Fruits d’automne (pour le coucou du haïku)

Pour le coucou du haïku via Facebook et sous la houlette de Marie-Alice

relayée par Lenaïg sur les blogs

 

 

accrochée à l’arbre

entre adam et politique

pommes ratatinées

 

 

balade en forêt

plus de bogue pour la châtaigne

marrons glacés

 

 

jaune et mûre à point

gelée ou pâte de fruits

beaux coings duveteux

Quelle histoire! (fin d’une disparition)

Avant de vous écrire la fin, j’aimerais que vous me suggériez un titre pour l’ensemble de la nouvelle, bien entendu je vérifierais que personne n’a mis un titre semblable et je choisirais celui qui correspondra le mieux.

D’avance Merci !

 

Toute la petite troupe s’immobilise, ils écoutent, scrutent le chemin à la fois sur l’éperon rocheux situé à quelques mètres et aussi en contrebas, mais ils ne voient absolument rien. Pourtant, à nouveau les gémissements se font entendre; il y a quelqu’un tout prêt d’eux. A cet instant des chuchotements se font de plus en plus distincts alors que doucement la petite équipe progresse, et au détour du sentier apparaît un équipage des plus saugrenus. Salade la gentille ponette refuse d’avancer, elle porte sur son dos Pierrot qui a l’air fort mal en point car à chaque cahot du chemin il gémit. Devant arc-bouté sur une longe de fortune se tiennent deux garçons inconnus de tous, sûrement les deux fugitifs et plus haut il y a Paulo le commis du papa de Jeantou et Camille, lui il donne des ordres.

A la vue des gendarmes il ne demande pas son reste et s’enfuit, mais il est contraint à réduire sa course le chemin devenant de plus en dur, et, bien entendu il est vite rattrapé par un gendarme du peloton de montagne, il n’y a nul besoin de le plaquer au sol car il tremble de tous ses membres. Il ne dit mot et se mure dans un  silence total. Encadré des gendarmes tout le monde continu la montée pour se trouver au refuge des 3 crêtes et pouvoir être récupéré par l’hélicoptère tout au moins en ce qui concerne les trois voleurs. Quand aux autres ils rebroussent chemin avec l’animal, Pierrot a reçu les premiers soins, et a été déposé sur une civière de fortune pour soulager la pauvre Salade. Jeantou redescend dans la vallée  et attends que son ami soit remis de sa balade forcée pour en savoir davantage.

Une demi-heure plus tard, l’hélicoptère ayant récupéré les fugitifs et leur guide de fortune survole les marcheurs qui redescendent à la ferme. Pierrot se remettra rapidement sur pieds mais pour l’instant il lui faut rester au frais, et allongé car dès qu’il met le pied à terre il voit le monde valsé.

C’est donc allongé qu’il fait le récit de son enlèvement par les deux fugitifs. Mais il vient d’être rassuré en voyant Camille saine et sauve  en compagnie de Neige son joli poney.

Je veux tout d’abord m’excuser auprès des parents de Jeantou et Camille, je n’ai accéder à sa demande que parce qu’elle m’a fait de la peine, or j’avais déjà croisé et ce pas plus tard qu’hier les deux fugitifs sans savoir qui ils étaient et ce qu’ils voulaient exactement faire. Ils m’avaient demander de les conduite au refuge des trois crêtes, mais je ne suis pas guide et je les avais renvoyé vers des gens plus expérimenté ce qui m’avait valu des cris et des menaces voilées mais bien réelles, ce que j’ignorais jusqu’à ce jour.. Mais j’allais bien vite voir que leurs propos n’étaient pas feint Lorsque que Camille m’a quitté j’ai du sombrer dans un semi sommeil, j’avais la tête lourde, mais jamais je n’aurais pensé qu’ils allaient malmenés une fillette et qu’ils la laisseraient repartir seule sur le chemin escarpé.

Camille sourit et lui dit : 

– Mais ce que tu ne sais pas c’est que je suis une chèvre c’est papa qui le dit, et bien que je sois fatiguée j’ai bien fait attention en redescendant, je le connais bien le chemin, je le fais chaque année depuis que je suis née pour la transhumance, d’abord sur le dos de Salade puis depuis cette année à pieds. Et papa dit toujours que je connais la montagne comme ma poche.

Pierrot sait bien que ce ne sont que des paroles que son papa lui dit pour la féliciter lorsqu’elle marche sans rechigner mais de là à parcourir  le sentier seule à 4 ans c’est innommable de la part de ces deux jeunes. Mais il sait que Camille les gênait. Si il n’avait pas attrapé cette insolation il aurait pu se mettre en travers, mais hélas quand les deux fugitifs sont apparus il était inconscient et c’est à coup de pieds et en lui jetant de l’eau au visage qu’ils ont réussis à le porter sur le dos de Salade, la pauvre ponette qui venait juste de mettre bât et qui n’était pas en forme. De plus il les a vu glisser dans deux sacoches des objets longs, sûrement des objets volés, il s’est vite rendu compte que c’était lourd, mais il ne pouvait être d’une grand utilité pour eux car il ne tenait pas debout, aussi ils ont passé un appel téléphonique pour dire à Paulo de venir rapidement car leur excursion, tournait à la catastrophe. Je pense qu’ils n’ont pas tout dit à Paulo et qu’ils n’ont parlé que de balade en montagne. Ce dernier leur a avoué les avoir suivis  et s’être caché au passage de Camille et lui-même, d’où la raison de son apparition aussi rapide après un coup de fil bref.

Mais il ne peut leur en dire plus car ils ne parlaient pas ou peu. Mais il a sa petite idée. Son père entre autre a eu son chalet de cambrioler et c’est sûrement cela qu’ils voulaient passer de l’autre côté pour les vendre  et se cacher. C’est Paulo qui devait les guider dans la maison de sa grand-mère qui ne sert à plus personne depuis qu’elle s’en est allée vivre à la ville.

Les gendarmes ont tout notés et sont partis, t ils reviendront l’interroger plus longuement. Une fois seule, Camille s’est écrié c’est ma première enquête policière, quand je serais grande je serais policière de haute montagne…Et c’est sur un éclat de rire que se termine mon histoire.

 

 

Bien entendu la version policière pour adultes  est dans les grandes lignes semblables mais il y a d’autres éléments que je ne puis faire lire à des grands enfants voir pré ados. Je  raconterais la version enfants  à mon petit fils âgé de 6 ans et je vous  dirais ce qu’il en  a pensé en réponse à vos commentaires. Si vous avez envie de lire la façon adultes à vous de me le dire.

Gibee un de mes lecteurs assidus de ma prose  m’a demandé de terminé mon avant dernière nouvelle, vu qu’auparavant personne n’en n’avait exprimé le désir je l’avais laissé au fond de son tiroir, aussi dès la semaine prochaine vous connaîtrez la suite. Merci de me lire et de m’encourager à poursuivre.

 

novembre 2014 EvaJoe copyright

 

 

 

 

 

 

t

 

La lune

Pour le coucou du haïku via Facebook de Marie-Alice

Aujourd’hui la lune

 

_ nuit d’encre

l’absence de nuage

offre la lune

 

 

la mer en folie

le cache-cache de la lune

bruit du ressac

 

 

image dans l’eau

accouchement d’étoiles

le peintre inspiré

L'aïeule

Douce aïeule fatiguée par les ans

scrute le chemin parsemé de feuilles 

ses cheveux bouclés, un parfum enivrant pour le plus bel accueil.

assise sur son voltaire au doux velours grenas, elle attend

 

 

Son regard bleu est empreint de nostalgie

sur ses genoux dort un chaton roux

qui ne se réveille pas au son de la musique en froufrou

mais aime se coucher sur le livre de mythologie.

 

Des rires en cascade fusent dans la grande maison

une bande d’enfants envahit le salon

C’est la dernière génération qui fait son apparition.

 

Sur les joues satinées ils déposent des baisers

les plus petits délicatement sont portés

pour fêter l’aïeule pour ses 100 ans.

 

EvaJoe novembre 2014 copyright

 

 

Une disparition !

Son père arrive le premier auprès d’elle, il soulève sa fille et la couche  sous l’arbre, les pompiers étant là, rapidement, ils s’aperçoivent que la fillette est simplement exténuée. Un aller retour de l’alpage à vive allure, pour une fillette de 4 ans c’est littéralement un exploit.

Rapidement les gendarmes ont compris ce qui se passait en haut, Paulo a sûrement une insolation, quand aux jeunes chenapans ce sont sûrement les deux garçons qui se sont échappés voilà plus d’une semaine d’un foyer où ils séjournaient pour les vacances. Leur disparition et celle de la ponette sont désormais élucider. Mais que comptait-il faire de la ponette qui vient de mettre bât?

Pendant que la fillette est allongée sur son lit, sa maman restant à son chevet, les pompiers prennent l’hélicoptère, les gendarmes montent à pieds avec le papa de Camille ainsi que Jeantou. Personne ne voit une ombre se profiler au loin, il semblerait que ce soit Pierrot le commis. Que fait-il ici? Et pourquoi se cache-t-il? Il n’est pas loin de quatorze heure lorsque les gendarmes débouchent près du chalet. Mais hélas il n’y a ni la ponette et son petit, ni Paulo, ni les deux fugitifs. Ils ne connaissent pas la montagne, il y a sûrement une personne de la vallée qui les a aider. La petite fille n’a pas pu imaginer toute cette histoire. Mais plus haut attaché à un pieu ils découvrent le petit enfant de salade qui appelle sa mère, ce qui permet de le retrouver plus facilement.

Jeantou croit rêver en découvrant le poney blanc comme de la neige….Voilà il a trouvé son prénom, mais il leur faut se dépêcher, Paulo a sûrement besoin de soin, quand aux deux canailles il va falloir les retrouver. Comme Jeantou est un bon marcheur les gendarmes acceptent qu’il les accompagnent, mais son père redescend auprès de sa petite fille, de sa femme et de son travail, ce dernier  n’attend pas. Les gendarmes relèvent les traces de pas de Salade et des deux jeunes gens, mais des pas montant de la vallée attirent leur attention, il y a une troisième personne, mais ce n’est pas Paulo, où donc l’a t on dissimulé, à moins qu’il ait été déposé en travers de la ponette; mais vu qu’il est grand ses mains et ses jambes doivent traîner sur le sol.

Pour l’instant le poney pleure sa maman car il a besoin de lait, personne n’a pris du lait, un peu d’eau en attendant fera l’affaire mais il est impossible de l’emmener, un vétérinaire est donc appelé en renfort et il va se munir de lait; en attendant que l’on puisse le redescendre et tous espèrent que sa mère sera vivante. Car nul ne sait si elle se trouve toujours avec les deux fuyards. Ils montent lentement le chemin escarpé et ne s’attardent nullement à admirer les alentours, la vie d’ adolescents est en jeu ainsi que d’une bête, quand soudain une pierre roule sur le chemin suivit de plusieurs autres, vite  tous s’abritent le long de la paroi et c’est à ce moment là qu’ils entendent des gémissements.

 

A suivre (la fin au prochain épisode)

 

EvaJoe novembre 2014 copyright