Emois

 

Ses petits doigts d’enfants caressent ce visage

dompté naguère par un sculpteur d’argile

elle sent la froideur de la pierre en dentelle

mais elle reste de marbre devant l’outrage.

 

De ce corps immatériel elle ne voit  rien

Si ce n’est ce que son regard exprime

L’illusion de se perdre dans l’abîme

alors qu’elle est transfigurée par cet ange aérien.

 

Cet angelot fascine l’enfant, un sourire sur son visage

Alors que son vis à vis ne dit mots

et ne lui donne pas de message.

 

Sur un souffle de rêve elle ne le quitte des yeux

C’est la statue qui apprivoise l’enfant

en lui demandant de revenir en ces lieux.

 

 

 

 

Photos et texte d’EvaJoe, copyright

 

Ma petite nièce bientôt 2 ans a passé une partie de son samedi  à caresser ce petit angelot….Tantôt elle le touchait, tantôt elle lui prenait la main et comme ici l’embrassait ou le caressait….Nous n’avons pas manqué de la photographier.

 

 

 

 

Vent d’ange

Une légère brume s’égare sur la vigne.

 

 

 

 

Ici et là flotte quelques panaches blanc, la terre fume, elle nous offre les derniers rayons de soleil embrassant la pluie. Mais là-haut il y a un conciliabule entre les vendangeurs ils ont pris une décision, est-elle sage, ils l’ignorent encore. Le vieux pressoir tout vermoulu, qui, hier faisait encore la fierté de la commune va être ôté de son lieu symbolique à l’entrée du village et remisé dans l’arrière cour de la mairie. A la place il y aura un carrefour sur lequel sera planté une vigne, enfin ils vont s’inspirer de ci de là.

 

 

 

 

Enfin! nous voilà débarrassé de cette antiquité. Ouf! Pense le maire, j’ai joué fin, ils ne m’embêteront plus avec ce vieux pressoir. Il se frotte les mains de la belle idée qu’il a eu. Il est bien resté trois mois sans que rien ne se passe jusqu’à ce matin de vent d’ange vers la mi septembre, un adjoint s’est aperçu de la disparition de l’objet antique comme le village se plaisait à le dire. Cela ne fit pas grand bruit au village car  cela en arrangeait plus d’un qui le convoitait  car personne en final l’aurait.

 

Dans une vieille ferme désaffectée trois  jeunes garçons du village s’activaient autour du vieux pressoir. Amoureux du bois ou de la vigne ils avaient été déçu que l’on abandonne ce qui faisait jadis la renommée de leur village. En ce moment les idées fusaient, quand tout-à-coup une voix claire se fit entendre.

Stupeur le pressoir avait son mot à dire…..

 

Un ange passe dans la grange et religieusement les trois chenapans s’assoient et écoutent les doléances du pressoir. Que leur-a-t-il dit? Nul le saura mais un matin le pressoir a pris une place au village, dans la cour du restaurant à la renommée nationale voir au delà, il a retrouvé une autre jeunesse. Le voici fleuris et vernis, il offre au regard des passants un minois des plus agréables, et bien vous me croirez si vous le voulez mais le Conseil Municipal en fait des cauchemars depuis que le restaurant ne désemplit pas et que le pressoir se dandine sur des cartes postales qui partent dans le monde entier.

A chaque vent d’ange un article sur le journal raconte l’histoire de ce pressoir rejeté par les uns aimé par les autres. C’est bien pour cela que j’ai imaginé cette histoire rocambolesque pour vous en dire deux mots pour le défi du mois de septembre des Passeurs de mots: Autour de la vigne.

 

Un vieux pressoir se languissait sur la  route 

perdu dans ses pensées il songeait au passé

où sous les pas foulés les ceps s’alignaient.

 

A chaque parcelle, son cépage

Rouges, noires ou blanches

Coupé sur ses branches.

 

Et j’aimais voir passer les belles

chantant leurs ritournelles

qui donnaient aux vendangeurs beaucoup de courage.

 

Alors que l’on cueillait le raisin des grands crûs

malgré le dos cassé et les mains abîmés

l’on songeait aux millésimes .

 

Il imagine les bouteilles couvertes de poussière

lui rappelant la vigne irisée de grenat tel un joyau

qui dort  à l’ombre d’un caveau

 

Désormais je peux rêver se dit le vieux pressoir

Je suis salué par les Maîtres de chais

et le commun des mortels du monde entier.

 

Le 30 septembre 2014 écrit par EvaJoe (copyright)

 

 

 

 

 

 

 

 

Résistons!

Résistons face au drame épouvantable qui vient de frapper une famille en France et qui nous touchent tous dans nos cœurs.

 

Oui dans notre beau pays éprit de Liberté, nous venons d’être confronté à l’ignominie, au crime le plus horrible qu’il soit et ce matin on apprend qu’il a pu être trahis par ceux auxquels il donnait en gravissant les montagnes le goût de cette liberté que nous chérissons tant.. Car nous sommes libres face à ces barbares, à ces odieux individus qui ne peuvent se dire aujourd’hui être des humains. Caché le visage de celui qui va mourir pour éviter de supporter des dizaines d’années plus tard le poids de son regard.

Je n’ai que mépris pour » ça. »..Je ne puis même pas les associer à des bêtes car même mes animaux sont beaux quand je les regarde et qu’ils me regardent…..

Décapité par des voyous, des gens sans foi ni lois et qui veulent dicter leur conduite aux pays occidentaux. Assassiné juste parce que l’on voulait tuer un Français…..

 

Non nous n’avons pas peur d’eux, mais nous devons comme un bouclier tous nous levés ensemble et les mépriser, leur jeter aux visages qu’ils ne sont rien pour nous qu’un petit point au milieu de nulle part..Rien…

Résistons contre cette guerre qui ne dit pas son nom…..

Résistons contre ceux qui chez nous commencent à avoir des paroles qui ne sont pas celles de nos valeurs…

Quelque soit notre clivage politique, notre mentalité, serrons nous les mains et soyons forts car de cette manière nous accompagnerons la-haut dans les cieux Hervé Gourdel notre alpiniste sacrifié et assassiné parce qu’ils ne  pensait pas comme ces bourreaux…

 

Je suis actuellement en train de préparer une fête familiale (les noces de palissandre de mes parents et je n’ai pas de temps pour venir sur mon blog) mais je ne pouvais laisser passer cette ignominie. Je pense à certaines de mes connaissances qui vivent en’Algérie j’espère qu’ils oseront écrire sur mon blog, ils ont la parole eux aussi.

 

A bientôt d’ici octobre. Bien amicalement.

EvaJoe

La lionne

Au cœur de la réserve, la lionne pense

A sa course sur une partition de  lune

Lorsque naguère elle vivait au cœur de la savane

Dans le pays de son enfance.

 

Une main entrouvre la clôture dans la nuit

pendant que des silhouettes se dessinent dans le ciel

elles foulent aux pieds des fleurs à l’odeur de miel

pour enfin se laisser surprendre par un étrange bruit.

 

A pas feutré la lionne avance doucement

flairant une odeur que naguère elle aimait

elle préfère regagner sa couche prudemment.

 

Dans la langueur de la fin du jour

un tourbillon de soigneurs s’approche

et lui dépose sa pitance à contre-jour.

 

 

Suite à mon séjour dans ma famille, je suis allée visiter un zoo connu pour ses chimpanzés acteurs de certains films.

Parmi tant d’autres, cette belle lionne à qui il manquait la parole, c’est chose faîte je viens par ce poème de lui la redonner.

 

EvaJoe copyright août 2014