Un crime de lèse majesté

Vous venez de me voler ma sirène

Où l’avez vous emportée

Rien ne m’a alerté

Cest peu de dire que j’ai la haine.

 

Ce n’était pas un conte à dormir debout

Je rêvais de voir les yeux de mes amis brillés

Et j’ai plus envie de rendre mon tablier

Vous allez me pousser à bout.

 

Disparu en un clic de souris

Ni sauvegardé, ni publié

Et dire que chez vous je paye un loyer

Pour avoir toujours des avaries.

 

Ne me parlez pas de bug, je les vomis

Ni de fatalité, je suis dégoûtée

Je ne veux plus rien écouter

 

Ôtez vos sales pattes de mon clavier

Mon texte a même quitté ma tête

Comment vais- je le retrouver?

 

PS: J’avais publié la suite et demain je vous aurai mis la fin de mon conte, fin qui se résumaiT en quatre lignes.
OB m’a joué le plus vilain tour de ma vie, je n’ai pas sauvegardé dans mes documents, pour une fois, tout est né dans ma tête et là je n’ai plus rien…

Ma tête

Est pire qu’une pastèque

Creuse

Vereuse

J’en ai même pleuré

Faut dire qu’il y a de quoi….

 

 

Soyez patient, je pense que cette nuit mon texte reviendra caresser mon cerveau, sera t il le même je ne
sais…Vous verrez et me jugerez. D’ici là je tire à boulet rouge sur OB.

 

 

Au bord de mon canal très en colère…..

 

 

 

 

Une belle rencontre.

 

De ta voix monte une belle mélodie

elle est si douce que j’en suis éblouie.

Des frissons et mon coeur bat en cadence

je frémis sous ton regard intense.

 

Mon coeur s’égare au fond d’un ravin

pour que mes mots ne soit pas vains.

et je cueille les fleurs de mon poème

afin d’entendre tout tes  je t’aimes.

 

 

Puis ton pinceau distille des effluves

mes mots en deviennent fleuve.

Avec ma  plume j’écris la passion

et nous le vivons dans l’effusion.

 

A mon tour de peindre tes lignes de vie

et je rejoins enfin ta poésie.

Te voici Muse et tu m’entraînes

pour au creux d’un lit être ta reine.

 

 

 

 

 

 

 

La sirène

 

 

Surgie de nulle part

elle s’avance sur la plage

ses cheveux flottant au vent

elle arrive de loin

 des hauts fonds marins

elle glisse plutôt que marche

elle a un visage blanc

genre couleur lune

une jupe verte

tissée dans les algues

un coller de coquillage

et à ses oreilles 

des pendentifs merveilleux

fait de corail.

 

Sur la plage un morceau de verre

attire son regard

elle se penche

 le prends

se regarde

se mord les lèvres pour ne pas crier

du sang à sa bouche perle

elle s’en barbouille

et son visage devient rose 

et ses lèvres rouges.

 

A nouveau son regard se pose

sur ce miroir

ses cheveux embrouillés

ont des allures de mers en furie

et une couleur indéfinissable.

Ici ou là des reflets émeraude

mais rien de comparable

avec une chevelure.

Elle secoue la tête 

comme une pouliche rétive

et comme par magie

une tignasse couleur fauve apparaît.

 

Ses pieds nus s’impriment dans le sable

comme c’est étrange

ils effleurent à peine le sol

elle marche au dessus

sans s’enfoncer.

Brusquement elle écoute

attentive

 tout à coup elle relève sa jupe verte

court à perdre haleine

et disparaît dans l’immensité.

 

 

A suivre

 

 

 

 

 

 

 

Le phare

 

phare

 

 

 

 

Bout de terre sauvage

battue par les flots

se dresse comme un mirage

le phare au dessus de l’eau.

 

A son bord tel un capitaine

le gardien surveille l’océan

il lui semble être en quarantaine

loin de sa femme et ses enfants.

 

Lorsque les étoiles s’allument

il guide les navires

dans les vagues d’écume

pour éviter qu’ils chavirent.

 

Puis à l’aurore naissante

lorsque la nuit s’abîme

avec les vagues assourdissantes

il s’endort dans son havre maritime.

 

 Le veilleur de rêves est endormi

dans ses songes il voit sa terre

ou l’attends sa belle et ses petits

doucement dans ses bras les enserre.

Enfin!

 

 

Dans sa main elle tient une plume

ramassée hier dans la basse cour

tout près de la vieille enclume

Elle gisait là écrasée par la roue de secours.

 

Il lui suffisait de se baisser

de la prendre et s’en aller.

à peine en main elle s’était senti oppressé

elle ne l’avait pas volé.

 

Tout le monde allait comprendre 

demain  elle allait écrire ses rêves

il fallait juste attendre

et à son tour être une élève.

 

Désormais dans son école

elle sera comme tous les enfants

une jolie fillette , chez Madame Nicole

pour elle plus de faux-fuyant.

 

Elle dessinera à l’encre de chine

des lettres magiques

sans être une héroïne

si elle ne sait pas, ce ne sera pas tragique.

 

Sa plume dans sa poche

la voilà devant la bâtisse

il la dévisage, serait-elle moche

juste café au lait comme une métisse.

 

Elle franchit la haute grille

traverse sans voir personne

elle a mis ses belles espadrilles

elle que l’on dit polissonne.

 

Enfin elle était en France

pas un bruit dans la classe

quand elle a racontée sa longue errance

juste des larmes et aussi de l’angoisse.

 

De sa belle plume trempée dans l’encre

elle écrit désormais de beaux livres

auprès de l’océan elle a jeté son ancre

avec les siens plus besoin de survivre.