Une histoire (le titre est provisoire, je me bat toujours avec les titres)

PROLOGUE

 

Mademoiselle Donat avait mis son réveil à 5 heures comme tous les matins. Et, après avoir récupéré ses vêtements bien pliés sur sa chaise, pris sa douche, elle écoutait le bruit nostalgique de sa bouilloire afin de boire son thé au jasmin, c’était son rituel petit déjeuner, pendant que l’eau chauffait elle beurrait d’un air distrait sa biscotte. 

Puis comme tous les matins elle était à nouveau dans sa salle de bain pour mettre un trait rose blafard sur ses lèvres, elle tirait ses cheveux en arrière et se faisait un chignon de vieille fille, elle chaussait des chaussures plates et mettait dans un sac à dos ses talons hauts. Elle chaussait de vilaines lunettes à écailles marron qui l’enlaidissaient à ravir. Puis dans son frigo elle sortait son en-cas de midi.

Voilà un dernier regard à la glace, elle était comme il fallait être, et telle qu’on la voulait, elle entrait dans le moule qui, depuis quelques années étaient devenu son let-motive du matin. Insignifiante pour les regards qu’elle croisait et sévère, donner l’impression c’est tout ce qui la rattachait à présent aux gens qu’elle croisait dans son travail.

Encore une panne d’ascenseurs, il lui faut descendre les quatre étages à pieds, quelle malchance!

Vite! Voici son bus, elle s’engouffre dans le N° 15 jusqu’au terminus et de là elle ira à la gare, mais maintenant il  est déjà 6 heures, il devrait vraiment démarrer pense-t-elle en son fort intérieur. Elle a encore du chemin avant d’être sur le lieu de son travail. Mais c’est son choix, elle a voulu habiter en dehors de la ville. Ah la voici au milieu du brouhaha matinal, son billet en poche,  elle accède rapidement au quai numéro 1 et, attend,  comme tous les matins elle sort son magazine et fait des mots croisés, non sans avoir au préalable remisé ses chaussures plates pour ses talons noir. Son train est enfin annoncé et elle monte et, quelques gares plus loin descend. Elle prend son métro gare de Lyon et descend aux Halles où son travail l’attend.

Jusqu’à midi c’est fort calme, son patron est en voyage d’affaires, c’est elle, qui, en sa qualité de DRH s’occupe des affaires courantes. Elle surveille l’armée de secrétaires pour que les courriers ne s’entassent pas sur le bureau du boss. Hormis les cas particuliers, elle signe tout d’un air distrait, non, sans avoir fait la chasse aux fautes d’orthographe, cela ne la dérange nullement de faire refaire le travail plusieurs fois. Elle n’a du reste jamais un mot aimable pour les petites nouvelles….

A midi c’est la pause et Mademoiselle Donat tire son panier repas de son sac à dos, sous le regard comique et ironique des Messieurs de la Recherche. Mademoiselle Donat se moque éperdument de leur regard oblique, pour elle, ce qui n’est pas travail est totalement déplacé. Avant 14 heures, elle rejoint le jeune stagiaire qu’elle a fait rentrer dans la Société, personne du reste ne le sait sauf, bien entendu son patron. Ils devisent tous les deux et si un de ses collègues la voyait à ce moment il serait fort étonné de découvrir une autre femme, elle rit et fait mille et une facéties à ce beau jeune homme qui répond au doux prénom de Rodolphe. Puis à 14 heures tapantes la voici dans son bureau, nul ne sait ce qu’elle fait, mais cela a l’air important, car les persiennes sont baissées et la porte est fermée, la jeune stagiaire, Mirabelle en a fait les frais hier après-midi, elle lui a dit de revenir demain, qu’elle n’avait pas le temps d’entendre ses jérémiades. Pourtant c’était important le ‘Boss” lui avait dit d’apporter un CV et de le donner à la DRH avant son retour, et son retour était programmé au surlendemain, c’est à dire demain en fin de compte.

Depuis quelques jours des bruits courent dans l’entreprise comme quoi la boutique irait fort mal et que Mademoiselle Donnat est entrain de préparer la liste des licenciements, mais comme personne n’a rien vu, chacun reste sur ses positions.

 

A Suivre

 

 

 

Les rafiots de la honte

Dans leurs yeux embrumés de larmes, ils entraperçoivent  enfin, la Liberté!

Est-ce enfin  le bout de ce long voyage ou est-ce le fruit du hasard?

Les images se télescopent sur nos écrans de télévision et viennent heurter l’abondance de nourriture

Ici, la faim, les cris, la peur, une colère sourde qui gronde mais que personne ne dit

Là les cris de joie fêtant la nouvelle année, nos tables regorgeant de mets plus extravaguant les uns des autres

Là un enfant en pleur

Ici un enfant qui rit.

Encadrés, cadrés, interrogés, certains sont avocats, d’autres médecins ou simplement étudiants

On ne compte plus les femmes, les enfants même ceux à naître

Ils aspirent à une vie normale dans des pays Européens qui ne sont pas l’eldorado mais une terre

pacifique sans guerre.

 

Mais quel est ce bateau qui ne dit pas sa destination?

Un bateau où même les vaches refusent de monter

Un bateau, tout juste bon à aller à la casse

un vulgaire rafiot qui déshonore le genre humain.

Le capitaine quitte à chaque fois son navire

aurait-il peur de se faire lyncher à l’arrivée

ou conduire dans une prison où on lui demanderait des comptes….

A votre bon cœur Md’ame 7000 dollars.

Quand ils ramassent son oseille que voit-ils dans leur regard?

La peur de l’inconnu où sa propre noirceur….

 

Il rafle son argent et se fiche pas mal de leur sort….

Honte à eux qui profitent de la guerre, de la peur des larmes.

 

Si le monde se retournait qui ferait subir à l’autre sa méchanceté….

 

Chez nous l’indifférence est totale

On préfère crier pour un aéroport 

que pour un rafiot qui  entre dans un port….

Oui, ce sont des clandestins, mais alors?

Faut-il fermer les yeux et les jeter à la mer

sous prétexte que nous sommes dépassés par l’événement

 

 

 

 Ils ne viennent pas de l’Érythrée

de Somalie ou d’ailleurs

Ce sont des Syriens

Peut-être des chrétiens?

Ou bien musulmans

Qu’importe la religion ce sont des êtres humains

Comme vous, comme moi.

 

Hier, l’an nouveau, aujourd’hui les mots d’hier continuent car passé l’année n’a rien effacé, tout est resté, mais interrogeons nous différemment et,

qui sait l’année pourra être différente chez nous, comme ailleurs.

A notre porte comme là-bas….

 

 

 

 

 

Premier janvier 2015

LYON Capitale des Gaules

Jeudi 1er janvier 2015

 

L’année 2014 s’en est allé

a-t-elle emporté dans sa besace

tous les mauvais souvenirs, toutes les maladies, les cris

le monde en lutte contre lui même

les guerres, les cris, la haine…

En ce matin du premier janvier

devant l’immense ville qu’est Lyon

je songe…..

Comment cette nouvelle année sera

telle que nous la voulons

telle que nous l’aimerons

Je ne sais pas

 

Alors je revois mes balades

Mes lectures, mes voyages

 

Je songe à cette nouvelle année et je revois

 

Des images féeriques

à contre-jour

 

des flashs me reviennent

Ici

Là c’est une vraie peinture offerte par dame nature

 

Là il y a 

Un château d’un autre âge , ne dit-on pas un château médiéval

découvert dans un tout petit village que nous avions franchis 

 

Par un pont levis, et vite rebroussé chemin sous le regard d’une chèvre

hôte mystérieuse de ces lieux et gardienne du temps passé.

 

Alors devant Lyon qui peine à se réveiller en ce matin de l’an neuf, je sais

que j’aurais d’autres histoires à raconter,

d’autres textes à offrir, d’autres photos à partager mais rien ne se fera tout seul

et rien n’ira comme je le voudrais pour tout ce que je ne maîtrise pas.

 

Alors je vous dis :

 

BONNE ANNÉE EN MOTS, PHOTOS, 

BONNE ANNÉE DE VOYAGES,

DE FOLIES DANS NOS DÉFIS

BONNE ANNÉE A VOUS MES AMIS.

 

EvaJoe

Des vœux et des espérances….

Comme c’est le temps des souhaits, j’en émet un, j’ai au cours de cette année fait la distinction entre ce blog que je consacre aux poèmes et celui-ci:

 

imagine.plumoboudesdoigts.fr

 

Quand je vois le nombre de personnes qui le visite je me permet de vous suggérer d’aller me lire, car j’aimerais (peut-être) me lancer cette année qui arrive dans l’édition de nouvelles et vous êtes mon premier public.

D’avance MERCI

 

En cette fin d’année je vous présente mes vœux

sincères et chaleureux.

Que cette année soit riche en échanges entre nous,

nos écrits, poèmes et proses

seront notre trait d’union.

 

Tous mes vœux de bonne et heureuse année

pleine de santé

pleine de petits bonheurs

de regards croisés

d’amitiés renouvelées

J’émet un vœu pieux

Que la paix fleurisse à nouveau sur notre monde!

 

BONNE ET HEUREUSE ANNÉE A VOUS ET A VOTRE FAMILLE

 

Ivresse des mots

 

Pour ma communauté voici  ma participation au thème de décembre

Que nous inspirent ces mots?

DSCF2193

 

Cette photo m’a été aimablement proposée par Sabine

de Chemin-je-t-aime

 

 

 

Donner, offrir

N’est-ce pas merveilleux de déjà pouvoir le dire.

 

Était-ce un papillon qui de ses ailes m’a caressé le visage

alors que je m’étais endormis en ce soir d’orage 

Je sens des pas menus  qui trottinent

et cheminent,

chaque fois que je m’interrompe 

Cela s’estompe….

Puis, à nouveau cela recommence

là ou je ne devrais entendre que le silence.

Je n’ose plus tourner les pages de mon livre

les mots se mettent à valser et j’en deviens ivre.

Comme ces pas sont étranges?

Insouciant parfois, puis pesant davantage.

 

Il me faut les suivre

Mais pour partir je dois quitter mon livre

et je ne le puis, il est moi, il fait partis de ma vie

Je l’ai écris et c’est un lien entre moi et l’autre rive, comme un pont-levis.

Je ne puis l’abandonner, encore moins le délaisser

Alors je rêve

de ces longues grèves

de ces monts, ces vallées

mais aussi de ces habitants, les zélés

mais surtout les petits, les laisser pour compte

ceux vers qui mon cœur bat à tout rompre.

 

Et les mots à nouveau valsent, font une gigue Écossaise

à moins qu’elle ne soit Irlandaise

 

Puis j’immerge

 

 

 

Je suis ce papillon qui vole de fleurs en fleurs

et je vous apporte joie et bonheur .

EvaJoe

 

Ce sont des feuilles mortes
Disaient les feuilles mortes
Voyant des papillons
S’envoler d’un buisson.

« Ce sont des papillons »,
Disaient les papillons
Voyant des feuilles mortes
Errer de porte en porte.

Mais la bise riait
Qui déjà les chassait
Ensemble vers la mer.

(Maurice Carême)

 

Les papillons ne sont que des fleurs envolées un jour de fête où la nature était en veine d’invention et de fécondité.

(George Sand)