Il sorti encore étourdi par l’interrogatoire. Il devait appeler Valgrange mais dans sa poche, son téléphone vibrait comme un rappel du monde réel. Avant de rappeler Armand il devait appeler son âme damnée.
Il hésita, puis chercha un numéro enregistré depuis des années sous le nom : Étienne Parmet
— Allô ?
La voix de son cousin était froide, coupante.
— C’est moi, Renaud. Il faut qu’on parle.
— Qu’est-ce que tu veux encore ?
— Je suis sorti du commissariat.
Un silence, puis un léger claquement de langue.
— Qu’est-ce que tu racontes ? Pourquoi étais-tu au commissariat ?
— Ils m’ont convoqué… à propos de l’internement de Mélanie.
— De quoi !
— Le commissaire Morel voulait des précisions. Je n’ai pas eu le choix, Étienne. J’ai dit la vérité.
De l’autre côté de la ligne, un souffle court, puis la voix monta d’un cran.
— Quelle vérité ?! Qu’est-ce que tu as dit exactement ?
— Que j’avais signé sur ta demande. Que c’était toi qui m’avais convaincu. Que tu m’avais promis de m’aider pour la reprise de la clinique.
Un silence glacé tomba.
— Tu es fou, Renaud. Complètement fou.
— J’en ai assez de mentir, Étienne ! J’ai tout perdu à cause de toi. Ma carrière, mes patients, ma dignité. Je ne veux plus porter ça seul.
La voix du cousin se fit plus lente, plus sourde.
— Écoute-moi bien, Renaud. Tu ne sais pas dans quoi tu t’engages. Tu crois qu’ils vont te croire ? Qu’ils vont m’accuser, moi ? Tu vas tout ruiner, pour rien.
— Ce n’est pas à moi de décider. Ils ont ouvert une enquête.
— Et tu crois que je vais te laisser faire ?
Un frisson remonta la nuque de Masson.
— Étienne, ne fais pas ça…
— Non, toi, ne fais pas ça. Tu fermes ta bouche, tu disparais quelques jours, tu laisses les choses se tasser.
— C’est trop tard.
— Alors je te jure que tu le regretteras. Tu ne sais pas ce dont je suis capable.
Le ton n’était plus une menace : c’était une promesse.
Renaud resta muet quelques secondes, la main crispée sur le téléphone.— Tu n’as plus aucun pouvoir sur moi, Étienne. Plus maintenant.
— Tu te trompes, répondit la voix glaciale. Tant que tu respires, j’en ai encore.
Puis la ligne se coupa. Le silence retomba brutalement.Renaud resta là, immobile, le téléphone collé à l’oreille, le regard vide. Il savait qu’il venait de franchir un point de non-retour.
A suivre…

Merci pour cette suite, Eva Joe ! J’ai peur de ce que Etienne puisse faire à Renaud …
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Ça chauffe, ça chauffe !
Il est mal le Renaud, car Etienne Permet ne va pas en rester là !
Bonne soirée Eva Joe. Bises – Zaza
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Bonne soirée et bisous
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voilà c’est chaud , il doit demander protection avec les forces de l’ordre
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Aurait-il signé son arrêt de mort ? En ce moment je le pense. Mais qu’a donc Permet qui puisse l’accuser encore plus que ce qu’il vient de dénoncer ?
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