L'envers du décors…

Plus il s’éloignait de la plage, plus il avait envie d’y retourner, mais là haut du travail l’attendait. Deux mille moutons qu’il avait abandonné pour cette belle rousse. Ses yeux verts le hantaient, sa peau blanche et laiteuse, ce corps parfait, lui qui ne côtoyait que des bêtes depuis plus d’un mois , se sentait frustré de n’avoir pu prendre ce qu’elle lui offrait si gentiment.

Mais ce n’était pas  la passion qui l’animait tout au plus un besoin viscéral de posséder cette femme. Une envie fugace et demain il l’aurait oublié. Ainsi il en était avec les femmes depuis des années, et celle là comme les autres ne valaient pas mieux, il en était certain.

Tout en montant le chemin escarpé il la revoit, son visage est gravé à tout jamais en lui. La douceur de sa peau, sa main dans la sienne et, pourtant pas un son n’est sortis de sa bouche, il ne connait même pas son rire, ni ses larmes. Il en est là de ses réflexions lorsqu’il entend un bruit insolite. Ce sont des éboulis de rochers, les pierres le frôlent, une l’atteint à la tempe, il s’effondre. Puis tout devient jaune orangé et noir. Il sombre et se voit descendre, tourner, rien ne peut l’arrêter il va se tuer.

Combien d’heures ou minutes se sont écoulé, il ne saurait le dire. Quand enfin il ouvre les yeux, c’est pour voir une bouche fraise et un regard anxieux posé sur lui. Sa naïade est là, elle serait donc venue à son secours. Elle  a  posé sur sa bosse un foulard imbibé d’eau fraîche. Elle ne dit rien elle le contemple seulement, elle passe délicatement ses doigts dans ses cheveux coupés courts, s’approche le plus prêt possible et pose sa bouche sur ses lèvres. Lui, comme un grand bêta est tétanisé et ne sait si il doit répondre à ce baiser. Son coeur bat la chamade, sa tête est douloureuse mais tous ses sens sont en éveils, et brusquement il prend cette bouche entrouverte et offerte et la dévore.

 

En voyant la chute de ses reins, il sait que déjà elle s’éloigne, il voudrait la faire sienne mais ne sait comment l’aborder. Il a sentis sur son torse nu ses seins pointus, il sait qu’elle le désire mais se veut lointaine. Et, lui se sent gauche devant cette femme ,alors comme il y a quelques heures il part.

 

Histoire sans  fin….

 

EvaJoe 

©

L’envers du décors…

 

Plus il s’éloignait de la plage, plus il avait envie d’y retourner, mais là haut du travail l’attendait. Deux mille moutons qu’il avait abandonné pour cette belle rousse. Ses yeux verts le hantaient, sa peau blanche et laiteuse, ce corps parfait, lui qui ne côtoyait que des bêtes depuis plus d’un mois , se sentait frustré de n’avoir pu prendre ce qu’elle lui offrait si gentiment.

Mais ce n’était pas  la passion qui l’animait tout au plus un besoin viscéral de posséder cette femme. Une envie fugace et demain il l’aurait oublié. Ainsi il en était avec les femmes depuis des années, et celle là comme les autres ne valaient pas mieux, il en était certain.

Tout en montant le chemin escarpé il la revoit, son visage est gravé à tout jamais en lui. La douceur de sa peau, sa main dans la sienne et, pourtant pas un son n’est sortis de sa bouche, il ne connait même pas son rire, ni ses larmes. Il en est là de ses réflexions lorsqu’il entend un bruit insolite. Ce sont des éboulis de rochers, les pierres le frôlent, une l’atteint à la tempe, il s’effondre. Puis tout devient jaune orangé et noir. Il sombre et se voit descendre, tourner, rien ne peut l’arrêter il va se tuer.

Combien d’heures ou minutes se sont écoulé, il ne saurait le dire. Quand enfin il ouvre les yeux, c’est pour voir une bouche fraise et un regard anxieux posé sur lui. Sa naïade est là, elle serait donc venue à son secours. Elle  a  posé sur sa bosse un foulard imbibé d’eau fraîche. Elle ne dit rien elle le contemple seulement, elle passe délicatement ses doigts dans ses cheveux coupés courts, s’approche le plus prêt possible et pose sa bouche sur ses lèvres. Lui, comme un grand bêta est tétanisé et ne sait si il doit répondre à ce baiser. Son coeur bat la chamade, sa tête est douloureuse mais tous ses sens sont en éveils, et brusquement il prend cette bouche entrouverte et offerte et la dévore.

 

 

En voyant la chute de ses reins, il sait que déjà elle s’éloigne, il voudrait la faire sienne mais ne sait comment l’aborder. Il a sentis sur son torse nu ses seins pointus, il sait qu’elle le désire mais se veut lointaine. Et, lui se sent gauche devant cette femme ,alors comme il y a quelques heures il part.

 

 

 

EvaJoe 

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Esquisse de rêve !

 

 

Est-ce une femme  ou une déesse que l’on voit allongé sur ce lit de fortune, à moitié dénudée s’ offrant aux regards inquisiteurs. Vint à passer par là un jeune homme épris de volupté, à ses pieds se posent, et d’un regard langoureux la veille. Puis doucement il passe ses doigts dans la cascade de boucles feu qui auréole le charmant visage avec son  petit nez retroussé et ses taches de rousseur. 

 

 

 

 

Imperceptiblement, elle s’éveille, à sa peau un frisson fait doucement onduler son corps. La nature se tait pensant vivre des heures de gloire. Mais l’homme vivement se lève, rougit car deux yeux vert le foudroient du regard..

Oseras-t-il l’affronter ?  Au moment où il va tourner les talons pour fuir ce regard courroucé, il sent une main de velours se glisser dans la sienne. Il tressaille autant de bonheur que de désirs. Mais il ne faut point lui donner ce qu’elle a l’air de lui quémander.

 

 

Brusquement, elle se lève , à ses pieds tombe sa robe, la voici nue, elle s’enveloppe d’un long voile transparent laissant voir ces doux appâts aux yeux émerveillés de cet homme. En se pavanant comme un paon elle glisse plutôt qu’elle marche et avance sur la plage de sable fin, lâche sa main et à nouveau disparaît à ses yeux dans l’onde claire.

Est-ce un songe ou un vécu il ne sait, lui le berger des montagnes, s’en retourne à ses moutons , pensant à ce regard aux longs cils recourbés, sa bouche de fruit rouge et ses dents bien alignés et si blanches.

Qui est -elle princesse sortie d’un conte enfantin où femme orientale à la grâce féline?  Il ne sait!

Mais ce démon l’a envoûté , il lui faut retourner à la peine, oublier cette femme, il se lève se frotte les yeux et d’un rire cristallin s’éloigne de la plage.

En cet instant la lune cachée sous un nuage sombre apparaît et laisse entrevoir une femme qui, telle une naïade sort de l’eau, nue, grande , sur ses épaules une chevelure rousse, elle avance et se laisse choir sur le sable et, elle s’endort. Sur sa peau d’ambre coule des grains d’or fait de sable doré et de lumière lunaire.

Ainsi s’achève une histoire sans fin, et, pour quelques temps encore l’on voit sur le sable la trace de ses pas…..

 

EvaJoe le samedi 9/03/2013    

©

La première photo est de Maryse Roberge

La deuxième photo est de Céline Excoffon (figures et portraits)

La troisième photo est de blog par Gigi

Epices

Pour le coucou du haïku de Marie-Alice et Mamyllilou

Sur une photo de Marie-Alice

 

 

mélange odorant

couleur à couper le souffle

cardamone anis

 

 

 

Les belles photos de Sabine

 

paprika cumin

pour colombo antillais

papilles enflammées

 

d’écorce et de fleurs

sur la route des épices

coup de pouce aux mets

Cascade pile l'été, face l'hiver

 

Dévalant de roches en roches

Sans véritable accroche

Ton saut gracieux s’évade

En une belle cascade.

 

 

 En une nuit te voici emprisonnée par la glace

Tu as de drôles de forme, c’est la « classe »

Même les sapins se tiennent au garde à vous

Figés tels les gardiens du temple mais debout.

 

 

Non, non laisse moi rêver à tes chirats glissant

Lorsque jadis nous montions les escaladant

L’hiver tu es si sage tout encapuchonnée

Dans ce manteau blanc et glacée.

Les chirats

 

Lorsque sous le souffle de l’air nous asperge le ruisseau

Dans les anfractuosités des rochers se cachent les oiseaux

Ici où là se blottissent  les fraises des bois rougissantes

Sur nos jambes nues les fougères se font caressantes.

En déchirant les images de mon album

j’entrevois le soleil de l’été dans mon Royaume

Et sous ce nuage fondant je m’abreuve à ta source

 Lorsque meurt mon sommeil j’aperçois ta glace.

 

 

 

Les photos de l’hiver sont de Daniel un amoureux du Pilat (Parc régional du Pilat dans la Loire )

La première est le lien du site de Cyril Treveys (blog)

Les chirats face à la vallée du Rhône sont de l’office de tourisme du Pilat.

 

 

EvaJoe   ©