Epilogue

Pour vous remettre dans l’histoire voici presque la fin de mon récit.

 

 

Assis sur la murette qui supporte la croix, Jules attends ses amis, Il a donné rendez-vous à la Croix du Détour à ses amis Paulo et Aubin, comme à son habitude il est arrivé en avance, il attend ses deux amis et songe aux évènements qui se sont succédé depuis l’arrestation de son beau-père et du traître « Perrot », traître, certes, mais pas seul…En effet pendant l’occupation les querelles qui s’étaient arrêtées un temps, avaient vite repris le dessus après la débâcle. Pourtant à cet époque il eut été préférable de penser d’abord à sa survie plutôt que de convoiter le lopin de terre de son voisin, mais les « Bruns et les Perrot » ne le voyaient pas de cet œil. L’un, le fils Brun était dès le départ dans la milice, l’autre le fils Perrot  avait d’abord rejoint les rangs de la Résistance pour dans un premier temps échappé au STO, puis à la suite d’une rafle sur Lyon, il va accepter de faire tomber Pierrot Viricel dont la tête est mise à prix. On lui présente dans les locaux de la gestapo le fils Brun et tous les deux qui ont une dent contre Pierrot, vont unir leur destiné et trahir l’ensemble du réseau. Mais pour peaufiner le tout, ces deux-là avaient planqué dans le château du Comte une grosse somme d’argent, et pour la récupérer il leur fallait la tête du Comte, C’est Maurice qui alors âgé de 17 ans avait réalisé le plus beau coup de filet, en se cachant dans le château il avait surpris une conversation et su que le Comte devait se rendre au Puy pour y retrouver sa femme et trois de leurs enfants qui arrivaient de Lyon et qui au vu de ce qui se passait sur la ville préférait vivre ensemble à la campagne. Il avait été les dénoncer à la Kommandantur du Puy et ce qui devait arriver n’avait pas tardé de se produire.

Maurice avait planqué non loin du lieu de rencontre pour désigner à la milice le Comte ainsi que l’aîné de ses enfants, pensant que c’était le jeune Momo. Et non son frère jumeau, fait qu’à l’époque il ignorait. Une partie de la famille avait été arrêtée, sauf les deux plus jeunes que le Comte avait réussis à faire partir en les faisant passer au milieu des passants qui regardaient la scène surréaliste, faut dire que le Puy en 1942 était une toute petite bourgade. Les deux petits s’étaient éloignés en suivant une femme qui d’un bon pas regagnait sa demeure, mais Maurice qui avait aperçu toute la scène les filait.

La suite tout le village la connaissait, et, en particulier les trois jeunes amis, dont Aubin qui en avait fait les frais puisqu’il avait été pris à la place de Jules par le fils Perrot. Ce dernier n’avait rien pu dire car il était mort sur la table d’opération, et ce n‘est pas le beau-père de Jules qui allait leur en expliquer la raison. Le procès allait avoir lieu dans les jours suivants c’est la raison pour laquelle les trois copains s’étaient donné rendez-vous. Au vu de leur jeune âge ils ne compareraient pas, mais leur témoignage serait évoquer au cours du procès, mais Jules pensait que tout cela ne lui rendrait jamais sa maman, certes il avait retrouvé son père et vivait heureux avec lui, mais sa mère lui manquait terriblement, aussi avec Paulo ils avaient décidés qu’il se rendrait au Puy pour voir l’assassin comme tout le village l’appelait désormais. Pour oublier il lui fallait le regarder dans les yeux, après il pense qu’il va pouvoir tourner la page.

Enfin voici ses copains et bien entendu c’est du procès qu’il est encore question dans leur discussion. Tant qu’il n’aura pas eu lieu ils seront hantés par ces évènements. C’est lundi qu’il va commencer, ils se mettent d’accord et se rendront en bus au Puy, ils n’en toucheront un mot à personne ce sera leur secret. Jules est certain que son père comprendrait mais le père de Paulo et les parents d’Aubin verraient cela d’un mauvais œil, déjà que leur fils ainé avait mené l’enquête ainsi que le brigadier-chef. Il faut tourner la page martelait tous les jours le père d’Aubin, oublions ces jours et passons enfin à autres choses.

Le lundi 7 juillet 1966 les trois jeunes adolescents se retrouvent à l’arrêt du bus, le premier passe à 6h 30 du matin, ils arriveront très tôt, trop sans doute, mais il faut qu’ils puissent être au bon endroit. Pour Jules il en va de sa survie et du reste de sa vie, pour les deux autres, c’est pour Jules qu’ils le font. A l’arrêt il y a la « Mémé Perrot » comme tout le monde la nomme, elle n’a pas l’âge à être une grand-mère mais depuis la mort de son mari un an plus tôt elle a des cheveux blancs d’où son surnom. Elle jette un regard aux trois gamins mais ne dit aucun mot. Puis arrive d’un pas pressé Momo, qui sert la main aux trois enfants, il a un sourire en coin, est-ce qu’il comprend que les trois enfants se rendent au procès, c’est bien possible, mais pour lui il est normal qu’ils comprennent ce qui s’est réellement passé pendant ces moments troubles, surtout Jules, il faut qu’il avance.

Dans le bus on entend une mouche volée, personne ne pale, les trois amis sont au fond, la « Mémé Perrot » devant, quant à Momo il est au milieu. Les arrêts se succèdent, beaucoup de paysans se rendent au procès, mais pour Momo se sont ses amis de combat qui montent à chacun des arrêts, ils se regroupent tous au milieu du bus. Le père de Jules s’est rendu seul au procès, ils doivent se retrouver devant la porte, eux-aussi ont envie de croiser le regard de l’assassin et du traître. Ils espèrent que le procès aura bien lieu, dans d’autres villes, il y a eu des reports, mais là on juge aussi un assassin, et, là cela ne remonte pas en 1943.

 

 

La marche du cœur!

Encore un pas et deux et trois

En brûlant au bout du soir

La fatigue accumulée de la journée

S’envole dans la soie des pétales de roses.

 

L’eau de la fontaine à la chair de velours

offre aux pèlerins sa fraîcheur 

En versant dans la lumière du soir

Une onde de choc réparatrice.

 

En brouillant les parfums aux couleurs de roses

Alors que la nuit envahie de mystère

Pierrot et ses Colombines

On voit au loin s’effilocher les lueurs rosées du jour.

 

 

Dédicace à mon mari , mes sœurs et mes amies qui ont parcourus 180 km sur le chemin de Compostelle du 30 mai au 6 juin 2015

 

Juin 2015 EvaJoe

 

 

                                                                                                    

Barnabé se saisit de son H

Le H pour la communauté des Nuls de Domi et l’annuaire….

 

 

On va rimer…

 

Quand dans la ville endormie Barnabé s’est saisi de sa hache

Et s’en est servis comme d’une kalash

personne n’a osé le traiter de lache

vu qu’ils se sont enfuis et caché sous une bâche.

 

Bien plus tard en se frottant la barbiche

il leur a avoué être sous l’emprise du hachich

et leur a demandé si ils étaient chiche

de faire comme lui, sans être une quiche.

 

Puis il s’est endormis dans le pré aux vaches

rêvant de lui-même et de son panache

lorsqu’il courait comme un fou devant des Apaches

avant de réaliser qu’il voyait plutôt un flash

 

Alors il s’est saisi de sa hache

et sur ses ennemis a bondis

 

Je suis de retour de vacances et bientôt je vous mettrais quelques photos.

Au diable les préjugés!

En suivant les lettres de l’alphabet mais tout en rimant voici le jeu que nous a pondu notre amie Dom

 

 

Et nous voici à la lettre G

 

Notre ami Barnabé a aucun préju

Par vous-mêmes vous allez en ju

 

Il fait fi de tout bois

et va vous mettre aux abois.

Aujourd’hui il va se venger

de son ennemi Popeye qui a vidan

sa grosse automobile qu’il a ensuite échan

contre un vélo d’une couleur orangée.

Ce fut une piètre consolation que d’aller manger

Chez Olive à qui il a trouvé l’esprit dérangé.

 

Comment aujourd’hui vais-je faire pour vendanger

sans voiture, sans Popeye me voici en danger

Il va me falloir d’ici bien vite dégager

afin de ne pas saccager

à mon tour sa Chevrolet imagé.

Et pourtant il aurait aimé le fustiger

voire aussi le corriger

mais il a préféré s’enfuir comme un lache (ceci est un avant goût du H)

 

Toujours en vacance j’ai programmé la lettre G, mangez en , je reviens dans une huitaine pour vous parler du H

 

 

 

Nuit sensuelle, nuit d'ivresse.

Bonjour,

 

Comme je suis en vacance et que je n’ai pas le temps de vous écrire , j’ai récupéré ce texte que j’avais écris sur un de mes anciens blogs, c’était un défi lancé par Florence, comme beaucoup de ceux qui me suivent ici n’en n’ont pas eu connaissance le voici à nouveau.

Attention pour public avertis. 

C’est imaginaire et pure fiction, si vous vous reconnaissez (rire) promis juré je n’y était pas, je n’ai pas fait le voyeur…

 

 

 

 

Sur la plage en ce soir d’été

elle dansait nue sous un voile nuptial

il la contemplait tel une étoile,

Elle était  seule abandonnée.

 

Son corps ondule doucement

elle l’affole, le trouble, il la désir

fasciné par son corps il ne peut s’enfuir

l’a-t-elle vu ou fait-elle semblant?

 

Soudain elle ôte ce voile qui ne cachait rien

Effleure et caresse ses deux seins

Elle se penche il voit le creux de ses reins

 comme il aimerait labourer son doux terrain.

 

Comme un aimant il se sent attirer 

l’amour devient braise quand la peau frissonne

Il la sent lascive et friponne

Son corps se tend à se briser, il se prend à soupirer.

 

Il la voit passer sa langue sur ses lèvres, elle joue de lui

D’une enjambée le voici près d’elle

Elle s’offre comme une fleur sensuelle

il sent qu’il va la cueillir comme un fruit.

 

Elle entrouvre  son cœur et partage ses rêves

Ses mains de velours doucement la soulève

Et saisissant les mots pour en suivre le fil

Il tisse sur sa peau des caresses de cils.

 

Mange-moi comme une friandise

laisse-moi voyager au pays des sensations

Dévore-moi et laisse aller tes pulsions

Déguste-moi comme une gourmandise.

 

Les voici nus, leurs lèvres s’unissent

ses mains la  frôle attisant  son plaisir

Elle gémit et réveille son désir

En donnant l’extase à son pénis.

 

Moissonnant la nudité de son corps

l’ivresse de leurs nuits naît en un accord

La muse  entrée dans cette chambre close

se donne au plaisir de la fleur éclose.

 

C’est une odeur de santal qui ravive ses sens

Tel une brise marine venue d’ailleurs

Dévorant le soir comme l’oeil d’un voyeur

Où sur la soie de son corps il en boit l’essence.

 

De ces élans fougueux naît une jouissance

Dévorante de passions et de baisers fous

Maraudant  le creux de ses reins sans tabous

 Épris de cette déesse il vint sa réticence.

 

L’ onde de choc  terrasse sa partenaire

Elle gît inanimée dans la pâleur lunaire

Et sous son regard de braise, frissonne.

 

Les lueurs de l’aube éclaboussent le crépuscule

Poivré de menthe sauvage, ils s’éveillent incrédule

En effaçant leurs murmures par un drôle de silence.

 

Puis à nouveau leurs corps s’emmêlent 

Et recommencent leur corps à corps endiablé

A nouveau elle est indécente, mutine mais troublée

Alors ils  assouvissent  leur folie en une étreinte charnelle.

  

Il est de braises et joue de ses charmes

il fait mine de s’éloigner mais la prends

elle, vaincue, gémie et rends les armes.

 

Éveillant des parfums séculaires en gouttes d’eau

Où les ondes de plaisirs s’entremêlent

Il souffle la passion sur la soie de sa peau.

 

 

EvaJoe Janvier 2014 copyright