La parenthèse murmurée…

Jpeg

En remontant le temps

je pars sur le chemin de mon voyage

Sous mes yeux

Se dessine une toile peinte par un grand Maître…

 

Une palette de couleurs immerge

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Une touche d’orange

 

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Une autre de bleup1010785

En voilà une belle vertep1010786Et celle -ci est argentée!

p1010837Les chemins d’Ô nous entraînent inexorablement dans les méandres de l’océan qui entre dans les terres !

 

p1010834p1010836p1010840Puis à nouveau la journée s’achève, demain est un autre jour que je vous conterais.

Car pour aujourd’hui je referme la parenthèse de mes vacances….

Le récit (suite)

Je suis en vacance mais comme j’avais de la wifi j’en ai profité pour vous mettre la suite, et au fil des jours selon les possibilités je ferais de même.

Mes notes: l’histoire est purement imaginaire ainsi que les faits que je fais se dérouler dans un pays cher à mon cœur. Les noms de villes ou villages sont vrais. A Djibouti il y a eu un réel conflit Ethnique entre les Afars et les Issas.

En général les Afars vivent en tribu et n’acceptent pas qu’un étranger issue d’une autre tribu passe sur leur territoire,  par contre comme je le dis dans mon récit il y a bien des islamistes sur la Somalie pays très proche de la République de Djibouti.

Le peuple Afar vit sur trois pays:  si cela vous intéresse vous pouvez lire sur ce site

 

Après avoir déposé son fils, Guillaume était repartis, mais il avait promis à sa mère de repasser, puis pris de remord il était revenu son fils dormait paisiblement et sa mère écrivait. Sans un mot, comme le petit garçon qu’il était autrefois il s’étais assis à même le pouf en cuir du salon, dans la pièce où sa mère avait l’habitude d’écrire et il avait attendu qu’elle relève la tête.Il ne voulait pas lui imposer sa présence, mais il lui fallait raconter les derniers événements et aussi expliquer son geste d’il y a dix ans. Puis il voulait des nouvelles de sa petite soeur. Mais pour l’instant seul le bruit du tic tac de la comtoise égrenait son bruit dans la nuit. Puis sa mère s’était arrêté d’écrire, s’était levé et l’avait pris dans ses bras. Elle s’était assise à nouveau, lui il attendait, il connaissait son rituel, il n’avait pas changé, il aimait le calme qui irradiait d’elle.

  • Guillaume si tu es revenu aussi vite c’est que tu veux me raconter la raison pour laquelle tu m’as confié Mathéo, pour ce qui s’est passé avant je te laisse libre de t’expliquer ou non!
  • Maman, je te dirais tout, mais auparavant je dois te dire ce qui s’est passé dans le pays ou je vivais avec la mère de Mathéo.
  • Tu m’as dit tout à l’heure que c’était une rivalité entre deux villages et que ta femme s’étaient fait piéger en allant voir ses parents.
  • Nous habitions à Djibouti, Assia était professeur de français au lycée français de Djibouti, c’est ainsi que je l’ai connu il y a 8 ans. De suite nous avons sympathisé et assez rapidement nous avons vécu ensemble avec la bénédiction de ses parents.Puis Mathéo est né l’année suivante, du reste il se nomme Mathéo-Idriss. Il parle aussi bien le français que l’arabe. Mes beaux parents Fath et Bho n’habitaient pas avec nous c’était des nomades « Afars », mais depuis que leurs enfants habitaient la capitale ils s’étaient sédentarisés comme plus de 85% de Djiboutiens. Mais c’est surtout la sécheresse et les conditions de vie désastreuses qui les ont poussé à se fixer. Assia avait l’habitude une fois par mois de se rendre au village, elle y allait en train, leur village était situé près de la voie ferrée. Il y a trois mois quand je ne l’ai pas vu revenir j’ai commencé par m’inquiéter, puis des bruits ont circulé sur la capitale annonçant des guerres fratricides dans des villages de l’est. J’ai confié Mathéo à ma belle-soeur, la femme du frère de ma femme et il m’a accompagné pour savoir ce qu’il s’était passé. Lorsque nous sommes arrivés, le village était en partis détruit, les animaux à l’abandon, le chien de mes beaux parents était attaché mais bien vivant. Dans la maison seul le corps de la plus jeune de mes belles sœurs gisait à même le sol. Elle était choquée mais vivante. Ses propos étaient assez incohérents, mais elle a réussis à nous dire qu’elle était dans les champs quand ces événements dramatiques s’étaient passés. Elle rentrait au village quand elle avait entendue crier des femmes, elle avait d’abord couru puis s’étant ravisé elle s’était caché. Elle avait vu ma femme et sa mère enchaînée avec d’autres femmes sur une charrette. Son jeune frère massacré par ces chiens, elle l’avait seulement retrouvé le matin suivant et elle pense que c’est la raison pour laquelle elle s’est évanouie. Tous les hommes présents au village ont été tués.
  • Alors ton beau-père?
  • Nous ne l’avons pas retrouvé, rien, mais tu sais à Djibouti et en particulier dans les villages éloignés de la capitale nous n’avons pas les mêmes possibilités qu’ici en France, bien que la présence militaire française et maintenant américaine permettent parfois de nous apporter des pistes que là-bas on serai loin d’explorer. Et, il n’a pas pu être enlevé, car seules les femmes qui n’ont pas réussis à se sauver ont été emmenés, c’est pour cela que je te confie Mathéo, moi avec mes beaux frères nous allons partir  pour savoir ce qu’ils sont tous devenu. Je ne sais pas combien de temps cela va me prendre mais Assia attends notre enfant, il me faut la retrouver rapidement.
  • Quand votre enfant doit naître?
  • Dans quatre mois. Elle avait sur elle des papiers français stipulant qu’elle était mariée avec un français et…
  • Et quoi?
  • Je suis diplomate, normalement c’est une guerre fratricide, elle pourrait avoir la vie sauve car protégée mais bon en l’état actuel des choses je n’en sais rien. Il y a des antagonismes tellement fort là-bas que je ne connais pas les raisons qui les ont poussé à frapper, en tuant les hommes et en emmenant les femmes avec les enfants en bas âges, les plus grands avaient été abandonnés mais tous se sont sauvés et éparpillés, sûrement terrorisés par ce qu’ils ont vu.
  • Ce ne sont pas des islamistes?
  • Non ils ne venaient pas de Somalie mais d’une tribu voisine, aussi nous allons y aller avec prudence mais fermeté. Je ne veux pas donner de faux espoirs à Mathéo ni au reste de la famille.
  • Je comprend Guillaume, dis moi étais tu heureux avant ses événements dramatiques ?
  • Très maman, mais pardonne moi de ne pas vous avoir donné de nouvelles à papa et toi, ainsi qu’à Clémentine. Elle va bien?
  • Si tu restais quelques jours tu pourrais la voir, elle va arriver avec ses enfants et son mari;
  • ah elle est mariée! Elle a des enfants?
  • Oui, un garçon et une fille, mais je ne veux pas te retarder, tu dois prendre un avion demain, ne passons pas la nuit à nous souvenir. Tu me raconteras une autre fois ton coup de tête, quoique je pense le connaître.

Un grand silence se fait dans la maison, personne ne dit mots, puis l’aïeule mais aussi la maman se penche vers son grand enfant et le serre dans ses bras, et tous les deux se mettent à pleurer. Dans le couloir un petit garçon nommé Mathéo les observe, mais il ne dit rien, il est habitué depuis ces dernières semaines à voir pleurer les grandes personnes.

 

A suivre

 

La rencontre

Je vais partir en pause pour quinze jours mais avant de prendre des vacances bien méritées j’ai voulu vous faire part de ma nouvelle histoire, j’en ai mis quelques lignes pour vous donner envie d’en connaître la suite et de vous languir en l’attendant. Cette histoire est née par un concours de circonstance. Je n’ai pas encore d’idées pour le titre, mais je mettrais un nom sur chacune des pages.Ensuite je mettrais le titre….

 

« Regarde Mathéo comme il est beau l’éclair dans le ciel »

Mais Mathéo est loin de tout ça, il est muré dans son monde à lui, il est tétanisé par la peur, assis sur le plancher de sa chambre, les deux mains sur ses oreilles, le teint blême il tremble comme une feuille sur l’arbre, il n’écoute pas sa Mamie lui raconter les orages de son enfance. 

Ce sont les vacances et pour la première fois Mathéo est venu voir sa grand-mère, ils sont dans les Alpes, là où les orages font des bruits terribles pour un enfant, ils résonnent dans la montagne se répondent, mais pour Mamie Catherine il va falloir qu’elle apprivoise la, peur de Mathéo.Après avoir couché son petit fils elle réfléchit, puis brusquement une idée lui vient à l’esprit. Il faut dire que Catherine est très connue, c’est la reine du polar. Elle fait peur dans des thrillers terribles aux adultes, alors cette nuit elle s’est décidée à écrire des livres pour ses petits enfants. Elle commencera par Mathéo son petit fils du bout du monde. Né quelques parts en Afrique.

Son fils Guillaume grand baroudeur est arrivé hier matin accompagné d’un petit garçon âgé d’à peine 6 ans, il a expliqué à sa mère qu’il était là que de passage, et que Mathéo avait besoin de connaître sa famille française et en particulier ses grands parents. Guillaume ignorait que son père était décédé depuis trois mois. Mais il était partis sur un coup de tête dix ans plus tôt les laissant tous anéantis, en particulier sa petite soeur Clémentine. Son père ne s’en était pas remis, il avait espéré revoir son fils mais ce dernier ne lui avait plus jamais donné signe de vie jusqu’à ce matin. Guillaume était resté assez évasif sur la maman de l’enfant. Mathéo était un petit bonhomme charmant, de grands yeux verts ceux ceux de son père donnaient à son visage un je ne sais quoi d’indéfinissable. D’emblée alors qu’il ne connaissait pas sa grand-mère il avait glissé sa petite main dans la sienne et s’était blottis dans ses bras pour le reste de la journée jusqu’à l’apparition de cet orage qui avait brisé net l’élan de l’enfant vers l’aïeule. Il était resté jusqu’au repas muré dans un silence impressionnant, toutes les paroles de réconfort, toutes les gâteries de sa grand-mère n’avaient donné aucun résultat, Mathéo voulait son papa et ne plus entendre la vilaine bête de la montagne. Quant au repas il avait lui aussi été difficile, toute la nourriture présente sur la table ne plaisait pas à Mathéo, mais il l’avait réussi à lui le dire:

  • Mathéo n’a pas faim, Mathéo veut son papa, Mathéo veut partir.

Et puis brusquement sa petite main avait saisis une pêche juteuse et ses petites dents bien alignés avaient croqué dans la pêche. Au début il avait marqué un temps d’arrêt puis l’avait dévoré, en concluant avec un sourire timide:

  • Mathéo aime! C’est quoi Mamie?
  • Une pêche!
  • Mathéo aime la pêche, encore Mamie, encore une pêche.

Mais la grand-mère n’avait pas accepté que son petit fils mange une autre pêche elle lui avait dit:

  • puisque tu aimes la pêche tu devrais goûter à ma purée, c’est celle que ton papa aimait quand il était tout petit.

Les yeux de Mathéo à l’évocation  de son papa s’était voilé de larmes, mais il avait réussis à goûter deux cuillères de purée, certes c’était peu mais ils avaient tous les deux renoués des liens. L’orage s’était éloigné, Mathéo avait accepté de regarder la vallée et les petites lumières qui clignotaient. Mamie lui avait montré la montagne voilée dans son écharpe de brume. C’était beau mais il n’avait rien dit à cette Mamie. Elle l’avait serré dans ses bras et depuis il n’y avait plus de bruits dans la maison. Juste une petite lumière tout près de lui était allumé. Sa grand-mère lui avait demandé si il voulait une présence dans sa chambre. Mathéo n’avait pas très bien compris, mais maintenant il se sentait rassuré, c’était certainement cela la présence. La petite lumière qui brillait dans sa chambre ne pouvait pas remplacer son papa. Depuis que sa maman avait disparue, Mathéo avait grandi c’était son papa qui le disait à tous ses amis. Mais sa maman lui manquait, mais il faut dire que là-bas en Afrique c’était la guerre, sa grand-mère Fath et son grand-père Bho avaient eux aussi disparu.

Emportés par une guerre qui ne disait pas son nom, mais cela Mathéo ne le savait pas c’était Catherine qui se remémorait le long récit de son fils Guillaume. 

A suivre

De ses mains nues…

Ce texte est pour un ami Amar qui dans son pays l’Algérie a décidé de redonner une belle image en commençant par dépolluer les plages où des immondices côtoient les baigneurs….C’est un écologiste convaincu, mais un pur un vrai….

 

 

Dans la brume du matin, il avance seul pendant que la ville s’éveille

De ses mains nues il ôte les immondices sur la plage

Aidé par des enfants, des femmes, des hommes parfois qui enfin se réveillent

Il ne demande rien mais il agit pour son pays, ce n’est pas un mirage.

 

Aucune de ces bouteilles contiennent un message

Elles gisent sur le sable blanc comme un mauvais présage

Mais  personne n’y prête attention

Alors que se profile une pollution.

 

Ici, il n’est pas le bienvenu, aussi des hommes de main le passent à tabac

Mais inexorablement il continue sa tâche, celle qu’il s’est fixé, le nettoyage

Ici pas de pétitions, ni de foule enthousiaste, juste quelques mains pour ce combat.

Lorsque le soleil décline à l’horizon tous font un nouveau voyage.

 

A chaque jour il continue sa route revoir de belles images

 Ils ont réussis à ramasser 40 tonnes de déchets à Annaba

Grâce à l’aide d’une Association sous la houlette d’Amar

C’est un ami et je lui rends hommage.

 

Né   en France, mais il donne tout son temps à l’Algérie

C’est sa terre, même si beaucoup la détruise

Ici j’ai voulu honorer un homme parmi tant d’autres

C’est un travail titanesque mais il le fait avec son cœur.

 

 

 

Tartempion

 

4ème semaine du mois d’août, on utilise le plus de mots possible commençant par

T

 

Vous vous souvenez des menaces proférées par Ursule,non je vois bien que vous avez oublié…

 » 

  • « Taillade toi ce que Tu veux je me Tire à Tananarive…. »

Voilà vous êtes à nouveau dans le bain, nous y voici à Tananarive sous un soleil de plomb. Olive a chaud et elle ne trouve plus Ursule, elle erre sur les Trottoirs, puis passe son Temps  à fumer du Tabac frelaté. Assise à une Table elle remarque rapidement le Trublion qui s’agite et Tempête près du Temple de la divinité Taa. Elle boit un Thé infâme et sirote une Tasse de jus de Tomate. Ce soir elle ne prendra pas sa cuillère de Tamarin sinon elle est bonne pour passer son Temps dans les Toilettes.

Ah enfin voici Tartempion de son véritable prénom Théodule, c’est le cousin d’Ursule, il arrive dans une voiture que l’on peut appeler Tacot tant il est à la limité du burnout. Sous le bras il a sa Tablette flambant neuve, une Tablette de chocolat passablement molle qu’il extraie de son Tablier  en Taffetas rouge et blanc. Il ose lui dire que ce Taffetas aux couleurs exécrables est une robe qu’il lui offre pour convoler en juste noce. 

C’est un véritable Tyran, il l’a emmenée chez un chausseur acheter  des Talons aiguilles d’un goût douteux. Puis ils sont allés Tambour battant dans un restaurant pour célébrer leur union ils ont mangé une Tambouille avec des Tomates pelées en boîte. Beurk elle qui avait l’habitude des petits plats dans les grands et bien c’est raté. Il lui a imposé de faire du vélo en Tandem, elle criait de peur quand dans les Tournants ils Tanguaient.

Je suis ton Tarzan tu vas voir quand je vais te Tâter, je n’irai pas en Tâtonnant. Quand elle l’a vu nu elle a manqué en mourir de honte, il est Tatoué du cou aux pieds,  Il se teint en brun alors qu’il est d’un blanc douteux, il Transpirait comme un bœuf, faut dire que la chaleur dans la Tente était étouffante, par deux fois elle s’est évanouie, lui a cru qu’elle jouissait de plaisir. Elle a eu beau lui dire que son Terrain de jeu était plus un Terrain vague, il ne l’a pas cru. Terrorisée elle a essayé de fuir mais il s’est mué en Terminator et lui a dit qu’elle était Trop Terre à terre et pas assez Teigneuse, qu’il allait la mater et en faire une Trublionne de qualité! Foi de Tartempion je vais te mettre au pas! Mets ton Tablier en Taffetas et va servir les Touristes, je leur ai fait des Topinambours en sauce blanche, des Tagliatelles aux pointes d’asperges en boîtes, des Travers de porc à la sauce Tex mex, des Tarentules grillées pour rester dans le Ton, du Thon en boîte sauce grand veneur, et en dessert du Tamarin façon Théodore avec un coulis de Tomates, de quoi vous mettre les idées en place.

Et c’est bien cela qui a décidé Olive à quitter rapidement Tananarive, Tripoter par les clients indélicats, elle a jeté son Tablier avant d’en envoyer quelques une au Tapis. Son voyage de retour fut Triste mais elle a profité de la leçon.

Récapitulons

                      AAnatole son premier Amour l’attendait à la descente de l’Avion.

o pour aout

Octavio l’Olibrius était là une Orchidée à la main et un sourire aux lèvres.

U

Ursule l’Unijambiste  la dévorait des yeux, il avait fier allure dans son Uniforme

T

Quand à Théodore il brillait par son absence, il était en prison pour avoir servis de la viande avariée.

 

Fière,  en cette fin d’ Ao pour aout

U

TOlive s’en est allée sans leur jeter un seul regard, depuis elle a convolé avec un saltimbanque. 

FIN DU JEU DE RENÉE