Suite au dédale de mots de mon ami Noctamplume je me suis laissée entraîner dans son questionnement, aussi je vous livre ce poème fruit de mon élucubration. J’ai dû me perdre dans son
dédale mais je le remercie j’en ai fait un texte!
Les mots susurrés, murmurés parcourent nos sens
Ils nous donnent des frissons et nous bousculent
Dans le grimoire de la vie ils sont dans la phrase avec une virgule
Leur consonance est tour à tour tendresse, chagrin, voir danse.
La mélodie du mot à mot se conjuguent à tous les temps
De l’adjectif au verbe en passant par le nom tous sont des mots
Il ne faut les donner en pâture sinon ils deviennent maux
Lorsque la Muse s’empare de l’esprit du poète le voici combattant.
Et sur notre feuille blanche les voilà nos complices
Ils savent jouer, entendre et se poser avant le point
D’autres mots plus violents nous donnent des coups de poing
Mais ils reconnaissent l’encre sentant bon la violette, les voici délice.
Certains vont devenir lettres de rupture, délaissant l’amour
D’autres s’envolent dans des mots ardents et sont heureux
Ils ne voient pas le mal et ne boudent le plaisir des bienheureux
Qui reçoivent ces mots qui resteront gravés en eux pour toujours.
D’autres encore nous bousculent dans nos vieilles habitudes
Sans oublier d’où viennent nos rires ou nos chagrins
Ils emportent nos folies, au gré d’un tambourin.
Et viennent de fort loin pour créer nos certitudes.
Lorsqu’ils se font velours et se heurtent au point d’exclamation
Ils font le gros dos pour interpeller nos esprits
Risquant parfois de se heurter au mépris
Ils savent qu’ils gagneront car ils sont passion.