Oyez bonne gens!

 

 

Je ne vise personne en particulier

je ne me nomme pas média à sensation

juste en faire un poème par irritation

et sur un air ironique les broyer.

 

Lavez son linge sale en famille

c’est plus puanteur qu’ eau de rose

cela distrairait il de la sinistrose?

j’ose en douter c’est pire que torpilles.

 

Oyez bonne gens tirez donc votre volet

passez par la porte ou la fenêtre

mais fuyez cette cour ou votre maître

 tôt ou tard  vous attrape au collet.

 

Ce n’est pas une chiquenaude

qui va renverser la monarchie

je ne me sens pas penaude

de venir mettre l’anarchie.

 

Et comme je pense plus que je n’agis

je vous sauve de la déroute

avant de faire fausse route

et arrêterl’ hémorragie.

 


Promis j’irai à confesse 

si demain c’est interdit

j’en resterai abasourdie

si je me fais taper sur les fesses.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les doux murmures

 

 

 

J’aimerais te donner ma  passion

te prouver que nous sommes  à l’unisson.

 

 Dans ton regard je lis l’impatience

oui, je sais nous avons tant de différence.

 

Tu me donnes tant d’attention

pour me montrer toute ton affection.

 

Sans toi la vie n’a  pas de goût

avec toi je risque tout.

 

 

J’aperçois  dans tes prunelles l’éclat de l’amour

tu vas m’aimer jusqu’au bout du  jour.

 

Tes yeux noirs sont de braises

pour toi ma bouche est fraise.

 

A ton oreille je murmure des secrets

que tu me rends en bisous sucrés.

 

Je voyage au creux de tes pensées

tu me dis des  mots insensés.

 

Dans tes bras je suis une rose

lorsque dans le lit tu me déposes.

 

Nous partirons au bout du monde

nous ferons de notre vie une ronde.

 

Donnes moi le temps de te connaître

et à nouveau je vais naître.

 

Sur notre chemin  il n’y a pas de frontière

seul le vent soulève la  poussière.

 

Qui va m’empêcher de t’aimer

toi qui a su me transformer.

Sait-on?

 

 

 

 

Sait- on ce qui fait  plaisir?

Est- ce le sourire du voisin

rencontré au petit matin

ou le délicieux goût de cet élixir.

 

Sait- on ce qui fait pleurer?

Est- ce les cris apeurés 

de l’enfant appelant sa mère

ou les bruits de guerre.

 

Sait- on ce qui fait peur?

Est- ce  le vieil homme mort

abandonné et seul sur un banc

ou le temps qui passe au cadran.

 

Sait-on ce qui fait rire?

Est- ce une chute spectaculaire

ou les pitreries des politiques

parlant de  statistiques.

La sirène (fin)

 

 

Et, elle s’étire

Ouvre les yeux

Elle se souvient de ce beau rêve

Son compagnon se penche sur elle

Viens rentrons il fait froid

Sur la belle jupe verte

Il dépose sa pêche

Il  la contemple

Celle avec qui la nuit dernière

Il a dansé au milieu de l’océan.


Si sur terre elle ne peut marcher

Dans l’eau c’est une véritable sirène

Et, poussant son fauteuil

Chez eux s’en sont allé.

La sirène (suite)

 

 

Il s’en est passé des jours et des nuits

Avant que la belle ne revienne

Mais, par une nuit sans lune

La mer était fort agitée ce jour là

En serai ce la raison?

Elle a franchie la jetée

Et s’est avancé dans la crique.

 

 Aucun bruit si ce n’est celui du ressac

Elle approche d’une cabane de pécheurs

Frotte de ses mains la vitre

Ne voit rien, elle entre.

Un homme dort 

Elle rampe jusqu’à ce mystérieux bruit

Et, là elle aperçoit un jeune homme

Profondément endormi

Elle s’allonge, pas loin de lui

Et à son tour s’endort.

 

 

Nul ne sait ce qui s’est passé

Pendant cette nuit étrange

Ou il y avait de la brume

On a cru voir dans l’écume

Un couple s’enlaçant.

 

 

 

Le lendemain à nouveau elle est là

Coiffant ses longs cheveux

Elle ne musarde plus sur la plage

Hier on l’a chassé

Et même jeté des cailloux.

Faut dire que les sirènes ne sont pas aimées

Surtout dans ses contrées.

 

Elle s’est hissée au sommet du rocher

Et attends, mais qui ?

On ne voit que ses yeux verts

Elle est là depuis des heures.

Quand soudain, elle baille

Et….

 

 

A Suivre ‘(demain la fin, je vous le promet, mais je ménage le suspens…)