Un Breton et des cochons…

expressions

 

Clara nous propose trois expressions, au cours du mois nous en choisissons une ou les trois que nous illustrons comme bon nous semble selon notre inspiration…

 

Voici les trois expressions:

«  je m’en tamponne carrément le coquillard « 

 « il y avait anguille sous roche »

« ménager la chèvre et le chou »

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Un paysan breton se trouvait fort déconfit lorsqu’il vit apparaître un beau matin un homme tout de noir vêtu, ce dernier avait été vu la veille dans le champs de son voisin, dès qu’il eu ouvert sa porte et que devant lui se trouvait cet énergumène il su qu’« il y avait anguille sous roche ». Que venait faire cet homme au visage patibulaire? S’engraisser sur son dos, surtout que depuis peu il s’était lancé dans l’élevage intensif de cochons. Pour lui dans le cochon tout est bon et peu importe la méthode d’élevage il disait à qui voulait l’entendre :

  • «  je m’en tamponne carrément le coquillard « 

Pourquoi faire un petit élevage à échelle humaine alors qu’il peut se graisser la patte sur le dos des consommateurs. D’autres se graissent bien la patte sur le dos des contribuables. On ne va pas « ménager la chèvre et le chou », s’il faut rester dans l’absolu restons -y, sinon à quoi cela sert de se lever le matin pour élever des cochons autant aller se vautrer avec les cochons sans travailler mais en profitant au maximum de toutes les cochonneries de ce monde. 

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Aussi quand cet homme lui dit faire partie de la répression des fraudes, il vit cela d’un sale œil, il se comportait bien et on voulait le taxer, décidément les gens sont bien ingrat on leur procure de quoi manger et ils font encore la fine bouche. Mais en tout bon breton (j’aurais pu écrire auvergnat) il graissa la patte au bonhomme et celui-ci repartis copains comme cochons, et, depuis ce jour-là notre brave homme n’eut plus d’ennemis…

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Aucune personne ne peut se retrouver dans mon récit, celui-ci est purement imaginaire.

 

 

La traque (suite)

Le garde n’a pas eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait, il est tombé après que Mr X lui ait tranché la gorge, c’est de cette manière que l’on tue dans ce pays, il ne pouvait lui enfoncer un couteau dans le cœur cela ressemblerait plus à une attaque de Français. Il avait la description de la femme de Guillaume, celle-ci dormait profondément, dans un premier temps il a essayé de la réveiller, mais ne la voyant pas bouger, il a compris qu’elle était droguée. Alors qu’il allait la charger sur son dos, c’est à ce moment-là que l’autre femme s’est réveillée aussi a-t-il dépose à nouveau la jeune femme enceinte et a donné un violent coup de pied à celle qui s’apprêtait à hurler. Aucun bruit dans le camp, il enlace la jeune femme qui dort toujours et sort fort tranquillement par le côté de la tente qu’il a pris le soin de découper après avoir tué le garde. De l’autre côté Guillaume est impatient, quand il voit sa femme il ne dit mots, mais l’emporte plus loin, pendant ce temps Mr X est retourné sous la tente et il enlève le médecin, il se doute que ce n’est pas le but mais cette femme va se faire tuer dès qu’ils se rendront compte de la disparition de la femme du Consul.

Guillaume s’enfuit avec sa femme et Amir, ils se séparent sur la piste où une voiture attend Guillaume, quand à son beau-frère il part en direction de son village en compagnie du médecin, de là il récupérera le 4X4 et repartira vers la capitale.

Son cousin est assez malin pour rejoindre son campement qui du reste s’en ira sur d’autres lieux dès qu’il sera arrivé, et de là il rejoindra le village de touristes, ni vu ni connu.  Quand à Monsieur X il a plus d’un tour dans son sac et ne leur a pas dit ce qu’il pensait faire, mais Guillaume l’ayant bien payé il se taira ils en sont sûrs tous autant qu’ils sont.

Guillaume a déposé sa femme dans la jeep que ses amis du désert lui ont procurée, elle est sortie de son sommeil artificiel, et s’est jeté dans les bras de son amour en lui disant :

  • Que m’est-il arrivé ?
  • Guillaume est un peu inquiet, sa femme a l’air d’être perdue de ne plus savoir ce qui s’est passé, pour l’instant il ne va pas rentrer dans les détails, il constate qu’elle a été bien nourrie son ventre s’est arrondie pendant ces quelques jours, elle a dû manger beaucoup de couscous, elle qui faisait attention, elle a eu raison cela lui a permis de survivre. Il est plus de 11 h quand ils atteignent les faubourgs de Djibouti, personne ne les a suivis. Il va aller à la base française de Djibouti pour que sa femme soit vue par un médecin, puis ils se reposeront quelques jours et il lui fera prendre un vol pour la France, afin qu’elle accouche dans son pays, lui il restera pour régler les derniers détails de son retour définitif en France.

Le médecin bien que n’étant pas dans la confidence a trouvé qu’Assia était fort fatigué, il a voulu lui faire faire des examens sanguins Guillaume les a refusé, lui disant qu’elle rentrait prochainement en France et que son obstétricien s’en occuperait, Le médecin major n’était pas très convaincu, il avait l’impression que le Consul de France lui cachait quelques choses, mais il n’a pu insister. Il connait les méfaits du quat sur la population de Djibouti, cette jeune femme a l’air d’en avoir absorbé, l’a-t-elle fait à l’insu de son mari ou est-ce avec son consentement, il ne sait pas quoi en dire, il va faire très attention à elle jusqu’à ce qu’elle parte en convoi sanitaire avec un avion de l’armée, de cette manière Guillaume se sent moins anxieux, quand il apprend les détails du retour de sa femme en France, il n’en demandait pas tant, de cette manière personne ne trouvera son nom sur les listes des avions en partance pour Paris.

Il a beau téléphoner en France, il n’arrive pas à joindre ni sa mère, ni ses amis d’enfance, ni sa sœur…

 

A suivre…

Pierre

Enfin mamie Catherine a vu les gyrophares de la gendarmerie, on l’appelle, elle leur répond :

  • Je suis là !
  • Ne bougez pas nous arrivons !

Bougez, ils ont de drôles d’idées, si elle l’avait pu cela ferai longtemps qu’elle aurait rejoint ses petits-enfants, mais pour l’instant elle est coincée sur une petite plate-forme qui n’a même pas pu accueillir ses jambes allongées. Cela devait être une nouvelle construction, car l’ancien balcon de sa jeunesse était beaucoup plus large et long, mais là, elle va pouvoir se reposer, mais pour l’instant elle attend ses sauveteurs, et, surtout ses petits-enfants. C’est bien l’échelle de pompiers qui est déployée pour venir en aide à Madame Buffat, enfin la voici sur la terre, saine et sauve, un peu secouée mais plus parce qu’elle apprend des gendarmes d’Aime. Rosie, sa petite fille a entendu un bruit dans la maison où ils passent leurs vacances, et elle a eu la présence d’esprit de réveiller frère et cousin afin de les sauver de ces individus qui après avoir passé les deux maisons au peigne fin ont laissé les lieux dans un désordre innommable.

Les gendarmes sont perplexes, quelles raisons ont pu pousser ces hommes, il devait être plus de deux pour opérer simultanément aux deux endroits. Mais pour l’instant ils ignorent l’arrivée du petit fils de Catherine Buffat. Cette dernière est anéantie par l’acharnement qu’ont mis ces deux hommes à jeter au sol des bibelots, à massacrer son dernier polar, à mettre sans- dessus- dessous les chambres de son chalet. Quant à la chambre de Mathéo elle est dans un état indescriptible, que peux bien posséder un enfant de 5 ans et demi pour que ces hommes l’aient mis dans l’état où elle la voit. Même la tapisserie a été arrachée, c’est du jamais vu pour le peloton de gendarmerie qui ont répondu à l’appel de leur chef. Du reste ce dernier ne va pas tarder. Ils en sauront davantage car pour l’instant Madame Buffat est dans un état second dans le camion de pompiers en compagnie d’un médecin du Samu. Un des gendarmes porteur de bonne nouvelle ne l’a même pas informé de la naissance de sa petite fille, pour l’instant on n’est pas dans les réjouissances, et puis lui le dire ainsi, ce n’est même pas certain qu’elle va comprendre la raison pour laquelle ses petits enfants ont quittés leur chalet aux « Lanches ».

Pendant ce temps Pierre a rejoint son frère, il l’aide à porter tour à tour les enfants dans sa voiture ; il va redescendre, Rosine est vraiment endormis, seul le petit Mathéo s’est réveillé, et Pierre l’a vu se précipiter sur son sac à dos et le mettre contre lui. Il est interloqué de la manière dont cet enfant se comporte, mais pense-t-il en redescendant il y a certainement quelques choses à l’intérieur qui le rattache à son père, à sa vie là-bas. Cet enfant ne doit pas bien comprendre leur vie, entre Djibouti et la Savoie il y a un monde qui sépare ces deux endroits, il se souvient de sa visite à son copain d’enfance, jamais il n’avait pensé qu’il reviendrait, mais cet enfant l’unissait à tout jamais aux siens.

Enfin voici le village de Peisey, ses hommes sont là ainsi que les pompiers, il laisse les enfants sous la surveillance d’un de ses hommes et se rend rapidement dans la maison des « Buffat », il en a pourtant vue des cambriolages mais celui-ci dépasse tout ce qu’il a vu jusqu’à présent, en attendant les expertises, il faudra que la mère de son copain puisse se loger, mais dans leur village la solidarité n’est pas un vain mot, puis il a son chalet, il est vide il le mettra à sa disposition, par contre personne n’est encore monté au chalet de Clémentine, dans quel état va-t-il être ? Mais il ne lui faut pas tergiverser, il est temps de s’y rendre. Il rejoint une des voitures et les voilà partis « aux Lanches », là le spectacle n’est pas mieux qu’en bas, heureusement que Rosine a eu l’idée de s’en aller. Seule la chambre du bébé a été épargnée, aurait-il été dérangé ? Les autres chambres ont été saccagés, il ne faut pas que Clémentine revienne ici. De toute façon les deux chalets seront interdits. Pour le reste on avisera.

Après avoir laissé deux hommes en faction devant le chalet, il est à nouveau descendu sur Peisey,  Rosine est descendue de la voiture, malgré le refus du gendarme chargé de surveiller les enfants, mais devant son insistance, il a préféré l’a laissé descendre mais lui a interdit d’aller dans la maison, et la fillette du haut de ses presque 10 ans lui a déclaré :

  • Je sais les gendarmes font des investigations !
  • En effet, mais tu n’es pas très grande comment le sais-tu ?
  • Mon papa est dans la police !
  • Ah il te raconte ce qu’il fait ?
  • Non ! Mais il me dit que je suis douée, moi aussi un jour je serais commandante de tout le monde.

Le jeune gendarme a souri devant la détermination de l’enfant, voilà c’est cela l’enfance, cette fillette a eu une présence d’esprit que beaucoup d’adultes n’auraient pas eu.

Dès qu’elle voit Pierre, elle se précipite vers lui, et lui demande :

  • Ma grand-mère va bien ?
  • Oui, mais elle doit se reposer, tiens tu iras lui dire cela :

Et Pierre se penche vers la petite fille et lui murmure à l’oreille : «  ta petite sœur est née, connais-tu son prénom ? » Et Rosine lui murmure à l’oreille, oui mais je n’ai pas le droit de le dire ni à toi ni  à personne » Pierre ri, et ce rire cristallin réveille la torpeur et la lourdeur de la scène de vandalisme. Il va emmener les trois enfants chez sa mère, il l’a prévenu, elle les attend, elle saura s’en occuper avant le retour de la grand-mère. Une fois les enfants en sécurité il sera grand temps d’essayer de comprendre, Madame Buffat doit être au courant de ce qui se trame, elle a certainement reçu les confidences de Guillaume, Rosine lui a dit qu’il était repartis en Afrique mais elle semblait mal à l’aise quand il l’a questionnait. L’enfant avait dû entendre ce qu’elle n’aurait pas dû, mais il apprivoiserait la fillette et Mathéo quant à lui, il n’avait pas entendu le son de sa voix, il se remémorait son regard apeuré quand il était venu pour le mettre dans son 4X4. Apeuré, ce n’était pas le bon mot, effrayé serait plus judicieux. Et pourquoi l’enfant tenait-il  tant que cela à son petit sac à dos. La grand-mère devait détenir une part du mystère, il avait bien essayé de joindre Guillaume mais son téléphone était non seulement resté sans réponse, mais on lui avait dit que la ligne avait été suspendue.

Il est 10 heure au clocher du petit village Savoyard, ce qui s’est déroulé au cœur de ce dernier a stupéfié tout le monde, Madame Buffat a reçu la visite de gens louches, tout le monde avait vu qu’un petit garçon se promenait avec elle, mais personne n’avait pensé que ce petit était l’enfant de Guillaume le brillant diplomate né à Peisey Nancroix. Chacun en son for intérieur est prêt à protéger cet enfant et surtout à être plus attentif au va et viens de voitures noires. Spontanément une dizaine de villageois aussi bien de Peisey que des Lanches se sont présentés sous la tente élevée dans la prairie, sorte de QG de la gendarmerie. La police pourrait y être associée puisque le mari de Clémentine en occupe un poste assez important sur Paris, mais pour l’instant il ignore tout de ce qui se passe, mais Pierre le commandant d’Aime s’est rendu à Bourg Saint Maurice pour l’informer, après tout il est en vacance et sa présence sur les lieux n’est pas indispensable. Surtout que ce soir il est bien décidé de monter au Refuge du Mont Pourris, il faudrait qu’une chose exceptionnelle l’en empêche. Rapidement il informe Bastien le mari de Clémentine des derniers événements qui se sont passé pendant son absence, il a bien vu que son ami était soucieux en le quittant mais ils vont unir leurs efforts pour protéger le fils de Guillaume, leur ami d’enfance .

 

A suivre…

Dans la montagne…

Voilà vous en lirez plus mais au moins vous avancerez dans mon suspense….Je suis repartie du dernier mot….

et quelques jours plus tard de l’homme où de la fillette, personne ne se souviendrait qui des deux avaient eu le plus peur. Rosine savait que c’était le jeune guide, mais en fillette très polie elle se garda de ne le révéler à quiconque, du reste cela n’intéressait personne. L’homme qui partait pour une excursion au Mont Pourris fut interloqué en voyant les trois enfants, il n’exprima absolument rien, mais deux des enfants lui étaient familiers. Aussi de suite il posa les questions qui s’imposaient en découvrant à 3h 30 du matin trois enfants 

  • mais d’où venez-vous et surtout pourquoi vous n’êtes pas dans votre lit ne me dîtes pas que vous redescendez du sommet?

Rosine a dans les yeux un éclat de rire aussi cet homme a réussis à détendre l ‘atmosphère qui était plutôt pesante deux minutes auparavant:

  • Nous avons quitté le chalet de nos parents car notre grand-mère ne venait pas, et comme je connais bien le chemin je pensais descendre plus vite, mais les petits ont froid et surtout il pleut et nous n’avons pas pensé à prendre suffisamment de vêtements de pluie.
  • Je vois que vous avez des couvertures de survie, voilà des parents qui vous ont bien inculqués les problèmes que l’on peut rencontrer dans la montagne, même l’été.
  • Oui c’est depuis que notre grand-mère a passé la nuit dehors,
  • Votre grand-mère serait-ce Madame Buffat?
  • Oui, vous la connaissez?
  • Tu ne me reconnais pas, Rosine, je suis Pierre, c’est moi qui t’es initié au ski.
  • Pierre!

Rosine en entendant ce prénom sent tout son corps et son esprit l’abandonner, elle se jette dans les bras de cet homme qu’elle connait mais qu’elle n’avait pas encore reconnu. C’est encore une enfant que Pierre reçoit dans ses bras, elle sanglote, il lui caresse les cheveux, la calme, la berce, mais auparavant il allonge les deux petits garçons qui n’ont pas desserré les dents depuis l’échange qu’il a eu avec la fillette. Il sent que Rosine lui cache quelques choses, il va lui falloir beaucoup de tact pour qu’elle puisse se confier à lui.

  • Si ta grand-mère est chez toi elle va s’affoler en ne te voyant pas;
  • grand-mère est encore au village, on s’est parlé!

Pierre ne comprends pas, la fillette divague le mal des montagnes elle ne peut pas l’avoir attrapé, elle n’a pas atteint des sommets. Il lui faut éclaircir cet énigme.

  • Que veux-tu dire?
  • Nous nous sommes parlés en morse.
  • Ah oui c’est ce que nous faisions avec ton oncle Guillaume, ton grand-père nous avait expliqué, donc ta maman a aussi appris, parfois cela peut sauver, mais en montagne il y a d’autres manières d’appeler au secours, mais quand tu seras une bonne montagnarde tes parents t’apprendront. Mais que t’as dit ta grand-mère?
  • Elle rien, mais moi je lui ai dit…

Mais à ce moment-là, Rosine ne dit plus rien, elle ne peut lui raconter ce qui se passait chez eux. Mais Pierre n’est pas homme en s’en laissé compter, il veut savoir ce qui tourmente la petite fille.

  • Ecoute-moi Rosine, personne n’en saura rien, mais il vaut mieux que tu me dises ce qui s’est passé au chalet, tout d’abord où sont tes parents?
  • Papa a emmené maman à la clinique ma petite soeur arrivait;

A l’évocation des mots de Rosine, Pierre a souri, il imagine bien l’attente de l’enfant et comprend que ce qui a fait fuir les enfants c’est juste le fait que la grand-mère n’était pas arrivé, mais tout cela lui semble encore bien fragile, il doit lui manquer des éléments du puzzle.

  • Cela s’est passé à quels moments?
  • C’était vers minuit, après je me suis rendormie car mamie m’aurai certainement réveillée car elle devait prendre l’escalier situé à l’arrière du chalet, d’ailleurs j’ai bien été réveillé, mais le bruit ne venait pas de ma chambre mais de la porte d’entrée.
  • Ta grand-mère n’avait pas la bonne clef?
  • Ce n’était pas ma grand-mère!
  • Qui alors?
  • Je ne sais pas quelqu’un qui veut du mal à mon cousin!
  • Il me semblait bien que ce petit bonhomme n’était pas ton petit frère, c’est le fils de qui?
  • De mon oncle Guillaume!
  • Guillaume est revenu!
  • Oui, mais il est déjà repartis, mais là je ne peux pas vous aider je n’en connais pas la raison.
  • Mais qu’est-ce qui te fais dire que cet homme ou ces hommes étaient dangereux. C’était peut-être tes parents qui revenaient.
  • C’était l’homme de l’après-midi, un Monsieur très méchant qui m’a menacé.

Pierre est perplexe, qu’est-ce que la fillette a confiée à ses parents pour qu’ils n’emmènent pas leurs enfants chez la grand-mère, à moins que ce soit plus judicieux pour les enfants tout au moins les plus jeunes de ne pas être réveillés en pleine nuit. A moins que le fils de Guillaume soit à protéger. Toutes ces questions lui viennent à la tête, mais il ne peut avoir de réponses, Rosine semble être sur le qui vive, que sait-elle? Où qui protège-t-elle? Elle a dû écouter aux portes, enfant Guillaume le faisait souvent elle a pu faire de la même manière. Il conseille à Rosine de se rendormir, il la borde, lui dépose un bisou sur sa joue toute satinée et bronzée au soleil des montagnes. Elle est tellement épuisée qu’elle s’endort presque de suite.Puis Pierre sort de la cabane de Milou et se rend sur le chemin avec sa lampe électrique pour rassurer la grand-mère, mais un doute le submerge, pourquoi la grand-mère n’a-t-elle pas emprunté le chemin pour rejoindre ses petits enfants, encore une chose qu’il va devoir comprendre. Pour l’instant il émet des signaux en direction du village et attends, voilà en effet qu’une personne munie d’une lampe électrique lui réponds.

  • Pierre que ce passe-t-il? Les enfants sont avec vous?
  • Oui, ils sont à l’abri ne vous faîtes pas de soucis, pourquoi vous ne répondez pas au téléphone?
  • Je ne suis pas chez moi et mon portable est tombé,
  • Où?
  • Quelques mètres plus bas!
  • Mais où êtes-vous?
  • Je suis sur le balcon de ma voisine la médecin!
  • Pourquoi?
  • Des hommes se sont introduit chez moi, je les ai fuis en passant par le grenier et j’ai sauté sur le balcon en contrebas.
  • Comme faisait Guillaume étant adolescent!
  • Sauf que pour moi la latte a cédée, au fil du temps elle ne devait plus tenir, mais j’ai récupéré à temps la balustrade, mais dans ma chute mon téléphone s’est écrasé quelques mètres plus bas.

Voilà que tout cela laissait un gros malaise, qui était ces hommes qui avaient investis la maison de la mère et de la fille? Que leur voulaient-ils? Était-ce l’arrivée de l’enfant d’Afrique qui causait tout ce bazar? Des questions sans réponse, mais il allait attendre son petit frère, puis il irai récupérer sa voiture au village et emmènerait les enfants chez sa mère, mais auparavant il allait appeler ses hommes, dire qu’il était en vacance et qu’il allait avoir besoin d’eux.

  • Allo c’est Pierre, matricule 394524
  • Bonjour mon Commandant!
  • Il faut monter le plus rapidement possible sur Peisey et aussi sur les Lanches, chez Buffat et chez sa fille au chalet des Edelweis il s’est passé de drôles de choses cette nuit, mais je n’ai pas le temps de vous en dire davantage, à plus tard, j’ai trois enfants à sauver.
  • Mon commandant!
  • Oui! Qu’y a -t-il encore?
  • Chez Capucine il y a eu une naissance cette nuit, une petite fille magnifique, mais que c’est-il passé de plus grave?
  • Je vous rappelle, mais dépêchez-vous, Madame Buffat est caché sur le balcon de sa voisine, je ne sais si elle a une couverture de survie, il fait très froid en altitude, de plus il pleut.
  • C’est partis nous nous retrouverons chez Madame Buffat. 

Pierre a déjà raccroché, son jeune frère vient d’arriver, son troupeau accroché à ses basques, cette nuit il avait déserté sa cabane pour que son frère soit à pied d’oeuvre pour monter très tôt au refuge du Mont Pourris. Aussi est-il interloqué en le retrouvant sur le chemin.

  • Que fais tu là? La pluie t’as fait peur, voilà que tu hésites toi le grand alpiniste ?

Mais devant la mine sombre de son frère, le plus jeune se tait et laisse son aîné lui raconter ce qu’il sait, puis Pierre s’en va récupérer son 4×4 au village, en laissant les enfants sous la bonne garde de son frère. Il coupe au travers des près et regagne sa remise, ses clefs il les trouve rapidement et emprunte à nouveau le chemin qui mène aux Lanches mais aussi à la cabane de son frère. Pour ce genre de véhicule c’est faisable, mais il lui faudra être attentif dans la dernière portion car des marcheurs peuvent avoir démarré pour une excursion dans les environs, car pour le Mont Pourris c’est raté il est dans le brouillard et il est à peine cinq heure. Si tout va bien, il montera en fin d’après-midi au refuge et sera à pied d’oeuvre dès demain matin. Son congé va bientôt se terminer et il serai bien malheureux s’il ne montait pas sur sa montagne.

 

A suivre…

 

Les enfants

Rosine car c’est bien elle qui appelle au secours est en compagnie de Mathéo et de son frère Noah, ce dernier pleurniche depuis qu’ils ont traversés la route et rejoint le chemin qui mène au gros du village plus bas. Une petite pluie fine leur tombe sur le dos, il a froid. Après une courte halte, elle lui met la couverture de survie que contient tous les sacs de randonnées de sa famille. Elle en a profité pour récupérer sa lampe et a eu l’idée de lancer ce SOS plutôt vers les randonneurs qui devaient monter au Mont Pourris, mais c’est sa grand-mère ou soi disant elle qui lui a répondu. Ce point lumineux qui émet es signaux ne lui donne pas la position exacte de celle qu’elle espère. Si c’est sa grand-mère que fait-elle à l’extérieur, à moins qu’elles ne les attendent, mais comment a-t-elle pu savoir qu’ils quitteraient le, cocon douillet de leur chalet. 

Mais revenons à la raison pour laquelle les trois enfants descendent le chemin vers la vallée. La soirée s’était bien passée malgré la surexitation des trois cousins à l’idée de dormir dans la même chambre les garçons etaient fous de joie. Ils avaient bien rigolé plus d’un quart d’heure avant que leur papa et oncle soit venu leur dire:

  • Allez mes chérubins il faut dormir, demain vous irez jouer, mais maintenant le marchand de sable est passé;
  • Oui

Les deux garçons s’étaient rapidement endormis, sauf Rosine qui avait surtout rêvé qu’elle se promenait avec Mathéo sur un glacier et soudain, son papa l’avait réveillé pour lui dire qu’il partait avec sa maman car sa petite soeur avait décidé de montrer le bout de son nez beaucoup plus tôt que prévu. Il l’avertissait pour qu’elle ne soit pas angoissé si elle ne les voyait pas demain, mais en descendant il avertirait mamie Catherine car pour l’instant son téléphone était sur la messagerie. 

  • Mais papa tu vas fermer la porte;
  • Oui ne t’inquiètes pas ma Rosine Chérie, mais toi tu dois ôter la clef qui est sur la porte de ta chambre qui donne sur le balcon, car ta grand-mère va passer par ici. Elle a la clef.
  • D’accord papa, mais grand-mère va venir avec sa voiture.
  • Bien entendu, elle ne monte par le chemin que lorsque c’est la journée, allez rendors toi, ne t’inquiète pas. Je sais que tu es une grande fille.
  • Oui papa!

Puis sa maman les traits tirés étaient venus l’embrasser ainsi que les deux garçons qui eux ne s’étaient pas réveillés. Rosine s’était rendormis jusqu’ au moment où un bruit bizarre l’avait réveillé, dans un premier temps elle avait pensé aux garçons mais en se levant elle avait remarqué qu’ils dormaient très bien, seule la lampe allumée les veillait. Mais le bruit venait du bas, c’était comme une porte que l’on essayait d’ouvrir tout en essayant de ne pas alerter les occupants. Soudain elle avait sentis un courant d’air et compris que ce n’était pas sa grand-mère qui forçait la porte d’entrée mais des inconnus, surtout que dans le même temps l’un d’entre eux avait heurté le guéridon de l’entrée que son père mettait derrière la porte quand ils dormaient. Elle allait descendre quand elle avait entendu un juron assez grossier prononcé par l’individu qui était en bas. Aussi sans réfléchir une seule seconde, elle s’était précipitée sans faire aucun bruit dans la chambre des garçons, une main sur la bouche de Noah,ensuite Mathéo qui devait avoir le sommeil fragile s’était lui aussi réveillé, ses grands yeux agrandis par la peur, elle l’avait rassuré en lui disant que le grand jeu commençait et qu’il fallait juste qu’il enfile un jogging sur son pyjama et surtout qu’il ne fallait faire aucun bruit. Elle l’avit vu agir tel un automate, prendre son sac à dos et le mettre sur son dos sans qu’elle lui le dise. Noah avait eu plus de mal à ne rien dire mais vu que les deux autres ne prononçaient aucun mot, il n’avait rien dit. Puis en accédant à sa chambre, elle avait tourné délicatement la clef dans la serrure pour fermer à clefs sa chambre. Puis elle avait ouvert la porte donnant sur le balcon, refermer cette dernière à clef, descendu les escaliers, et rapidement ils s’étaient éloignés et rejoint la route. En se retournant Rosine avait vu la grande voiture noire, c’était donc l’homme de l’après-midi, mais là ils n’étaient pas seuls. Et, depuis ils marchaient sur le chemin qui quittait les Lanches. Mais depuis quelques mètres tout se compliquaient les deux garçons claquaient des dents. Il leur fallait trouver la cabane de Milou le berger, ils ‘y glisseraient dedans et attendraient que les randonneurs montent au sommet. Et qui sait le berger où son petit fils serait là et ils les aideraient. Mais pour l’instant elle n’osait plus allumer sa lampe, peur de se faire découvrir, mais heureuse d’avoir quitté la maison. Puis elle avait eu l’idée du SOS et depuis elle ne savait plus si c’était sa grand-mère où un de ces hommes. Pourtant tout en scrutant les alentours une petite voix dans sa tête lui disait qu’elle pouvait s’en assurer, elle ne connaissait pas que SOS, mais pleins d’autres signes, aussi elle allait en envoyer un connu seulement de sa grand-mère et elle.

  • Mamie dis moi quel est le jour de mon anniversaire?

La grand-mère en voyant ça, compris immédiatement que sa petite fille ne comprenais pas ce qu’elle faisait à l’extérieur, aussi lui a-t-elle vite répondu.

  • Ma Rosine tu es née le 23 septembre 2006
  • Merci Mamie!

Elle pouvait continuer son chemin, elle était rassurée, enfin presque. Car maintenant Mathéo ne pleurait plus mais il s’accrochait à la main de sa cousine en murmurant des mots incohérents.

  • Mathéo arrête parle-moi en français
  • Mathéo sait pourquoi on a quitté le chalet
  • Ah! Et comment peux tu le savoir?
  • C’est à cause du secret de mon papa.
  • Il a un secret ton papa?
  • Oui, mais je ne dois le révéler à personne, même pas à mamie Catherine.
  • Ni à moi?
  • A personne  sinon on mourre
  • Mourre tu veux dire on meurt?
  • Mathéo ne sait pas traduire, on mourre il m’a dit mon papa
  • D’accord, ce n’est pas grave, ne me dis rien, je ne veux pas savoir mais si un jour tu penses que tu peux me le dire, tu pourras me confier ton secret car à deux on sera plus fort.
  • Mathéo veut bien!

Voilà la raison pour laquelle ces tordus étaient chez eux, Mathéo détenait un secret, mais il ne fallait pas qu’il soit enlevé par ces hommes sinon tout petit garçon courageux qu’il était il craquerait devant ces dingues.Pour l’instant elle a entendu les moutons bêles, ils devraient arrivés à la cabane du berger. Rosine allume sa lampe et emmène les garçons vers la cahute. Mais au moment où elle met la main sur la poignée, cette dernière s’ouvre et…

 

A suivre