Il était bien triste
le vieux loup solitaire
celui qui répondait
au prénom de Tibère.
Il se morfondait dans la forêt
passait sans cesse dans les rochers
baillait à qui mieux mieux
sans beaucoup d’espoir
Sa vie était monotone
triste et il n’avait plus de goût à rien.
Et pourtant depuis des jours
que dis- je des soirs…
il se passait une chose insolite
deux yeux jaunes le regardaient.
Ils étaient là dans les buissons
ou ailleurs vers le trou du lièvre.
Tibère était perplexe, qui était-ce?
A qui cela pouvait- il bien appartenir?
Était- ce réel ou bien issue de ses pensés ?
N’y comprenant plus très bien
il alla demander conseil à son amie
la chouette
Elle qui voyait tout dans haut
Elle saurait sûrement le conseiller
Mais hélas, elle n’avait jamais vu d’ yeux jaunes.
Notre bon Tibère, oui bon car vieux loup
Ne savait plus que penser.
Perdait il la tête?
Mais à qui se confier?
Soudain son amie Angèle fit son entrée
c’était une vieille louve
que naguère il avait délaissée pour son joli amour
mais elle ne lui en avait jamais tenu grief.
Il lui confia son désarroi
et la louve veilla une grande nuit avec Tibère
mais point d’ yeux jaunes
que nenni, rien!!!
Elle s’était gentiment moquée de lui
et était repartie rejoindre sa meute.
Le laissant fort déconfit.
Foi de Tibère, il saurait qui se cachait
on allait pas apprendre à un vieux loup solitaire
que le rêve existe.
Il était certain d’avoir croisé un regard.
Un regard couleur de lune !
voilà tout était dit, ce soir il irait à la rivière et attendrait.
A suivre

L’arbrisseau