillette de Thomas.
— Entrée sécurisée. Positions prêtes. Vert sur tous les angles.
Thomas regarde la silhouette du bâtiment à travers ses jumelles. Puis il parle, calme, direct :
— Pas de bavure. Extraction rapide.— L’otage, c’est la demi-sœur de ma femme. Mais c’est pas pour ça qu’on est là.— On est là parce qu’ils ont touché à une innocente. Et parce qu’ils ont mis un bébé en jeu.Il fait un signe. Une main levée. Compte :
— Trois. Deux… Un.
💥 Explosion contrôlée de la porte arrière.Les six opérateurs s’engouffrent comme un seul corps.
— GIGN ! À terre ! À terre ! Un des hommes encagoulés dégaine, mais le flash-ball aller le fauche avant qu’il puisse viser. L’autre se rend aussitôt, mains en l’air.
Thomas et Youcef montent directement au premier étage. Dans une pièce fermée à clé, un cri :
— Reculez ou je la tue ! J’AI RIEN À PERDRE !
C’est Samir.
Thomas s’approche, le regard froid. Il sait qu’Édith est juste derrière cette porte. Il parle calmement, à travers le bois.
— Samir, écoute-moi. Tu n’as plus le contrôle.— Ouvre cette porte. Tu es encerclé. Tu ne sors pas vivant si tu fais une connerie.
Aucune réponse. Puis un bruit sourd. Boum.
Thomas hurle :
— Assaut immédiat ! GO GO !
A suivre…
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Ce Boum n’est pas très rassurant, hélas …
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Cet assaut, permettra-t-il de délivrer Édith vivante des griffes de Samir ???
J’en profite pour te souhaiter un bon anniversaire, Que ta journée soit douce, EvaJoe.
Bises et bon vendredi – Zaza
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Merci Zaza…
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et merde …elle est morte …
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C’est ton anniversaire aujourd’hui EvaJoe ? Alors très bon anniversaire.
Je me dis : il s’est tué. Mais avec vous tous qui pensez qu’il l’a tuée, je ne sais plus où j’en suis.
C’est vrai que je ne suis pas article par article.
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Merci pour mon anniversaire.
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Oh là là, tu nous laisse sur une grosse frayeur, je poursuis.
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Oh la la! Pour qui ce coup de feu?
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