
Dans le sous-bois
Vers chez-moi
le muguet aux belles clochettes
a blanchit l’herbe délicate
Sous sa feuille, il se fait discret
mais il embaume de bonheur.
Aussi c’est de bon cœur
Que je vous l’offre encore
Et encore!


Dans le sous-bois
Vers chez-moi
le muguet aux belles clochettes
a blanchit l’herbe délicate
Sous sa feuille, il se fait discret
mais il embaume de bonheur.
Aussi c’est de bon cœur
Que je vous l’offre encore
Et encore!

AMIS LECTEURS CECI N’ EST PAS MON HISTOIRE
Une nouvelle écrite à la première personne dont le titre général est :
UNE ANNONCE DE TROP
Comme tous les matins avant de prendre mon train à la gare du Nord, je m’affaire dans ma cuisine, le petit déjeuner est vite expédié, un café noir et bien serré, un toast à peine beurré, un verre de jus d’orange, et je sors de ma douche aussi vite que le TGV. Je me précipite à ma boîte à lettres, le journal est arrivé. Je parcours rapidement les titres et je vais aux annonces. Cela fait plus de deux mois que je cherche un pied-à-terre dans la campagne environnante. Mais rien ne pointe à l’horizon.
Et ce matin c’est encore la même déconvenue ! Puis, d’un regard distrait je continue ma lecture, en riant des recherches stupides des uns et des autres. Celui-là cherche une femme qui bondisse comme un moteur bien huilé. Pauvres gens, comme cela me semble désuet et pitoyable. Puis, tout-à-coup mon regard se pose sur une annonce inhabituelle dont les termes me laissent interloqués :
« Si tu te souviens de notre regard échangé à la gare du Nord ce mardi 15
Toi, la belle brune
aux yeux pétillants, tu avais un tailleur prune,
le journal sous le bras.
Nous nous sommes souris et nous avons continué notre route.
Rejoins moi ce mardi 22 et nous verrons où tout cela nous mènera.
Signé : l’inconnu de la gare du Nord. »
Le journal sous le bras, le tailleur prune, à n’en pas douter, cet inconnu s’adresse à moi. Oui, je me souviens de cet homme, nous nous sommes croisé, souri et puis mon train est arrivé et je n’ai même pas vu où il allait si il était resté sur le quai où partis comme moi. C’est cette annonce qui paraît ce mardi qui me le rappelle. De toutes façons je suis libre de mes actes et je peux le croiser à nouveau, je ne vais pas me jeter dans ses bras, même si il était un prince d’Orient. Je ris toute seule à ma remarque . J’imagine cet homme dans son pays, un turban sur la tête, genre maharadja. Pourquoi ai-je envie qu’il arrive d’ailleurs. Sûrement à cause de son teint cuivré, mais alors il avait des lentilles car je me souviens aussi de ces beaux yeux bleus. Bon, il est temps de filer, mon inconnu m’attend, et je me surprends à rire, et à l’espérer. En fait je vais travailler et mon RER n’attend pas les retardataires.
Je dévale les escaliers quatre à quatre, je manque par deux fois de m’écraser en-dessous, mais me rétablis assez vite. Je suis souple et ce n’est pas ce petit exercice matinal qui va me décourager, au contraire, je ne fais plus aucun sport depuis que j’ai intégré ce bureau d’étude et, je l’avoue cela me manque. Mais dès que je peux je vais marcher et je mets un point d’honneur à ne pas prendre le métro les jours où je reste sur Paris. Je connais tous les parcs, les petits comme les grands. Mais habiter hors de Paris me tente depuis plus de six mois, et, en particulier depuis que j’ai commencé mes recherches. Bien entendu je serais obligé de me lever plus tôt mais la qualité de vie en sera meilleure. Mais pour l’instant mes recherches sont resté vaines et tout en courant pour attraper mon métro je songe à l’annonce. Bah, je verrais bien si le jeune homme est dans la gare. Voici mon arrêt, je descends et je suis la foule des travailleurs, personne ne se regarde chacun est déjà plongé dans sa vie, celle de tous les jours. Nous sommes des êtres humains qui nous croisons, sans un regard, sauf moi qui suis une provinciale à la base et qui aime croiser un regard. Me voici sous la grande horloge, je guette mon train et attends, j’espère le revoir, je l’espère. Il est déjà 7 heures et des hommes il en est passé mais lui mon inconnu de 7 h 12, je ne l’ai pas vu, au moment où je m’engage sur le quai, car mon train est annoncé, je me heurte à un homme fort pressé, notre regard se croise, c’est lui. Il me sourit et ajoute :
« Désolé, je suis en retard, mais mardi prochain j’essaye d’arriver plus tôt, lisez le journal je vous tiendrais au courant, sur ce il m’embrasse à la commissure des lèvres et disparaît happé par la foule.
Je suis scandalisée, car ce n’est pas un sourire aussi beau soit-il qui lui permet d’être familier avec moi. Si j’avais tourné la tête à ce moment-là, il m’embrassait sur la bouche. Dans mon for intérieur peut-être que c’était ce que j’espérais. Pendant que mon train s’éloigne de Paris, je me remémore son regard et ce qui dégage de lui. Il va me falloir répondre à son annonce, je n’ai nullement envie de m’engager dans une affaire de cœur, un copain , certes je puis encore l’admettre mais un chéri, merci j’ai déjà donné et je ne suis pas prête à recommencer.
Me voici arrivé à destination, je descends les escaliers et regagne rapidement la petite voiture de fonction prêtée par mon coach. Au moment où mes yeux se posent sur le rétroviseur, il me semble voir s’éloigner mon inconnu de 7h 12, bizarre, ai-je rêvée ? Ou alors il a pris le même TER que moi ; mais il a bien vu que je suis montée dedans, on aurait pu discuter bien que le wagon était plein à craquer, mais cela ne change guère des jours précédents et aussi des jours à venir. C’est cette promiscuité que je ne supporte plus. Entre les odeurs d’ambre boisé, de lavande bon marché où d’Ungaro, je me sens mal et j’ai bien souvent le cœur au bord des lèvres. Je serais beaucoup mieux, ici dans cette ville, voir ailleurs au milieu de nulle part. Je possède une voiture de Société et je ne l’utilise que pour couvrir les 10 kilomètres qui me séparent de la gare, et je l’abandonne chaque soir n’ayant nullement envie de me retrouver dans les embouteillages de tous ceux qui reviennent sur la capitale où qui en partent. J’avoue que cela commence à me peser, mais j’en suis là de mes réflexions lorsque l’on tape à ma vitre, c’est mon inconnu, j’ouvre ma fenêtre souriante et là je suis stupéfaite il me parle grossièrement et m’invective car il veut ma place. Je bredouille des mots sans suite et m’éloigne. Tout en conduisant ma petite Clio, je réfléchis, obnubilé par lui, aurais-je inconsciemment confondu mon inconnu avec ce malotru. J’ai sûrement raison et je suis arrivée devant la porte de mon bureau, porte anonyme parmi tant d’autres, mais là se cache toute une technologie que nos ennemis pourraient nous envier. Sans parler d’ennemis qui nous combattent, je veux parler des chasseurs de têtes, voire de projets. Derrière cette porte c’est secret défense.
Pierre, mon coach est là, comme chaque matin, il me serre la main, réajuste ses lunettes, refais le nœud de sa cravate et me propose un café, il ajoute sans sucre, noir et serré. Je souris, car maintenant il ne fait plus de gaffe. J’aime ce matin où nous nous retrouvons tous les deux pour parler de l’avancement de notre projet classé TOP SECRET. Les autres arrivent peu à peu et se joignent à nous pour la rituelle réunion. Nous échangeons tout d’abord sur la météo, puis la morosité de nos concitoyens, et ensuite c’est le moment du briefing, et nous repartons tous plancher sur notre travail. Je m’attarde auprès de mon supérieur hiérarchique, j’ai une question qui me taraude l’esprit ; il faut que je lui la pose sinon je passerais une très mauvaise journée.
« Pensez-vous Pierre que l’Inde a toujours en tête notre projet et pourrait soudoyer l’un d’entre nous comme cela s’est fait avant mon arrivée. »
« Pourquoi pensez-vous à cela Edith ? »
« Cela fait deux fois en une semaine que je croise un individu et je trouve cela bizarre, et ce matin il était à la gare. »
« Si vous pensez Edith que cet homme vous suis, il va falloir que pour quelques temps vous vous rendiez au pavillon bleu. «
Sur ces mots il se lève, tire de sa poche une petite clef, ouvre un tiroir et me tends une enveloppe fermée par un sceau rouge. Sans aucun mot je la prends, et il s’en va, me laissant seule face à mon enveloppe, dessus il est écrit »Ministère des Armées »
A SUIVRE………………….
Je rêve à des situations burlesques
qui font rire à tout va
en restant sous les vivats
pour se terminer en folie rocambolesque.
En m’imaginant jouer à la roulette Russe
un pistolet sur la tempe et attendant la fin
j’en oublierais jusqu’à’ ma faim
en écoutant la plainte de mon Stradivarius.
Et perdue dans ma folie, j’oublie le temps qui glisse
je me laisse emporter par le fleuve de la vie
et m’accroche désespérée à ce fil qui se tisse.
J’enjambe des monts et des rivières
En poursuivant tes chimère que j’envie
et je me laisse entraîner vers ce point qui est ma lumière
EvaJoe copyright avril 2014

J’IMAGINE
Un parterre de fleurs multicolores
Né cette nuit avant l’aurore
Perce-neige, primevère, narcisse se dandinent
et pointent leur nez avant que je les jardine.

Au détour du chemin là où les yeux se posent
sous la tonnelle où l’été l’on se repose
apparaît une majestueuse rose
qui nous fait oublier l’hiver morose.

L’orchidée est d’une pure beauté
Dans mon jardin elle pose avec originalité
Mais dans le jeu de la séduction
Elle fait vivre la passion.

Une pivoine devenue cramoisie tant elle est timide,
A niché vers le petit chemin et cherche son guide.
Le trouvera-t-elle avec ce gui qui est aimé des druides.

le muguet qui donne la prospérité
nous souhaite tout le bonheur du monde à perpétuité
Mais chut il faut être discret et ne pas l’ébruiter.

extrait de mon futur recueil: la farandole des mots fleuris
EvaJoe avril 2014 copyright
C’est bien dans l’encrier
Ou ma plume ne peut s’ennuyer
Que je vais persifler des mots moqueurs
Sans commettre aucune erreur.
Ne soyez pas perplexe
je vais vous entraîner dans un paradoxe
ou entre les pages de mon dictionnaire
se télescopent mes vers.
Je vous imagine déjà crier
Voir même vous contrarier
Pensez-vous que je ri
En écoutant votre plaidoirie.
En lisant de ci de là vos écrits
Songez à ma moquerie.
Mais je vais vous en faire une synthèse
Et vous le murmurer entre parenthèse.
Je suis sérieuse qu’est-ce que vous croyez
Mais je vous fais un pied-de nez
Mais quelle est cette gaudriole
Que vous nous faites avalez dans une fiole.
A tout vouloir critiquez
je vous sens trop impliqué
Je ne vais pas longtemps simuler
Que désormais vous me saoulez.
C’est en voyant passer les cloches
Que j’ai eu l’idée de vous en faire reproche
Mais c’est juste le temps d’un poème
Car vous savez que je vous aime.
EvaJoe avril 2013