Pensées sauvages

Au cœur d’une goutte d’eau accrochée à cette herbe

folâtrent mes rêves et mes pensées sauvages

où en soufflant sur mes mots j’atteins de nouveaux rivages

et pour vous les offrir j’en fais de belles gerbes.

 

En croquant avec délice les nuages flottant aux cieux

j’imagine le vent dénudant les vieux épouvantails

qui livrent malgré tout une grande bataille

en se prosternant jusqu’à terre en un geste irrévérencieux.

 

Poussée par je ne sais quelle folie

j’en viens à écrire des nouvelles pages

et à vous les offrir en une belle homélie.

 

Je ne vous fais pas la morale car j’ai plus d’audace

Mais je vous les donne avec douceur et sans tapage

Pour que mes mots à l’infini s’étalent  avec grâce.

Soleil Hivernal

Pour le coucou du haïku de Marie-Alice et de Mamylilou

 

Sur une photo de Martine

En buvant le ciel

les couleurs orangées se noient

dans le firmament.

lumière du matin

neige et soleil s’embrassent

froid hivernal.

blancheur matinale

frimas et boule de neige

rêves d’orange glacée

A Line : la conteuse de l’île de Beauté

 

 

 

C’était un soir sans lune

Où une lumière blafarde

Se mariait au murmure des vagues

J’arpentais mes poèmes

Comme on marche sur des chemins escarpés

J’essayais d’y trouver tes mots

Laissés ici comme une empreinte de toi.

Ici ou là je voyais s’estomper l’effluve

D’une rose laissée à l’abandon.

Mes larmes se mêlaient à l’encre de ma plume

Regrettant de n’avoir pas su hier trouver les mots.

 

 

En repoussant au loin les voiles de brume

Je t’ai vu surgir dans cette mer noire

Comme accrochée au bois d’un vieux rafiot

Telle une sirène nageant  vers les tiens

Ceux qui sont dans les profondeurs.

 

Et, moi j’étais seule sur  ce port

Hagarde et ne comprenant pas ton message

Harassée de fatigue je m’effondrais

Et au petit matin je comprenais.

 

Comme un papillon en ce soir d’hiver

Tu t’en es allée, nous laissant

Orphelins de tes  poèmes et légendes

Nous subissons le joug et la douleur

Car nous pleurons un être  de chair

Que nous n’avons jamais vu

Et qui pourtant nous était si proche.

 

Ta destinée fut cruelle pour les tiens

Nous ne pouvons que garder en nos cœurs

Le souvenir de ton beau sourire              ,

L’amour que tu portais à cette terre âpre

Où dans le maquis naissaient tes beaux écrits,

Et la mer que tu chérissais tendrement.

 

En écrivant les mots que mon cœur me dicte

Je ne pouvais te laisser t’en aller

Sans te dire au revoir pour qu’enfin ensemble

Nous retrouvions la paix.

 

Je te laisse désormais croquer l’éternité

Je sais que de là-haut, tu veilleras sur les tiens

Et tu feras rêver ceux partis trop tôt

Avec de beaux poèmes et autres contes.

 

 

EvaJoe le 31 Janvier 2013

 

Oh mon Pilat!

Pilat de mon enfance

Comme tu es beau ce matin

Tes couleurs sont en nuance

Mais tu me parais lointain.

 

Entre ombre et lumière

Tes grands sapins sont les rois

Et dominent la belle fougère

Mais à l’instant il fait froid.

Au pré les narcisses seront

Quand le printemps sera là

A la « Jass » nous coucherons

Dans un joyeux brouhaha

Quand l’été sera venu

Les airelles ramasseront

Pour en faire des confitures.

A l’aube de l’automne

Dans sa splendeur le Mont Blanc

Rendra vie aux jours monotones