Imagination

Cet après midi j’ai peint en noir et blanc à mon atelier de relax art, cela m’a inspiré ce petit texte, sans rimes, avec peu de verbes, juste des mots jetés, des idées balancées. Entre positif et
négatif, comme une photo, des oppositions, l’envers du décor.

Puis tout à coup une lumière vive, le soleil couchant change l ‘ordre établi. On aime ou on n’aime pas. A vous de voir. De me dire….A vos plumes….Ou pinceaux…

 

 

Entre noir et blanc

mon crayon fuit le temps

mon pinceau dessine 

des ombres,

des arabesques

tout est sombre

du positif

et du négatif

puis tout danse

en cadence

de la lumière

puis je peins

l’aurore

sans horreur

ciel embrasé

océan de sang

soleil couchant

un trait rouge

comme une bouche

terre brûlée

mer bleue

contraste

entre obscur

et clair

imaginaire.

La fête de l'amitié

 

 

C’est la fête dans la ville

flânons dans ce dédale de rue

il y a des visages, des couleurs

de l’espoir pour vivre ensemble

blancs ou noirs

tous partagent.

La magie est là,

l’illusionniste passe

il ne cache rien.

 

Tout est à découvert

ouvert sur la vie

côté cour

où côté jardin

à vous de choisir.

 

Des cris, des chants

des coutumes différentes

mais c’est carnaval

Des odeurs épicées,

fortes, cuivrées

nous prennent ,

nous transportent

loin, dans leurs pays

mais on est ici.

 

Des échanges de tradition

de sourires, des rires

en cascade, en éclat

des mains s’accrochent

une farandole fait le tour

des remparts

la fête bat son plein

bientôt nous repartirons

mais nous reviendrons.

 

Demain la vie va reprendre

sa vitesse de croisière

les mêmes gens se croiseront

se salueront, finis

les haines, les conflits

une autre vie commence

grâce à ce lien

tissé et partagé

lors de la fête de l’amitié.

 

 

A Laucklan mon petit fils.

 

 

De ton sommeil tu émerges, les yeux encore rêveur

Ton premier cri est pour celle qui est ta  Maman

ton petit minois chiffonné garde encore tes pleurs

puis ton regard s’éclaire et tes bras tu me tends.

Dès ton réveil tu me donnes un gros bisou

je te le rends aussitôt et tu me dis « bonzour »

tes petits bras potelés entourant mon cou

je suis sous ton charme tout au long du jour.

 

 

Puis tu prends tes légos et me dit les
couleurs

danse en cadence sur une musique  endiablée

pose des questions et te fais un drôle d’ enjôleur

 ton vélo devient  moto ou tu refuses de pédaler.

Lorsque les giboulées de mars tombent en grêlons

à la porte fenêtre tu regardes, étonné de ce bruit

tu aimerais cueillir ces jolies pierres en petit ballons

mais sous ton regard émerveillé on oublie la pluie.

Tout à coup tu nous dis, « halte police »

incrédule nous cherchons d’où viens ce vacarme

nous ne voyons pas dans tes yeux de malice

du haut de tes trente mois tu brandis une arme

Plus tard te voici pompier aux sirènes hurlantes

peintre en herbe sachant manier les couleurs

prononçant ton prénom d’une manière excellente

d’un revers de pieds tu deviens footballeur.

Puis comme tous les enfants du monde

voici l’heure du goûter, tu délaisses tes jeux

abandonnant tous tes jouets dans une ronde

en
attendant ton retour comme un enjeu.


 

La journée s’achève il est temps de
partir

tu mets ton manteau et ton bonnet

espérant avec tes grands parents t’enfuir

laissant papa, maman très inquiet.


Bientôt tu viendras chez nous

mais ce soir tu dois rester chez toi

sage et sans pleurer tu joues

envoie des
baisers avec tes doigts.

Folie des sens.

 

 

 

Hantée par les souvenirs d’autrefois

ou son corps dansait avec volupté

tu la dévorais comme fraise des bois

frissonnante de plaisirs mais domptée.

 

 

Corps de déesse, chevelure d’ébène,

c’est une folie de tes sens

tu es féline mais deviens hyène

à en oublier les convenances.

 

Pour cet homme le désir

à ton corps se fait sentir

tu te souviens à nouveau

de sa bouche à fleur de peau.


 

Dans la folie de cet étreinte

tu t’es tendu comme un arc

il t’ as laissé comme une empreinte

tu en as encore la marque.

 

Prenant une pose nonchalante

toi qui est belle amante

tu trempes dans l’eau

ton orteil le plus beau.

 

A son contact charnel

tu es sensuelle.

A son dard pointu

tu te donnes sans retenue.

 

Ses doigts doucement te caresses

et prennent d’assaut ton butin

tu te laisses aller sans faiblesse

en imaginant avec lui ton destin.

Un méli-mélo d'un 1er avril

Un poisson, un matin a pris les voiles

il prit ses nageoires à son cou pour s’enfuir

lui qui s’imaginait être un squale

il n’avait pas envie de finir dans une assiette

et encore moins dans une poêle à frire

voir même être piqué par une fourchette

comme ses amis de la rivière ou de la mare.

Il s’agrippa tout d’abord au  garde boue d’un vélo

et se promena dans la ville le long des remparts

quand soudain un coup de vent , un vrai méli-mélo

le projeta brutalement sur la chaussée

Comment faire pour ne pas se faire écraser

se lamentait il? Il commençait à regretter 

son petit ruisseau, et se prit à souhaiter

de faire une rencontre pour retourner là bas

quand soudain un jeune garçon

s’en saisit et se dit ma foi que vais je faire de toi?

Et là, soudain une idée à son cerveau germa

il l’accrocha au dos d’une petite fille dans la cour

de récréation, et l’on entendit rire le poisson

et tous les enfants de l’école tout au long du jour

Quelle chance se dit notre ami plein d’écailles

je suis avec des enfants et je suis de papier.

Vont-ils me décerner une médaille?

Dorénavant je ferais cela tous les premiers avril.

mais il faudra m’accrocher à un fil

et pas m’abandonner avec vos souliers

Parfois je serai de carton, petit ou grand

et je me multiplierais et ferais des farces.

dit il comme un conquérant,

C’est en souvenir d’un passé pas si loin

que je vous l’ai compté en cette fin mars

pour que vous le découvriez au petit matin.

DE CE PREMIER AVRIL.