Là-bas en esclavage, ici Libre!

 

 

J’ai maculé ma page de larmes d’horreur

En entendant son rire j’en ai eu des frissons

Jamais nous  leur donnerons l’absolution

Depuis des années ils font vivre la terreur.

 

 Aujourd’hui se côtoient la détresse et des heures graves

Leurs filles, leurs sœurs enlevées par des fous

Qui distillent leur venin parmi des voyous

Pour agresser, violer rendre esclave.

 

Au nom de la Liberté que nous chérissons

Ne laissons pas ces jeunes filles aux mains de leurs bourreaux

Il faut les combattre sans devenir des héros.

 

Dans les conflits, rapts, guerres, point de liberté

En ce 8 mai où en France nous la fêtons

Ayons une prière, vous qui croyez, ou une pensée si vous êtes athée.

 

8 mai 2014 EvaJoe copyright

 

 

 

 

 

 

L’appât (suite de l'inconnu du 7 h 12)

Ni une ni deux, je ne réfléchis pas et je réponds à sa petite annonce, je ne vais pas lui donner des illusions, il faut que je sois directe :

 

 

Si vous voulez connaître la suite il faut vous rendre sur ce nouveau blog qui me servira pour mes nouvelles ou polars ou suspense….

 

ICI

L’appât (suite de l’Inconnu du 7 h 12 )

Ni une ni deux, je ne réfléchis pas et je réponds à sa petite annonce, je ne vais pas lui donner des illusions, il faut que je sois directe :

Partie sans laisser d’adresse, oubliez-moi !

Signée la vierge effarouchée de 7 h 12

Avec cette annonce il verra que je ne cherche pas à le rencontrer et surtout si c’est lui qui sait où je loge il sera en planque devant mon appartement et abandonnera bien vite. Je passe le reste de la journée en oubliant cette annonce, Clément ne rentre pas ce soir, donc je serais seule et libre de mes mouvements, mais ni je retournerais sur Paris, ni je vais me rendre à l’adresse que je ne connais pas, puisque je n’ai pas ouvert l’enveloppe, je vais téléphoner à mon patron pour lui dire que je m’accorde quelques vacances  dans la maison de campagne d’un ami d’enfance vers Evreux, il a aussi mon numéro de téléphone temporaire. Mais comment envoyé l’annonce pour qu’elle paraisse demain matin, zut il faut que je la poste, car je ne fais confiance à personne et je n’aie nullement envie de demander au voisin de Clément, bien qu’il soit beau garçon, je ne vais pas m’aventurer à faire connaître ma présence à qui que ce soit. Je détiens des secrets trop importants pour m’exposer et exposer qui que ce soit, surtout si ce sont des inconnus. Dois-je parler à mon Boss de cette lettre anonyme. Il ne me renverra pas, je le sais, après tout j’étais bien célibataire, puisque j’ai divorcé, mais Hugo existe bel et bien, il est tout petit et je dois lui manquer énormément. En parler avec  Pierre, et qui sait il pourrait organiser une rencontre, je n’ai pas vu mon bébé  depuis le début de mon nouveau travail et là je suis en manque et lui me réclame comme maman me l ‘a dit.

Je téléphone à mon Boss, il me répond immédiatement, mon numéro n’est pas caché, il me semble préoccupé, mais dès que je parle de la lettre anonyme, l’intonation de sa voix se modifie et il est attentif. Il me pose différentes questions et finalement me donne rendez-vous à Chantilly devant l’hippodrome, je lui téléphonerais  dès que je serais sur place. Je m’arrête au village voisin, c’est plus petit que Chantilly et plus anonyme pour envoyer ma réponse à l’annonce du journal. J’ai laissé un petit mot à mon ami d’enfance, remis la clef à sa place et pris ma valise et je suis partie à l’adresse indiquée. J’avale rapidement les 60 kilomètres qui me séparent de cette jolie ville de l’Oise. J’attends comme convenu dix minutes et après une première sonnerie et avoir raccroché, il me répond et m’indique une impasse et me décris la petite maison où il se trouve. C’est à l’extérieur de la ville et pas très loin du grand canal. Je dépasse le château et m’enfonce dans la forêt. Enfin voilà l’impasse, c’est sur un chemin de terre. Si je ne venais pas trouver mon Boss je ne serais pas très tranquille. Je passe mon appel téléphonique depuis ma voiture lorsque je vois arriver un homme sur un cheval. Il s’arrête à ma hauteur, c’est un garde forestier et me demande si je suis perdue. Je bredouille que j’attends mon amoureux, c’est ce que je devais répondre si je croisais une personne. Il rigole et s’éloigne. Ouf ! Il est parti. Mon boss me rappelle et me dit de me rendre à la maison qui se trouve un peu plus haut sur le chemin, je dois monter à pieds, laisser ma valise dans la voiture, fermer ma voiture et prendre tous papiers pouvant me relier à qui que ce soit, famille, amis, relations, travail.

Ma voiture me sert rarement et il n’y a rien dedans, même pas de quoi manger, la photo de mon fils est dans mon portefeuille et comme je ne dois pas l’avoir sur moi, je vais donc mettre sa photo dans ma ceinture secrète que je me suis fait faire par ma mère il y a quelques semaines. Je ne pense pas que mon Boss va me fouiller. De plus cette ceinture tient ma jupe. J’ai un rire jaune, je n’ai  nullement envie de mettre mon fils en avant, ni de l’exposer. Mon patron sait qu’il existe, il n’a rien dit, mais a de suite voulu me rencontrer. Mon téléphone est mis sur vibreur le temps que je traverse le terre-plein à découvert avant d’arriver à la bicoque. Car à mes yeux c’est une cabane pour la chasse, de maisons je ne vois pas. Je pousse le portillon vermoulu et m’engage dans l’allée menant à ce chalet de guingois.

Soudain j’entends un rire cristallin et vois débouler un petit bonhomme, c’est Hugo. Je ne comprends pas sa présence, mais j’avoue que je suis soulagée en le voyant, je le trouve grandis, il a toujours ses beaux yeux, et son regard me donne envie de pleurer, mais je ne dois pas paraître faible aux yeux de ceux qui nous observent, car j’en suis certaine il y a des yeux posés sur nous. Il parle de plus en plus bien et il me dit que Mamie nous attend en compagnie d’un Monsieur, mais ajoute-t-il ce n’est pas mon papa. Tu étais avec papa hier, il me dit que non, et c’est par lui que j’apprends qu’ils sont là depuis longtemps, mais longtemps à cinq ans cela n’a pas la même valeur que pour les adultes. Ma maman a dû arriver hier quand je lui ai dit de partir, mais c’est tout de même étrange qu’elle soit là.

L’explication ne va pas tarder car la porte s’ouvre devant mon Boss, il ne me sourit pas, il a l’air sérieux, voir même ennuyé.

Entrez Edith, votre maman et votre papa sont là, je vais vous expliquer.

J’apprends que depuis le départ il a su que j’avais des parents et un fils qui vivait entre son père et moi en garde alternée. Aussi depuis cette date ils avaient été mis sous protection quand à mon ex-mari il voyait Hugo en terrain neutre pour ne pas mettre la vie de qui que ce soit en danger. Je me sens rougir en voyant que mon secret que je croyais si bien garder était connu de toute l’équipe du bureau d’étude. Apparemment  je ne suis pas désavouée par l’équipe, il trouve que c’était humain que de vouloir protéger sans en parler ma petite famille, mais une enquête sur moi, menée en haut lieu leur avait tout dévoilé, compte tenu que j’étais une perle pour le travail, il ne m’avait rien dit jusqu’à ce que je les prévienne, enfin, j’entends bien, que j’avais reçu cette lettre anonyme.

Pierre, mon Boss me dit que je ne dois plus être cachottière et que je dois tout lui dire, même mes secrets les plus intimes. Je suis rouge comme une pivoine, je ne vais pas lui parler de mes annonces au journal. J’aurais l’air d’être une parfaite idiote. Clément n’est pas un espion, ni son voisin, une enquête a déjà été diligenté auprès d’eux. Le garde forestier est un de nos gardes, il a dû bien rire devant ma réponse, mais je pense que l’heure est plus grave que je ne pensais et c’est ce que je vais entendre qui va me rendre fort nerveuse et même angoissée.

Mai 2014 copyright EvaJoe

C'est fait

Je ne sais si vous êtes venu lire, mais comme je vous l’avais annoncé je supprime toutes mes nouvelles sur le blog Un jour: une plume 

mais vous les retrouvez

SUR 

A l’encre de mon imaginaire

 

Sur ce blog subsistera uniquement mes poèmes en vers, sonnets ou haïku, la prose je la dépose sur A l’encre de mon imaginaire

 

Si vous aimez ma prose, n’oubliez pas de vous inscrire, seule Colette l’a fait je la remercie

Errance tu n’es pas inscrite, tu me le dis mais possible que tu es oublié…..

 

MERCI

 

 

L’inconnu du 7 h 12 (suite)

UNE ANNONCE DE TROP (suite)

 

Rapidement je mets l’enveloppe dans ma poche et prends place à mon bureau, toute la matinée je fais mon travail efficacement, mais à la pause je me souviens de l’enveloppe. Les consignes sont claires, l’ouvrir que si on accepte de se conformer à la lettre à ne pas travailler tout le temps que vont durer les recherches, afin qu’à notre retour, les filatures ne reprennent plus. Lui laisser croire que j’ai changé de lieux de vie, ce qui ne veut pas dire du reste que ce n’est pas ce qui risque de m’arriver, si ce Monsieur disparaissait.

Je mange mon repas à même mon bureau, et je décide de rentrer chez moi plus tôt que prévu et de réfléchir à la décision que je vais prendre. Ma petite voiture blanche est toujours à sa place, je quitte rapidement le bureau d’étude et décide de rentrer sur Paris en voiture, cela m’évitera de me retrouver à la gare, et il n’est pas certain que cet homme m’ai réellement suivis, et il est bien possible qu’il ne connaît pas mon appartement. La route m’a parue longue, mais il est vrai que je n’ai pas l’habitude de venir en voiture, mais me voilà dans les faubourgs de Paris et  j’entre dans les files de véhicules qui sont sur le périphérique. Enfin, me voici dans ma rue. J’attends un instant et je ne vois personne. Je descends de mon véhicule, prends mon sac où se trouve l’enveloppe, et me dirige vers mon petit immeuble. C’est à ce moment-là que je vois une silhouette se détacher du mur, affolée je cours vers le magasin le plus proche, j’entre, la vendeuse me regarde d’un drôle d’air. Je tremble comme une feuille, une peur irraisonnée m’a saisie, je prends rapidement un vêtement et demande où se trouve les cabines d’essayage, elle me les montre du doigt et continue de parler à une cliente. J’entre, tire le rideau, m’assois et éclate en sanglot. Je ne sais combien de temps j’ai sangloté, mais soudain une voix se fait entendre :

« Madame, allez-vous bien ?

« Oui, je m’excuse, je vais sortir

« Prenez votre temps !

Ouf, elle ne s’est rendu compte de rien, je verrais bien en sortant. Je règle mon achat et sors en même temps qu’une dame qui est ma voisine, je ne l’avais pas reconnue, elle, et moi  nous faisons quelques pas ensemble, elle me demande si je vais bien, je la connais elle vit seule et a une petite fille. Je lui dis que j’ai des soucis dans mon travail, et nous marchons toutes les deux vers notre logement. Devant la porte il n’y a personne, j’ai dû rêver, mais je vais rapidement déchanter. Toutes les deux nous nous attardons vers les boîtes à lettres, j’ai du courrier, une longue enveloppe de papier kraft, bizarre je ne connais pas cette écriture, mais je ne dis mots, et prends l’ascenseur, pendant que ma voisine discute avec le concierge.

Qui a bien pu m’écrire ? J’entre chez moi et de suite je m’aperçois que quelqu’un a pénétré dans mon home. A première vue il n’y a rien de déplacer mais je sens une odeur de cigarette où plutôt de pipe. Or je ne fume pas et mon frère ne fume que des blondes, ce n’est donc pas lui qui serait passé en coup de vent. On a donc pénétré chez moi, je dois savoir qui est venu, le concierge n’ouvre à personne en notre absence et  il a bien fallu que la dites personne passe devant lui, voir est la possibilité de se faire ouvrir la porte à code. J’oublie momentanément la lettre qui m’intrigue et je téléphone au concierge, il a dû terminer sa discussion avec ma voisine du dessus. En effet il me répond assez rapidement.

– Que puis-je faire pour vous Mademoiselle ?

–  Est-ce que mon frère est passé ?

–  Non, mais un Monsieur m’a demandé si vous étiez rentré

– Et que lui avez-vous répondu ?

– Que le mardi vous rentriez fort tard.

-Où se trouvait ce Monsieur, au téléphone ou s’est-il présenter à la porte.

– Au téléphone, pourquoi vous avez été importuné ?

– Il me semble que je paye assez cher pour que vous évitiez de raconter ma vie privée à des inconnus.

– Je me le tiendrais pour dit, Mademoiselle, veuillez m’excuser.

Et sur cette dernière tirade je raccroche dans une colère noire. Si j’étais rentré directement au lieu de m’affoler comme une bleue j’aurais empêché cette homme de pénétrer chez moi, mais j’ai fait ma fofolle et il en a profité pour entrer chez moi, mais qui a pu lui fournir mes clefs, ou plutôt comment as-t-il su que j’habitais dans cet arrondissement. Je me perds en conjoncture de toutes sortes, lorsque le téléphone sonne, j’attends, cela s’arrête, reprends deux fois, s’arrête à nouveau. C’est mon chef, nous avons ce code pour nous téléphoner, cela évite les mauvaises surprises. Faut-il que je lui raconte tout ça, ou dois-je tout garder pour moi.

Finalement j’opte pour ne rien dire, après tout je ne sais qui sont ces gens et surtout si cela a un rapport avec mon nouveau travail. Cela peut-être n’importe qui, mon ex par exemple, ou le remplaçant de ma femme de ménage, mais je suis sceptique. Si c’était mon ex il m’aurait laissé un petit mot, or je n’ai rien trouvé.

Je décroche le téléphone et mon Boss me demande si j’ai pris ma décision, car il faut que dès demain matin au plus tard, je sois à l’adresse notée dans l’enveloppe. C’est à ce moment que je me souviens de la deuxième enveloppe. J’attrape mon sac tout en écoutant les recommandations de mon chef, je l’ouvre et en sors les deux enveloppes, celle du Ministère et celle de ma boîte à lettres. La dernière ne contient qu’une feuille de papier avec des lettres collées dessus. C’est une véritable lettre anonyme. Mais c’est surtout une lettre de menace.

FAIS ATTENTION AU PROJET 50, NOUS T’AVONS A L’ ŒIL, DANS QUELQUES JOURS TU AURAS DE NOS NOUVELLES ! EN ATTENDANT PAS UN MOT A QUI QUE CE SOIT ! SINON UN CERTAIN HUGO AURA DES PROBLEMES.

Je suis anéantie, ceux qui m’ont écrit me connaissent et surtout ils connaissent l’existence de mon fils. De plus pour pouvoir travailler au sein du bureau d’étude, une des conditions étaient d’être célibataire, je voulais le poste, aussi j’ai mentis. Et maintenant mon passé me rattrape. Je ne puis rien dire à mes supérieurs, et ceux qui me menacent me font aussi peur, que vais-je faire ?

Je ferme rapidement mes volets roulant, je prends une douche, je jette dans une valise quelques vêtements, je ferme tous les compteurs, prends mon sac, et me dirige vers l’ascenseur, mais je me ressaisis et monte chez ma voisine. Je lui laisse mes clefs, et lui annonce que je pars chez mes parents en Province pour quelques semaines, que je ne pense pas revenir et que mon ex viendra chercher mes affaires. Elle est désolée que je parte si rapidement mais je ne m’attarde pas, et file rapidement vers les garages où je récupère ma voiture personnelle, mon Boss viendra dans la semaine récupérer la voiture de la Société bidon qui nous sert de couverture. Je m’éloigne rapidement de Paris et m’arrête dans un motel en bordure de l’autoroute, je vais m’accorder un peu de répit avant d’être soumis à un interrogatoire en règle de ma hiérarchie dans la maison bleue. Je vais disparaître et faire la morte, je sais que j’ai 15 jours environ devant moi avant que l’on se mette à ma recherche. Et puis je veux voir si la semaine prochaine l’annonce va réapparaître et ce qui sera écrit dessus. Je me débarrasse de la puce de mon téléphone, plus rien ne doit me relier à mon travail. Ce sont les ordres. Mais je ne me rendrais pas tout de suite à l’adresse de l’enveloppe que je n’ai toujours pas ouverte.

C’est un bruit à ma porte qui me réveille, je regarde ma montre, il est déjà 8 h 30, j’ai bien dormis, malgré le bruit incessant des voitures sur l’autoroute, cela m’a bercé, bien qu’au début j’ai faillis quitter le motel. Je demande qui est là, en fait c’est la femme de ménage, je prends une douche rapidement et part tout en m’excusant auprès de cette femme. J’ai noué sur mes cheveux un foulard, je ne voudrais pas qu’elle fasse une description de moi si on venait à lui poser des questions. Je me sens un tantinet paranoïaque, mais il faut que je sois fort prudente. Après un petit café noir serré, je me suis arrêtée dans un bureau de tabac pour prendre une puce jetable, je vais pouvoir appeler maman et voir comment Hugo va, ensuite je leur conseillerais de partir dans notre maison de vacance avec papa jusqu’à ce que je les appelle à nouveau. Maman connait mon métier et pensera que je veux ne pas me faire de soucis pour elle, et non que c’est moi qui m’en fait mais la connaissant elle ne me posera aucune question. Lorsque j’aurais pris mes marques et si rien ne se passe d’ici là, alors je m’accorderais deux jours et j’irai les voir. Mais seulement si je suis certaine que je ne les expose pas. Une fois cette décision prise, je me sens pousser des ailes et je parcours plus de 100 kilomètres avant de m’arrêter chez un ancien ami de classe, qui ne me posera aucune question, de toutes façons il est loin, il est en déplacement aux Antilles, je lui téléphonerais ce soir pour lui demander son avis. Je sais où il met sa clef, et, aussitôt arrivée je regarde sous le pot de fleurs posé à même le sol, et effectivement la clef est ici. C’est une petite maisonnette qui servait à ses parents de maison de campagne jusque dans les années 80, depuis elle appartient à tous ceux qui ont envie de se faire une virée tranquille. En pleine semaine et à cette époque de l’année je ne pense pas que j’aurais de la visite et je serais tranquille pour réfléchir, et puis ce n’est qu’une question de jours.

Je sors les victuailles de ma voiture que j’ai apporté de Paris, et me fait rapidement une omelette, le tout arrosé d’un bon vin rouge. Dans le frigo, il y a des fruits, tiens quelqu’un serait donc venu les jours passés, je ne m’en inquiète pas du tout, fais un brin de ménage et passe dans le jardin où les chaises de jardin sont à l’extérieur. Encore une chose de bizarre, ceux qui sont venus auraient bien pu ranger. Je reprends mon journal et regarde plus attentivement les annonces, qu’ai-je loupé ? Possible que cette annonce n’était pas pour moi, mais alors pourquoi toutes ses coïncidences, et surtout quelle mouche lui a pris à mon écrivain en herbe pour m’apostropher de cette manière. A-t- eu peur de quelqu’un ? Ou alors il m’a confondu avec une autre ? J’en suis là de mes réflexions lorsque j’entends un chien aboyé et une touffe de poils me monte dessus, mais on dirait le chien de mon ami Clément.

Edith, mais que fais-tu là ?  Je te croyais au bout du monde,

J’éclate de rire, car moi aussi je pensais cela de lui

Nous bavardons à bâtons rompus jusqu’à la tombée de la nuit, je ne lui ai rien dit de mes doutes, de mes peurs. Lui, m’a raconté la raison pour laquelle il était rentré plus tôt… Nous nous organisons pour la nuit, il prendra sa chambre d’adolescent et moi la chambre de sa sœur, puis nous dînons ensemble et nous bavardons encore longtemps. Il me semble que l’aube se levait lorsque nous avons décidés d’aller dormir. Quelques heures plus tard, je trouve un mot sur la table, « Fais comme chez toi, et je t’ai trouvé le journal ». En effet je lui ai dit que je cherchais une maison dans les parages et qu’il me fallait le journal, en chevalier servant il est allé me le chercher.

Je passe rapidement sur les titres, les faits divers et vais directement sur la page des annonces, toujours rien pour acheter une maison, mais par contre je suis à nouveau attirée par une annonce :

A ma belle inconnue, je t’ai volé un baiser, mais tu t’es enfuie comme une vierge effarouchée, je t’attendrais tous les jours à la gare du Nord, je t’espère.

Signé l’inconnu du 7 h 12

 

 

A suivre

 Mai 2014 copyright d’EvaJoe