Rêve de rencontre !

Un pont à Constantine ( Merci à mon ami Zoheir)

Les arches du pont flottent au-dessus d’un rêve

Afin que le soleil soit au rendez-vous

Pour cette rencontre inattendue 

Sous le ciel ocre qui nous caresse.

 

C’est un regret qui traverse mon cœur

De ne plus pouvoir partir pour cet ailleurs

Car le temps joue en ma défaveur

Mais dans le vent qui passe j’espère ce bonheur.

 

Il y a douze ans que notre amitié est né

Toi, ta ville est Constantine en Algérie

Moi, un petit village mais en France

Ce n’est que cela notre différence.

 

 

 

Dans l’attente !

Pont Vasco de Gamma ( Portugal)

Le chemin se déroule jusqu’à l’infini

Pour laisser entrevoir l’autre rive

Où l’on imagine ceux qui y vivent

Interpellant le ciel ils supplient.

 

C’est un désir qui s’étouffe dans une morne tristesse

Et le temps brûle en  un immense chagrin

C’est derrière leurs fenêtres que tous veillent au grain

Afin que le soleil continue ses caresses.

 

C’est au fond de la nuit que serpente le chemin

Donnant au spectre qui le parcourt des formes humaines

Afin qu’ils se souviennent comment sera demain.

 

Lorsque la nuit s’empare de la terre

Naissent à nouveau les rêves d’émeraude

Pour vivre et oublier hier

 

Le rêve !

Moulin en Grèce

Sous les tuiles du  toit

Se nichent des fils de soie

Et les heures  courent inexorablement

Tout en avalant le temps.

 

Le silence s’habille de blanc

Comme le moulin dans le vent

Instant de paix

Où l’eau clapotait.

 

Les eaux turquoises nous invitent

A terminer notre fuite

Pour se reposer devant ce grandiose paysage

Afin de s’allonger sur cette plage.

 

 

 

 

 

Mes rêves de confinée…

Confinée chez moi je rêve à la pointe du jour

Je revois les aubes claires envahirent la terre

Les soleils levant à l’horizon de la mer

Et les rochers se découpant à contre-jour.

 

 

Je voyage au gré de mon imaginaire

Tout en étouffant le temps qui m’entraîne au loin

Où j’entrevois ce bédouin

Me fixant de ses yeux clairs.

 

Pour oublier ces instants  d’une lenteur monotone

Je dévore des livres de mes auteurs favoris

Tout en continuant mes propres écrits

Et je vous dévoile les premiers mots d’une histoire bretonne.

 

Mes cahiers sont remplis de légendes et de korrigans

Je marche dans ma tête comme nous marchions  sur la route

Sans me laisser atteindre par le doute

Et la nuit je rêve que je suis poursuivie par des brigands

 

Parfois je déchire les feuillets d’une histoire à dormir debout

Pour en écrire une autre qui n’a ni queue ni tête

Regrettant déjà la première , cela devient un véritable casse-tête

Je suis devenue Pénélope, je ne vais pas en venir à bout.

 

Doucement la nuit appareille sur son vaisseau 

Et le jour lentement s’enfuit

Soudain apparaît l’astre lunaire en belle-de-nuit

Une journée s’achève, je m’endors au bruit du ruisseau.

 

 

 

 

 

Illusion !

Merci à Gibee

Le sable et les vagues s’entremêlent dans un flot d’amour

Et coulent en un océan de nacre

Afin que le soleil flâne tout au long du jour.

 

C’est un voile bleuté qui tapisse la grève

En embarquant le sommeil en un geste d’emphase*

Pour qu’il puisse vivre un moment d’extase.

 

Les vagues nous donnent l’effet d’un mirage

Et nous invitent à les admirer derrière un vitrage

Pour que l’on imagine les prémices d’une rosace.

 

Les serpentins de sable se forment et se déforment

Pour nous envoyer une illusion d’optique

En mélangeant à l’horizon un ciel acrobatique.