
C’est au petit matin que tout s’est enflammé
La mer a virée à l’orange, un grand feu est allumé
La barque est immobile sous les lumières de l’aube
Elle n’ose se montrer mais se reflète dans l’eau.

C’est au petit matin que tout s’est enflammé
La mer a virée à l’orange, un grand feu est allumé
La barque est immobile sous les lumières de l’aube
Elle n’ose se montrer mais se reflète dans l’eau.

Un camaïeu de bleu s’étale sur l’océan
Laissant miroiter des couleurs changeantes
Sous un soleil de soie , elles en deviennent brillantes
Alors que la vague insolente déroule son ruban.
L’écume pointe son nez sur le haut de la vague
Et poursuivant son chemin s’étale sur le sable sombre
Et s’évanouie telle une ombre
pourfendant le sable comme une dague.
Ce n’est pas aux larges des Seychelles
Encore moins en Polynésie
C’est en Finistère et c’est irréelle.
C’est sous nos yeux ébahis
Que l’on ne rêve plus de contrées lointaines
Nous laissons le bateau au port avec son capitaine.

A la pointe du jour lorsque l’aube s’éveille
S’étale sans un bruit une robe de dentelle
Telle une mariée s’avançant vers l’autel
Où sous un ciel d’émeraude on entrevoit des merveilles.
Dans les plis de sa robe immaculée apparaît du rose
Qui s’entremêle comme deux amants aux premiers amours
Sous le regard des monts surgissant du brouillard à la pointe du jour
C’est un calme, un souffle de beauté et je reste en pause.

Une branche d’arbre aux feuilles de mots
Flotte dans le bois aux ramures ténébreuses
Tel un dédale qui nous emmène dans des contrées brumeuses
Afin que le vent qui bruit le fasse à demi-mots.
Un masque de velours aux effluves d’eucalyptus
Nous entraînent dans les nuances de vert
Sous l’oeil goguenard d’un vieux pic-vert
Qui se dandine sur une fleur de lotus.
Grisé par le vent le regard se faufile
Et s’engouffre dans des odeurs chlorophylles
Afin d’y puiser la sève d’une brindille d’eau
En cueillant le soleil pour éblouir l’ombre
Ils marchent sous la frondaison au son d’un pipeau
Afin de poursuivre leurs rêves loin de la pénombre.

En ouvrant le rideau de la plage
J’imagine un mirage
Surgit du néant
Après ces instants.
Fugaces moment
Volés au temps
Où perdu dans mes rêves
J’entrevois la trêve
Un ciel bleu
Embrasse l’océan
Aux changeantes couleurs
Turquoises , marines, outremer !
Sur le sable nulle personne
Au loin une cloche sonne
Il fait beau
C’est un jour comme un autre
Calme !
Demain la plage retrouvera ses promeneurs.